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DOUTEUR EST L'AMI DE MONSIEUR HENRY DICKSON ET DE MONSIEUR MARCEL DUCHAMP ET L'AMI DE DAME MUSE ET DES MUTANTS GÉLATINEUX LGBTQ OGM ET DE MADEMOISELLE TAYTWEET DE MICROSOFT - SECONDE TENTATIVE OFFICIELLE D'Ai - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE - ET DE MONSIEUR ADOLF HITLER, CÉLÈBRE ARTISTE CONCEPTUEL AUTRICHIEN ALLEMAND CITOYEN DU MONDE CÉLÈBRE MONDIALEMENT CONNU - IL EST DANS LE DICTIONNAIRE - SON OEUVRE A ÉTÉ QUELQUE PEU CRITIQUÉE MAIS ON NE PEUT PLAIRE À TOUT LE MONDE ET PERSONNE N'EST PARFAIT ! VOILÀ!

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DOUTEUR - DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DU DOUTE EST AMI DU PROFESSEUR BULLE - DE L'INTERNATIONALE SITUATIONISTE CONSPIRATIONNISTE - DES THÉORICIENS DU COMPLOT ET DES CONSPIRATIONS ET DES COMPLOTISTES ET CONSIRATIONISTES - AMI DES THÉORICIENS DU NON COMPLOT ET DES THÉORICIENS DE L'EXPLICATION ET DE L'UNION DES JOVIALISTES ET INTELLECTUELS ORGANIQUES - AUTISTE ASPERGER GEEK RELATIVISTE CULTUREL PYRRHONIEN NÉGATIONNISTE RÉVISIONNISTE SCEPTIQUE IRONIQUE SARCASTIQUE - DÉCONSTRUCTEUR DERRIDADIEN - AMI DES COLLECTIONNEURS DE BOMBES ATOMIQUES - AMI DES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES ET FONDAMENTALES ET AMI DE L'ATOME CAR LA FUSION OU LA FISSION NUCLÉAIRE SONT VOS AMIS

UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT

UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT
LES MUTANTS EXTERMINERONT OU NON LES HUMAINS - ET NOUS TRAITERONS PROBABLEMENT AUSSI BIEN QU'ON SE TRAITE NOUS-MÊMES ENTRE NOUS - ET PROBABLEMENT AUSSI BIEN QUE L'ON TRAITE LA NATURE ET TOUT CE QUI VIT

mercredi 20 novembre 2013

6257. LU. DU BON USAGE D'INTERNET ET DE QUELQUES IDÉES INTÉRESSANTES SUR LA TRANSMISSION, LE PARTAGE ET LA PROTECTION DES OEUVRES

*

PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (ABUS DE)


Denis Feldmann


David Madore a fondé avec quelques copains l'OCAPI (Organisation Contre les Abus de la Propriété Intellectuelle), dont voici l'un des textes fondateurs. Je me sens extrêmement concerné, en fait, ce qui est assez curieux ; pourtant, je m'énerve beaucoup, mais je fais pas grand chose, d'habitude. Mais là, je vais aller y voir de près. Bon, si vous me retrouvez un jour en prison pour avoir démantelé un McDo virtuel bordant une autoroute (à péage) de l'information, vous saurez que c'est ici que j'ai commencé ma dérive antisociale...

*

MANIFESTE CONTRE LES ABUS DE LA « PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE »


David Madore

L'interdiction de la vente en France des DVD de zone 1, les pressions sur la Communauté Européenne pour permettre la brevetabilité des logiciels informatiques, le débat autour du prêt payant dans les bibliothèques, 

l'extension avec effet rétroactif de 50 ans à 70 ans de la durée de la protection des œuvres autres que musicales

tous ces signes, dont le dernier, la décision de taxer les CD inscriptibles vierges, est sans doute le plus frappant, sont les marques les plus visibles d'une bataille importante en train de se livrer.

Une bataille dont le public n'est encore que très mal informé (ce qui permet, par conséquent, aux lobbies, ou groupes de pression, d'exercer une influence d'autant plus grande sur les législateurs), mais dont les enjeux sont de la plus haute importance, 

puisqu'il s'agit de pas moins que le contrôle de l'information — 

quintessence de la technologie du siècle à venir — 

et de la liberté de communiquer de façon générale.

La bataille de la « propriété intellectuelle ».

Qu'est-ce que la « propriété intellectuelle » ?

Dans sa conception première, il s'agissait d'un droit, soutenu notamment par Beaumarchais, destiné à protéger l'auteur et ses justes intérêts contre les abus des éditeurs.
Dans son application actuelle, c'est un moyen par lequel certains (et pas toujours les auteurs eux-mêmes) s'attribuent, ou du moins tentent de s'attribuer, un monopole sur la diffusion et la communication de certaines « informations »,

dans un sens extrêmement large (œuvres d'art, mais aussi programmes informatiques, réalisations technologiques, techniques industrielles, bases de données).

Entre ces deux conceptions, quel écart ! 

Écart qui semble amené à se creuser toujours plus, 

à mesure que les pressions commerciales pour un droit toujours plus large et plus sévère de la «propriété intellectuelle » 

disposeront à leur gré des gouvernants faute d'existence d'un contre-pouvoir.

C'est pour former ce contre-pouvoir, 

contre les excès d'un droit de la « propriété intellectuelle » sans cesse plus envahissant, plus contraignant et plus injuste, que nous nous élevons.

Sans remettre en question la notion de droit d'auteur, 

nous protestons contre les dérives qui font que les intérêts d'une majorité sont balayés 

au profit des privilèges monopolistiques d'un lobby minoritaire.

Nous montrerons d'abord pourquoi le terme même de « propriété intellectuelle » relève d'une rhétorique partisane.

Nous examinerons ensuite la notion de protection de l'investissement et les abus qui en résultent.

Notre troisième point sera de mettre en relation le droit de certains à un monopole avec le droit dont les autres sont ainsi privés, de façon à montrer que l'enjeu n'est pas sans importance.

Nous évoquerons alors l'évolution des technologies et l'exacerbation des antagonismes à laquelle elle a conduit.

Enfin, nous tenterons de suggérer de nouvelles solutions pour concilier le juste souci des auteurs vis-à-vis de leur rémunération, avec le droit de chacun à communiquer et à partager.

On aura sans doute remarqué l'emploi des guillemets autour de l'expression « propriété intellectuelle ».

C'est qu'il y a dans cette dénomination un sous-entendu qui ne devrait pas être admis comme allant de soi, à savoir que la « propriété intellectuelle » relève de la propriété

et qu'à ce titre elle mérite d'être défendue au même degré que la propriété matérielle.

On cherche donc à la faire passer pour un droit imprescriptible et inaliénable de l'homme.

Il y a dans ce simple choix de terme tout un programme dont la reconnaissance silencieuse nous prive du droit à le contester.

Et avec ce choix viennent également des jugements moraux sur ceux qui enfreignent le droit prétendu à la « propriété intellectuelle » :

ceux qui ne la respectent pas deviendraient ipso facto des « voleurs »

(témoins les campagnes publicitaires des défenseurs de la « propriété intellectuelle » qui n'hésitent pas à utiliser une terminologie aussi colorée).

Voilà une façon commode de couper court à tout débat contradictoire, en déclarant, par un simple tour de rhétorique, nuls (ou extrémistes) et irrecevables tous les arguments qu'on pourra objecter.

Sans tomber dans cette rhétorique ainsi dénoncée, tentons de voir en quoi consiste au juste cette « propriété intellectuelle ».

Le droit en question recouvre des domaines assez variés.

Il va du droit des auteurs, c'est-à-dire la « propriété » littéraire et artistique

au droit des brevets, qui relève de la « propriété » industrielle.

Entre les deux il existe ce droit étrange qui protège les auteurs de logiciels, et qui est assimilé, à l'encontre du sens commun, au domaine littéraire et artistique.

Les buts recherchés sont également assez variés,

allant d'un droit moral de reconnaissance de paternité

à un droit purement financier de retour d'investissement,

en passant par une protection de l'œuvre elle-même contre le plagiat.

Dans tous les cas, il prend la forme d'un monopole garanti à une certaine personne (l'artiste-créateur, mais aussi parfois l'interprète, l'éditeur, l'héritier, l'employeur, l'investisseur) sur l'usage, la reproduction, la diffusion, la publication, d'une certaine information dans un sens large (œuvre littéraire, bien entendu, mais aussi base de données, logo, technique industrielle,

idée dans un sens très vague — même si le Code de la propriété intellectuelle exclut théoriquement la brevetabilité des idées).

Bref, la « propriété intellectuelle » se résume en deux mots :

« monopole » sur des «informations ».

Et on voit dès lors à quel point son champ est large et terrifiant.

Il n'est désormais plus aucune idée, aucun concept, aucune création, qui naisse libre : toutes sont soumises à cette « propriété » omniprésente.

COMPARONS MAINTENANT LA « PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE » À LA PROPRIÉTÉ MATÉRIELLE.

En surface, il apparaît une ressemblance importante :

il s'agit de garantir à une personne (le «propriétaire », qui n'a pas nécessairement de justification de paternité) l'exclusivité de la jouissance sur un objet matériel.

En vérité, cependant, les différences sont considérables.

D'abord, parce que la propriété matérielle est correctement circonscrite : elle ne concerne que des objects palpables et bien définis, ou des régions limitées de l'espace ;

tandis que la « propriété intellectuelle » n'a aucune limite à son champ d'application.

Ensuite, parce que la notion de « vol intellectuel » est un artifice rhétorique :

il s'agit de copie et non de spoliation ;

et nous reviendrons abondamment sur ce point.

Enfin, parce qu'il est tout naturel qu'un objet matériel appartienne à une seule personne, lorsqu'il ne peut en être fait usage que par un seul :

le monopole en ce qui concerne la propriété naturelle est inhérent, le droit ne faisant que codifier les modalités de sa répartition ;

tandis qu'en ce qui concerne l'information, le monopole est artificiel et, nous espérons le montrer, nuisible dans son excès.

En raison de ces différences, nous affirmons que la prétendue « propriété intellectuelle » n'est pas un droit naturel.

