DOUTEUR EST L'AMI DE MONSIEUR MARCEL DUCHAMP

DOUTEUR EST L'AMI DE MONSIEUR HENRY DICKSON ET DE MONSIEUR MARCEL DUCHAMP ET L'AMI DE DAME MUSE ET DES MUTANTS GÉLATINEUX LGBTQ OGM ET DE MADEMOISELLE TAYTWEET DE MICROSOFT - SECONDE TENTATIVE OFFICIELLE D'Ai - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE - ET DE MONSIEUR ADOLF HITLER, CÉLÈBRE ARTISTE CONCEPTUEL AUTRICHIEN ALLEMAND CITOYEN DU MONDE CÉLÈBRE MONDIALEMENT CONNU - IL EST DANS LE DICTIONNAIRE - SON OEUVRE A ÉTÉ QUELQUE PEU CRITIQUÉE MAIS ON NE PEUT PLAIRE À TOUT LE MONDE ET PERSONNE N'EST PARFAIT ! VOILÀ!

DOUTEUR EST L'AMI DU PROFESSEUR BULLE QUI EST L'AMI DE DOUTEUR

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DOUTEUR - DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DU DOUTE EST AMI DU PROFESSEUR BULLE - DE L'INTERNATIONALE SITUATIONISTE CONSPIRATIONNISTE - DES THÉORICIENS DU COMPLOT ET DES CONSPIRATIONS ET DES COMPLOTISTES ET CONSIRATIONISTES - AMI DES THÉORICIENS DU NON COMPLOT ET DES THÉORICIENS DE L'EXPLICATION ET DE L'UNION DES JOVIALISTES ET INTELLECTUELS ORGANIQUES - AUTISTE ASPERGER GEEK RELATIVISTE CULTUREL PYRRHONIEN NÉGATIONNISTE RÉVISIONNISTE SCEPTIQUE IRONIQUE SARCASTIQUE - DÉCONSTRUCTEUR DERRIDADIEN - AMI DES COLLECTIONNEURS DE BOMBES ATOMIQUES - AMI DES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES ET FONDAMENTALES ET AMI DE L'ATOME CAR LA FUSION OU LA FISSION NUCLÉAIRE SONT VOS AMIS

UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT

UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT
LES MUTANTS EXTERMINERONT OU NON LES HUMAINS - ET NOUS TRAITERONS PROBABLEMENT AUSSI BIEN QU'ON SE TRAITE NOUS-MÊMES ENTRE NOUS - ET PROBABLEMENT AUSSI BIEN QUE L'ON TRAITE LA NATURE ET TOUT CE QUI VIT

samedi 14 décembre 2013

6269. LU

*

Si vous écoutiez les reportages et les entrevues de la correspondante Alexandra Szacka de Radio Canada, on entend, presque à chaque fois, qu'elle utilise les termes "force internationale" par-ci et "communauté internationale" par-là pour désigner les pays qui se préparent des frappes contre la Syrie. 

Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer de manière qualitative et quantitative sur la signification de la "force internationale" et de la "communauté internationale" ? 

Est-ce que les deux pays qui se préparent à des frappes contre un autre pays unilatéralement, et sans mandat des Nation Unis représentent la communauté internationale et que ces deux même pays font-ils partir de la force internationale ?

Steve Tremblay de Montreal. 30 août 2013 à 12 h 35 HAE


*

[Il n'y a pas de «force internationale» ni de «communauté Internationale». Ceci n'existe pas. Sauf dans l'esprit embrumé des employés des médias qui utilisent sans cesse ces expressions. Mais si on se sert de ces mots, il doit y avoir une raison. Voyons laquelle ? Et si nous ne voyons rien, on observera ce qui se passe lorsqu'on se sert de ces mots. L'événement du jour ou récent. Et qu'observe-t-on? Il y a quelque crime à camoufler. Ou un assassinat en préparation. Un coup tordu. Comme on ne peut le montrer de face, on le déguisera avec de jolies plumes. On remarque aussi autre chose. On ne s'en sert que lorsque les Occidentaux Blancs ont décidés de faire une connerie. Bombarder quelque chose ou quelqu'un. Généralement, un plus faible que soi. Un pays du Tiers-Monde. Un mal blanchi. Tout à fait par hasard, riche en pétrole. Ces Occidentaux Blancs: France, Angleterre, surtout. Vassaux des USA. Sont les anciens colonisateurs et voleurs du Monde. Non qu'il n'y ait eu qu'eux. Les Espagnols ont volé beaucoup. Tués et massacrés énormément, autant que les nazis, mais on n'en parle plus. Il y a longtemps que leur empire a fait faillite. La seule chose qui ressemble à la Communauté Internationale et qui existe réellement est l'ONU qui rassemble à peu près tous les pays du Monde. Quoique leur pouvoir commun soit limité. C'est peut-être le début d'un gouvernement mondial mais on en est loin. Pour le moment, il n'y a que l'empire US qui a remplacé l'empire Britannique ruiné. Il est le pays indispensable. La Communauté Internationale à lui tout seul. Et qui s'est donc pris pour un autre - le gouvernement mondial dont on vient de parler - pendant 20 ans. Soit depuis 1989, chute de l'URSS. Mais voilà, la Russie - nouveau nom ou ancien nom de l'URSS - qui est revenu.  Été 2013. Avant, lorsque les USA voulaient «intervenir», les médias sortaient tout de suite la belle expression de «Communauté Internationale». Ce qui faisait mieux que Blanc. Occidentaux. Européens. USA. Les masques variaient. L'idée étant que les USA aident suite à l'imploration des autres. Malgré eux. Le fardeau de l'homme blanc en quelque sorte. Après avoir décidé d'attaquer, les USA agitaient toute une série de leviers bureaucratique pour légitimer leur agression. Ils protégeaient le monde incapable de le faire lui-même. Tout en le pillant. Parmi ces leviers, les USA pouvaient pousser l'ONU a voter ce qu'ils avaient décider. Mais on pouvait tout aussi bien s'en passer.  Y aller avec ses alliés personnels: l'OTAN. Et même sans eux. On parlait alors de «coalition». Il y avait donc tout un jeu de vocabulaire. Pour camoufler la réalité. Et dans cet exercice, les médias d'information ou de désinformation participaient avec autant d'entrain qu'un prof d'Histoire du secondaire. ]

6268. VIEILLE NOUVELLE. ON A ÉVITÉ LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE DE NOTRE NOUVEAU SIÈCLE CET ÉTÉ. BIEN ENTENDU, LES MÉDIAS QUI NOUS PRÉPARAIENT SANS CESSE - AVEC DÉLECTATION - À CE CARNAGE N'EN PARLENT PLUS. TOUT A ÉTÉ OUBLIÉ. ON SE FIT SUR LE TEMPS D'ATTENTION TRÈS LIMITÉ DE LA POPULATION GÉNÉRIQUE. MAIS, EN CE MOMENT, ON NOUS PARLE DE LA NEIGE AU LIBAN. ET DES RÉFUGIÉS SYRIENS. OUBLIANT QUE CETTE GUERRE CIVILE A ÉTÉ ENCOURAGÉE, SUBVENTIONNÉES PAR LES OCCIDENTAUX ET LES ARABES. COMME LES COMBATTANTS NE SONT PLUS UTILES, ON N'EN PARLE PLUS BEAUCOUP. QUANT AUX VICTIMES COLLATÉRALES, MORTES OU VIVANTES (MAIS GELÉES), ON LES PLAINT. TOUT EN ÉVITANT D'ATTIRER L'ATTENTION SUR CE QUI A BIEN PU LES ENTRAÎNER DANS CETTE DÉTESTABLE SITUATION.

*

CONFLIT SYRIEN : ONDE DE CHOC AU MOYEN-ORIENT

WASHINGTON PLAIDE POUR UNE ACTION MILITAIRE LIMITÉE EN SYRIE

SYRIE. FRAPPES AMÉRICAINES IMMINENTES

30 août 2013

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters


Le président américain Barack Obama et son secrétaire d'État John Kerry 

ont plaidé vendredi pour une intervention militaire ciblée en Syrie pour punir le régime de Bachar Al-Assad d'avoir utilisé ses armes chimiques à Damas.

