jeudi 25 février 2010
2767. LES MAÎTRES DU MONDE CONNAISSENT DES HAUTS ET BAS ET DES BAS ET DES BAS
CHANTIERS DAVIE AU BORD DE LA FAILLITE
25 février 2010
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/02/25/015-chantiers-davie-creances.shtml
Chantiers Davie, à Lévis, se place sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers (LACC).
L'entreprise met ainsi 1590 employés à pied, « la plupart temporairement », et en garde 160 au travail.
« C'est une situation très regrettable, mais nous devons réaligner nos activités afin d'être en mesure de poursuivre sur des bases solides »,
[!]
a déclaré le nouveau chef de la direction de Davie, M. Gustav Johan Nydal, qui a débuté dans ses fonctions la semaine dernière.
L'entreprise espère profiter de la protection des tribunaux pour
« développer un nouveau plan pour obtenir du financement additionnel et compléter ses projets actuellement sous contrat ».
TAUX DE CHANGE ET RETARDS DE PAIEMENT
Elle explique ses difficultés financières par des pertes liées à la fluctuation des taux de change, ainsi qu'à des retards de paiement de ses clients.
D'autre part, l'entreprise note que
« le processus d'apprentissage dans la construction de navires offshore s'avère plus difficile que prévu ».
Du coup, elle craint d'accumuler des retards de livraison et des coûts supplémentaires pour les navires en construction.
Le nouveau chef de la direction est entré en fonction la semaine dernière. Chantiers Davie a aussi nommé Donald Campbell au poste de président du conseil d'administration.
« UN AVENIR PROMETTEUR » EN NOVEMBRE DERNIER
À son troisième trimestre, Chantiers Davie avait dévoilé des pertes de 16 millions de dollars.
L'entreprise disait alors avoir un carnet de commandes « solide » avec des contrats de plus de 531 millions de dollars pour les prochains mois et évoquait un avenir qui s'annonçait « prometteur ».
L'entreprise a connu plusieurs vagues de licenciements et d'embauche.
En décembre 2008, elle mettait temporairement à pied 1100 travailleurs en attendant de se refinancer.
Moins de six mois plus tard, elle embauchait entre 400 et 500 travailleurs.
Chantiers Davie a été racheté par la norvégienne Teco Management en 2006 pour 28 millions de dollars.
[Et Dieu sait combien de millions du gouvernement!]
L'entreprise était alors en faillite depuis 2001.
2766. MONSIEUR CHEVRETTE COMME D'HABITUDE CHEVRETTE
André Poulin
16 février 2010
La Voix du Sud
http://www.quebechebdo.com/article-432335-Guy-Chevrette-en-appelle-aux-citoyens-et-aux-gouvernements-pour-relancer-lindustrie-forestiere.html
Un record d'assistance dans les annales de la Chambre de commerce et d'entreprises de Bellechasse, celui de plus de 150 personnes dénombrées au souper-causerie du pdg du Conseil de l'industrie forestière du Québec.
Guy Chevrette en appelle aux citoyens et aux gouvernements pour relancer l'industrie forestière
À la fois imbriquée dans la pire crise de son histoire en raison de sa surcapacité de production et de l'effondrement des marchés du bois d'œuvre et du papier journal tout autant que confrontée à des crises majeures de liquidités financières
[joli terme qui fait bien dans une conversation. Lorsqu'une ménagère utilise la même idée elle se sert de mot comme: j'ai pu un rond! Et la banque va venir saisir ma maison. En terme clair: «des problèmes de liquidité» n'ont rien à voir avec la plomberie ou le système urinaire mais avec le fric. Y en pu!]
et de perception,
[Quel joli mot. «Perception». Que les compagnies rasent les forêts avec la complicité du gouvernement n'est pas une perception. Quand une compagnie avoue avoir des problèmes de perception, c'est que son «message» ne passe plus. Par exemple, le message de MacDo est que la nourriture y est excellente en plus d'être bonne pour la santé tout en étant amusante pour les enfants. Si les messages incessants et coûteux de l'entreprise donne au contraire aux télespecteurs l'envie de vomir, il y a un problème. Qui n'en est pas un de perception pour celui qui pense.]
l'industrie forestière doit se renouveler et miser sur les capacités inventives et imaginatives de ses entrepreneurs et artisans pour continuer d'être le levier économique par excellence de centaines de villages et de nombreuses régions du Québec.
Pour y parvenir, le président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec, M. Guy Chevrette, qui a pris la parole, lundi soir dernier, devant une assistance de plus 150 personnes, réunies à l'Hôtel Bon Gîte de Sainte-Justine, à l'invitation conjointe de la Chambre de commerce de l'endroit et de celle de commerce et d'entreprises de Bellechasse, propose plusieurs pistes de solutions.
RABROUER LES APÔTRES DE L'AMOUR INFINI
«L'une d'entre elles consiste à défendre l'industrie forestière en s'inscrivant en faux contre les affirmations d'écologistes à tout crin comme celles de Richard Desjardins dans son film l'Erreur boréale»
de lancer M. Chevrette qui précisa par la suite que:
«la forêt se reproduit de façon naturelle à 80 % sans nul besoin d'intervention humaine.
Le 20 % restant, il faut le reboiser en raison des grands feux, qui ont détruit l'humus du sol»
poursuivit M. Chevrette, qui indiqua de plus que :
«les domaines forestiers sont en expansion en Amérique et en Europe et en nette régression partout ailleurs sur la planète en raison de besoins alimentaires et de l'urbanisation».
Puis, il indiqua que:
«54 % des forêts québécoises sont surannées, c'est-à-dire qu'elles ont atteint leur maturité ce qui les amène à dégager des gaz à effet de serre plutôt qu'à les capter. Voilà qui plaide en faveur de l'exploitation de la forêt afin qu'elle puisse se régénérer et contribuer ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique».
[Ce qui oblige sans doute à «récolter» la forêt boréale dont les arbrisseaux mettent 100 ans à pousser.]
[Une idée brève vient à l'esprit: on aurait aimé que l'énergie et le talent de monsieur Chevrette ait été davantage au service de la population lorsqu'il était ministre de... justement... des forêts. alors, si on se rappelle un peu, on ne l'a jamais connu aussi entreprenant et bavard. Il était même taciturne et renfrogné. Comme bien d'autre, il semble avoir trouvé son plein accomplissement au service du privé, des exploiteurs et des possédants. Que dis-je? Le démon du communisme athée me possède!]