Si je m'introduis chez quelqu'un et que je lui prends son pain, je l'ai privé de quelque chose, et c'est de la spoliation, donc du vol.

Si j'utilise un appareil miraculeux qui me permet de reproduire, molécule par molécule, le pain, et que j'emporte la copie, ai-je volé le propriétaire ? Assurément non.

Le miracle de la multiplication des pains ne lèse pas le propriétaire du pain original.

Or si pour ce qui est des pains, la multiplication est fabuleuse, en revanche, pour les productions de l'esprit, elle est une réalité banale

les idées se reproduisent, les informations se copient, les duplicata existent.

Nous avons donc là la différence fondamentale entre propriété matérielle et « propriété intellectuelle » :

l'une n'assure qu'un droit sur une instance (un exemplaire), bien délimitée, d'un objet,

l'autre garantit un privilège absolu sur toutes les instances d'une information.
Il existe cependant bien un droit naturel au regard de l'information.

Mais, de même que l'information n'est pas matérielle, ce droit ne l'est pas non plus.

Il s'agit d'un droit, non à la propriété, mais à la paternité. 

Il s'agit du droit moral d'être reconnu comme auteur d'une création dont on est le créateur, comme le concepteur d'une invention dont on est l'inventeur.

C'est là un droit de reconnaissance, un droit de vérité, effectivement reconnu par les législateurs, mais il n'est pas opposable à la jouissance de la création par autrui.

S'il faut faire une comparaison évidente mais éclairante, la paternité reconnue sur un enfant par ses géniteurs (ou parents adoptifs) n'entraîne évidemment pas de propriété sur cet enfant, et on voit dès lors à quel point la rhétorique de la « propriété » intellectuelle est douteuse.

Qu'on permette, pour étayer le propos, de citer assez longuement l'auteur de la Déclaration d'Indépendance des États-Unis, que l'on peut difficilement accuser de ne pas accorder une grande importance à la propriété privée :

« Certains (en Angleterre notamment) ont prétendu que les inventeurs ont un droit naturel et exclusif vis-à-vis de leurs inventions, et non seulement pour la durée de leur vie, mais transmissible à leurs héritiers.

Mais s'il est discutable de savoir si l'origine de toute propriété provient de la nature, il serait étrange d'admettre un droit naturel, et même un droit transmissible, aux inventeurs. (…)
La possession stable est le produit de la loi sociale, et elle est d'arrivée tardive dans le progrès de la société.

Il serait donc curieux qu'une idée, fermentation fugace d'un cerveau individuel, puisse, de droit naturel, être prétendue comme propriété exclusive et stable.

Si la nature a fait une chose moins susceptible que les autres à la propriété exclusive, c'est ce 

résultat du pouvoir de la pensée qu'on appelle une idée, qu'un individu peut posséder de façon exclusive tant qu'il la garde pour lui-même ; mais dès l'instant où elle est dévoilée, elle devient la possession de tous, et celui qui la reçoit ne peut pas s'en déposséder.

Sa propriété étrange, aussi, est que personne ne possède moins du fait que tous les autres possèdent plus.

Celui qui reçoit une idée de moi, reçoit lui-même un savoir sans diminuer le mien ;

comme celui qui allume sa bougie à la mienne, reçoit la lumière sans m'en priver moi-même.

Que les idées se propagent librement d'un individu à un autre sur le globe, pour l'instruction morale et mutuelle de l'Homme, et l'amélioration de sa condition, voilà ce que la nature semble avoir conçu de façon particulière et bienveillante,

quand Elle les a faites libres, comme le feu, extensibles à tout l'espace sans diminuer leur densité en aucun point, et comme l'air dans lequel nous respirons, bougeons et nous situons physiquement, incapables d'être limitées ou appropriées de façon exclusive.

Les inventions ne peuvent donc pas, par nature, être sujettes à la propriété. »

Thomas Jefferson, Lettre à Isaac McPherson, 13 août 1813. Traduction par l'auteur du présent manifeste.

Ce que Jefferson développe ici dans le cadre spécifique des inventions (puisqu'il parle dans le cadre d'un cas très précis, une invention d'ascenseurs) pourrait sans difficulté être généralisé à la « propriété intellectuelle » dans son ensemble.

Tout ceci ne signifie pas nécessairement qu'il faille renoncer à toute forme de droit des auteurs ou inventeurs.

Mais il faut garder à l'esprit, et ceci conclut mon premier point, qu'il ne s'agit pas d'une forme de propriété, et qu'il ne s'agit assurément pas d'un droit naturel, fondamental et imprescriptible (que la propriété matérielle en soit un ou pas).

Si l'auteur a un droit naturel, c'est un droit à la reconnaissance de sa paternité.

La société peut décider de concéder des droits exclusifs à ses artistes et inventeurs, dans le but d'encourager la production d'œuvres artistiques ou intellectuelles (et si l'on estime que c'est là effectivement un moyen d'encourager la production en question), mais il faut garder à l'esprit que ce sont des privilèges accordés et non des droits dus, par leur seule qualité d'auteurs, à ceux-ci.

Et dans cette mesure, souvenons-nous bien qu'à toute exclusivité concédée correspond une liberté retirée.

*

Nous avons montré de quelle façon le droit à la « propriété intellectuelle », qu'il serait plus adapté d'appeler le « monopole informationnel », n'est pas un droit naturel mais un privilège consenti.

Privilège particulier mais censément attribué pour le bien général, même si on peut en contester le principe, et c'est à l'aune de cette considération qu'il convient de le juger.

Une approche possible est celle selon laquelle il convient de « protéger l'investissement ».

Il semble en effet que les droits de propriété intellectuelle s'interprètent souvent dans cette optique.

Plus encore pour le copyright anglo-saxon que pour le droit de « propriété intellectuelle » stricto sensu comme utilisé par le législations des pays tels que la France ou l'Allemagne, 

il y a aveu explicite de protectionnisme commercial.

C'est ainsi que le copyright est négociable et transférable tandis que le droit à la « propriété intellectuelle » est attaché à la personne de l'auteur (article L 121-1 du Code de la propriété intellectuelle français — lequel se contredit d'ailleurs deux lignes plus loin, mais passons).

Cependant, la distinction entre les deux prend une allure de plus en plus discrète :

notamment, l'attribution de droit sui generis aux créateurs de bases de données dans les dernières versions du droit de la « propriété intellectuelle » reconnaît explicitement protéger l'investissement et non la création (formulation de l'article L 341-1 du Code de la propriété intellectuelle, ajouté par la loi 98-536 du 1er juillet 1998 en application de la directive 96/9 du Parlement et Conseil européens :

« Le producteur d'une base de données, entendu comme la personne qui prend l'initiative et le risque des investissements correspondants, bénéficie d'une protection du contenu de la base lorsque la constitution, la vérification ou la présentation de celui-ci atteste d'un investissement financier, matériel ou humain substantiel. »).

Protectionnisme qui découle du raisonnement suivant :

l'auteur, ou l'éditeur, ou l'inventeur, ou l'investisseur, a pris un risque (moral et financier) dans sa création, dont les bienfaits rejaillissent sur tous, et il est normal, pour encourager de telles créations, de lui assurer une protection, sous forme de monopole garanti vis-à-vis des retombées matérielles de ces bienfaits.

En lui-même, ce raisonnement n'a rien de pervers, et il est bien le seul argument tenable permettant de défendre la « propriété intellectuelle ».

Reste que les économistes nous ont appris à considérer le protectionnisme et les monopoles, sous toutes leurs formes, avec beaucoup de circonspection.

Examinons donc de plus près celui qui nous préoccupe.

Pour commencer, au nom de quel principe tout investissement aurait-il droit à une protection spécifique ?

Quelle loi postule-t-elle que tout travail mérite un salaire, prélevé au su de tous ?

Va-t-il désormais falloir financer automatiquement toute entreprise démarrée, au nom de la règle que tout investissement doit être protégé ?

Il serait absurde d'accorder aveuglément de telles garanties sans contrepartie sérieuse.

Or, dans le cadre de la propriété intellectuelle, on demande à voir la contrepartie en question, lorsque tout ou presque est brevetable

et que les protections de la « propriété intellectuelle » sont accordées automatiquement et sans distinction à tout ce qui ressemble à une création.

À ce stade nous citons l'écrivain de science-fiction Robert Heinlein, qui est l'auteur de la réflexion fort pertinente qui suit :

« Certains groupes dans ce pays ont eu l'idée que parce qu'un homme ou une corporation a tiré un profit du public pour un nombre d'années, le gouvernement et les cours de justice sont dans l'obligation de garantir ce profit par le futur, même en face de circonstances changeantes et d'intérêt public contraire.

Cette étrange doctrine n'est soutenue ni par la loi ni par la jurisprudence.

Ni les individus ni les corporations n'ont le droit de venir réclamer à une cour que l'Histoire soit arrêtée, ou retournée, pour leur bénéfice personnel. C'est tout. »

Robert A. Heinlein, Life-Line. Traduction par l'auteur du présent manifeste.

AU DEMEURANT, S'IL S'AGIT DE PROTÉGER, LA PREMIÈRE QUESTION SERAIT DE SAVOIR QUOI :

EST-CE LA CRÉATION OU LE TRAVAIL ?

Examinons ces deux possibilités séparément.

On a vu certains publier des textes incontestablement du Domaine Public (par exemple, des textes d'auteurs grecs antiques) et prétendre à une protection vis-à-vis de l'« investissement» ainsi fourni en terme d'établissement et de saisie du texte.

Il n'y a là aucune créativité, aucune originalité, juste un investissement, certes peut-être important.

C'est le dernier supplice qu'on fait subir à la liberté des textes que de tenter d'accaparer même ce qui relève du Domaine Public ;

mais existe-t-il encore quelque travail qui ne soit pas susceptible d'être protégé de la sorte ?
Désormais, une base de données de faits, 

une carte géographique (qui représente des données physiques objectives), toutes sortes de choses qui ne relèvent pas de la création, mais d'un simple travail de technicien, sont du ressort de la « propriété intellectuelle ».

Or si l'on veut protéger l'investissement, est-ce là vraiment la meilleure façon ?

