DOUTEUR ET UNE PAGE INTÉRESSANTE

samedi 24 avril 2010

3406. LES MAÎTRES DU MONDE ONT DES MATRAQUES ET DES TASER

BRUTALITÉ POLICIÈRE

MANQUE DE PREUVES

Samedi 24 avril 2010
http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2010/04/24/001-marquez_manque_preuves.shtml

Aucune poursuite criminelle ne sera intentée pour faire suite à la plainte du fonctionnaire Cézar-Augusto Carillo-Marquèz contre deux agents de la Ville de Québec.

Le jeune homme de 26 ans affirme avoir été brutalisé par les policiers, qui auraient tenu des propos racistes à son égard.

En septembre dernier, le plaignant revenait de chez sa copine, dans le secteur Beauport, lorsqu'il aurait été interpellé par deux agents qui lui ont affirmé rechercher un suspect. Ces derniers auraient alors demandé à Cézar-Augusto Carillo-Marquèz de s'identifier.

« Quand j'ai donné mon nom, ils ont fait une première blague désobligeante. Ils ont dit : "Avec un nom comme ça, il n'y a pas moyen de distinguer le prénom du nom de famille” »

a raconté le jeune homme.

Cézar-Augusto Carillon-Marquèz se serait aussitôt senti attaqué, mais il aurait gardé son calme et remis sa carte d'identité aux policiers.

Ces derniers lui auraient alors dit qu'il était trop tard et lui auraient assené un premier coup au plexus, pour ensuite continuer à le brutaliser verbalement et physiquement.

Or, le procureur de la Couronne a déterminé que les preuves étaient insuffisantes pour convaincre un juge de la culpabilité des policiers impliqués dans cette affaire.

Ces derniers ont d'ailleurs invoqué leur droit au silence et ont refusé de témoigner devant le ministère public. Une décision dont le plaignant s'est dit déçu.

« Je trouve ça normal qu'ils répondent des gestes qu'ils ont commis. Je trouve ça un peu dommage que des personnes qui sont censées représenter la loi refusent de témoigner. S'ils n'ont rien à se reprocher, pourquoi ne vont-ils pas donner leur version des faits »,

a-t-il soulevé.

Cézar-Augusto Carillo-Marquèz n'entend toutefois pas abandonner la partie. Ce dernier a déposé une plainte en déontologie policière. [Bonne chance!]

Il prévoit également intenter une poursuite au civil et porter plainte devant la Commission des droits de la personne.