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lundi 19 juillet 2010
4147. CAISSE DE DÉPÔT. COMMENT PERDRE SON $ EN QUELQUES LEÇONS FACILES OU LA FINANCES POUR ET PAR LES NULS.
CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT
L'AMATEURISME CARACTÉRISAIT LA GESTION DU RISQUE
UN RAPPORT DE PRICEWATERHOUSECOOPERS JUGE SÉVÈREMENT LES ANCIENNES PRATIQUES DE L'INSTITUTION
9 juillet 2010
La Presse canadienne
http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/292208/caisse-de-depot-et-placement-l-amateurisme-caracterisait-la-gestion-du-risque
Au moment de l'éclatement de la crise du papier commercial, en 2007, la gestion du risque à la Caisse de dépôt et placement du Québec était «inefficace» et accusait un «retard par rapport aux pratiques du marché», indique un rapport de la firme comptable PricewaterhouseCoopers jusqu'ici tenu secret.
Le document daté de mai 2008, obtenu hier par la Presse canadienne, souligne que les instruments de placement se sont complexifiés
«à un rythme tel que le groupe de gestion des risques de la Caisse ne [parvenait] pas à suivre».
[C'était devenu un racket du même genre que ceux utilisés pour attrapper les pensionnés mais, dans ce cas, réservés aux illustres savants de la finances.]
Selon PricewaterhouseCoopers, l'implantation d'une bonne culture de gestion des risques a été «inhibée» par l'autonomie des équipes de placement et l'accent mis sur l'atteinte de résultats portefeuille par portefeuille.
De plus, le personnel du groupe de gestion des risques consacrait «un temps disproportionné» à résoudre les problèmes liés à la mauvaise qualité des données.
Il disposait par conséquent d'un temps limité pour mesurer et analyser les risques.
C'est sans compter que plusieurs membres du groupe de gestion des risques étaient surqualifiés [!] pour ce travail, une situation qui conduisait à une forte rotation du personnel.
En fait, l'équipe de gestion des risques ne refusait qu'un «faible nombre d'opérations», ce qui découlait d'une «lacune» dans le processus d'examen interne, d'après PricewaterhouseCoopers.
Preuve tangible des faiblesses importantes qui existaient, il pouvait s'écouler jusqu'à sept semaines entre la mesure d'un risque et la communication de l'information s'y rattachant aux personnes concernées.
Pire encore, la mesure du «risque de marché» était fondée sur des hypothèses «non conformes aux pratiques du secteur financier».
En outre, la portée des tests de tension, destinés à déceler les risques extrêmes, n'était pas aussi exhaustive que dans les autres grandes caisses de retraite.
Le député péquiste Jean-Martin Aussant a déploré que les recommandations du rapport n'aient pas été mises en oeuvre avant la crise financière de septembre 2008, qui a fortement ébranlé la Caisse de dépôt.
«Ils ont reçu le rapport avant la mi-année et les ajustements n'avaient pas été faits du tout en fin d'année», a-t-il noté au cours d'un entretien téléphonique.
«L'année 2008 a été catastrophique avec 40 milliards de pertes pour la Caisse, a-t-il ajouté.
Je conviens tout à fait qu'il y a 30 milliards là-dessus qui étaient proportionnels aux pertes des marchés, mais la Caisse a toujours bien perdu 10 milliards de plus que tous ses comparables.
C'est donc un rapport qui ne semble pas avoir été appliqué avec empressement.»
Les recommandations de PricewaterhouseCoopers devaient initialement être appliquées sur une période de trois ans, mais lorsque Michael Sabia est entré en fonctions comme président et chef de la direction de la Caisse, au printemps 2009, ce délai a été raccourci à 18 mois, a indiqué un porte-parole de l'institution, Maxime Chagnon.
Finalement, avec le concours de la firme McKinsey, dont les travaux ont coûté quelque 10 millions, la Caisse a pu mettre en place sa nouvelle politique de gestion des risques en neuf mois, a soutenu M. Chagnon.
«En tout, c'est 30 000 heures de travail qui ont été consacrées à ce dossier», a-t-il précisé au cours d'un entretien téléphonique.
Le porte-parole a expliqué qu'il y avait désormais quatre vice-présidents responsables de la gestion des risques dans les secteurs du revenu fixe, des marchés boursiers, des placements privés et de l'immobilier.
La Caisse doit toutefois trouver un remplaçant permanent à Susan Kudzman, qui a officiellement quitté en mai son poste de première vice-présidente et chef de la direction des risques après un long congé de maladie. Elle était en place depuis 2005, de sorte qu'elle a vécu le scandale du PCAA et la crise financière. L'intérim est assumé par Claude Bergeron, premier vice-président, Affaires juridiques et secrétariat.