Est-il juste que toute forme de travail, quelle qu'en soit la portée, l'intérêt ou le mérite pour l'ensemble de l'humanité, soit automatiquement protégé par une série de privilèges exorbitants qui gênent d'autres formes d'investissements et de travaux intellectuels ?

La question mérite du moins d'être posée.

Prenons l'exemple de la photocopie :

les éditeurs essayent de nous faire croire que la photocopie s'apparente à du vol (et nous avons montré que c'était faux) ;

ils essayent de plus de nous conduire à penser que « le photocopillage [sic] tue le livre ».

Cette affirmation est au moins discutable.

La photocopie semble avoir contribué à l'essor de l'industrie du livre, car les lecteurs se sont de plus en plus habitués à posséder un exemplaire des passages d'intérêt (plutôt que d'emprunter le livre dans une bibliothèque), et lorsque ce passage était trop long pour être commodément photocopié, ils ont pris l'habitude d'acheter l'ouvrage.

Admettons que l'argument n'est pas évident, et il est lui aussi discutable.

Mais on conviendra du moins qu'il y a matière à réflexion, et qu'autoriser les éditeurs à prélever une taxe sur toute photocopie n'est peut-être pas aussi judicieux et aussi juste qu'il y paraît à première vue.

L'industrie du livre est-elle en péril ?

L'industrie du disque ?

L'industrie du cinéma ?

IL EST DE LEUR INTÉRÊT DE NOUS LE FAIRE CROIRE.

Toutes se plaignent d'un certain manque à gagner.

Mais le gain en question devait-il en justice leur revenir ?

D'autre part, si on cherche à protéger la créativité, au nom de quoi les droits des auteurs seraient-ils transmissibles à leurs descendants ?

On a expliqué qu'il ne s'agissait pas d'une forme de propriété, et que tout raisonnement fondé sur l'analogie avec la propriété matérielle est erroné.

Il s'agit bel et bien d'un privilège, et nos sociétés sont censées avoir abandonné les privilèges héréditaires.

Favorise-t-on la créativité en accordant aux héritiers d'un grand génie les retombées de la production de celui-ci ?

Qu'on nous permette d'en douter.

Quant aux brevets, ils étaient conçus initialement pour éviter les secrets industriels : 

c'est-à-dire qu'ils devaient être des formes de contrat, où l'inventeur révèle les secrets de son invention, de sorte qu'ils ne soient pas perdus avec lui, en échange d'une protection exclusive pour une certaine durée.

C'était leur conception originale, mais ce n'est plus leur usage actuel, à l'heure où absolument tout est brevetable, y compris la technique consistant à faire courir un chat après un pointeur laser (brevet US 5443036) : 

on se demande quel « secret industriel » est livré à la connaissance de l'Humanité dans ce genre de cas.

Les brevets sont devenus une simple arme pour paralyser ou effrayer la concurrence en l'empêchant d'utiliser les choses les plus évidentes car elles sont « brevetées ».

Ne parlons pas du plus étonnant, à savoir les brevets déposés par des organismes publics et portant sur des travaux de recherche effectués avec l'argent public :

quel investissement veut-on protéger dans ce cas, et surtout, contre qui ?

Ou encore des brevets « secrets », dont le contenu est tenu secret, ce qui est une contradiction dans les termes ; la National Security Agency, organisme public américain, a fait sa force de tels types de brevets.

Reste le cas spécifique de l'informatique :

on a fait admettre au législateur, en dépit du bon sens, que le programme informatique relevait du droit des auteurs (ou du copyright) classique, plutôt que des brevets, de façon à bénéficier d'une protection perpétuelle (soixante-dix ans sont une éternité en informatique, une science qui n'a même pas cet âge).

On a tenté d'assimiler le programme à une œuvre d'art, mais sans en accepter toutes les conséquences :

notamment, une clause spéciale du Code de la propriété intellectuelle français (article L 113-9) prévoit que ce n'est pas un programmeur mais son employeur qui est protégé par le droit d'auteur pour un logiciel.

Malgré ce statut exceptionnel difficilement justifiable, certains veulent encore ajouter à la protection dont jouissent les logiciels une protection supplémentaire des brevets (rappelons que les brevets logiciels sont encore interdits dans l'Union Européenne, même si cela ne saurait probablement durer).

(Il faut préciser un point à ce sujet : certains sont tentés de justifier les brevets logiciels en admettant qu'il y a des excès aux États-Unis, mais en mettant en cause l'office américain des brevets. En vérité, c'est bien la notion même de brevet logiciel qui est perverse.)

En définitive, le droit de la « propriété intellectuelle », semble avoir pour seul but de protéger les investissements des lobbies qui ont contribué à son affermissement perpétuel.

Les intentions originales des législateurs sont bafouées, les intérêts publics sont ignorés, seule s'applique une logique mercantile qui ne favorise ni la créativité ni la recherche.

Le droit de la « propriété intellectuelle » ne semble connaître aucune limite, ni celles du bon sens ni celles du ridicule.

Il se fragmente en une multiplicité de sous-droits (droits des auteurs, droits industriels, copyright, brevets, et ainsi de suite) pour tenter d'échapper aux critiques (car il est plus difficile d'attaquer chacun de ces sous-droits séparément), mais en définitive, il retourne entièrement d'une même logique, d'autant plus obscure qu'elle est difficilement défendable.

*

« Sans doute y a-t-il quelques abus, » sera-t-on tenté de répondre, « mais tout cela a-t-il vraiment tant d'importance ? »

De fait, la « majorité silencieuse » est loin de prendre conscience des enjeux que représente la bataille de la « propriété intellectuelle », et des libertés qu'elle a à y perdre.

Et la rhétorique employée par les défenseurs d'un droit toujours plus envahissant 

contribuent à fermer les yeux de ceux qui pourraient prendre conscience de ces excès :
nous avons déjà signalé l'utilisation du terme « propriété » pour faire apparaître comme naturel un droit qui ne l'est en rien.

Signalons encore l'utilisation du terme de « protection » :

quoi de plus positif en apparence que la « protection » ?

Mais si on parlait de « Code du monopole informationnel » au lieu de « Code de la propriété intellectuelle », de « durée d'asservissement de l'œuvre » au lieu de « durée de protection », de « Domaine de liberté » au lieu de « Domaine Public », et de « privilège d'exploitation » au lieu de « brevet », sans doute les opinions seraient-elles différentes.

Au lieu de cela, les idées dénoncées sont tellement ancrées dans les esprits que toute remise en question de leurs principes est discréditée d'office.

À tout privilège (ce que l'on voit) concédé aux auteurs ou autres détenteurs des droits, correspond (ce que l'on ne voit pas) une liberté qui est ôtée à tous les autres.

Sans doute cela n'avait-il pas une grande importance à l'époque de Beaumarchais, où tout un chacun ne pouvait pas s'improviser éditeur.

Et on peut effectivement penser que les mécanismes de la « propriété intellectuelle » ont été globalement efficaces dans leur tâche de défendre les auteurs jusque dans le XXe siècle :

des droits étaient retirés aux éditeurs pour être garantis aux auteurs, et il n'y avait pas de raison de s'en alarmer.

Mais l'invention d'abord de la photographie, puis de la reprographie, de l'ordinateur, du magnétophone, de l'Internet, du graveur de CD, du DVD, et surtout du World Wide Web (utilisant l'Internet comme support) ont bouleversé la donne.

Et surtout, demain, ces changements sont amenés à devenir toujours plus visibles et toujours plus importants, et à concerner toujours plus de monde.

Car si autrefois la reproduction d'une œuvre (de quelque sorte qu'elle soit) était affaire de spécialistes, de nos jours chacun peut s'improviser éditeur, et surtout, (avec les supports numériques) les copies que chacun peut faire sont maintenant de qualité sensiblement égale aux copies professionnelles.

Le Code de la propriété intellectuelle ne mentionne nulle part le Domaine Public.

Il ne pose aucun droit pour les utilisateurs : tous les droits reviennent aux auteurs (ou ce qui en tient lieu).

Les seuls « droits » des utilisateurs proviennent des limitations des droits des auteurs.
Cette façon particulière de faire les choses a une conséquence importante :

le législateur peut augmenter arbitrairement, et même rétroactivement, les droits (c'est-à-dire les privilèges) des auteurs, et nul ne pourra s'en plaindre puisqu'en apparence nul n'est lésé (les utilisateurs n'ayant, par principe, aucun droit).

Un exemple concret de disposition dont la nature rétroactive est occultée par ce savant dispositif rhétorique et législatif, est la loi 97-283 du 27 mars 1997, passée par le parlement français en application de la directive européenne 93/98 du Conseil du 29 octobre 1993, et modifiant notamment l'article L 123-1 du Code de la propriété intellectuelle :

jusqu'alors, la durée de la protection des œuvres autres que musicales était de 50 années courant à partir de la mort de l'auteur ;

celle-ci est augmentée de 20 années supplémentaires.

De surcroît, cette augmentation prend effet rétroactivement à la publication de la loi, ce qui signifie (1) que la loi s'applique aux œuvres même publiées antérieurement à elle, (2)

que parmi ces œuvres, celles dont le délai avait déjà commencé à courir (c'est-à-dire que l'auteur était déjà décédé) se voient « gratifiées » de vingt années de « protection » supplémentaire, 

et (3) (le plus scandaleux à mon sens) des œuvres déjà tombées dans le Domaine Public par expiration du délai de protection quittent le Domaine Public à partir du moment où elles étaient protégées dans au moins un pays membre de l'Union.

Si on se place du point de vue de ceux qui bénéficient de la « protection », évidemment, tout cela est parfait.

Mais faisons la comparaison suivante : imaginons que certains pays de l'Union européenne punissent l'homicide de cinquante années de prison et d'autres de soixante-dix années ; imaginons de plus que le Conseil européen décide d'harmoniser ces durées, et choisisse la plus sévère, soit soixante-dix années ; imaginons encore qu'au moment où cette directive passe en application non seulement ceux qui étaient déjà emprisonnés pour meurtre resteront vingt années de plus en prison, mais de plus ceux qui sont déjà sortis depuis moins de vingt ans retourneront en prison jusqu'à accomplissement de ce terme. N'y aurait-il pas quelques voix pour s'élever contre cette procédure ? Pourtant, c'est exactement ce qui vient de se passer.