Déplorant le mutisme des scientifiques qui ne dénoncent pas haut et fort les hérésies des écologistes ou autres disciples de l'amour infini qui viennent pleurer sur le sort de la forêt,
il poursuivit en invitant les populations des régions forestières à se porter à la défense d'une industrie indispensable à leur survie.
CONCERTATION ET COORDINATION SONT DE MISES
« La relance de l'industrie forestière passe par ailleurs par la substitution de nouveaux produits au papier journal pour lequel la demande s'est effondrée avec l'avènement de l'Internet.
Pour ce faire, l'état devra coordonner [$$$$] les initiatives de relance [$$$$] notamment dans les domaines des granules ou des biocombustibles, afin que l'offre pour ces nouveaux produits ne dépasse pas la capacité des marchés.
[On est supposé vivre dans un Marché libre, concurrentiel au bénéfice du consommateur. Ce sont les industriels qui prennent des risques pour fournir un produit de qualité à un prix raisonnsable - la concurrence oblige- aux acheteurs. Et non les acheteurs qui doivent subventionner les entreprises comme si c'étaient des troupes de ballets classiques.]
Les gouvernements municipal, provincial et fédéral doivent aussi intégrer le bois dans les constructions publiques et soutenir les recherches dans le développement de nouveaux produits comme l'éthanol, les sucres de fibre ou l'huile de bois.»
de poursuivre M. Chevrette qui rappela que les industries du bois étaient rendues à bout de souffle tant en raison de l'effondrement des marchés que des luttes judiciaires avec les Américains dans le dossier du bois d'œuvre.
[Et on se souvient si on a un peu de mémoire que, pendant que les étasuniens poursuivaient le pays et les provinces les accusant de subventionner leurs industries (ce qu'eux-mêmes faisaient mais on est encore dans le domaine fait-ce-que-je-dis-fais-pas-ce-que-je-fais-sinon-tu-as-mon-poing-sur-la-yeule-et-parlezenpas-sinon-tu-as-ma-trallée-d'avocats-au-cul) monsieur Chevrette d'un ton implorant devant les caméras suppliaient les gouvernements de baisser le prix de la fibre. Qu'il y ait une contradiction entre les 2 nouvelles qui se suivaient au téléjournal de quelques secondes n'ont rien changé à sa complète absence de scrupule car il a recommencé ensuite et recommence encore et toujours. Qu'une si belle énergie et un entêtement de bulldog qui mord un mollet aurait été utile à l'État lorsqu'il était ministre dormeur.]
«Les industries n'ont tout simplement plus les moyens de financer les recherches ou leur modernisation.[En fait, les gouvernements deviennent propriétaire des industries - comme on a vu pour la «reprise» de l'industrie automobile et des banques mais en faisant semblant de ne rien voir. On donne l'$ à fond perdu et on n'aura même pas un merci. Car on est dans le «capitalisme» et l'indutrie libre. Mon cul!]
Les 3,5 MM $ de salaires payés aux travailleurs de l'industrie forestière canadienne et les 1,5 MM $ qu'ils déboursent en taxes et impôts aux gouvernements justifient amplement cet investissement»
[Par un retour d'ascenceur, l'$ payé par l'industrie à ses travailleurs - qui travaillent- (et l'industrie n'existerait pas sans eux) dont une partie est donnée à l'État en impôt devrait retourner à l'industrie. Qui se plaindra ensuite que ses employés (qui ne foutent rien) lui coûtent trop cher et nuisent à l'aspect concurrentiel de ses affaires. C'est-à-dire aux profits de ses dirigeants.]
[Et si on cite ses propres chiffres, sa gourmandise (aide que le gouvernement «doit» aux entreprises forestières serait de l'ordre de 2 milliards (équivalent aux taxes payées) à 4 milliards (équivalent aux salaires payés aux employés).]
[Il est étrange qu'on ne parle pas des profits et des revenus des actionnaires et propriétaires.]
d'indiquer M. Chevrette, qui déplora l'écart entre le soutien accordé par le fédéral au secteur de l'automobile et ses 450 000 travailleurs versus celui accordé au secteur forestier et ses 825 000 travailleurs
avant de conclure son allocution sur un ton optimiste en évoquant le statut de champions canadiens des Québécois dans la transformation du petit bois et de premiers dans le développement de produits forestiers à valeur ajoutée, ce qui, dit-il, constitue pour lui un motif de fierté.
2765. CE QU'ON DIT EN HAUT N'A AUCUN RAPPORT AVEC LE BAS. IL NE FAUT PAS LE VOIR. CECI N'EXISTE PAS. N'INSISTEZ PAS!
Claude Picher
La Presse
20 février 2010
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/201002/19/01-953510-endettes-jusquau-cou.php
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ex-premier ministre Lucien Bouchard, s'il n'intervient pas souvent dans les débats publics, réussit à brasser la cage chaque fois.
On a surtout retenu, dans sa dernière sortie publique, qu'il ne croyait plus voir un Québec indépendant de son vivant. Laissons aux politologues le soin d'ergoter sur l'impact de ces propos-chocs, sacrilèges pour les uns, réalistes pour les autres.
On a beaucoup moins parlé de l'autre aspect de son intervention: les Québécois doivent concentrer leurs énergies et s'attaquer en priorité aux dossiers cacochymes de la santé, de l'éducation et, surtout, des finances publiques.
Sur ce point, il est difficile de ne pas lui donner raison.
Plus tôt cette semaine, l'Association des économistes québécois publiait un document montrant à quelle vitesse les finances publiques québécoises se dirigent tête baissée vers un cul-de-sac.
(...)
D'autant plus que cette semaine, le vérificateur général nous apprenait que l'endettement public des Québécois est encore plus élevé qu'on le croyait.
Il y a plusieurs façons de mesurer la dette publique. Pour des fins de comparaisons interprovinciales, on utilise généralement le montant de la dette directe, tel qu'il apparaît dans les documents budgétaires.
Selon les derniers chiffres du vérificateur général, la dette directe du Québec est de 113 milliards de dollars, ce qui représente 37% du produit intérieur brut (PIB).
MAIS LES DOCUMENTS BUDGÉTAIRES NE DISENT PAS TOUT.