Le rapport de PricewaterhouseCoopers vient d'être remis à une commission parlementaire de l'Assemblée nationale, qui en avait fait la demande en mai.
La Caisse a perdu plus de cinq milliards à cause de ses investissements massifs dans le papier commercial adossé à des actifs (PCAA), un titre obligataire à court terme qui a été happé par la crise hypothécaire américaine.
[On joue avec les chiffres selon l'auditoire. On est passé de 50 milliards à 5?. On fait avec les statistiques ce qu'on a fait avec l'$.]
L'AMATEURISME CARACTÉRISAIT LA GESTION DU RISQUE
UN RAPPORT DE PRICEWATERHOUSECOOPERS JUGE SÉVÈREMENT LES ANCIENNES PRATIQUES DE L'INSTITUTION
9 juillet 2010
La Presse canadienne
http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/292208/caisse-de-depot-et-placement-l-amateurisme-caracterisait-la-gestion-du-risque
Au moment de l'éclatement de la crise du papier commercial, en 2007, la gestion du risque à la Caisse de dépôt et placement du Québec était «inefficace» et accusait un «retard par rapport aux pratiques du marché», indique un rapport de la firme comptable PricewaterhouseCoopers jusqu'ici tenu secret.
Le document daté de mai 2008, obtenu hier par la Presse canadienne, souligne que les instruments de placement se sont complexifiés
«à un rythme tel que le groupe de gestion des risques de la Caisse ne [parvenait] pas à suivre».
[C'était devenu un racket du même genre que ceux utilisés pour attrapper les pensionnés mais, dans ce cas, réservés aux illustres savants de la finances.]
Selon PricewaterhouseCoopers, l'implantation d'une bonne culture de gestion des risques a été «inhibée» par l'autonomie des équipes de placement et l'accent mis sur l'atteinte de résultats portefeuille par portefeuille.
De plus, le personnel du groupe de gestion des risques consacrait «un temps disproportionné» à résoudre les problèmes liés à la mauvaise qualité des données.
Il disposait par conséquent d'un temps limité pour mesurer et analyser les risques.
C'est sans compter que plusieurs membres du groupe de gestion des risques étaient surqualifiés [!] pour ce travail, une situation qui conduisait à une forte rotation du personnel.
En fait, l'équipe de gestion des risques ne refusait qu'un «faible nombre d'opérations», ce qui découlait d'une «lacune» dans le processus d'examen interne, d'après PricewaterhouseCoopers.
Preuve tangible des faiblesses importantes qui existaient, il pouvait s'écouler jusqu'à sept semaines entre la mesure d'un risque et la communication de l'information s'y rattachant aux personnes concernées.
Pire encore, la mesure du «risque de marché» était fondée sur des hypothèses «non conformes aux pratiques du secteur financier».
En outre, la portée des tests de tension, destinés à déceler les risques extrêmes, n'était pas aussi exhaustive que dans les autres grandes caisses de retraite.
Le député péquiste Jean-Martin Aussant a déploré que les recommandations du rapport n'aient pas été mises en oeuvre avant la crise financière de septembre 2008, qui a fortement ébranlé la Caisse de dépôt.
«Ils ont reçu le rapport avant la mi-année et les ajustements n'avaient pas été faits du tout en fin d'année», a-t-il noté au cours d'un entretien téléphonique.
«L'année 2008 a été catastrophique avec 40 milliards de pertes pour la Caisse, a-t-il ajouté.
Je conviens tout à fait qu'il y a 30 milliards là-dessus qui étaient proportionnels aux pertes des marchés, mais la Caisse a toujours bien perdu 10 milliards de plus que tous ses comparables.
C'est donc un rapport qui ne semble pas avoir été appliqué avec empressement.»
Les recommandations de PricewaterhouseCoopers devaient initialement être appliquées sur une période de trois ans, mais lorsque Michael Sabia est entré en fonctions comme président et chef de la direction de la Caisse, au printemps 2009, ce délai a été raccourci à 18 mois, a indiqué un porte-parole de l'institution, Maxime Chagnon.
Finalement, avec le concours de la firme McKinsey, dont les travaux ont coûté quelque 10 millions, la Caisse a pu mettre en place sa nouvelle politique de gestion des risques en neuf mois, a soutenu M. Chagnon.
«En tout, c'est 30 000 heures de travail qui ont été consacrées à ce dossier», a-t-il précisé au cours d'un entretien téléphonique.