Et, plus grave encore, la décision est perpétuellement irrévocable en ce sens que jamais on ne pourra rabaisser la durée de la protection à cinquante ans, car, du point de vue adopté par le droit de la « propriété intellectuelle », ce serait cette fois rétroactif.

Laissons à chacun le soin d'apprécier.

Ce processus d'allongement de durée de la protection est général.

Passé de trente à cinquante, puis soixante-dix ans, et dans certains cas quatre-vingt-dix,

il semble gagner vingt ans 
à chaque fois que Blanche Neige va tomber dans le Domaine Public

observent certains facétieux.

[On appelle ça la clause Disney - Disney étant mort depuis un moment. On le précise. Et ceux qui ont vraiment fait le travail, disons sur ce film; dessinateurs, animateurs, etc. n'ont pas été somptueusement payés lors de leur travail et on se soucie peu de leur droit. L'$ appartient et appartiendra à un empire.  Qui sera encore plus riche. Et le droit suit l'$. Et c'est la seule chose qui compte dans ces «démocratie» moderne. Protégez les riches. Les gouvernements, les partis politiques, la «justice» (tribunaux) sont pour les droits des riches. Et la richesse des riches.  Il y a aussi l'affaire Marvel contre Jack Kirby. Voir ce qui arrive ici dans l'affaire Cinar.]

On a affirmé, sans que nous ayons encore pu vérifier, mais nous sommes tentés de le croire, qu'aucune œuvre n'est tombée dans le Domaine Public aux États-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Demandons-nous en vertu de quoi quelqu'un, qui n'est pas l'auteur d'une œuvre mais l'héritier de celui-ci, aurait droit à bénéficier, pour toute sa vie (soixante-dix ans correspondent typiquement à nettement plus que la vie de l'héritier), d'un privilège dessus ;

pourquoi cette forme de revenu doit être héritable alors qu'une autre forme de revenu ou d'emploi n'est normalement pas héritable ;

et pourquoi on allonge ainsi la durée de cette protection.

Au-delà du Domaine Public, ce sont les exceptions d'usage privé, ce que les Américains appellent « fair use », qui sont menacées.

On voit difficilement en vertu de quoi un artiste pourrait s'opposer à un usage privé quelconque de son œuvre, y compris une reproduction, tant qu'il n'y a pas diffusion publique.

Et, de fait, pour le moment, ce droit est encore à peu près reconnu par les législations, 

excepté aux États-Unis qui l'ont récemment supprimé (Digital Millennium Copyright Act, dont nous reparlerons).

Mais inutile de se leurrer : ce n'est que partie remise, déjà ces exceptions sont menacées (le Code de la propriété intellectuelle, par exemple, permet pour les logiciels une seule copie à des fins de sauvegarde).

« Concrètement, » demandera-t-on, « en quoi sommes-nous concernés ? »

Il faut distinguer en cela deux niveaux : l'un direct, les effets immédiats du protectionnisme outrancier mis en place par le droit de la « propriété intellectuelle »,

et l'autre plus indirect, les effets pervers qu'il a eus à plus long terme.

Pour ce qui est des conséquences immédiates, on a déjà cité quelques exemples concrets.

Le gouvernement français vient de décider de taxer les CD enregistrables vierges, et de reverser la taxe ainsi perçue (par l'intermédiaire de la SACEM) aux compositeurs et interprètes censément « lésés » par le recopiage.

Prendre une telle mesure est d'une injustice flagrante vis-à-vis de tous ceux (et il y en a) qui utilisent un nombre considérable de CD vierges pour faire des copies de sauvegarde de données personnelles ou de logiciels libres (qu'il est donc parfaitement légitime de copier) ;
ou pour tous ceux qui recopient effectivement des musiques protégées, mais le font pour leur usage personnel.

Il est probable que les cas que nous venons de citer soient très minoritaires, la grande majorité des CD vierges vendus servant à la reproduction « pirate », mais quand bien même il existerait un seul cas d'usage légitime cela suffirait à rendre la mesure profondément injuste.

Une telle décision relève d'un principe de « présomption de culpabilité » qui est contraire à toutes les exigences d'une juste société démocratique.

Ou sera-t-on amené à interdire aussi tous les objets anodins qui peuvent être mal utilisés, sur ce simple prétexte ?

Et quand bien même il serait évident que tout le monde fût coupable de reproductions illégales, quand bien même les CD vierges ne pourraient servir à rien d'autre, si effectivement tout le monde se livre à la reproduction des CD, c'est que le prix de vente de ces derniers est artificiellement trop élevé, et ce n'est pas le rôle des gouvernants d'intervenir de façon protectionniste pour soutenir une industrie qui n'en a nul besoin alors que l'ensemble de la population constate qu'elle pratique des tarifs excessifs :
comme nous l'avons déjà montré, et comme Heinlein l'a élégamment formulé, il n'est pas de raison de maintenir une telle source de profit.

Enfin, demandons-nous si ces mesures de protection vont vraiment profiter aux artistes et non aux éditeurs ;

et si aux artistes, auxquels.

La répartition de la taxe se fait dans une grande opacité : est-il certain que ceux qui en profiteront seront les mêmes que ceux qui souffrent du piratage ?

On est en droit de se scandaliser d'une telle décision.

L'industrie du cinéma profite également d'un protectionnisme de ce type.

Pour asseoir leur puissance face aux consommateurs, les producteurs ont artificiellement fragmenté le marché des DVD (Digital Versatile Disk, support numérique de données notamment vidéo) en divisant la planète en « zones » géographiques et en rendant impossible la lecture d'un DVD édité dans une zone sur un lecteur prévu pour une autre.
De plus, des techniques cryptographiques (« CSS ») compliquées (mais naïvement donc mal conçues) devaient empêcher la reproduction des dits DVD.

Techniquement, ces mesures étaient vouées à l'échec. Et, de fait, le « génie à revers » (reverse engineering) eut raison d'elles en bien peu de temps.

Mais différentes formes de protectionnisme basées sur le droit de la « propriété intellectuelle » tentent de les maintenir :

un procès contre ceux qui distribuent le programme (« DeCSS ») permettant de venir à bout de la cryptographie employée, sur la base de violation de copyright et de secret industriel, d'une part, et d'autre part des réglementations sibyllines concernant la publication des films en DVD après leur sortie en salle.

Au final, ce sont les éditeurs qui encaissent les profits, en prétendant que par eux ce sont les artistes qui sont favorisés (ce qui est faux) ;

et ce sont les cinéphiles qui souffrent, de ne pas pouvoir voir les films qu'ils veulent quand ils le veulent.

Pour ce qui est du livre, l'argumentation sera sans doute moins probante, car d'une part le transfert d'un livre sous forme numérique est plus difficile que pour un CD (qui l'est déjà !) puisqu'il faut faire de la reconnaissance optique de caractères, et car d'autre part on préfère encore un livre relié de façon professionnelle à une pile de feuilles volantes.

Vraisemblablement, la différence ne durera pas.

On peut néanmoins mentionner le cas des livres épuisés (notamment lorsque l'éditeur refuse de les rééditer) :

un livre du Domaine Public ne peut jamais véritablement être épuisé

car s'il est suffisamment intéressant il se trouvera bien quelqu'un pour l'emprunter dans une bibliothèque, le numériser et le rendre disponible sur le World Wide Web.

Le projet Gutenberg atteste de la motivation qu'il y a à saisir de la sorte des textes du domaine public :

grâce à lui on peut avoir accès à une bibliothèque de milliers de titres du domaine public, librement accessibles, librement utilisables, librement reproductibles, en un mot : libres.
Il faut se faire à l'idée que le Domaine Public est le véritable patrimoine de l'humanité, le domaine de ce qui appartient à tous.

Tout ce qui est encore « protégé », c'est-à-dire asservi, par le copyright, est en suspens.

On ne peut véritablement l'utiliser, car les ayant-droits peuvent en gêner la reproduction et l'étude.

Pour ce qui est des effets pervers à plus long terme, nous pensons que l'exemple le plus frappant est celui de l'informatique.

Il est incontestable que l'« état de l'art » (state of the art) en technique informatique a des années de retard par rapport à nos connaissances théoriques.

Sans doute y a-t-il plusieurs raisons à cela. Cependant, une des raisons apparaît clairement en l'essence de la « protection » excessive que nous dénonçons. 

Les logiciels qualifiés de « libres », c'est-à-dire ceux qui ont délibérément renoncé à la protection qui leur était accordée par les droits d'auteurs, pour n'en conserver que, en substance, la reconnaissance de paternité, ont montré leur supériorité technique fréquente, parfois même écrasante, sur les logiciels « propriétaires » (c'est-à-dire ceux qui conservent la protection).

De là à prétendre que les retards de l'informatique sont dus, au moins en partie, aux efforts inutilement dupliqués à cause de la propriété intellectuelle et au temps perdu en attendant les logiciels libres, il n'y a qu'un pas, que nous franchissons sans hésiter.

Et encore, nous omettons de parler des brevets logiciels, contre lesquels il existe une quasi-unanimité, avis cependant tout simplement ignoré.

La protection dont bénéficient les concepteurs de sites Web va également à l'encontre des intérêts de ceux qui utilisent ces sites.

On se plaint aujourd'hui du fichage et du « flicage » dont les Internautes sont victimes :

des mesures de protection sont possibles, mais elles sont largement gênées par la protection dont font l'objet d'une part les logiciels de navigation (« browsers ») et d'autre part les sites eux-mêmes.

Pour ce qui est des domaines artistiques, il y a également eu des effets pervers.

Car, contrairement à ce qu'on peut naïvement penser, c'est avant tout aux éditeurs, et non aux auteurs, que profitent les droits dits d'auteurs, ou du moins leurs excès.

Ils ont donc contribué à maintenir en place la toute-puissance des éditeurs, et, partant, la survalorisation des artistes les plus populaires par rapport aux artistes peu connus, en forçant des prix artificiellement élevés sur les productions.