Il faut aussi tenir compte du passif des régimes de retraite, des dettes servant à financer des organismes comme la Corporation d'hébergement, l'Immobilière SHQ, Financement-Québec, ou encore la quote-part du gouvernement dans la construction des usines d'épuration des eaux, et les déficits actuariels des régimes de retraite municipaux (qui seront remboursés par le gouvernement).
Ces emprunts sont comptabilisés séparément de la dette directe, et il y en a en tout pour 51 milliards.
Cela porte donc le total de la dette supportée par le gouvernement à 164 milliards, ou 54% du PIB.
Les économistes divergent d'opinion sur la dette de 37 milliards d'Hydro-Québec.
Pour certains, il n'y a pas lieu de l'inclure dans la dette publique parce qu'Hydro-Québec possède des actifs largement supérieurs à sa dette, d'une part, et parce que ce n'est pas le gouvernement, mais Hydro-Québec elle-même qui assume entièrement la gestion de sa dette.
Pour d'autres, le gouvernement étant l'unique actionnaire d'Hydro-Québec, il est également l'ultime responsable de sa dette.
Le vérificateur général, quant à lui, choisit de considérer la dette d'Hydro-Québec comme une dette publique.
Enfin, même si le gouvernement ne doit pas supporter directement les dettes des municipalités et des universités, il en est également l'ultime responsable.
Là aussi, le vérificateur considère qu'elles font partie de l'endettement public des Québécois. Il y en a pour 17 milliards.
SI ON ADDITIONNE TOUTES CES DETTES, ON EN ARRIVE À 219 MILLIARDS, OU 72% DU PIB.
Ça, c'est le montant de l'endettement public du Québec.
Mais les Québécois doivent aussi supporter leur part de la dette fédérale de 492 milliards.
Cela donne, sur une base par habitant, 114 milliards, pour un total de 333 milliards,
ou 110% du PIB,
ou 42 400$ pour chaque citoyen québécois, incluant les bébés.
Autrement dit, si le Québec était un État indépendant, il figurerait d'entrée de jeu parmi les plus endettés du monde industrialisé.
2764. LES CRIS DES ÉCONOMISTES AU PRINTEMPS SONT LES PLUS BEAUX.
Claude Picher
La Presse
16 février 2010
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/201002/16/01-950057-le-cri-dalarme-des-economistes.php
(Montréal) Le ministre québécois des Finances, Raymond Bachand, doit préparer son premier budget dans des conditions particulièrement pénibles.
Déjà, plusieurs économistes ont émis de sérieuses mises en garde: si rien n'est fait, le gouvernement se dirige tête baissée vers une nouvelle crise des finances publiques, probablement encore pire que celle dont le Québec a eu tant de mal à s'extirper dans les années 90.
Dans son dernier budget, l'ex-ministre Monique Jérôme-Forget a annoncé que l'augmentation des dépenses publiques sera plafonnée à 3,2%.
C'est tout un programme quand on sait que la moyenne des 10 dernières années se situe à 4,7% (la différence entre 3,2 et 4,7%, c'est plus de 900 millions!).
La ministre a aussi annoncé une indexation des tarifs de tous les services gouvernementaux (à l'exception des garderies à 9000$ - car tel est, pour les contribuables, le coût de chaque place).
Et pour couronner le tout, la taxe de vente sera augmentée d'un point de pourcentage au début de l'an prochain.
Or, malgré toutes ces mesures, le Québec terminera l'année avec un déficit de 5 milliards, et rien n'indique que ce déficit se résorbera dans les années suivantes.
Pour compliquer les choses, le Québec est déjà la société la plus taxée et le plus endettée en Amérique du Nord.
Et le vieillissement de la population entraînera une baisse de la population active, de sorte que le gouvernement ne pourra plus compter sur la hausse automatique de ses revenus.
Voilà, en gros, l'étendue de la catastrophe.
Hier, le comité des politiques publiques de l'Association des économistes québécois (ASDEQ) a apporté sa contribution au débat en publiant un avis court mais percutant:
«La trajectoire actuelle des revenus et des dépenses de l'État mène tout droit à un cul-de-sac, écrivent les auteurs. Il est urgent que le gouvernement ajuste son tir et augmente ses revenus et diminue ses dépenses.»
Fondée il y a 35 ans, l'ASDEQ compte 650 membres provenant de tous les milieux et a acquis une solide crédibilité avec les années. Son comité des politiques publiques comprend 18 économistes réputés, dont Jean-Pierre Aubry, François Dupuis, Pierre Fortin, Luc Godbout, Jean-Luc Landry, Philip Merrigan, Pierre-Paul Proulx, entre autres. De très grosses pointures.
Évidemment, pour beaucoup de contribuables surtaxés, il saute aux yeux que la première chose à faire est de s'attaquer aux dépenses gouvernementales.
Facile à dire, beaucoup plus difficile à faire, rappellent les économistes. Certes, le gouvernement pourrait faire mieux, et il faut bien entendu poursuivre les efforts visant à «rechercher l'efficacité dans la dépense», mais ce ne sera pas suffisant.
Toujours à cause du vieillissement de la population, on voit mal comment le gouvernement peut diminuer ses dépenses de santé, qui engloutissent déjà 43% de ses revenus totaux.
Pour équilibrer le budget, il faudrait commencer par geler les dépenses de santé à leur niveau actuel, et on sera encore loin du compte; il faudrait, en plus, refuser toute augmentation salariale à la fonction publique pendant au moins cinq ans! C'est «clairement impossible», constatent les auteurs.
En outre, le services de la dette, sur lequel le gouvernement n'a aucune emprise, continuera d'enfler. Québec y consacre actuellement 9% de ses revenus, et cette proportion passera à 14% dans trois ans seulement.
Dans ces conditions, ce n'est pas dans la réduction des dépenses que se trouve la solution.
Reste la colonne des revenus.
Le document rejette d'emblée toute idée de hausse de l'impôt sur le revenu des particuliers. Par contre, il aborde trois autres voies:
La taxe de vente du Québec se situe présentement à 7,5%.
Comme on vient de le voir, elle passera à 8,5% en janvier 2011.
Les auteurs suggèrent, également pour janvier 2011, un point de pourcentage additionnel, soit 9,5%. Cela apportera un milliard de plus par année.