John Kerry a qualifié l'attaque chimique du 21 août à Damas de « crime contre l'humanité »,

après avoir décrit le président syrien Bachar Al-Assad comme un « voyou » et de « meurtrier ».

[Rappelons que les anglos/francos s’étaient partagés le Moyen-Orient après la première guerre mondiale. Ceux qui dirigeaient alors la région – les turcs – ayant fait l’erreur de s’allier aux perdants. Ce sont aussi les anglos qui, à la fin de la seconde guerre mondiale, ont cédé la Palestine à qui on sait sans le demander aux habitants d’où tous les problèmes qui ont suivis. Nettoyage et purification ethnique. Etc. Les terroristes du moment devenant les politiciens actuels. Et les habitants déplacés mécontents devenant à leur tour des terroristes. Tout n’est qu’une question de vocabulaire. ]

M. Kerry a assuré que les tirs ne provenaient que des sites du gouvernement syrien.

Les responsables du régime de Damas se préparaient en outre à utiliser des armes chimiques 3 jours avant l'attaque

a soutenu le secrétaire d'État

citant toujours le rapport sur les informations recueillies par les États-Unis à propos de l'attaque chimique.

[Donc. Ils le savaient. Et les ont laissé faire ?]

« Il est hautement improbable que les rebelles aient commis l'attaque du 21 août »

a déclaré John Kerry

précisant que le régime syrien a utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques contre son peuple.

Au terme d'une rencontre avec ses conseillers en matière de sécurité nationale à la Maison-Blanche, le président a néanmoins déclaré qu'il n'avait pas encore pris de  « décision finale ».

L'ATTAQUE CHIMIQUE EN SYRIE MENACE LA SÉCURITÉ NATIONALE AMÉRICAINE

a soutenu M. Obama

[?]

ajoutant que le monde ne pouvait pas accepter que des femmes et des enfants soient gazés.

[Mais le monde – ou «son» monde peut accepter que des milliers de civils soient brûlés vifs comme en Afghanistan, Irak, Libye. Parce que bombardés par les «bons» pour leur bien. Comme on nous faisait prendre lorsqu’on était enfant une cuillérée d’huile de foie de morue.]

Un rapport rendu public du renseignement américain avance le nombre de 1429 morts, dont au moins 426 enfants, lors de l'attaque chimique du 21 août.

[1429]

[426]

[Admirable précision.]

[Dans un pays en pleine guerre civile !]

Le président américain a estimé en outre que le Conseil de sécurité des Nations unies a montré son incapacité à agir face à une « violation claire des règles internationales »

[Quelle règle internationale !?  Celles qui pourraient ou auraient pu interdire les écoles de torture en Amérique du Sud, là où la CIA formait les soldats chiliens, argentins, etc.]

[Et les lois internationales sont supposées interdire l’intervention d’un pays dans les affaires d’un autre. On rappellera que c’est pour ces raisons que des politiciens Allemands ont été pendus à la suite du procès de Nuremberg après la seconde guerre mondiale.]

Lors d'un point de presse tenu plus tôt à Washington, John Kerry a assuré que 

TOUTE ACTION EN SYRIE serait SOIGNEUSEMENT CALIBRÉE ET LIMITÉE DANS LE TEMPS

[?]

et ne ressemblerait d'aucune façon aux interventions américaines en Afghanistan, en Irak et en Libye.

[Qu'est-ce qu'on leur reproche à ces «interventions» ? Pourtant, à l'époque, il n'y a pas si longtemps, tout le monde semblait content.]

« Il n'y aura pas de bottes au sol »

a promis M. Kerry.

[Opération zéro mort ! Comme en Libye. On se contente de bombarder les civils et les militaires du haut des airs. Dieu reconnaîtra les siens. Et, de toute façon, ces païens et idolâtres n’adorent pas notre dieu.]

[Comme il est agréable et jouissif de taper sur quelqu’un qui ne peut se défendre. Comme a fait le Canada en Libye. Avec salutation aux nobles héros revenant du combat ! Israël est coutumier de ce genre de carnage. Gaza. Liban. Et, pour des raisons mystérieuses, même si ce n’est pas l’envie qui manque, on se retient pour l’Iran.]

Le secrétaire d'État américain a assuré que les États-Unis n'étaient pas seuls dans leur intention d'intervenir et comptent notamment sur l'appui de la France, de l'Australie et de la Ligue arabe.

LE CANADA N’IRA PAS

[Cette fois, pas du Canada.]

[Notre grand chef et libérateur de peuple ayant probablement eu une mauvaise sensation en lisant les feuilles de thé de sa tasse.]

WASHINGTON ET PARIS PRÊTS À AGIR UNILATÉRALEMENT

L’ANGLETERRE A UN MAUVAIS PRESSENTIMENT ET LE PARLEMENT ANGLO VOTE CONTRE.

Le refus du Parlement britannique d'intervenir en Syrie, énoncé lors d'un vote tenu jeudi soir
ne semble donc pas avoir fait fléchir Paris et Washington, qui se disent prêts à mener leur opération militaire contre Damas.

À Londres, le premier ministre David Cameron a déclaré vendredi regretter la décision de la Chambre des communes, où son parti est minoritaire, mais s'est dit convaincu que le président Obama et les Américains sauront comprendre la décision des représentants du peuple britannique.

M. Cameron a ajouté à l'endroit des journalistes qu'il ne voyait par ailleurs pas de raison de formuler des excuses aux Américains.

[?]

Tandis qu'aux États-Unis, l'administration Obama assure qu'elle est prête à agir unilatéralement en Syrie s'il le faut

en France, le président François Hollande a réitéré vendredi sa détermination à lancer des représailles contre le régime Al-Assad, qu'il accuse de crimes contre l'humanité.

[Le genre de trucs qu'ont fait les français en Algérie !?]

Quant à la responsabilité du président Bachar Al-Assad dans ces présumées attaques au gaz,

François Hollande a déclaré qu'un « faisceau d'indices » pointe vers le régime de Damas dans cette affaire.

[faisceau d'indices]

[Donc, aucune preuve ! Sinon, on les aurait montrées.]

« Le refus de la Grande-Bretagne d'intervenir en Syrie ne change rien à la position de la France

qui souhaite une action proportionnée et ferme contre Damas. »

François Hollande, président de la France, au quotidien Le Monde

Le chef de l'État français a même évoqué au cours de l'entrevue au quotidien Le Monde de possibles frappes aériennes en territoire syrien avant mercredi, date de la session extraordinaire du Parlement français sur la Syrie.

Après un entretien téléphonique entre les présidents français et américain, la présidence française a publié une déclaration dans laquelle MM. Obama et Hollande 

ont appelé la communauté internationale à adresser un « message fort » au régime de Bachar Al-Assad.

[Comme pour monsieur Khadafi !]

L'OTAN NE PARTICIPERA PAS À UNE OPÉRATION MILITAIRE

Cette utilisation présumée d'armes chimiques exige une réponse de la communauté internationale

[Qu'est-ce que cette mystérieuse Communauté Internationale dont tout le monde parle ?]

« de sorte que ça ne se reproduise pas »,

mais une intervention directe de l'OTAN est exclue

a déclaré vendredi le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, aux médias danois.

L'ALLEMAGNE S'ABSTIENT AUSSI

Mais il n'y a pas que Londres qui se montre frileuse à l'idée de lancer des actions punitives contre Damas sans détenir davantage de preuves de l'implication du régime Al-Assad dans les présumées attaques au gaz de la semaine dernière.

[Cette fois, le journaliste devient subitement prudent.]

Vendredi, le gouvernement allemand a aussi fait savoir qu'il excluait toute participation à une intervention militaire en Syrie.

« On ne nous a pas demandé une telle participation, nous ne l'avons pas envisagée et nous ne l'envisageons pas »

a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand.

MOSCOU SATISFAIT DE LA DÉCISION DES BRITANNIQUES

La Russie, principale alliée et défenseure du régime syrien, s'est quant à elle félicitée du refus des parlementaires britanniques de s'engager dans des frappes en Syrie.