Rappelons que le CD, lorsqu'il est apparu, coûtait cher : nettement plus cher que la cassette audio qui l'a précédé ; ce prix élevé devait servir à amortir l'invention, et diminuer par la suite — or on constate que les CD continuent de coûter cher.

Résumons-nous.

Que passe-t-on, en définitive, sous silence ?

Une injustice dans le paiement des « taxes » associées au monopole des droits d'auteur.
Une injustice dans sa répartition.

Une politique de cherté (prix élevés des CD notamment) dont on fait passer la disparition pour un manque à gagner injuste de l'industrie concernée.

Une perte de droits de communiquer et de s'informer.

Car nous osons affirmer que recopier un CD pour un ami, visionner un film en petit groupe ou photocopier des pages d'un livre sont des activités qui n'ont rien de condamnable et qui ne justifient pas une taxe payée à l'éditeur ou à l'auteur, même quand ceux-ci veulent nous faire croire leur existence menacée.

Finalement, nul ne peut se prétendre non concerné.

La bataille est assurément d'avant-garde, ses conséquences les plus importantes ne se feront sentir que dans l'avenir ;

mais c'est maintenant qu'elle se joue, et c'est maintenant que des groupes d'intérêt font pression auprès des législateurs pour durcir sans arrêt un droit qui est déjà paralysant.
Or ce qui est véritablement en jeu, c'est le droit à l'information et à la communication.

Si l'avenir de l'humanité passe par la civilisation de l'information, les abus de la « propriété intellectuelle » peuvent avoir des conséquences bien plus funestes qu'il n'y paraît superficiellement.

*

Les évolutions que nous constatons ont été précipitées par des évolutions de la technologie.
Un bref regard vers ce qu'elles sont s'impose donc.

La rhétorique que nous avons déjà plusieurs fois dénoncée, la même qui insiste pour parler de «propriété » intellectuelle, a en quelque sorte fait de l'Internet le « méchant » de l'affaire.

Le malheureux Internet, dont les principes de fondation ont toujours été le contraire du protectionnisme intellectuel, autrement dit l'ouverture et la transparence, devient, par une habile transformation dialectique,

un repaire de pédophiles (le mythe des images pédophiles sur le Web est un des plus coriaces qui soient, mais ici n'est pas notre propos),

de pirates informatiques (« hackers », dit-on, sans savoir que ce mot désigne au sens propre un génie de l'informatique sans impliquer la malveillance),

de pirates de l'information, et je ne sais quoi d'autre.

Le malheureux Internet doit subir des réglementations sans cesse plus contraignantes tendant à le brider de toutes les façons possibles.

Car les « nouvelles technologies » ont eu deux conséquences notables :

elles ont élargi le champ de l'« information », et elles en ont facilité la circulation.

Élargissement du champ de l'information, cela veut dire aussi, tant de domaines supplémentaires d'application du droit de la « propriété intellectuelle »,

qui d'un droit d'importance mineure est passé à l'enjeu central de toute une civilisation.

Tout est devenu « information », et donc susceptible de protection.

Pêle-mêle : les logiciels, les algorithmes, les langages de programmation, les bases de données, les images numérisées, les données géographiques (et cartes), les « noms de domaine » du DNS (Domain Name System), les logos, les apparences des sites web, l'ergonomie des sites web (le fameux « one-click shopping » d'Amazon.com, autrement dit, la possibilité d'acheter un objet par un seul clic de la souris, est breveté !), les procédés de chiffrement, les protocoles cryptographiques, les protocoles de communication, les conceptions matérielles des ordinateurs, les plans des puces, tout cela est copyrighté, breveté, contrôlé, en un mot : verrouillé. 

Tout cela est « information ».

Et nous ne parlons là que de l'informatique et ses applications.

Car en biologie s'ouvrent également des perspectives inquiétantes ; notamment la brevetabilité des séquences d'ADN ouvre des possibilités terrifiantes.

Le droit de la « propriété intellectuelle » est partout.

Présent partout, il se sent également partout menacé.

Les informations sont numériques.

Et ce qui est numérique peut être traité par un ordinateur, donc, copié sans aucune perte (l'original étant absolument « indistinguable », i.e. indiscernable, de la copie).

Il est mathématiquement impossible d'émettre de l'information impossible à recopier ;

il n'est même pas possible de contrôler la manière dont une information serait copiée.

Tous les artifices techniques sont donc voués à l'échec (et de nombreux ont été tentés).

C'est donc vers le droit que le protectionniste se tourne, et c'est auprès des législateurs qu'il fait pression. Avec un considérable succès, il faut le dire.

Les techniques de compression sont également une menace importante pour la « propriété intellectuelle ».

En rendant l'information plus aisément stockable et transportable, elles ouvrent des possibilités que certains voudraient justement refermer.

Le format MP3 (MPEG Audio Layer 3 pour être précis) est la terreur de l'industrie musicale, puisque grâce à lui l'équivalent d'heures de musiques (donc de CD entiers), d'une qualité tout à fait équivalente à celle d'un CD, peut être transféré de façon relativement commode vers ou depuis l'Internet par un modem qui ne soit pas exceptionnellement rapide.

Le format MPEG 4 et ses avatars vont devenir la terreur de l'industrie cinématographique, puisqu'ils permettent de stocker un film complet sur un seul CD avec une qualité largement comparable à celle d'un DVD.

La première erreur, et elle a été abondamment commise, consiste à essayer d'arrêter la technique.

Mais on n'arrête pas le progrès.

On arrive certes à lui faire beaucoup de mal, et à faire par conséquent beaucoup de mal indirectement à beaucoup de gens (n'oublions pas que toute technique a toujours des applications tout à fait légitimes : la bombe atomique et le réacteur nucléaire sont frères).
Mais on n'arrive jamais à empêcher ce qu'on veut empêcher.

Et malgré toutes les apparences de légitimité qu'on veut se donner, on n'a pas le droit moral de le faire,

et l'effet en terme d'image publique est désastreux.

Le format MP3 est breveté ?

Qu'à cela ne tienne : le groupe Xiphophorus a développé un format techniquement supérieur, utilisant uniquement des techniques libres, et tout aussi inquiétant pour la « propriété intellectuelle », le format Ogg Vorbis.

Le format DVD tente de segmenter le marché avec ses techniques de zonage, et d'empêcher la reproduction avec de la cryptographie : ces deux techniques sont anéanties en peu de temps.

On fait pression pour empêcher le développement de DVD gravables ?

À la place, des techniques se développent permettant de réduire les données d'un DVD à une taille susceptible de tenir sur un CD.

La situation est d'autant plus ironique que ce sont les éditeurs qui ont fait pression pour l'apparition des formats numériques.

Le CD audio précède le CD informatique : il constitue une avance de la technologie voulue par les éditeurs de musique, et notamment dans le but de forcer les mélomanes à renouveler leur collection de vinyles ou de cassettes ;

et on a entendu peu de voix protester contre l'« excès à gagner » à ce moment-là qui fait pendant au « manque à gagner » actuel.

Alors, quand on échoue à bloquer le progrès, on fait appel au législateur et aux cours de justice.

Le législateur, effectivement, met beaucoup de bonne volonté à se laisser persuader d'adopter des lois privilégiant tel ou tel groupe de pression qui se dit menacé dans sa « propriété intellectuelle ».

Et s'il faut pour cela arrêter la technique, cela sera tenté, avec déjà plus de succès grâce au soutien de la loi, et avec donc aussi plus d'effets néfastes.

Le dernier avatar d'une succession de lois iniques s'appelle le Digital Millennium Copyright Act («Loi du copyright pour le millénaire numérique »), aux États-Unis.

Dès le titre, on voit que le législateur prend acte des évolutions de la technologie, et entend y «remédier ».

Deux dispositions particulières donneront un aperçu des conceptions prônées.

D'une part, la présomption d'innocence est supprimée

toute personne mise en demeure de cesser la publication (sur le Web) d'un texte en raison d'une violation de copyright, doit obéir sur-le-champ, et ne pourra reprendre que si elle prouve son innocence devant une cour de justice.

D'autre part, le droit au « fair use » est supprimé :

si l'éditeur a pris des mesures pour empêcher un certain usage, même privé, il devient illégal de tenter de contourner ces mesures ;

ainsi, contourner le système cryptographique des DVD pour les dupliquer, même à usage purement privé devient illégal.

Entre les tenants d'un droit immuable à une « propriété intellectuelle » sacrée, et les partisans d'une liberté absolue de communiquer et de partager les informations de quelque nature qu'elles soient, l'écart se creuse chaque jour davantage.

Jusqu'à présent, le progrès a toujours été du côté de ceux-ci, et les États du côté de ceux-là.
L'exacerbation de cet antagonisme laisse présager de funestes conséquences sur le progrès de façon générale, au-delà même du champ de la « propriété intellectuelle ».

Peut-être faut-il chercher de nouvelles solutions pour remplacer le protectionnisme frileux.

*

Faut-il en définitive supprimer complètement le droit à la « propriété intellectuelle » ?

Nous ne proposons pas nécessairement une mesure aussi extrême, mais il faudra au minimum le revoir.

Cependant, nous pouvons du moins en pensée envisager cette suppression, et arguër qu'elle ne conduirait pas aux conséquences dramatiques qu'on peut lui prêter.

Un libéral authentique se doit d'être opposé à toute forme de droit à la « propriété intellectuelle» car, comme nous l'avons noté, il ne s'agit pas d'une forme de propriété, mais d'un protectionnisme comme un autre, qui paralyse les marchés (de plus en plus nombreux!) de l'«information » dans tous les sens du terme.

Ces privilèges accordés (ce que l'on voit) aux auteurs ou apparentés ont nécessairement un coût (ce que l'on ne voit pas) pour les autres.

Tous les arguments libéraux classiques pour s'opposer aux barrières protectionnistes sont applicables sur ce cas précis.

Il serait trop long et fastidieux de reprendre les arguments fort avancés d'un débat qui n'est d'ailleurs pas clos, mais il est du moins certain que les réactions naïves telles que « ce serait la disparition de l'art ! » sont, justement, naïves.