Les hausses de tarification annoncées par Mme Jérôme-Forget ne sont pas suffisantes. Le gouvernement devrait faire payer davantage les utilisateurs de ses services publics, et cette nouvelle tarification devrait lui rapporter un autre milliard.
Enfin, il est grand temps de revoir à la hausse les tarifs d'électricité, qui demeurent parmi les plus bas en Amérique du Nord.
Une hausse de 1 cent du kilowatt/heure, étalée sur plusieurs années, rapporterait également 1 milliard. Malgré cette hausse, les tarifs d'électricité québécois, dans le secteur résidentiel, resteraient entre 61 et 71% des niveaux ontariens.
Est-ce que cela fera mal? Oh oui.
Mais c'est le prix à payer pour une société qui veut se doter d'un «haut niveau de services publics».
Elle doit accepter le «haut niveau de taxation» qui vient avec...
2763. TOUT CET $ A ÉTÉ DILAPIDÉ PAR LES FEMMES QUI MAGAZINENT. IL FAUT LES PUNIR.
05 février 2010
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201002/05/01-946937-g7-30-000-milliards-de-dette.php
Les pays du G7, dont les ministres des Finances se retrouvent vendredi à Iqaluit (Canada), cumulent un total de plus de 30 000 milliards de dollars de dette publique, dont ils n'auront pas nécessairement envie de parler, malgré les inquiétudes actuelles des marchés.
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, fait cependant partie des invités de la réunion.
Il a prévenu depuis Davos le 30 janvier que la dette publique serait «l'un des plus gros problèmes, peut-être le plus gros problème des années à venir».
Le G7 n'a pas publié d'ordre du jour des discussions, et ne doit pas publier de communiqué. La teneur des débats doit être résumée lors d'une conférence de presse commune samedi par le ministre des Finances canadien, Jim Flaherty.
Celui-ci a indiqué vendredi, avant le début de la réunion, que les inquiétudes sur la dette de certains pays de la zone euro, comme la Grèce ou le Portugal, avait été l'objet de «discussions préliminaires».
Mais, a-t-il ajouté, «nous sommes tous d'accord pour dire que la poursuite de la relance est nécessaire» et «fondamentalement, c'est une question pour l'Union européenne».
Les dernières déclarations publiques des ministres ne laissent cependant pas entrevoir d'évolution radicale sur la question, beaucoup de gouvernements n'ayant toujours le soutien à la croissance comme priorité, avant le rétablissement d'un équilibre budgétaire.
Les Bourses mondiales ont nettement reculé ces derniers jours en raison des inquiétudes sur les finances publiques des pays du sud de l'Europe.
Les marchés craignent un «effet domino», où le gonflement de la dette renchérirait brusquement les emprunts d'État, comme l'a déjà vécu la Grèce, et qui pourrait toucher des pays du G7 comme l'Italie, le Japon ou le Royaume-Uni, dont le déficit public atteint des proportions difficilement tenables.
La dette des pays du G7 en dollars:
1. États-Unis: 12 349 milliards (février 2010)
2. Japon: 9 684 milliards (septembre 2009)
3. Italie: 2 428 milliards (novembre 2009)
4. Allemagne: 2 150 milliards (fin 2008, État fédéral et États fédérés)
5. France: 1 991 milliards (3e trimestre 2009)
6. Royaume-Uni: 1 245 milliards (mars 2009)
7. Canada: 528 milliards (estimation pour mars 2010, État fédéral)
Total: 30 375 milliards
Par comparaison, la dette de la Grèce se montait à 300 milliards fin 2009, et celle de l'Espagne à 1 740 milliards de dollars.
2762
31 janvier 2010
Agence France-Presse
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201001/31/01-944883-la-stabilite-geopolitique-liee-a-la-reprise-mondiale.php
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a affirmé dimanche à Tel-Aviv que la stabilité géopolitique était liée à la reprise de l'économie mondiale.
«L'Histoire est remplie d'exemples de la façon dont l'insécurité économique et financière alimente les tensions sociales, qui à leur tour peuvent saper la stabilité politique, et même entraîner la guerre»,
a-t-il déclaré lors d'une conférence avec des hommes politiques israéliens, selon des propos transmis par le FMI à la presse à Washington.
«Remettre l'économie sur la bonne voie et s'attaquer à ce qui menace sa stabilité, peut jouer un rôle essentiel pour favoriser les conditions de la paix», a ajouté M. Strauss-Kahn.
Rappelant le rôle d'aide d'urgence du FMI à ses Etats membres, il a expliqué que
«cela pourrait être utile en période de conflits, d'instabilité, et comme une réaction immédiate à des chocs graves, là où les menaces à la sécurité économique sont les plus grandes».
Le dirigeant du Fonds a estimé que l'économie israélienne avait
«traversé la crise financière exceptionnellement bien: elle a été parmi les dernières touchées, parmi les moins frappées, et l'une des premières à se reprendre».
[!]
Il a également plaidé pour des liens économiques plus étroits entre l'Etat israélien, l'autorité palestinienne et la communauté internationale, a indiqué le FMI.
«Une coopération renforcée entre ces parties a joué un rôle essentiel pour soutenir la croissance», a estimé M. Strauss-Kahn.
[La coopération entre le cambrioleurs d'une Caisse Populaire et les caissières.]
2761. MOMENT D'HUMOUR. LES MAÎTRES DU MONDE SAVENT PLAISANTER.
29 janvier 2010
Agence France-Presse
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201001/29/01-944461-une-prime-dassurance-pour-le-systeme-financier.php
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a annoncé vendredi qu»il allait proposer «en avril» la création d'une «prime d'assurance» que devra verser le système financier afin de le protéger en cas de nouvelle crise.
«Ce vers quoi on se dirige, c'est en effet l'idée que le système financier est un système risqué (...) mais il ne faut pas que les profits soient privatisés et les pertes soient socialisées», a-t-il expliqué lors d'un entretien à la télévision France 24.
[C'est en plein ce qui s'est passé l'année dernière!]
«Il faut donc que le système financier paye une prime d'assurance pour les cas où ça ne marche pas, a-t-il ajouté.
«C'est (...) une sorte de prime d'assurance» qui, avec «les fonds accumulés» permettra «de résoudre la crise bancaire si elle se présente, sans qu'on ait demandé de l'argent aux contribuables», a-t-il détaillé.