Un geste qui, selon Moscou, porterait un « coup sérieux » à l'ordre mondial, basé sur le rôle central des Nations unies.

PÉKIN RÉCLAME DES PREUVES

En Chine, un autre puissant allié de Damas, le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré à son homologue français, Laurent Fabius, que la responsabilité du régime du président Assad devait être clairement établie avant toute action militaire contre la Syrie.

POUR PÉKIN, IL FAUT D'ABORD SAVOIR SI UNE ATTAQUE AU GAZ A BIEN EU LIEU

mais aussi pouvoir déterminer sans équivoque qui en est responsable

ce qui n'est actuellement pas le cas, explique le gouvernement chinois.


376 commentaires

*

[On remarquera aujourd'hui, le 14 décembre 2013, que cette attaque n'a pas eu lieu. Mais on se souviendra que, pendant un bon moment, tout le monde frétillait dans le sens du courant. Y compris, notre premier ministre qui aime tellement l'odeur de sueur des soldats. Si on a suivi les infos locales, on n'a pas été davantage informés. Sauf du nombre de nobles combattants qui ont fait successivement patate. Jusqu'à ce qu'on apprenne, il y a quelques jours que les USA cessaient d'aider (de subventionner) les combattants anti Syriens pour on ne sait quelle raison. On ne leur donnera plus d'armes mais des trucs humanitaires comme des couvertures. Jusqu'alors, on laissait croire qu'il s'agissait d'un conflit local. Des démocrates luttant contre le dictateur local. Les pays étrangers n'intervenant pas dans le conflit mais se contentant de soupirer de douleur devant les exactions du tyran. Maintenant, on dit qu'on faisait plus que soupirer. On se souviendra ici que les analystes de la TV montraient une carte de la région avec des dessins de bateaux et d'avions et de missiles - au plus fort de la crise (après août) (et avant le dégonflement mystérieux ). On nous disait que les bateaux anglais tireraient ici. Les bateaux canadiens tireraient là. Les avions français, anglais, canadiens, étatusiens passeraient au-dessus de tel ou tel pays pour aller bombarder. Il y aurait aussi des missiles tirés des bases US des environs. Tout ceci était fort satisfaisant. Et, quelques temps ensuite, patate! Comme c'aurait été compliqué d'expliquer - encore le temps d'attention des téléspectateurs fort limités - on a  donc éviter d'en parler. Nous avions nos scandales locaux. C'est comme un roman dont il manque les chapitres du milieu. Comme on n'en a rien dit ici, on pouvait imaginer qu'on en a dit davantage ailleurs. Ce qui est le cas. Rappelons qu'avant le sommet de la crise, il y avait eu plusieurs tentatives de faire voter au Conseil de Sécurité une motion permettant de massacrer les Syriens. Qui le méritaient sans doute. Qui suis-je pour mettre en doute nos gouvernants ? À chaque tentative, les Russes (qui sont méchants) et les Chinois (qui sont sournois) mettaient leur véto. Patate. Nous rappellerons que si l'ONU avec 193 (?) pays peut voter quelque chose, elle ne peut voter un bombardement. C'est le Conseil de Sécurité qui contient une vingtaine de pays qui votera. Mais, en réalité, ce vote n'a aucune importance tant que les 5 pays qui ont le droit de véto n'auront pas voté unanimement. On voit donc que les choses se simplifient ce qui leur permet d'être plus facile à comprendre. Voyant ceci, les USA avec le Nobel de la Paix à leur tête, ont décidé de bombarder quand même. Ce qu'on appelle «intervenir». Avec quelques chiens de poche comme la France pour les assister. Car il fallait «intervenir». On allait le faire. Les analystes tout frétillant devant leurs cartes murales décrivaient les opérations. Ou l'autopsie. Mais comme on l'a dit quelques fois, personne n'est intervenu. Il n'est resté à la fin que la France qui voulait aller bombarder seule. Comme cette idée était tout à fait ridicule, on fait prendre sa médication à monsieur Hollande qui s'est finalement calmé. Mais que s'est-il passé ? Allez-vous nous dire, finalement, ce qui s'est passé? Ce que personne n'a dit ici. Surtout pas nos médias «d'information». Ce qui s'est passé, c'est que dans cette belle flotte de bateaux de guerre attendant le signal du massacre est arrivé le grand méchant loup. Un ours. Plutôt. On connaît l'humour russe. Sans avertissement, 2 (?) bateaux de guerre russes sont arrivé au milieu de la flotte ennemie (ou celles des sauveurs, allez savoir!). Se sont placés entre le rivage et eux, ce qui obligeait tous les autres à non pas leur tirer dessus - ce qui aurait été impoli- mais à faire passer au-dessus d'eux, les missiles et les obus qu'ils lanceraient sur la Syrie. Au risque que certains aient des défaillances et tombent dessus. Il y eut tout de suite un froid dans l'assistance. Un frisson glacé. Les navires russes étaient peu nombreux, ce n'est pas le nombre qui comptait à ce moment. Mais le fait que mère Russie envoyait quelques bateaux et attendaient plus loin pour voir ce qui se passerait. On vient de parler de la subtilité de l'humour Russe qui vaut celui des Britanniques. Ils ont tout de suite compris - l'understatement - et les parlementaires ont voté contre. Le premier ministre Canadien a compris aussi et a dit que l'armée Royale Canadienne ne se mêlerait pas de ce qui ne les concernait plus. Quoique de nombreux bateaux Canadiens se soient dirigés vers cette région sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Tout à fait par hasard. Le prix Nobel de la Paix a compris lui aussi. Il n'y a que monsieur Hollande de France qui n'est pas Prix Nobel qui n'a rien compris. Les règles venaient de changer. Un nouveau joueur venait de s'installer à la table. Dorénavant, il n'y aurait plus d'Irak 1 et 2, d.'Afghanistan, de Libye. Et, encore moins de Syrie ou d'Iran. Toutes choses qui sont advenues parce que l'URSS venait de s'effondrer et qu'on participait au pillage du pays. La bête était blessée et pansait ses plaies, selon la belle expression littéraire antique. Maintenant, l'Ours est revenu. Et, derrière, il y a l'immense empire Chinois. Chacun a ses propres intérêts. Et ses adversaires particuliers. Dont les USA qui sont les ennemis de tout le monde. Mais en ce qui concerne le Moyen-Orient, il n'est aucunement des intérêts des 2 grincheux de voir ces territoires aux mains des USA ou d'Israël. Ou, à défaut, de voir s'y installer le chaos créatif des néolibéraux/psychopathes/LeoStraussiens. Il est difficile de voir la suite. Mais, pour le moment, la guerre mondiale a été évitée. Car comme le disait un pessimiste: Libye. Syrie. Iran. Guerre mondiale. Jamais la Russie qui a semble-t-il tangué longtemps avant de prendre le cap, n'aurait permis que toutes les réserves de pétrole du monde soient aux mains des USA. Dans cette situation, il ne restait que 2 possibilités: faire acte de sujétion. La Russie éternelle devenant un serf de l'empire de 1000 ans. Possibilité s'étant déjà présenté dans le passé. Ou, comme dans le passé, il aurait fallu réagir. Sans compter les pertes ni les dégâts. Mais pour éviter une telle éventualité, il fallait empêcher que la situation se dégrade à ce point. Donc, protéger la Syrie avant que le pire n'arrive. Ce qui a été fait. Bien sûr, là-bas, la guerre se poursuit. Les civils en paient le prix. Mais il n'y a rien de nouveau. C'est ce qui se passe dans une guerre. Les seuls qui comptent sont les soldats ou les gens armés des 2 camps. En résultera un gagnant et un perdant. Tout le reste sera oublié. Comme ça a été le cas dans toutes les guerres. Lisez votre livre d'Histoire du Monde préféré.]

vendredi 13 décembre 2013

lundi 9 décembre 2013

6266. 9 DÉCEMBRE 2013. QUEL EST L'ENDROIT LE PLUS AGRÉABLE CE TEMPS-CI DE L'ANNÉE ?


Image 1. SANA. L’Agence de presse Arabe Syrienne

Lundi 09 Décembre 2013- 10:40 PM. Syrie. Damas. 