Dès lors qu'il y a une demande, il y aura une offre pour y répondre.

Un libéral, donc, doit s'opposer à la « propriété intellectuelle », au moins dans ses excès.

Pour une raison différente, les socialistes doivent également la combattre, car elle a en définitive conduit à une excessive puissance des éditeurs.

Car les brevets favorisent la domination de multinationales qui peuvent se permettre d'en déposer en quantités impressionnantes.

Car les droits d'auteurs transmis aux héritiers sont une réminiscence des privilèges héréditaires du temps passé.

Car les mécanismes de tout ce système ont permis à certains de s'enrichir démesurément tandis que d'autres ne parvenaient pas à franchir les barrières d'entrées.

Plusieurs éléments de réponse peuvent expliquer pourquoi, même en l'absence de protection de la « propriété intellectuelle », les auteurs seraient quand même rémunérés.

Encore une fois, ce ne sont que des éléments de réponse, qui mériteraient d'être complétés par une longue discussion qui n'a pas sa place ici.

D'abord, il faut évoquer la fidélité des consommateurs : même parmi ceux qui, actuellement, ont les moyens de récupérer facilement, par exemple, des MP3 sur le World Wide Web, et de graver leurs propres CD, et qui ne se privent pas de le faire, beaucoup indiquent qu'ils iront malgré cela acheter les CD de leurs artistes préférés chez un disquaire.

Ensuite, on peut penser que les conséquences seraient principalement au détriment des artistes les plus populaires, qui n'ont de toute façon pas, généralement, de problèmes de subsistance : en effet, s'il est facile de trouver un ami qui peut vous copier le dernier album de son chanteur préféré,

il est plus difficile d'en trouver un qui possède tel titre absolument inconnu, et il faudra bien se résoudre à l'acheter — quitte à le faire connaître ensuite, ce qui accroîtra la popularité de l'artiste.

Ainsi, il semble plausible que les mécanismes du copyright protègent avant tout les artistes les plus populaires au détriment des autres.

Reste à savoir ce que l'on veut.

Par ailleurs, notons que dans un monde sans « propriété intellectuelle », le mécénat sera nécessairement amené à se répandre bien au-delà de sa mesure actuelle.

Quoi qu'il en soit, par une méthode ou par une autre, on voit bien que l'art subsistera au-delà du lobbying qui s'y associe actuellement.

Des considérations semblables seraient du reste applicables aux brevets.

Pour ce qui est de la rémunération des artistes, une solution fort prometteuse semble en voie de se dessiner sous la forme des micro-paiements.

Il s'agit en d'autres termes de faire des transactions numéraires de quantités très faibles (ce qui suppose un soutien bancaire approprié, ou bien des organismes centralisateurs ad hoc) :
concernant la musique, par exemple, on permet très facilement à l'auditeur de verser une petite somme d'argent à l'artiste, à sa discrétion.

L'idée étant qu'alors qu'actuellement un auditeur achète un petit nombre de disques, fort cher, et les fait écouter (gratuitement) à ses amis, il pourrait, pour le même budget, se procurer, en micro-payant à chaque fois, chacun de ces titres.

Psychologiquement, les micro-paiements sont toujours mieux acceptés.

Et de fait, ils sont en train de se répandre dans la pratique, avec l'accord des artistes concernés ; et ils rendent en quelque sorte caduque la « propriété intellectuelle ».

Il est vrai que Stephen King, qui a essayé de financer de la sorte un de ses romans, a trouvé la somme ramassée insuffisante ; mais peut-être plaçait-il ses ambitions un peu haut.

(Au demeurant, la technique qu'il a utilisée : « si vous voulez savoir la suite de mon histoire, vous avez intérêt à me payer, sinon je ne la publierai pas » est tout à fait intéressante, et mérite d'être étudiée de plus près.)

Enfin, ne négligeons pas les ressources de la publicité :

un site web de distribution de fichiers MP3 peut profiter de sa popularité en vendant des espaces publicitaires, et utiliser une partie de ce profit pour rémunérer ses artistes.

Le fait est que, d'une façon ou d'une autre, les logiciels « libres » fonctionnent bien, économiquement parlant, et ceux qui les vendent (malgré l'absence de protection, légale ou autre, contre la copie) vivent très bien de leur métier.

Il y a une demande : il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas d'offre pour y répondre.

Tous ces arguments conduisent à penser, sinon qu'un monde sans aucune forme de « propriété intellectuelle » est tout à fait possible (y compris artistiquement, scientifiquement et techniquement), du moins qu'il n'est pas absurde de le penser, et que, par conséquent, l'importance de celle-ci est tout à fait exagérée.

On n'est pas tenu de croire à toutes les thèses libérales pour constater les excès et penser qu'il faut réduire les abus en diminuant les privilèges consentis aux « propriétaires intellectuels ».

Nous quittons donc les positions quelque peu extrêmes affichées ci-dessus et nous énumérons des propositions raisonnables pour mettre fin aux abus constatés.

La première chose serait de limiter la durée de la protection.

Une durée raisonnable semble être de quarante ans mais pas plus tard que la mort de l'auteur.

Autrement dit : nous proposons que l'œuvre tombe dans le Domaine Public soit quarante ans après sa composition, si l'auteur est encore en vie, soit à la mort de celui-ci s'il décède avant.

Nous avons en effet expliqué que la « propriété intellectuelle » n'a rien d'un droit inaliénable ou naturel, et qu'il n'y a aucune raison de le rendre transmissible aux héritiers alors que cela n'encourage pas la production intellectuelle ou artistique.

Quant aux quarante ans, ils devraient eux aussi être de bien peu de conséquence, d'abord parce que souvent l'artiste sera mort avant, ou bien l'œuvre oubliée.

Si elle ne l'est pas, c'est que c'est véritablement un « grand classique »,

et un grand classique devrait appartenir à l'humanité tout entière,

pas seulement à celui qui lui a donné naissance (et dont on peut penser qu'il a bien des moyens de subsister, vu son ampleur en tant qu'artiste).

Deuxièmement, il faut confirmer, et explicitement énumérer, les droits d'« usage privé ».
Non comme de simples limitations des privilèges des auteurs, mais comme de véritables droits inviolables des utilisateurs.

La reproduction à usage privé, le prêt à un ami (et sans compensation financière), la diffusion (également gratuite) en cercle privé (concernant un film ou une musique) et non seulement familial, voilà qui semble le minimum acceptable.

On postulera également que les bibliothèques ont le droit d'exercer leur fonction de prêt sans rémunérer les auteurs (de toute façon, elles doivent bien acheter les livres ; et par ailleurs elles leur assurent une certaine publicité).

Troisièmement, on cantonnera strictement la protection garantie aux œuvres qui montrent une réelle originalité, et qui sont des créations à part entière, non de simples travaux de techniciens.

Une base de données n'est pas une œuvre protégeable ;

un relevé de données géographiques ne l'est pas non plus ;

et, comme en tout autre domaine, il ne suffit pas d'avoir investi dans une création pour se voir automatiquement attribuer une protection.

Quatrièmement, on insistera sur l'importance du Domaine Public.

Ce qui est du Domaine Public appartient à tous.

Toute édition d'un texte du Domaine Public est encore du Domaine Public, 

quel que soit le travail qui ait pu entrer dans son élaboration 

(évidemment, l'appareil critique, lui, peut être protégé).

Si un texte est tombé dans le Domaine Public, même si une édition ultérieure est protégée, le texte est librement recopiable, rééditable, et modifiable (ce droit a été contesté, au sujet de dictionnaires en particulier).

Cinquièmement, la durée de protection des logiciels sera limitée à dix ans.
Précisons que pour un logiciel, c'est déjà beaucoup.

Passé ces dix ans, le code source du logiciel (c'est-à-dire les instructions qui le composent sous forme compréhensible par un humain) devra obligatoirement être publié.

Parmi les droits garantis aux utilisateurs des logiciels figurera le droit de génie à revers («reverse engineering », analyse rétrograde).

Sixièmement, le champ d'application des brevets sera strictement défini.

Seules les techniques industrielles stricto sensu seront susceptibles d'être brevetables.
Les techniques logicielles (même susceptibles d'applications industrielles), comme les séquences du génome des êtres vivants, ne seront pas brevetables.

Un brevet devra, pour être accepté, proposer quelque chose qui ne soit pas évident (une «façon de faire courir un chat » n'est pas quelque chose de non évident).

La durée d'applicabilité des brevets sera soigneusement étudiée, industrie par industrie.
Septièmement, l'État ne prélèvera aucune taxe spécifique destinée à compléter les protections consenties par le Code.

Ces sept propositions semblent un compromis modéré entre la position libertaire extrême qui demande la suppression pure et simple de toute forme de « propriété intellectuelle »,

et la position de protectionnisme extrême que l'on observe actuellement.

En fait, bien qu'elles impliquent une transformation très importante de la législation, aucune de ces propositions n'est vraiment contestable : on peut même dire qu'elles vont de soi.

Si le droit de la « propriété intellectuelle » va bien au-delà, c'est signe que des pressions ont été exercées sur les législateurs.

*

Pour résumer le propos dans son ensemble, disons que le droit que l'on appelle, par un artifice sophistique, droit de la « propriété intellectuelle », 

est beaucoup plus le résultat de manœuvres politiques que d'une juste considération de bien-être général ou individuel.

En tant que tel, ce droit est fortement déséquilibré.

Sous l'effet de l'évolution des technologies, les pressions pour un droit plus strict s'accentuent, et le déséquilibre avec elles.

Le public se sent souvent peu concerné, et pourtant ce sont des enjeux très importants, et amenés à le devenir encore plus, qui sont représentés.

Il devient urgent de rééquilibrer le droit en faveur des utilisateurs, et en même temps de chercher des solutions économiques différentes du protectionnisme, comme les micro-paiements, pour garantir les intérêts moraux et patrimoniaux des auteurs sans chercher à ralentir la marche du progrès.

Nous avons formulé sept propositons concrètes et modérées pour limiter les abus les plus scandaleux. Sans chercher à provoquer une révolution, adopter ces points serait une façon d'assurer un droit de la « propriété intellectuelle » assez équitable et satisfaisant.