«C'est sur la création de ce fonds qu'on va faire des propositions assez précises. C'est quelque chose que le FMI va proposer dans les semaines qui viennent, en avril», a expliqué le directeur général du FMI
«Cette idée commence à recueillir, je ne dirai pas un consensus, mais un soutien de la part de nos partenaires», a précisé Dominique Strauss-Kahn.
«On a besoin de quelque chose qui doit être la même chose partout. Il faut une solution globale (...), il faut une contribution qui soit la même dans l'ensemble du système», a-t-il indiqué.
2760. MUSE PERPLEXE SORTANT DE SON WALK-IN IKEA.

Muse n'arrivant pas à se décider au sujet de sa tenue du jour. Soit expérimanter une robe à fleurs (en commençant par les fleurs) ou un tissus déjà terminé. Chemin de croix. Première Station. 3 heures.
Image. Titien - Laura
http://pascalitsa.unblog.fr/2006/10/
2758. UNE PETITE CHANSON
2757. LE PROFESSEUR BULLE FAIT DU VOCABULAIRE
Se vendre à soi-même une entreprise évaluée (par qui? - évaluation municipale ? quelle entreprise ou quel terrain - il s'agit ici d'un site d'enfouissement ou, plus communément appelé, dompe à vidange) vaut 200$ puis tout à coup, 145 millions. On y a trouvé de l'or ? Du pétrole ? Le tombeau de Jésus ?
C'est la municipalité qui doit être ravie. Un terrain sans valeur devient par miracle une mine fiscale. On va enfin pouvoir construire la bibliothème municipale et rénover l'église.
Donc, ils se sont acheté à eux-même ce terrain.
Méditions sur ce point.
On est presque dans le Zen.
Si c'était à quelqu'un d'autre, on aurait toutes les apparences d'une fraude. Où le type qui vent un truc acheté 200$ pour des tas de millions est un génie (vendant l'idée d'un nouveau Google) ou ceux qui achètent de parfaits crétins.
C'est poussé un peu loin l'injonction biblique: que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite!
Il est connu que ce qui tourne autour du domaine des vidanges et plus ou moins liée à la Mafia. Phénomène de magnétisme social sans doute?
Le ministère des Impôts et des Taxes évaluent à sa façon (lui-aussi) que cette belle transaction (on ne sait pas encore vraiment pour qui?) doit rapporter au Trésor, 30 millions.
Peut-être que quelqu'un voulait déduire le tout comme perte d'entreprise.
Si tout à coup, tu découvres (Oh! mon Dieu!) que ce qui valaient 200$ et que tu as payé 145 millions n'en vaut plus que 200$, tu peux être un peu déçu. (Zut alors!)
Les gens sont si méchants!
On peut soudainement mettre en doute tes qualités d'hommes d'affaires ou la qualité de ton cerveau qui devrait plutôt servir à tartiner des toast avec du beurre.
Mais si, ailleurs, on suppose, tu fais un tas de fric de profits et que tu ne veux pas payer de taxes (le texte semble indiquer une allergie taxale permanente, chronique ou momentanée), si tu peux déclarer une perte surprenante de 145 millions, on doit la déduire de tes revenus qui doivent être vraiment énorme pour devoir être diminué autant.
Question: Y a-t-il eu vraiment transfert de 145 millions dans une banque? D'une banque à une autre ?
C'est passionnant!
Prochainement, le laboratoire de morale du professeur Bulle étudiera un chapitre méconnu du monde de la finance: l'honnêteté.
2756. LES MAÎTRES DU MONDE ÉCONOMISENT
LES RÉMILLARD VISENT LA COUR SUPRÊME
20 février 2010
Vincent Brousseau-Pouliot
Avec la collaboration de Hugo de Grandpré
La Presse
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201002/19/01-953538-litige-fiscal-de-30-millions-les-remillard-visent-la-cour-supreme.php
La famille Rémillard, dont les frères Julien et Maxime sont propriétaire du réseau de télé V (ex-TQS), invoque une convention fiscale avec la Barbade afin d'éviter de payer environ 30 millions $ en impôt sur une transaction impliquant leur fiducie familiale à la Barbade [mais concernant 2 entreprises du Québec dont ils sont propriétaires! Avec leur fiducie, ça fait 3!]. Les Rémillard viennent de demander à la Cour suprême du Canada l'autorisation d'entendre leur cause.
Le plus haut tribunal du pays décidera dans environ quatre mois, à la mi-juin, s'il entend la cause des Rémillard.
Ceux-ci ont vu leurs arguments rejetés en Cour d'appel fédérale en décembre dernier après avoir gagné la première manche devant la Cour fédérale.
RCI Trust, une fiducie enregistrée à la Barbade dont les bénéficiaires sont les membres de la famille Rémillard, a présenté sa demande d'autorisation d'appel à la Cour suprême le 12 février dernier.
La famille Rémillard y fait valoir que la Convention fiscale avec la Barbade, qui date de 1980, doit avoir préséance sur loi fiscale fédérale.
«C'est la première cause où la cour pourrait déterminer si (...) (la loi fiscale) s'applique à un non-résident qui est seulement imposable dans un autre pays en vertu d'une convention fiscale», écrit-on.
Un expert en fiscalité consulté par La Presse Affaires doute que la Cour suprême du Canada accepte d'entendre les arguments de la famille Rémillard.
«La Cour suprême entend un très petit pourcentage de demandes d'appel, et les causes de droit fiscal ne sont pas choisies très souvent parce qu'elles ne correspondent pas aux critères d'intérêt national de la Cour suprême, dit Nathan Boidman, associé au groupe de fiscalité au cabinet Davies Ward Phillips&Vineberg à Montréal. Je ne sais pas si la Cour suprême va entendre la cause, mais les questions de droit fiscal qui y sont soulevées sont importantes.»
Le litige opposant la famille Rémillard à l'Agence du revenu du Canada concerne la vente de deux entreprises d'enfouissement (RCI Environnement et Centre de transbordement et de valorisation nord-sud, CRVNS).
Ces deux sociétés appartenaient aux Rémillard par l'entremise de leur fiducie familiale RCI Trust, établie à la Barbade.
RCI Trust avait payé 200$ pour les deux entreprises en 2002
avant de les revendre pour
145 millions
en 2006 à une entreprise canadienne aussi sous le contrôle de Lucien Rémillard, Les investissements Historia.
Les deux entreprises sont ainsi toujours restées sous le contrôle de la famille Rémillard.