(degrés en C.)


(degrés en F.) (USA)


(degrés en C.)


Province de Québec. Ville de Québec. 20:02 

(degrés en C.)

*


NOUVELLE DE LA SYRIE

SANTÉ

NOUVELLE CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA POLIOMYÉLITE 
 
08 déc 2013


Gouvernorats

Le ministère de la Santé a lancé aujourd'hui une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite comprenant 2,2 millions d'enfants âgés de moins de cinq ans.


Le ministère de la santé en collaboration avec les organisations internationales de la santé, l'UNICEF, l'OMS et le Croissant-Rouge arabe syrien ont élaboré un plan global au niveau national 

(…)

dimanche 8 décembre 2013

6265. LU

*

LE DÉFI DE L’UKRAINE ? SE LIBÉRER DES INFLUENCES ÉTRANGÈRES

Nicolas Vodé

Le 6 décembre 2013

Boulevard Voltaire. La liberté guide nos pas.

Les promesses d’un avenir chatoyant et démocratique ne cachent rien d’autre que les abandons de souveraineté que nous connaissons en France.

*

COMMENTAIRES DU PEUPLE

1

IMPOSSIBLE ! 

Nulle Nation au Monde ne peut se liberer des influences etrangeres , c'est du Foin pour Clampin, même la Coree du Nord ne peut pas c'est vous dire si c'est tout simplement IMPOSSIBLE !

Jean Claude Gounot. 6 déc. 2013

2

22% des Ukrainiens sont des Russes. 

Bien que la langue officielle soit l’ukrainien, les Ukrainiens parlent russe. Pratiquement tout le Sud et l’Est de l’Ukraine sont pro-russes.

Sans l’Ukraine, la Russie n’a plus accès à la Méditerranée par la Mer Noire (Odessa et la Crimée qui sont à l’Ukraine).

Ceci dit, les Ukrainiens feraient mieux de se poser la seule question qui vaille : si nous nous séparons violemment de la Russie, que croyons-nous que la Russie fera, ne serait-ce que pour son équilibre et sa propre sauvegarde (...).

Pensent-ils sérieusement que les « européens », qui ne voulaient déjà pas mourir pour Dantzig (Gdansk), iront se battre pour Kiev ?

Pensent-ils que les Russes et/ou russophones de l’Est du pays ne demanderont pas de l’aide au grand voisin (rappelons-nous l’Ossétie!) ?

Si l’Ukraine veut rester libre et unie, les Ukrainiens feraient beaucoup mieux de jouer sur les deux tableaux, l’UE à l’Ouest et la Russie à l’Est, plutôt que de choisir un camp qui rendra sa politique hémiplégique et, à partir de là, dangereuse pour elle.

(...) que surtout l'Ukraine ne choisisse pas

mais que les ukrainiens se débarrassent vite des corrompus qui les dirigent, opposition comprise.

Patrice Lach Comte. 6 déc. 2013

3

Le rêve "européen" des ukrainiens, en fait le "rêve américain" tant il est vrai que les Pays d'Europe de l'Est ne font pas la différence entre l'Europe et les USA, différence que nous faisons aussi de moins en moins à l'Ouest de l'Europe; 

ce rêve américano-européen est nourri par les réseaux sociaux, par les nouvelles générations de smartphone pour la plupart de conception nord américaine, et surtout par l'écrasante production audiovisuelle et cinématographique venant des USA.

Tout cela contribue à rendre attrayant aux yeux d'une grande partie de la population ukrainienne l'Union européenne que beaucoup de manifestants connaissent peu ou mal et qu'ils idéalisent, notamment en pensant que la corruption existant dans leur pays disparaîtrait comme par enchantement si des politiciens pro-occidentaux succédaient aux politiciens ukrainiens pro-russes alors.

En outre la fraction de l'opinion ukrainienne qui soutient l'opposition ukrainienne, voit dans cet accord de libre échange et d'association entre l'Union européenne et l'Ukraine une facilité pour émigrer vers l'Europe de l'Ouest et c'est le cas notamment pour les jeunes diplômés qualifiés.

Rien n'aide le peuple ukrainien à "peser sereinement" le pour et le contre d'un rapprochement avec l'Union européenne ou à l'inverse avec la Russie et ce ne sont pas les médias occidentaux, abordant ce conflit d'une manière très unilatérale qui les y aideront.
Idéalement, l'intérêt bien compris de ce pays serait de garder de bonnes relations tant avec l'UE qu'avec la Russie.

Malheureusement ce pays est l'enjeu d'une confrontation géo-politique entre le bloc atlanto-européen et la Russie, les américains (...) cherchant à repousser toujours plus loin l'influence russe en instrumentalisant la notion d'élargissement de l'Union européenne.

Quant aux dirigeants européens ils surfent sur cette vague de contestation en Ukraine, pour faire oublier le discrédit, à la veille d'élections européennes, de la politique que mène l'Union européenne depuis 30 ans et de ses échecs économiques et sociaux.

R Yves Mansuy · 6 décembre, 01:40

4

Malheureusement, l'Ukraine n'a pas les moyens de son indépendance, 

pour cela il faut une indépendance militaire ou économique et des élites patriotes l'UKraine n'a rien de tout cela.

Eddy Mar ·  6 décembre, 2013. 00:29


mercredi 4 décembre 2013

6264. 藏曲360 -- 吉祥的夢

*

Une petite chanson

藏曲360--吉祥的夢










《吉祥的夢》བཀྲ་ཤིས་པའི་རྨི་ལམ། 原曲是由藏人歌手 昂旺登真 ངག་དབང་བསྟན་འཛིན། 所演唱。小調民謠的曲風,收錄在2011年第2張個人專輯--《吉祥的夢》བཀྲ་ཤ­ིས་པའི་རྨི་ལམ། 當中。歌詞中描寫藏人的渴望與夢想。吉他自彈自唱,是藏曲360的藏文教學曲目。歌詞­與和弦請見「阿蘭荏芊堪卓」部落格:

བཀྲ་ཤིས་པའི་རྨི་ལམ།
《吉祥的夢》
ཚིག འབའ་པ་སྐལ་བཟང་འཕྲིན་ལས། ལེན་མཁན། ངག་དབང་བསྟན་འཛིན།
詞:呷桑春麗/演唱:昂旺登真

ངས་མདང་སོང་རྨི་ལམ་ཡག་པོ་རྨིས། རྩེ་པོ་ཏ་ལ་ཡི་རྩེ་མོ་ནས།
誒當松咪朗雅波密 則波達拉宜則摩
我昨晚夢見了好夢 從布達拉宮的頂端
གསེར་ཉི་མ་སེར་པོ་ཤར་བ་རྨིས། འོད་སེར་པོས་བོད་ཁམས་བསྐོར་བ་རྨིས།
瑟尼瑪瑟波夏哇密 偉瑟波佩康郭哇密
夢見金黃日光升起 金色光芒環繞藏區

ངས་མདང་སོང་རྨི་ལམ་ཡག་པོ་རྨིས། གནས་གངས་དཀར་རི་བོའི་རྩེ་མོ་ནས།
誒當松咪朗雅波密 康嘎日窩則摩
我昨晚夢見了好夢 從勝地雪山的頂端
དུང་ཟླ་བ་དཀར་པོ་ཤར་བ་རྨིས། འོད་དཀར་པོས་བོད་ཁམས་བསྐོར་བ་རྨིས།
統達哇嘎波夏哇密 偉嘎悲佩康郭哇密
夢見皎潔明月升起 純白光芒環繞藏區

དགའ་བ་ལ་སྐྱིད་པ་ལ། དགའ་བའི་ཉིན་དེར་སྐྱིད་པའི་གླུ་དབྱངས་ལེན།
嘎哇拉吉巴拉 嘎威寧帖吉貝路央連
既歡喜且開心 歡喜的日子吟快樂曲