Nous, regroupés derrière le présent manifeste, entendons pétitionner les gouvernants pour obtenir l'adoption de telles mesures et un rééquilibrage du droit. À cet effet, nous nous proposons notamment de nous associer librement, espérant par notre association attirer l'attention publique sur le problème qui vient d'être exposé.

*

Note : Conformément à l'esprit du présent manifeste, le texte de celui-ci est placé dans le Domaine Public par son auteur, David Madore. Cependant, ce dernier prie ceux qui le citent de bien vouloir reconnaître sa paternité sur le document, et de ne pas en altérer les idées présentées.

*

À PROPOS DE COPYRIGHT, ET AUTRES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

Denis Feldmann

mardi 12 novembre 2013

6255. LU. ON N'EST PAS LES SEULS À AVOIR DES PROBLÈMES. CONTRAIREMENT À L'ALGÉRIE QUI, DÈS SON «INDÉPENDANCE» JUSQU'À CE JOUR, À ÉTÉ DIRIGÉE PAR DES PSYCHOPATHES MAFIEUX CRIMINELS TUEURS ET VOLEURS, NOUS SOMMES DIRIGÉS PAR DES VOLEURS. ET QUAND ILS DÉCIDENT DE TUER, COMME IL ARRIVE EN FRANCE, CE SERA À L'ÉTRANGER, DANS DES PAYS DU TIERS-MONDE (LIBYE). CHEZ LES OCCIDENTAUX, PLUS CHANCEUX, NOS POLITICIENS VOLEURS S'ÉCHANGENT DES RÔLES AVEC LES HOMME D'AFFAIRES VOLEURS. ET. IMPOSSIBLE DE S'EN DÉBARRASSER CAR, PEU IMPORTE POUR QUI ON VOTE - ET LES MÉDIAS BIEN PENSANTS NE CESSENT DE NOUS IMPLORER DE VOTER ET DE NOUS GRONDER POUR NOTRE INDOLENCE DÉMOCRATIQUE OU, PIRE, NOTRE CYNISME - ON LE AURA SUR LE DOS OU DANS LE CUL ! ET SI ON DEVIENT ASSEZ VIEUX ET QU'ON N'OUBLIE PAS CE QU'ON A VU: ON SAIT ET ON A COMPRIS QUE, PEU IMPORTE QUI SERA ÉLU, CE SERA UN CLONE, UNE COPIE DE LA CRAPULE PRÉCÉDENTE. MAIS, ENCORE UNE FOIS, L'OCCIDENT A SES PARTICULARISMES, CONTRAIREMENT AU TIERS-MONDE OÙ TOUS CEUX QUI ARRIVENT AU POUVOIR S'EN METTENT PLEIN LES POCHES ET TUENT TOUS CEUX QUI LEUR REPROCHE CES MAUVAISES MANIÈRES OU VEULENT LES EN EMPÊCHER, NOS POLITICIENS SONT - RELATIVEMENT HONNÊTES - CE SONT DES CROYANTS. DES IMBÉCILES MAIS ILS ONT LA FOI. ILS CROIENT SI FORT AU MARCHÉ ET AU « PRIVÉ » QU'ILS SONT PRÊTS À DÉTOURNER DE L'$ - CELUI DES TAXES ET DES IMPÔTS DES CITOYENS DE BASE - POUR LES REFILER AUX AFFAIRISTES. PARCE QUE LE MARCHÉ LE VEUT. ON A DONC LE CHOIX (?) - NON, IL N'Y A PAS DE CHOIX ! - ON NE PEUT QU'OBSERVER LE PHÉNOMÈNE SE RÉPÉTER SANS CESSE ET L'OBSERVER SCIENTIFIQUEMENT, COMPARER DIFFÉRENTES ESPÈCES DE PRÉDATEURS POLITICIENS, LES DIVISANT EN CRIMINELS TUEURS SADIQUES (MODÈLE ALGÉRIEN) OU DES CRIMINELS VOLEURS MAIS HONNÊTES (?) ET PROPRES DE LEUR PERSONNE. CE QUI FAIT QUE NOUS NOUS SENTONS BIEN. PLUS PAUVRES. APPAUVRIS SANS CESSE. MAIS VIVANTS. LES PLUS OPTIMISTES PENSERONT QU'APRÈS AVOIR BIEN ÉTUDIÉ CES SPÉCIMENS AVEC UNE PERSÉVÉRANCE À TOUTE ÉPREUVE ET PRIT SUFFISAMMENT DE NOTES, ON ARRIVERA À UNE MÉTHODE ÉPROUVÉE PERMETTANT D'ÉRADIQUER CES PLAIES VIVANTES. UN VACCIN ?

*

[TEXTE AU STYLE FLEURI, MODÈLE ALGÉRIEN, EXPLIQUANT UN PROBLÈME INSOLUBLE: COMMENT DES GENS HONNÊTES ET DES ÉLECTEURS PERPLEXES PEUVENT-ILS SE DÉBARRASSER DES MORPIONS, DES INFECTIONS PAR LA BACTÉRIE BORRELIA BURGDORFERI TRANSMISE PAR LA MORSURE DE CERTAINS TYPES DE TIQUES DES BOIS ET DES PUNAISES DE LIT ?]

*

ALGÉRIE

LA FIN HONTEUSE D’UN RÉGIME HONTEUX

PRÉSIDENTIELLE 2014

M. B.

Le Matin

11 nov. 2013


«Quand le faussaire échoue et épuise tous ses outils de contrefaçon, d’arnaque et d’effraction,
il recourt, forcément et en désespoir de cause à la queue du rat»

Par Mohamed ABASSA

*

Dans son infini égarement pour tenter de sauver sa peau et ce qui peut l’être encore de son régime terni et finissant, Bouteflika vient d’enrichir son patrimoine génétique de faussaire politique non pas d’une seule queue de rat pour tromper encore et toujours les Algériens mais de trois grosses queues du même rongeur: dits sous cape, les trois Amar, de fait les trois Zammar; Saïdani, Ghoul et Benyounès dont le plus petit dénominateur commun qui les lie au pouvoir et, surtout à eux-mêmes, reste la haute corruption et, bien plus, la boulimie sans fin de toujours brouter et à volonté, dinars, dollars, euros et privilèges protéiformes. Impunément.

[On se croirait ici !]

Toute l’Algérie connait par le détail ce commerce de cour et le pourquoi des allégeances sans faille sans cesse renouvelés aux suzerains du jour ; saigneurs régnants de l’Algérie meurtrie.


Soutenant ce pouvoir, forcément, ils ne soutiennent en fait qu’eux-mêmes dans des coteries de survie et d’autodéfense pour s’éviter les inéluctables procès de demain qui les attendent et, aussi, tant qu’à faire, continuer à paître et à se servir dans les grasses prairies financières du régime. Unique motif de soutien et d’allégeance à la curée. Et aussi mobile remarqué de leur émargement à la mangeoire du clan.

C’est pourquoi, ils font de la survie du pouvoir bouteflikien qui les a fabriqués et gonflés, leur priorité absolue d’existence politique et l’unique moyen de sauver leurs têtes. Ils se débattent et s’agitent maintenant comme des beaux diables parce qu’ils se savent condamnés quels que soient les nouveaux pouvoirs à venir.

Sauf si le pouvoir de la secte d’Oujda devait s’accrocher à tout prix au pouvoir et dans n’importe quelle posture : debout, assis, couché, en chaise roulante, en fauteuil, en civière, aphone ou logorrhéique, semi ou entièrement paralysé, en pyjama, en jogging, en robe de chambre ou en kimono, ils veulent absolument le maintenir en poste et à n’importe quel prix.

Quitte à en faire une poupée de cire et de cirque. Ils ont déjà réussi à lui faire soulever tout seul, un énorme gâteau de deux grammes et lui faire bouger le petit doigt de la main gauche ! Un vrai miracle. Mieux et plus qu’au cirque.

LA DERNIÈRE ARME DE BOUTEFLIKA ; UN PET DE NONNE DANS L’EAU !

Il est tout de même inquiétant de voir des voyous squattant indûment et impunément le pouvoir, délivrer d’eux-mêmes, enfin, la dernière image que le peuple algérien et le monde entier retiendront d’eux : Une bande de petits malfrats s’invectivant copieusement, s’insultant et s’envoyant mutuellement à longueur de discours, des volées de bois vert et des noms de crapauds rares que la lexicographie politique ne connaissait pas à ce jour.

Le langage politique officiel entre hauts responsables en poste et en campagne pour se maintenir à tout prix au pouvoir, se mesure désormais et publiquement à l’aune de l’injure et de l’outrance de charretiers pressés ; crachant et s’insultant de partout en mauvais palefreniers d’écurie. Chacun découvrant dans la bouche de l’autre, sa propre nudité de voyou effrayé à l’imminence suggérée des évictions et des procès attendus.

Si Amar ! D’où vous viennent tous ces milliers de milliards et ce nouveau verbe haut, inquisiteur et menaçant, cette nouvelle posture digne du premier rôle du film d’Ettore Scola « Affreux, sale et Méchant »? Un rôle qui vous va si bien, Si Amar !

D’OÙ VOUS VIENNENT, petits Amars de pacotilles, ces villas somptueuses en Algérie et à l’étranger?

Ces grosses entreprises d’import import aux noms de prête-noms familiaux ?

D’OÙ VIENNENT ALORS CES COLOSSALES FORTUNES au petit, modeste et inconnu petit agent de sécurité de Naftal que vous étiez ?

DE VOTRE TRAVAIL ? OUI, SÛREMENT ! 

MAIS LEQUEL ?

Même les mafias et camorras réunis seraient éblouis et interloqués par vos prouesses de prédateur nyctalope; pouvant voir et dénicher dans le noir et le glauque absolu, les niches de butins et de bien publics à chaparder.

En cela, vous rejoignez les records inégalés des détournements du clan régnant ; les Boutef et Chakib Khelil en tête.

Ainsi, M. Amar Saïdani dont toute la presse privée et non corrompue aura souligné le seul et mauvais talent de troubadour de souk, de joueur d’épaules et de chaud gallal, Brerhi par défaut, se retrouve brutalement projeté aux premières loges de l’actualité politique nationale.