Le coeur du litige?
RCI Trust ne veut pas payer d'impôts sur son gain en capital de 145 millions -
la facture est estimée à 30 millions.
La loi fiscale fédérale exige une retenue d'impôt équivalente à 25% du gain en capital de la transaction.
L'Agence du revenu du Canada exempte parfois certaines entreprises non résidentes de l'obligation de retenir l'impôt, mais elle n'a pas octroyé une telle exemption à RCI Trust.
RCI Trust estime qu'elle n'a pas à effectuer la retenue d'impôt, car la convention fiscale entre le Canada et la Barbade exempte les entreprises de la Barbade de payer de l'impôt sur leurs gains en capital au Canada.
La Cour d'appel fédérale a tranché: la retenue d'impôt est obligatoire pour toutes les entreprises non résidentes, convention fiscale ou pas.
En clair, le tribunal fédéral force la famille Rémillard à payer la retenue d'impôt immédiatement, quitte à contester la facture finale plus tard devant la Cour canadienne de l'impôt.
Les Rémillard finiront-ils par acquitter de l'impôt au Canada sur cette transaction de 145 millions?
Difficile à dire pour l'instant, selon un fiscaliste montréalais.
«Nous n'avons pas assez d'éléments mis en preuve pour émettre une opinion à savoir si RCI Trust est une entreprise résidente de la Barbade (et par conséquent non assujettie aux impôts canadiens)»,
dit Nathan Boidman, associé au groupe de fiscalité au cabinet Davies Ward Phillips&Vineberg.
Maxime Rémillard, coprésident et chef de la direction du réseau de télé V, n'a pas voulu commenter la décision de sa famille de porter sa cause en appel devant la Cour suprême du Canada. «Nous ne faisons aucun commentaire sur un dossier judiciaire en cours d'instance», a fait savoir son porte-parole, Daniel Granger.
Les avocats de RCI Trust dans le dossier, Me Brian Wilson et Me Douglas Langley, n'ont pas répondu aux demandes d'entrevue de La Presse Affaires hier. L'avocat de l'Agence du revenu du Canada n'a également pas fait de commentaires sur le dossier.
2755. UNE PETITE CHANSON
mercredi 24 février 2010
2754. MUSE DU PROFESSEUR BULLE QUI PERD SON TEMPS À ÉCRIRE UN TRAITÉ FÉMINISTE AU LIEU DE FAIRE LA VAISSELLE
2753. LES MAÎTRES DU MONDE SONT PARTOUT
FRAUDE, POTS-DE-VIN ET TRAFIC D'INFLUENCE
Journaliste: Manon Richard
30 OCT. 2009
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2009/10/27/004-mtl-scandales.shtml#commentaires
Il y a eu Montréal aux cent clochers, Montréal Ville ouverte, et maintenant, Montréal au parfum de scandales...
En juin dernier, même le magazine britannique The economist a senti les relents de la Ville. La publication, que l'on qualifie de bible des gens d'affaires, s'attardait notamment sur le scandale des compteurs d'eau.
Mais les écarts de conduite ne datent pas de l'été dernier. Depuis l'arrivée à la mairie de l'administration Tremblay, plusieurs acteurs de la scène municipale sont mêlés à un écheveau de trafic d'influence dont les protagonistes ont pour noms: Labonté, Trépanier, Accurso, SHDM, Fillion, Zampino, Catania, GENIeau...
La Sûreté du Québec fait d'ailleurs enquête dans cinq affaires. Une sixième, qui concerne des pots-de-vin dans l'arrondissement Saint-Laurent en 2004, impliquait le directeur général d'alors, Robert Fortin, et deux conseillers, Irving Grundman et René Dussault.
MAIRIE D'OUTREMONT
En 2007, la Sûreté du Québec (SQ) enquête sur l'administration de l'ex-maire d'Outremont Stéphane Harbour. L'enquête examine le contrat conclu avec la firme d'ingénierie Dessau (aussi impliquée dans les compteurs d'eau), qui a élaboré le Centre intergénérationnel, dont le coût a été deux fois plus élevé que prévu.
En 2008, une enquête interne de la Ville met au jour une fraude de 8 millions de dollars aux services informatiques. Des irrégularités dans une douzaine de contrats mènent au congédiement du directeur général du service et de son adjoint, Gilles Parent et Joseph Hélal. Une enquête de la SQ est toujours en cours.
L'été dernier, c'est le maire qui a alerté la SQ lorsque l'entrepreneur Paul Sauvé a déclaré que la mafia lui réclamait 40 000 $ pour mener à bien son contrat de réfection du toit de l'hôtel de ville. L'argent était destiné à deux élus du parti Union Montréal.
Les deux autres enquêtes de la Sûreté du Québec portent sur le contrat des compteurs d'eau et les irrégularités dans la gestion de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM).
La SHDM
Terrains vendus au rabais par la SHDM
À la SHDM, les premiers effluves se font sentir en 2008, à propos du Faubourg Contrecoeur. On apprend alors que le directeur général de la SHDM, Martial Fillion, signait des chèques de millions de dollars sans l'assentiment du conseil d'administration qui doit approuver toute dépense supérieure à 500 000 $.
Ces chèques, qui totalisaient plus de huit millions de dollars, étaient adressés à Construction Frank Catania, l'entreprise qui a acquis le terrain pour y construire 1800 logements dans l'est de l'île.
Construction Frank Catania a acheté le terrain pour 19 millions de dollars. Mais les coûts de décontamination de 11 millions, des études et certains coûts d'aménagement facturés par le promoteur, font en sorte que la Ville n'a fait aucun profit.
Gênée par ces informations, l'administration Tremblay a réclamé une enquête. Celle de la firme KPMG a mené à la résiliation du contrat de Martial Fillion. L'autre, menée par le vérificateur général d'alors, Michel Doyon, a révélé plusieurs irrégularités dans 20 transactions effectuées par la SHDM au cours des deux dernières années.
À titre d'exemple, des immeubles ont été vendus à un prix inférieur à leur valeur, sans appel d'offres ou sans autorisations. L'affaire est maintenant entre les mains de la police.
DU CIMENT ET DES COMPTEURS D'EAU
Construction Frank Catania est bien connue de la Ville. L'entreprise est l'une des mieux placées dans la liste des entrepreneurs qui obtiennent des contrats municipaux.