Le porte-parole a expliqué qu'il y avait désormais quatre vice-présidents responsables de la gestion des risques dans les secteurs du revenu fixe, des marchés boursiers, des placements privés et de l'immobilier.
La Caisse doit toutefois trouver un remplaçant permanent à Susan Kudzman, qui a officiellement quitté en mai son poste de première vice-présidente et chef de la direction des risques après un long congé de maladie. Elle était en place depuis 2005, de sorte qu'elle a vécu le scandale du PCAA et la crise financière. L'intérim est assumé par Claude Bergeron, premier vice-président, Affaires juridiques et secrétariat.
Le rapport de PricewaterhouseCoopers vient d'être remis à une commission parlementaire de l'Assemblée nationale, qui en avait fait la demande en mai.
La Caisse a perdu plus de cinq milliards à cause de ses investissements massifs dans le papier commercial adossé à des actifs (PCAA), un titre obligataire à court terme qui a été happé par la crise hypothécaire américaine.
[On joue avec les chiffres selon l'auditoire. On est passé de 50 milliards à 5?. On fait avec les statistiques ce qu'on a fait avec l'$.]
DOUTEUR. PROFESSEUR BULLE. HENRY DICKSON
Caisse de Dépôt
dimanche 20 juin 2010
3937. LES AVENTURES DE NOS FINANCES
LA CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC
RETOUR DANS LE PASSÉ - PAS SI LOINTAIN
ÉPISODE QUELCONQUE. UNE MENACE SE POINTE. LE PIRE EST ENCORE À VENIR.
[Les titres sont du professeur Bulle]
http://gaetanpelletier.wordpress.com/tag/esclavage/
(…) M. Rousseau avait mis au second plan la contribution de la Caisse au développement économique du Québec et s’était attardé à son mandat de « gérer en recherchant le rendement optimal du capital de ses déposants. »
Ce qu’il fit si bien qu’un journaliste de La Presse a calculé qu’à son départ à peine 15,7 % de l’actif total des déposants géré par la Caisse était détenu au Québec dont près de la moitié portait exclusivement sur des obligations émises par le gouvernement et des organismes du secteur parapublic.
En fait, seulement 8 % des actifs de la Caisse étaient directement investis dans l’économie du Québec.
C’est moins que les investissements de la Caisse en Russie !
Cependant, la Caisse sous la gouverne d’Henri-Paul Rousseau ne négligea pas d’investir dans Power Corporation et ses filiales.
Ainsi, la Caisse détenait, au 31 décembre 2007, 4,6 millions d’actions de Power, représentant un investissement de 187,5 millions de dollars.
Elle possédait également des titres dans les filiales de Power qui sont liées à Total, soit Corporation Financière Power (212,9 M$), Pargesa (500 000 $) et Groupe Bruxelles Lambert (5,4 M$).
En tout, ce sont 406 MS dans Power et ses sociétés. Source de l'article: Pierre Dubuc, Vigile
RETOUR DANS LE PASSÉ - PAS SI LOINTAIN
ÉPISODE QUELCONQUE. UNE MENACE SE POINTE. LE PIRE EST ENCORE À VENIR.
[Les titres sont du professeur Bulle]
http://gaetanpelletier.wordpress.com/tag/esclavage/
(…) M. Rousseau avait mis au second plan la contribution de la Caisse au développement économique du Québec et s’était attardé à son mandat de « gérer en recherchant le rendement optimal du capital de ses déposants. »
Ce qu’il fit si bien qu’un journaliste de La Presse a calculé qu’à son départ à peine 15,7 % de l’actif total des déposants géré par la Caisse était détenu au Québec dont près de la moitié portait exclusivement sur des obligations émises par le gouvernement et des organismes du secteur parapublic.
En fait, seulement 8 % des actifs de la Caisse étaient directement investis dans l’économie du Québec.
C’est moins que les investissements de la Caisse en Russie !
Cependant, la Caisse sous la gouverne d’Henri-Paul Rousseau ne négligea pas d’investir dans Power Corporation et ses filiales.
Ainsi, la Caisse détenait, au 31 décembre 2007, 4,6 millions d’actions de Power, représentant un investissement de 187,5 millions de dollars.
Elle possédait également des titres dans les filiales de Power qui sont liées à Total, soit Corporation Financière Power (212,9 M$), Pargesa (500 000 $) et Groupe Bruxelles Lambert (5,4 M$).
En tout, ce sont 406 MS dans Power et ses sociétés. Source de l'article: Pierre Dubuc, Vigile
DOUTEUR. PROFESSEUR BULLE. HENRY DICKSON
Caisse de Dépôt
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