ངས་མདང་སོང་རྨི་ལམ་ཡག་པོ་རྨིས། གནམ་སྔོན་མོ་གཡུ་ཡི་མེ་ལོང་ན།
誒當松咪朗雅波密 南恩摩玉宜美隆那
我昨晚夢見了好夢 從藍天碧玉的鏡裡
གནམ་གསལ་པོ་སྐར་ཆེན་ཤར་བ་རྨིས། འོད་དཀར་པོས་ལམ་སྣ་གསལ་བ་རྨིས།
南瑟波嘎千夏哇密 偉嘎悲朗那瑟哇密
夢見浩空明星現起 純白光芒指引明路

ངས་མདང་སོང་རྨི་ལམ་ཡག་པོ་རྨིས། བོད་གངས་ཅན་ཡུལ་གྱི་ས་ཆ་ལ།
誒當松咪朗雅波密 佩康間於吉薩恰拉
我昨晚夢見了好夢 在雪域西藏的土地
མགོན་ཉི་ཟླ་སྐར་གསུམ་འཛོམས་པ་རྨིས། མཛེས་མེ་ཏོག་ཆར་པ་བབས་པ་རྨིས།
袞尼達嘎松宗巴密 則美多恰巴帕巴密
夢見日月星三怙主 齊聚而降下了花雨

དགའ་བ་ལ་སྐྱིད་པ་ལ། དགའ་བའི་ཉིན་དེར་སྐྱིད་པའི་གླུ་དབྱངས་ལེན།
嘎哇拉吉巴拉 嘎威寧帖吉貝路央連
既歡喜且開心 歡喜的日子吟快樂曲
དགའ་བ་ལ་སྐྱིད་པ་ལ། དགའ་བའི་ཉིན་དེར་སྐྱིད་པའི་གླུ་དབྱངས་ལེན།
嘎哇拉吉巴拉 嘎威寧帖吉貝路央連
既歡喜且開心 歡喜的日子吟快樂曲

Publiée le 23 oct. 2012


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mardi 3 décembre 2013

6263. POUR NOS AMIS LES BANQUIERS, DES FAUTEUILS CANCÉREUX PROVENANT D’UNE MUTATION CELLULAIRE INFINIE. QUE DEMANDER DE PLUS ? ON NE SAIT PAS. POURQUOI VOUS ? MAIS PARCE QUE VOUS LE VALEZ BIEN !



















LE + INQUIÉTANT

MUTATION du Belge Marteen de Ceulaer.

À première vue, un staphylocoque qui aurait atteint une taille démesurée après quelque mutation cellulaire.

Observation faite, des sphères en mousse fixées sur une structure avant d’être recouvertes d’un textile fini velours.

Au final, un canapé annonciateur d’un futur probable où les meubles se développeront à partir de micro-organisme.

Texte revue Décormag. Juillet-août 2012. P. 44

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DESIGN - UN CANAPÉ MUTANT SIGNÉ MAARTEN DE CEULAER

ARTY WEBZINE

L'art sous un nouvel angle


Cette semaine focus sur "Mutation Series", une collection d’assises nuageuse.

Le designer belge Maarten de Ceulaer signe là des chaises, fauteuils et canapés 
qui ne semblent pas avoir été créés de la main de l’homme.

Comme si ces oeuvres s’étaient développées de manière organique. À l’esprit nous vient l’idée d’une mutation cellulaire ou d’une réaction chimique ou nucléaire.

En réalité, les assises de la série "Mutation" sont le résultat de l’agglomération 
de plusieurs  boules de mousse emboîtées entre elles, le tout fixé sur un cadre enduit 
de caoutchouc.

Pour les pattes de ces jolies bêtes, de l’inox.

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MAARTEN DE CEULAER.  MUTATION SERIES

Belgium-based designer maarten de ceulaer presents his 'mutation series' 
at this year's Milan Design Week 2012.

The pieces resemble the organic transformation of cells

that have grown out of scale due to a virus or nuclear reaction.

De ceulaer is taking an experimental review of classical furniture upholstery,

As each item is created by carefully composing patterns with cut-offs of foam spheres of various sizes, which are then applied to the structure. The entire object is then coated with durable rubber mirroring a tactile velvet-like finish,

Making each design completely different and unique.


The prototypes range in size from small ottomans and stools to large sofas and over-sized chairs.

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The pieces in this series look like they weren’t made by hands, but have grown to their present form organically.

They might be the result of a mutation in cells, or the result of a chemical or nuclear reaction.

Perhaps it’s a virus or bacteria that has grown dramatically out of scale.

The Mutation pieces make you look at furniture in a different way.

Maybe one day we would be able to grow a piece of furniture like we breed or clone an animal, and manipulate it’s shape like a bonsai tree.

On the other hand, the project can be seen as an experimental review of classic furniture upholstery.

It reminds us of the famous and iconic deep buttoned (Chesterfield) sofa's, 
interpreted in a highly contemporary and sculptural way.

Instead of upholstering springs and foam with leather or textile, these pieces are created by carefully composing patterns with cut-offs of foam spheres of various sizes, and applying them onto a structure. In the end the entire piece gets coated, with a durable rubber or tactile velvet-like finish.

It is hardly impossible to ever recreate such a specific pattern, so every piece is completely unique.

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All images photographed by Nico Neefs







lundi 2 décembre 2013

6262. DANS NOTRE SÉRIE DE COURS DE PHILOSOPHIE PRATIQUE ET UTILITAIRE POUR LES NOUVEAUX ARRIVANTS SUR TERRE (ET QUI COMPTENT Y RESTER UN CERTAIN TEMPS) (CE QUI N'EST PAS NÉCESSAIRE!) NOUS DÉCRIRONS UNE DES NOMBREUSES VARIÉTÉS DE PSYCHOPATHES QUI NOUS DIRIGENT. ICI, LES BANQUIERS.

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Dans son livre Dette : 5000 ans d’histoire (…) l’anthropologue David Graeber, l’une des figures marquantes d’Occupy Wall Street (…) réclame l’annulation des dettes, ces intolérables rapports de pouvoir.

(…)

Pour contredire les braves gens qui clament que nous avons tous l’obligation morale de payer nos dettes 


(…)

(…) Les USA, qui se font les champions mondiaux de la liberté autant que des dépenses militaires, tout en réclamant le remboursement des emprunts faits par les pays du Sud, ont eux-mêmes une dette de beaucoup supérieure à celle de l’ensemble des nations défavorisées.

La notion de dette,  c’est-à-dire d’obligation du dominé envers le dominant, se trouve vidée de son sens par l’oncle Sam.

Graeber le prouve en insistant sur le remède magique apporté à la débâcle financière de 2008 par la Réserve fédérale américaine qui (…) est «un consortium de banques privées dont le président est nommé» par le gouvernement.

À coup de centaines de milliards, la Réserve a sauvé le système financier privé dont elle constitue (…) le cœur.

La leçon est claire. La dette des États-Unis a beau augmenter vertigineusement, les choses se passent comme si elle s’effaçait en secret.

Ce tour de passe-passe, comble de l’injustice, signifie que le principe d’effacer la dette, préconisé par Graber, voix géniale dans le désert, bénéficie déjà aux plus puissants, qui s’obstinent pourtant à interdire à la multitude de le concevoir.








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UN DIALOGUE PIKETTY-GRAEBER: 

"COMMENT SORTIR DE LA DETTE"

 - UNE RENCONTRE PASSIONNANTE ENTRE UN ÉCONOMISTE ET UN ANTHROPOLOGUE - A LIRE !!!

Par Joseph Confavreux et Jade Lindgaard

06 octobre 2013

 mediapart.fr


Il existe quatre méthodes principales pour réduire significativement une dette publique :
la répudiation, l’impôt sur le capital, l’inflation et l’austérité.

Mediapart a organisé une rencontre inédite entre l’économiste Thomas Piketty et l’anthropologue David Graeber.

Dette, 5000 ans d’histoire, de l’anthropologue David Graeber, publié par Les Liens qui libèrent, et Le Capital au XXIe siècle de l’économiste Thomas Piketty, édité au Seuil, constituent sans doute les essais les plus forts, décapants et politiques de cette rentrée.

Chacun des deux auteurs recourt à l’histoire longue – trois siècles pour Thomas Piketty et 5000 ans pour David Graeber – pour dresser un saisissant paysage de la manière dont nous sommes arrivés à une situation où l’inégalité entre les hommes et le poids des dettes atteint des sommets insoutenables.