Sur la liste des firmes auxquelles la Ville octroie des contrats, on retrouve aussi le nom de Joe Borsellino à la tête de Construction Garnier, qui a offert un voyage en Italie au directeur de la réalisation des travaux à la Ville, Robert Marcil. Cette fois encore le maire Tremblay a demandé une enquête interne lorsqu'il a eu vent de l'affaire.
Toujours sur la liste des firmes qui vivent des infrastructures de la Ville, on retrouve le nom d'un autre entrepreneur dont les compagnies raflent une grande partie des contrats.
Il s'agit de Tony Accurso, un homme qui est aussi associé à la plupart des scandales qui éclaboussent l'administration municipale depuis plusieurs mois.
TONY ACCURSO
Ce magnat de la construction s'est fait connaître du grand public par son immense yacht, le Touch, amarré aux Bahamas et sur lequel des leaders syndicaux et politiques ont séjourné.
C'est d'ailleurs sur ce bateau que l'ex-président du comité exécutif de la Ville, Frank Zampino, aurait profité du soleil pendant qu'à Montréal les appels d'offres étaient en cours pour obtenir le contrat des compteurs d'eau.
Ce contrat, le plus important consenti par la Ville, a été octroyé pour 355 millions de dollars à GENIeau. Il s'agit d'un consortium formé par l'entreprise Simard-Beaudry, qui appartient à Tony Accurso, et la firme d'ingénierie Dessau, un partenaire d'affaires de l'entrepreneur.
Dessau est par ailleurs la compagnie à l'origine de la construction du Centre intergénérationnel d'Outremont, dont le contrat fait l'objet d'une enquête de la SQ.
Le contrat des compteurs d'eau, lui, prévoyait l'installation et l'entretien, pour 15 ans, de 30 000 compteurs d'eau répartis dans les immeubles industriels, commerciaux et institutionnels. Il devait aussi mesurer la consommation d'eau pendant 25 ans.
Encore une fois gêné par les révélations des médias, le maire Tremblay demande au vérificateur Jacques Bergeron de faire enquête. Frank Zampino démissionne. Le maire a annulé le contrat pendant sa campagne électorale.
L'HOMME PAR QUI LE SCANDALE ARRIVE
Tony Accurso ne fait pas que dans les compteurs. S'il est souvent associé à Simard-Beaudry, il est aussi à la tête de Construction Louisbourg, de Gastier et d'Hyprescon, notamment. Il possède des restaurants, des bars, des salles de cinéma et des centres commerciaux.
Il fait des affaires partout au Québec, notamment à Roberval, à Sherbrooke et à Laval. Tony Accurso est propriétaire, avec le Fonds de solidarité FTQ, d'un terrain près de la station de métro Montmorency.
L'entrepreneur est connu de tous les partis politiques. Le premier ministre Jean Charest et l'ex-ministre péquiste Guy Chevrette admettent l'avoir rencontré. Mario Dumont aussi. Selon le Journal de Montréal, l'ex-chef de l'ADQ dit avoir rencontré Tony Accurso à plusieurs reprises, notamment lors d'un souper de financement au restaurant l'Onyx, dans le complexe Tops à Laval qui appartient à Monsieur Accurso. La facture, de 14 000 $, aurait été acquittée par le restaurateur. Mario Dumont dit ne pas savoir qui a payé l'adition.
DES AMITIÉS PARTICULIÈRES
Mais c'est sa relation avec le président de la FTQ Michel Arsenault qui a suscité le plus de questions, au cours des dernières semaines, lorsque Radio-Canada a révélé que Michel Arsenault avait séjourné sur le yacht de l'homme d'affaires.
MICHEL ARSENAULT, PRÉSIDENT DE LA FTQ
Le Fonds de solidarité de la FTQ a investi 114 millions de dollars dans les entreprises de Tony Accurso au cours des dernières années.
La Ville de Montréal profite aussi des bétonnières Accurso. Les sociétés apparentées à l'entrepreneur, comme Simard-Beaudry et Construction Louisbourg, ont récolté le plus grand nombre de contrats entre 2005 et 2009.
Les échafaudages des compagnies Accurso peuvent aussi donner un coup de pouce à la montée des politiciens.
Le dernier en lice, l'ancien chef de Vision Montréal et bras droit de Louise Harel, Benoit Labonté, a démissionné au cours des derniers jours après que des médias ont révélé qu'il avait eu de nombreux contacts téléphoniques, en 2009, avec Tony Accurso, qu'il niait connaître.
TVA a ensuite révélé qu'une dizaine d'entrepreneurs de la construction ont jeté quelque 200 000 $ dans la cagnotte de campagne de Benoît Labonté lorsqu'il briguait la direction de Vision Montréal.
BENOÎT LABONTÉ
Ces dernières révélations ont incité Benoît Labonté à donner une longue entrevue à la journaliste Marie-Maude Denis.
Lors de cet entretien, Benoit Labonté soutient que le parti de Gérald Tremblay, Union Montréal, a établi des listes qui permettent de déterminer qui obtiendra des contrats de la Ville.
« Ensuite, dit Benoît Labonté, des gens du parti font le tour des entreprises pour récolter une ristourne de 3 % sur ces projets ou contrats, y compris dans le milieu culturel. »
Toujours selon M. Labonté, la personne qui effectuait cette « collecte » serait Bernard Trépanier, qui fut responsable du financement du parti de Gérald Tremblay entre 2004 et 2006.
PAS DE RÉPIT POUR LE VÉRIFICATEUR
Après avoir enquêté sur la SHDM et sur le contrat des compteurs d'eau, le vérificateur s'intéresse maintenant à un autre contrat selon La Presse, celui de la téléphonie de la Ville, qui a changé de mains en 2008 passant de Bell à Telus.
Le bureau du vérificateur s'étonne que la soumission de Telus ait été deux fois moins élevée que celle de Bell qui assurait les services de la Ville depuis plusieurs années.
La Société de verdissement de Montréal a profité d'une aide de Telus, d'un million de dollars, au cours des deux dernières années.
Radio-Canada.ca avec La Presse, Le Devoir et RueFrontenac.com
2752. COMMENTAIRE DU PEUPLE
JE ME SOUVIENS...
... de rien...
Qui veut une enquête publique ?
Moi j'en veux une - plus que jamais !!!!!!!!!
ET VOUS ????