Tous deux s’appuient sur un corpus impressionnant pour proposer des solutions originales :
un impôt exceptionnel, progressif et, si possible, mondial, sur le capital et les patrimoines pour Thomas Piketty ;

une répudiation des dettes, comme plusieurs sociétés en ont connu au cours des siècles,
pour David Graeber.

D’où l’envie d’organiser une rencontre entre les deux chercheurs, à l’occasion de la venue à Paris de l’Américain, rencontre centrée sur la question de savoir comment se libérer économiquement, politiquement, mais aussi mentalement, des processus d’endettement et de creusement des inégalités.

Vous semblez tous deux penser que le système économique et financier est en bout de course, et ne pourra pas tenir très longtemps en l’état.

Pourriez-vous, chacun, expliquer quelles en sont les principales raisons ?

Thomas Piketty. Je ne suis pas sûr qu’on soit à la veille d’un effondrement du système, du moins d’un point de vue purement économique.

Cela dépend beaucoup des réactions politiques et DE LA CAPACITÉ DES ÉLITES À PERSUADER LE RESTE DE LA POPULATION QUE LA SITUATION EST ACCEPTABLE ou non.

S’IL EXISTE UN APPAREIL DE CONVICTION TRÈS EFFICACE
il n’y a aucune raison que le système ne puisse pas continuer à exister en l’état.

Je ne crois donc pas que des forces purement économiques causeront la chute du système.

Marx pensait que la baisse tendancielle du taux de profit ferait inéluctablement tomber le système capitaliste. D'une certaine manière, je suis plus pessimiste que lui, puisque même avec un taux de rendement du capital stable, autour de 5 % en moyenne, et une croissance mesurée, les richesses seront de plus en plus concentrées et le poids des héritages du passé toujours plus fort.

Mais cela, en soi, ne signifie pas qu’il se produira un effondrement économique.

Ma thèse est donc différente de celle de Marx, et aussi de celle de David Graeber.

Il se produit certes une explosion de la dette, notamment américaine, que nous observons tous : mais il y a, dans le même temps, une forte augmentation du capital, bien supérieure au montant de la dette.

La richesse nette créée est donc positive, puisque la croissance du capital est plus rapide encore que la montée de la dette. Je ne dis pas que c’est nécessairement une bonne chose.

Mais il n’y a pas de raison purement économique qui ferait que ce phénomène serait synonyme d'effondrement du système.

Mais vous dites bien que le niveau d’inégalités est devenu insupportable ?

T. P. Oui mais, là encore, L’APPAREIL DE PERSUASION, OU DE RÉPRESSION
en fonction du pays dont vous parlez, ou la combinaison des deux, peut permettre à une telle situation de durer.

Il y a un siècle, en dépit du suffrage universel, les élites des pays industrialisés avaient réussi à refuser toute mise en place d'impôts progressifs.

Il a fallu la guerre pour créer un impôt sur le revenu progressif.

David Graeber. Mais l’endettement d’une personne correspond nécessairement à la richesse d’une autre, non ?

T. P. C’est un point intéressant. J’ai adoré votre livre, la seule critique que j’en ferais, c’est que le capital ne se résume pas à la dette.

Il est exact que davantage de dettes, qu’elle soit publique ou privée, crée des ressources pour d'autres.

Mais vous n'évoquez pas frontalement les différences possibles entre la dette et le capital.
Vous faites comme si l’histoire du capital était la même que celle de la dette. Je pense que vous avez raison de dire que la dette joue un rôle beaucoup plus important qu’on ne l’a supposé jusqu’ici.

Et, en particulier, dans les contes de fées que racontent les économistes sur l’accumulation du capital, le troc, la création de la monnaie ou l'échange monétaire.

La manière dont vous déplacez le regard, en insistant sur les relations de pouvoir et de domination à l’œuvre dans les relations d'endettement, est excellente.

Mais le capital est utile en soi. Les inégalités de capital sont un problème, mais pas le capital en lui-même. Et il y a beaucoup plus de capital aujourd’hui qu’auparavant.

D. G.  Je ne veux pas dire que le capital se résume à la dette.

Mais qu’on raconte l’inverse à tout le monde,

et que c’est notre rôle de remplir les blancs que ce récit laisse sur l’histoire du salariat, du capitalisme industriel, des formes initiales de capital. J’essaie d’élargir le spectre.
Pourquoi dites-vous que les ressources augmentent alors même que la dette augmente ?

T. P. La richesse nette a augmenté, c'est-à-dire les ressources telles qu'on peut les calculer, même compte tenu de la dette.

D. G. Il y a donc plus de richesses par tête qu’avant ?

T.P. C’est évident. Prenons les logements. Non seulement il y a plus de logements qu’il y a 50 ou 100 ans, mais, en proportion d’un an de production, il y a beaucoup plus de logements « nets de dette » qu’auparavant.

Rapporté à un an de PIB, si vous mesurez le capital national, défini comme tous les revenus engendrés par l’activité économique, et que vous déduisez tout l’endettement des acteurs publics et privés du pays, le ratio a augmenté dans les pays riches depuis 40 ans.

C’est un peu moins spectaculaire aux États-Unis qu’en Europe et au Japon, mais il augmente aussi. Les ressources augmentent donc beaucoup plus vite que la dette.

D. G. Pour revenir à la question initiale, sur un possible effondrement du système, je pense que les prévisions historiques de ce type sont piégées.

CE QUI EST SÛR, C’EST QUE TOUS LES SYSTÈMES ONT UNE FIN,

et qu’il est très dur de savoir quand cela se produira.

Mais nous voyons les signes d’un ralentissement du système capitaliste.

Au niveau technologique, on n’a pas le sentiment, comme dans les années 1960 et 1970, de se trouver à la veille de grandes inventions.

En termes de visions politiques, on semble loin des grands projets de l'après-guerre, comme la création de l'ONU ou le lancement du programme spatial.

PERSONNE N'ARRIVE MÊME À AGIR SUR LE DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE, QUI MENACE POURTANT LA VIABILITÉ DE NOTRE ÉCOSYSTÈME ET DE LA VIE HUMAINE.

Ce sentiment d’impuissance vient notamment du fait que, depuis trente ans,

LES APPAREILS DE PERSUASION OU DE COERCITION, 
ONT ÉTÉ DAVANTAGE MOBILISÉS POUR GAGNER 
LA GUERRE IDÉOLOGIQUE 

que pour n'importe quoi d'autre,

y compris créer les conditions de la viabilité du système capitaliste.

Le néolibéralisme a privilégié le politique et l'idéologique sur l’économique.

STRATÉGIQUEMENT, CELA VEUT DIRE QU‘IL A PRÉFÉRÉ TOUT DÉPLOYER POUR FAIRE CROIRE QUE LE CAPITALISME EST VIABLE À LONG TERME, PLUTÔT QUE S’ATTELER À LE RENDRE VIABLE À LONG TERME.

Le résultat, c’est une guerre de l’imaginaire,

efficace au point que les gens qui se retrouvent avec des boulots de merde pensent que rien d’autre n’est possible.

On voit bien que cette hégémonie idéologique atteint ses limites aujourd'hui.

Cela signifie-t-il que le système s’effondre ? C’est dur à dire.

MAIS S’IL COMMENÇAIT À S’EFFONDRER, CELA RESSEMBLERAIT À CE QUE NOUS VOYONS.

Les systèmes économiques peuvent connaître des changements fondamentaux.

Le capitalisme est récent, il est raisonnable d’imaginer qu’il peut devenir quelque chose d’autre.

« RETOUR À LA MÉSOPOTAMIE »

Le capitalisme est-il en lui-même la source du problème ou peut-il être réformé ?

T. P. Un des points que j'apprécie le plus dans le livre de David Graeber, c’est la continuité qu’il établit entre l’esclavage et la dette publique.

La forme la plus extrême de la dette est l’esclavage

vous appartenez pour toujours à quelqu’un d’autre, et vos enfants potentiellement aussi.

En principe, l’un des progrès de la civilisation a été de se débarrasser de l’esclavage.

Or, nous explique David Graeber, la transmission inter-générationnelle de la dette, qui se faisait avec l'esclavage, a trouvé un mode d'existence moderne, qui est la dette publique et son augmentation, qui permet de transférer l'endettement d'une génération à l'autre.

On peut imaginer un cas extrême, avec une quantité infinie de dette publique, 
qui représenterait non pas un, mais dix ou vingt ans de PIB, 
et qui reviendrait à faire exister une société complètement esclavagisée, 
où toute la production, où toute la création de richesses 
serait affectée à rembourser la dette.

Tout le monde serait, par ce biais, esclave d’une minorité de la population, ce qui serait un retour au début de notre histoire.

Dans les faits, nous n’en sommes pas encore là.

Il y a en effet encore beaucoup de capital à mettre en face de la dette.

Mais cette façon de regarder les choses aide à comprendre cette étrange situation, où on culpabilise les endettés,

où on nous rabâche que, chacun, nous « possédons » entre 30 000 et 40 000 euros de la dette publique nationale.

C’est particulièrement fou car, encore une fois, nous possédons collectivement plus de ressources que de dettes.

Une grande partie de la population possède très peu de capital, puisqu’il est très concentré.

JUSQU’AU XIX e SIÈCLE, 90 % DU STOCK DE CAPITAL APPARTENAIENT À 10 % DE LA POPULATION.

Aujourd’hui c’est un peu différent.

Aux États-Unis, 73 % du stock de capital appartient aux 10 % les plus riches.

 C’est quand même un niveau de concentration qui implique que 50 % de la population ne possède que de la dette.

Pour cette moitié de la population, la dette publique par tête est donc plus grosse que ce qu’ils possèdent.

Mais 50 % de la population « possède » plus de capital que de dettes et il est donc absurde de culpabiliser ainsi les populations pour justifier les politiques d'austérité.

L’annulation de la dette est-elle pour autant la solution, ainsi que l'écrit David Graeber ?

Je n’ai rien contre. MAIS JE SUIS PLUS FAVORABLE À UN IMPÔT PROGRESSIF SUR LE PATRIMOINE, AVEC DE FORTS TAUX D’IMPOSITION EN HAUT DE L’ÉCHELLE.

Pourquoi ? La question est de savoir à quoi ressemble le jour d’après. Que faites-vous une fois que la dette est annulée ? C’est quoi le plan ?

Annuler la dette, c’est considérer que le dernier créancier, le détenteur en dernier ressort de la dette, est le coupable.

Or, le système de transactions financières tel qu'il fonctionne permet aux plus gros acteurs de se débarrasser de leurs titres de dette bien avant l’annulation.

Le dernier créancier, du fait du système d’intermédiation, n’est pas forcément très riche. 
Si vous annulez la dette, il n’est pas sûr que les plus riches y perdent de l’argent.

D. G. Personne ne prétend que l’annulation de la dette est la seule solution. Pour moi, c’est un élément inévitable dans une série de solutions.

Je ne crois pas que l’annulation de la dette puisse résoudre tous nos problèmes. Il s'agit davantage d'une rupture conceptuelle.

Pour être tout à fait honnête, je crois vraiment que 

L’EFFACEMENT MASSIF DE LA DETTE VA, DE TOUTE FAÇON, SE PRODUIRE, D’UNE FAÇON OU D’UNE AUTRE.

Pour moi, la discussion porte donc davantage sur les modalités de cette annulation : 
ouvertement, par décision verticale, en protégeant les intérêts des structures existantes ou sous l’impulsion des mouvements sociaux.

La plupart des responsables politiques et économiques auxquels j’ai parlé reconnaissent qu’une forme de répudiation de la dette est nécessaire.

T. P. C'EST BIEN MON PROBLÈME : LES BANQUIERS SONT D’ACCORD AVEC VOUS !

D. G. À partir du moment où cet effacement de la dette va se produire, 
la question est de savoir comment nous prenons possession de ce processus pour qu’il se termine bien.

Car, dans l’histoire, il y a de multiples exemples d’effacement de l’endettement qui ont servi à préserver les structures sociales existantes et souvent iniques.

Mais cet effacement a aussi, parfois, servi à produire du changement social.

Prenez les origines des constitutions athéniennes et romaines, dans les deux cas, il y avait une crise de la dette, et une manière de la régler a été de prendre des réformes politiques structurelles.

La république romaine et la démocratie athéniennes sont nées de crise de la dette.

En réalité, tous les grands moments de transformation politique sont nés d’une manière ou d’une autre de crises de dette.

Pendant la révolution américaine, la répudiation de la dette vis-à-vis de la Grande-Bretagne était l’une des demandes.

Je pense que nous sommes devant un moment semblable, qui demande de l'invention politique.

Mais l'effacement n’est pas une solution en soi, puisqu'il en existe historiquement des versions terriblement régressives.

Le Boston Consulting Group a ainsi pondu une note intitulée 

« Retour à la Mésopotamie » sur ce sujet, où ils font tourner des modèles pour voir ce qu’il se passerait en cas d’effacements massifs de dettes. 

Leur conclusion est que cela créerait de gros troubles économiques, 

mais que de ne pas le faire en créerait encore plus !

Si vous voulez protéger les structures actuelles de l’économie, il sera nécessaire d'en passer par là.

Voilà un exemple typique de réponse réactionnaire à la proposition d’effacement de la dette.

Concernant le capitalisme, il m’est difficile de l’imaginer survivant encore plus de cinquante ans, surtout au regard de la question écologique.

Lorsqu'on reprochait au mouvement Occupy Wall Street de ne pas formuler de demande concrète,

alors qu'on l'avait fait, j'ai lancé, un peu par provocation, l'idée d’annuler la dette et 

d’instaurer la journée de travail de 4 heures.

Ce serait bénéfique écologiquement et répondrait à 

L’HYPERTROPHIE DU TEMPS DE TRAVAIL 

QUI VEUT QUE NOUS TRAVAILLONS BEAUCOUP 
POUR DES BOULOTS DONT UNE GRANDE PARTIE 
NE SERT À RIEN D’AUTRE 
QU'À OCCUPER LES GENS.

LE MODE DE PRODUCTION ACTUEL 
EST FONDÉ SUR DES PRINCIPES MORAUX 
PLUS QU’ÉCONOMIQUES.

La croissance de la dette, des heures de travail et de la discipline de travail, tout cela semble aller de pair.

Si la monnaie est une relation sociale faite de la promesse que chacun accordera la même valeur au billet de banque qu’il a entre les mains, 

pourquoi ne pas réfléchir au type de promesses que nous souhaitons nous faire, 

en matière de productivité future et d’engagement dans le travail ?

C’est pourquoi je dis que l’abolition de la dette est une rupture conceptuelle.

C’est pour nous aider à imaginer d’autres formes de contrat social, qui pourraient être renégociées démocratiquement.

« S'ILS N'ONT PAS PEUR DE L'IRAK, IL N'Y A PAS DE RAISON D’AVOIR PEUR DES BAHAMAS OU DE JERSEY »

À vous lire, Thomas Piketty, la répudiation de la dette n'est pas une solution « civilisée ». Qu'entendez-vous par là ?

T. P. Parce que les derniers créanciers des dettes ne sont pas nécessairement ceux qu'il faudrait faire payer.

Que pensez-vous, David Graeber, de la proposition d’un impôt progressif sur les richesses, qui me paraît être une façon plus civilisée d'aboutir à ce résultat ?

J’insiste sur le fait que je suis vraiment très perplexe face au fait que les plus fervents soutiens de l’abolition de la dette, à part vous, sont ceux qui veulent des « haircuts », 

cette expression employée au FMI et à la Bundesbank, qui revient à dire : 

les détenteurs de dette publiques ont pris beaucoup de risques, donc maintenant, ils doivent payer.

Réduisons de 50 % la valeur de la dette grecque, de 60 % celle de la dette chypriote.

Ce n'est pas du tout une solution progressiste !

Je suis surpris, excusez-moi, que vous ne preniez pas plus au sérieux la question de quel outil nous doter, de quelles institutions collectives créer, afin de mieux cibler ceux que nous voulons cibler ?