2751. COMMENTAIRE DU PEUPLE
2750. COMMENTAIRE DU PEUPLE
Lors de la construction des jeux Olympiques, je travaillais comme chef comptable chez des ingénieurs et la police a mené une enquête de pot de vin.
SIQ, vous connaissez, c'est eux qui construisent et qui louent des espaces commerciaux au gouvernements, je sais que bien des magouilles se passent là.
La Ville de Saint Laurent, c'était rendu que c'était difficile même impossible à avoir quoi que ce soit sans gratuitement!
C'est vraiment grave! il faut plus qu'une enquête! Une fois j'ai croisé le maire de Saint-Laurent et je lui ai dit SVP Mr. ils nous font la vie dure vos hommes, qu'est-ce-que c'est ces pratiques?? Il n'a pas voulu savoir plus.
Et voilà maintenant la Ville de Montréal, d'outremont et la SHM,
C'est vraiment grave! Une enquête publique est plus que nécessaire!!
2749. COMMENTAIRE DU PEUPLE
municipale, pronvinciale, syndicat etc... belle gang et nos impot grimpe toujours de facon de plus en plus détournée...
le moin qu'ons puisse dire, c'est enrageant et decourageant... et puis qu'elle gang d'imbécile somme nous, on reellie tremblay, et puis on vas réélire charest et donnée tout au syndicat juste avant les elections, comme d'habitude....
c'est qui le cave...
2748. COMMENTAIRE DU PEUPLE
En 2002, au moment de la fusion créant la nouvelle Ville de Montréal, il y avait 2 086 cadres pour 5 625 employés cols bleus, soit un ratio de un (1) cadre pour près de trois (3) employés cols bleus ;
Le budqet 2010 prévoit 2 049 cadres pour 4 457 employés cols bleus, soit un ratio d'un (1) cadre pour un peu plus de deux (2) employés cols bleus. Par rapport à l'année 2009, le nombre d'employés cols bleus diminue encore.
Pendant que le nombre de cadres est resté le même entre 2002 et 2010, les effectifs cols bleus ont été réduits de 20%. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes. Un cadre pour deux cols bleus alors qu'il était de un cadre pour quatre cols bleus avant la fusion. En plus, en 2004, un arbitre nous a fait perdre 15% de nos conditions de travail alors que les cadres et les élus de la Ville ont amélioré leur conditions de travail.
Entre 2002 et 2010, la rémunération globale des cadres a augmenté de 45% … soit 10 fois plus rapidement que celle des cols bleus. En effet , la rémunération globale des cadres est passée de 194 792 100 M$ à 282 387 300 M$ entre 2002 et 2010 alors que celle des cols bleus est passée de 339 405 700 M$ à 355 466 300 au cours de la même période.
Ajoutez à cela le nombre d'élus à Montréal qui est supérieur aux Villes de Toronto et Vancouver réunies. Pendant ce temps, la Ville de Montréal continue de démanteler, dans son budget 2010, ses services au profit de quelques entrepreneurs privés. L'augmentation du compte de taxe des montréalais sert à engraisser une structure hiérarchique sans égale en Amérique du Nord, ainsi que les coûts exorbitants liés à la privatisation des services plutôt que de contribuer à l'amélioration des services à la population en faisant confiance à ses employés cols bleus.
La ville offre aux cols bleus des augmentations de, 0%, 2%, 2%, 2% ce qui fait une moyenne de 1,5% pour 4 ans. Le taux d'inflation au Québec est de 2,3% en 2005, en 2006 1,7%, en 2007 de 1,6%, en 2008 de 2,1%. La moyenne est pour ces 4 années est de 1,9%. Est-ce trop demander d'avoir une augmentation au dessus du coût de la vie?
2747. IL EST BON D'AVOIR DES AMIS
Gilbert Lavoie
Le Soleil
02 décembre 2009
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/200912/01/01-926976-dans-lassiette-au-beurre-des-garderies.php
(Québec) Au moment même où le gouvernement rejette les demandes d'enquête publique et promet de mieux encadrer le financement des partis politiques, le Parti québécois révèle que les promoteurs et les administrateurs de plusieurs garderies privées qui ont obtenu leur permis en 2008 ont versé des dizaines de milliers de dollars à la caisse électorale du Parti libéral.
Après les scandales montréalais et les histoires de collusion dans la construction, faudra-t-il mener une enquête sur l'octroi des permis aux garderies?
Les révélations faites mardi par le député de Gouin, Nicolas Girard, sont à ce point troublantes qu'il est impossible de se fier à la parole du ministre de la Famille, Tony Tomassi, qui ne voit qu'une série de «coïncidences» dans cette affaire.
Il faudra beaucoup plus qu'une vérification interne par le Ministère pour rassurer la population, déjà désabusée par les odeurs de scandales dans lesquelles baigne ce gouvernement. Le vérificateur général du Québec doit examiner ce qui s'est passé.
Il n'est pas illégal de contribuer à la caisse électorale des partis, mais ce n'est pas tout le monde qui le fait à coups de milliers de dollars.
Le député Girard a cité mardi le cas d'une famille de quatre personnes dont le père, la mère et les deux filles ont versé en tout 24 000 $ au PLQ.
La famille a obtenu deux garderies de 80 places chacune.
Tout aussi troublant est le cas de plusieurs promoteurs qui n'avaient jamais versé un sou au Parti libéral et qui sont tout à coup devenus des contributeurs en 2008, après avoir obtenu leur permis de garderie.
Les recherchistes du PQ n'ont pas étudié tous les cas d'octroi de permis pour la période concernée.
La situation dénoncée par le député Girard n'est peut-être pas aussi troublante dans toutes les régions du Québec. Il faudra voir.
Mais le seul cas des Laurentides, où 70 % des nouvelles places en garderies ont été accordées à des contributeurs à la caisse du PLQ, commande que l'on regarde ailleurs.
Elle commande également que le ministère de la Famille dévoile les notes accordées par les fonctionnaires à tous les projets soumis en 2008. Seule la publication de ces dossiers permettra de vérifier si l'octroi des permis s'est fait au mérite ou s'il y a eu ingérence politique.
Il fallait voir la mine déconfite des libéraux pendant les échanges entre Tomassi et Girard mardi, pour constater à quel point ce nouveau dossier constitue une épine dans le pied pour le gouvernement, à trois jours de la fin de la session parlementaire.
(...)