Une partie de notre rôle d’intellectuels est de dire quelles institutions collectives nous voulons bâtir.

L’impôt en fait partie.

D. G. L’impôt progressif me semble typique de l’« ère keynésienne » et de mécanismes redistributifs fondés sur des hypothèses de taux de croissance qui ne semblent plus vraiment soutenables.

Ces formes de mécanismes de redistribution s’appuient sur des projections de hausse de productivité, liées aux hausses de salaires qui, historiquement, se sont produites en même temps que la mise en place de politiques fiscales redistributives.

Est-ce que ces politiques sont viables dans un contexte de faible croissance ?

Avec quels effets sociaux ?

T. P. Une faible croissance rend encore plus désirable ce type d’instruments fiscaux redistributifs.

Je ne parle pas seulement du traditionnel impôt sur le revenu ; mais bien d’une taxation progressive de la richesse et du capital.

Il y a une quantité de capital que des gens possèdent, net de dette.

Si vous imposez un taux d’imposition progressif sur ce capital, pour ceux qui possèdent très peu, le taux d’imposition est négatif, et cela revient donc à effacer une partie de leurs dettes.

Il s'agit donc de quelque chose de très différent des politiques keynésiennes d’imposition sur le revenu.

Par ailleurs, la faible croissance rend l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les richesses encore plus désirables car, avec une faible croissance, l’écart entre le taux de rendement du capital et le taux de croissance s’accroît.

Durant la plus grande partie de l’histoire humaine, la croissance a été presque nulle, et le taux de rendement du capital était d'environ 5 %.

Quand le taux de croissance est d’environ 5 %, comme en Europe après la guerre, l’écart entre les deux est donc faible.

Mais quand le taux de croissance est de 1 %, ou même négatif comme dans certains pays européens, l’écart entre les deux taux devient énorme.

Ce n'est pas un problème d'un point de vue purement économique, mais c'est en un d'un point de vue social, parce que cela entraîne de grosses concentrations de la richesse.

Face à cela, la taxation progressive de la richesse et du patrimoine est utile.

D. G. Mais cet impôt progressif sur le capital ne devrait-il pas être international ?

T. P. Oui bien sûr. Je suis internationaliste, comme vous, je ne pense donc pas que ce soit un point de discussion entre nous.

D. G. C’est quand même intéressant car, historiquement, quand vous passez à une ère où le crédit est fort, vous avez en général une forme de mécanisme surplombant qui protège les débiteurs et empêche les créanciers de faire n'importe quoi, quitte à prendre des mesures favorables aux débiteurs.

Ces mécanismes qui empêchent les créanciers d'avoir trop d'emprise sur les débiteurs ont pris des formes diverses : 

une monarchie de droit divin en Mésopotamie, le jubilé biblique, le droit canon au Moyen Âge, le bouddhisme, le confucianisme :

en bref, il existait dans ces sociétés un appareil institutionnel et/ou moral qui maintenait une forme de contrôle sur le crédit.

Aujourd’hui, nous sommes dans une phase où le crédit est déterminant, mais nous faisons les choses à l’envers.

Nous avons déjà des institutions surplombantes, de nature quasi religieuses dans la mesure où 

le néolibéralisme peut être vu comme une forme de foi,

mais, au lieu de protéger les débiteurs contre les créanciers, elles font l’inverse.

Depuis trente ans, l'ensemble composé par le FMI, l'OMC, les institutions financières issues de Bretton Woods, les banques d’investissements, les multinationales ou les ONG internationales constitue 

UN SYSTÈME BUREAUCRATIQUE INTERNATIONAL DE TAILLE MONDIALE QUI, CONTRAIREMENT À L’ONU, A LES MOYENS DE FAIRE APPLIQUER SES DÉCISIONS.

Puisque toute cette structure a été explicitement mise en place pour défendre les intérêts des financiers et des créanciers,

comment serait-il politiquement possible de transformer cet appareil pour qu’il fasse le contraire de ce pour quoi il a été mis en œuvre ?

T. P. Il va falloir convaincre plus de gens, que puis-je vous dire ? !

C’est important de savoir déjà où nous voulons aller.

Ce qui m’inquiète, c’est que pour les grandes institutions dont vous parlez, il est beaucoup plus naturel que ce que vous pensez d’annuler la dette. 

Pourquoi aiment-ils cette expression d’«haircut » ? 

Parce que vous restez dans le système moral du marché. Le coupable est celui qui possède la dette. 

Le risque, pour moi, est que les institutions financières aillent dans la direction que vous décrivez.

Typiquement, lors de la crise chypriote, alors qu'avait été discuté un projet d’impôt progressif sur les capitaux, avec un peu de progressivité, 

le FMI et la BCE ont, in fine, décidé de procéder par « haircuts », 

en faisant le choix d’une taxe égale pour tous.

En France, en 1945/46, il y avait une dette publique énorme.

Deux outils ont été utilisés. 

D'abord beaucoup d’inflation, qui est historiquement la principale manière de se débarrasser de la dette,

mais qui a réduit le peu que possédaient par exemple les personnes âgées pauvres, qui ont tout perdu.

Ce qui fait qu’en 1956, il y a eu un consensus national pour créer une allocation vieillesse, 
une forme de revenu minimum pour ces retraités qui avaient tout perdu.

Les riches n’ont rien perdu du fait de cette inflation. 

L’inflation ne réduit pas leur richesse, parce qu'ils l’investissent dans le dur, et cela la protège.

Ce qui leur a fait perdre de l’argent, c'est un autre mécanisme alors mis en place :

UN IMPÔT PROGRESSIF ET EXCEPTIONNEL SUR LES RICHESSES ET LE CAPITAL, CRÉÉ EN 1945.

Or, 70 ans plus tard, le FMI essaie de nous faire croire qu'il est techniquement impossible d’établir un impôt progressif gradué sur le capital.

J’ai vraiment peur que ces institutions dont vous parlez n’aient de fortes raisons idéologiques de préférer les « haircuts ».

N’y a-t-il pas un risque d’évasion fiscale ?

N’est-il pas plus facile aux possesseurs de capital d’échapper à l’impôt qu’aux effets de l’annulation de la dette ?

T. P. Non, c’est très facile d’échapper aux effets de la répudiation de la dette, 
comme d’échapper à l’inflation.

Les gros portefeuilles ne détiennent pas de titres de dettes et sont constitués de capitaux propres.

EST-IL POSSIBLE DE LUTTER CONTRE L’ÉVASION FISCALE ?

Oui, si on le veut, on le peut.

Quand les gouvernements modernes veulent que leurs décisions soient respectées, ils y arrivent.

QUAND LES GOUVERNEMENTS OCCIDENTAUX VEULENT ENVOYER UN MILLION DE SOLDATS 
AU KOWEÏT POUR QUE LE PÉTROLE KOWEÏTI 
NE SOIT PAS ANNEXÉ PAR L'IRAK, 
ILS LE FONT.

S'ils n'ont pas peur de l'Irak, 

il n'y a pas de raison d’avoir peur des Bahamas ou de Jersey,

il faut être sérieux !

Créer un impôt très progressif sur la richesse et le capital ne pose pas de problèmes techniques. 

C’est une question de volonté politique.

*

Lire aussi

Piketty ausculte le capitalisme, ses contradictions et ses violentes inégalités

Par Joseph Confavreux et Laurent Mauduit

Pour un impôt mondial sur le capital

Par La rédaction de Mediapart

Thomas Piketty plaide pour une « révolution fiscale »

Par Laurent Mauduit



*

LE LIVRE DERRIÈRE OCCUPY WALL STREET

23 novembre 2013 

Michel Lapierre

Le Devoir, 24 nov. 2013.p. F7


*

DETTE : 5000 ANS D’HISTOIRE

David Graeber

2013. 624 pages

Broché: 624 pages

Editeur : LES LIENS QUI LIBÈRENT EDITIONS (25 septembre 2013)

Collection : LIENS QUI LIBERÈRENT

ISBN-13: 979-1020900593


*

Debt: The First 5,000 Years

p.2. 5. 17

http://www.amazon.fr/Debt-The-First-000-Years/dp/1612191290/ref=pd_cp_b_0