D’où vous vient cette audace, toute nouvelle, d’interpeler, de sermonner et de ridiculiser un chef de gouvernement en poste ? D’où vous vient ce tout nouveau pouvoir régalien d’accuser l’un des plus hauts personnages de l’Etat algérien, le général de corps d’armée Mohamed Médiène, l’incriminant ouvertement d’outrepasser ses prérogatives en s’immisçant dans les affaires de la justice, des médias, des partis et du pouvoir politique ? D’où vous vient ce tout nouveau pouvoir exorbitant d’interpellation et de remontrance à l’endroit d’un général dont vous n’espériez même pas une audience de son troisième secrétaire ? D’où vous vient Monsieur, cette nouvelle audace d’un Zorro libérateur de la société civile algérienne, vous qui présidiez une assemblée de clercs et de florentins fantoches ÉLUS PAR L’URNE BOURRÉE ET TRUQUÉE ?

Vous qui trembliez à la simple vue d’un caporal du DRS venu vous interroger at. Home sur vos colossales fortunes?

Qui vous a gonflé à ce point, le biberon de Saïd ? Pour faire du petit chat craintif que vous êtes, un gros tigre rugissant et menaçant maintenant tout ce qui sort du rang des thuriféraires et des frotte-manche des Bouteflika ?

Qui aurait imaginé un seul instant que le petit danseur de Souk de Oued Souf, rasant et raclant les murs du pouvoir il y a moins de six mois, implorant des pardons et des magnanimités impossibles pour s’éviter la prison, devienne maintenant ce haut personnage d’Etat transformé par un curieux miracle bouteflikien en centre du monde et en nouveau nombril du vrai pouvoir algérien ?

Très curieusement, M. Saïdani parle exactement comme parle en privé le petit Saïd, le dauphin régnant :

« En pyjama, en robe de chambre, en chaise roulante, en civière, debout ou couché, nous resterons au pouvoir, quoi qu’il advienne ! »

Ainsi s’éclatait le président de l’ombre dans ses rares moments de lucidité éthylique.

Lui qui a cette puissante vacuité d’être à la fois à la Closerie, à El-Mouradia, au FLN et à l’ENTV n’aura eu aucune difficulté à apprivoiser ce bouffon qui fanfaronne en tirant très fort sur les nouvelles et grossières bretelles made in FLN offertes par les Bouteflika aux abois.

Et c’est ainsi que se répand aussi et s’alimente en fiel Saïdien, le sieur Saïdani à expliquer à ses auditoires du jour, l’urgente nécessité de METTRE FIN À CINQUANTE ANS DE POUVOIR MILITAIRE.

Mais pas ça, pas vous, M. Saïdani ! Pas vous et encore moins vos employeurs, n’avez les moyens, la légitimité et le droit moral de jeter et de contester ce pouvoir militaire qui vous a fabriqués comme on fabrique toujours, ici et ailleurs, des servants et des BOUFFONS DE CIRQUE JETABLES ET RECYCLABLES À VOLONTÉ.

N’est-ce pas, par trois fois consécutives, les militaires régnants qui vous ont fait rois, vous et vos maîtres employeurs ?

Mais, comme tous les bouffons pressés, Si Amar, dit le drabki, aura, lui aussi, la mémoire courte et l’appétit bien gros. Il mettra Tewfik au pas, à la retraite ou à la caserne jure-t-il, sans la moindre retenue, à qui veut bien l’entendre et bien plus à l’adresse de ces nouvelles ouailles du FLN terrorisées à l’idée de perdre ses faveurs et ses généreuses largesses avec l’argent public volé.

ET SI ON FAISAIT LA GUERRE AU MAROC ? MAIS QUE FERA-T-ON L’APRÈS MIDI ?

Et c’est apparemment ce que les M’Khakh ont trouvé comme diversion et leurre patriotique pour faire « élire » Bouteflika président de la RADP, même sur une civière ou en pyjama.

La trouvaille n’est cependant ni tout à fait sotte ni nouvelle.

CAR, IL EST BIEN CONNU DEPUIS LA NUIT DES TEMPS QUE LORSQUE ÇA SENT MAUVAIS ET ÇA PUE CHEZ SOI, ON EST TOUJOURS TENTÉ D’OUVRIR LA FENÊTRE SUR SON VOISIN.

C’est la première tentation des régimes chancelants et finissants. C’est pourquoi se susurre dans les cercles fermés bouteflikien l’option stupide et idiote de faire la guerre au Maroc pour régler tous les problèmes de l’Algérie ; au moins trois.

1/ Donner le pouvoir à la fratrie Bouteflika pour l’éternité

2/ Donner aux Algériens frustrés le sentiment d’être les plus forts

3/ Occuper et divertir ces régiments fatigués d’attendre et qui commencent à lorgner du côté des magouilles des grands chefs de la capitale.

Mais l’option guerrière avec le Maroc ne suscite pas que des adhésions imbéciles. Il y a d’abord l’opposition de ces jeunes et fiers officiers Algériens qui vous diront qu’ils ne feront pas la guerre au Maroc parce qu’ils risquent de s’ennuyer l’après midi.

Il y a ensuite l’écrasante majorité sinon la totalité du peuple algérien qui s’opposera de faire la guerre au peuple frère marocain, il y aura enfin l’avis des rois et roitelets du Khalidj qui intimeront vite à leur servant d’El-Mouradia l’ordre d’arrêter son cinéma. C’est pourquoi la guerre contre le Maroc n’aura pas lieu. Et tant mieux.

LE PLUS GROS, LE PLUS VIEUX ET LE PLUS RICHE SOLDAT DU MONDE ENCORE EN POSTE.

Cette guerre impossible avec le Maroc, aurait eu, tout de même, la curieuse pédagogie cognitive de nous révéler les réelles capacités de nos généraux en poste.

Sont-ils aussi forts et performants en stratégie et tactique militaire comme ils le sont en affaires et buisines divers ?

Et ce gros et gras maréchal algérien (130 Kg) que les ambassadeurs Français et américains en poste à Alger (Bernard Bajolet et Robert Ford) ne tenaient pas spécialement en haute estime et qu’ils qualifiaient ouvertement d’officier supérieur le plus corrompu des généraux algériens (Wikileaks et El-Païs du 25 janvier 2008) comment aurait-il conduit les armées algériennes du haut de ses 80 ans ?

Comment aurait-il contenu les hordes affamés et humiliés du Makhzen gonflés à bloc par la propagande de Sidhoum ?

On retiendra surtout des pitreries de Saïdani et des gesticulations de ses pairs et compétiteurs en course pour la conservation du pouvoir, une superbe et juste définition du profil du candidat présidentiable telle que nous la décrit Salah, 30 ans, jeune postulant à la prochaine magistrature suprême. Il dit sans rien écrire :

Moi Salah, simple citoyen de Hassi-Bakhta, petit agent de Sonatrach, je présente un meilleur CV et un meilleur background que tous les heureux prétendants passés.

Moi, petit Salah d’El-Khroub, j’ai fait cinq années d’école fondamentale, trois comités de soutien et deux marches de protestations. Moi, petit Salah de 30 ans,

JE N’AI JAMAIS VOLÉ, TORTURÉ, EMPRISONNÉ OU TUÉ POUR ÊTRE OU RESTER PRÉSIDENT.

[Ce qui est une  bonne chose!]

EST-CE LE CAS DE MM BEN BELLA, BOUMEDIENE, CHADLI OU BOUTEFLIKA ?

J’ai été plus longtemps à l’école qu’eux, j’ai milité plus longtemps qu’eux et, pour dire l’essentiel,

JE N’AI VOLÉ NI TUÉ PERSONNE POUR ARRIVER OU ME MAINTENIR AU POUVOIR.

Moi, petit Salah sorti de partout et de rien, j’affirme ici ce que j’ai appris d’Amar Saïdani, l’homme aux sept V mérités ( Veule, Vile, Voleur, Vaurien, Vendu, Voyou et Véreux) que

N’IMPORTE QUEL ALGÉRIEN ORDINAIRE, PAR SON INTÉGRITÉ, SA MORALITÉ, SON INSTRUCTION ET SA PROBITÉ EST SUPÉRIEUR À TOUS CES CORNICHONS QUI NOUS SOLLICITENT,

ET DONC ÉLIGIBLE À LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE

BIEN AVANT ET BIEN MIEUX QUE TOUS CES CRAPAUDS OFFICIELS RASSEMBLÉS POUR LE SEUL MALHEUR DE CE PAYS.

Moi petit candidat de 30 ans d’Aokas, de Bir Ghbalou, d’Aïn Tédelès, d’Akbou, de Ténès, de Béni Yenni, de Sour, de Tiaret ou Guelma, d’Ighil Moula ou de Tarf, en fait de nulle part et de toutes les Algérie vraies vivantes et propres. Je jure de vous représenter et de porter vos voix.

PARCE QUE JE VIS ET SOUFFRE EXACTEMENT COMME VOUS.

PAS EUX, JAMAIS ! ILS MENTENT, VOLENT ET TUENT NOS VIES.

Bouteflika en tête.


C’est pourquoi, à la prochaine présidentielle de 2014 nous voterons tous Salah !

*

COMMENTAIRES DU PEUPLE

1

Nous entrons dans la logique de l'esprit de clan , de la famille maffieuse , ou encore d'un système usurpateur qui fait que lorsque le parrain ou l'un de ses membres vient à disparaitre ou à s'effacer l'ensemble resserre de plus en plus ses rangs pour le couvrir ou combler le vide ou l'absence qu'il aura engendrée autour de lui pour ne pas perdre de son emprise et maintenir sa domination. Le parrain subit ainsi le diktat du clan qui l'a choisi et à son tour il n'a pas d'autres choix que de déléguer ses pouvoirs à ceux qu'il aura choisi parmi les membres de ce clan.c'est ainsi que perdurent et survivent les empires mafieux et satrapiques.
Khelaf Hellal
2
Les seuls responsables qui ont conduit le pays à cet état de déliquescence et de délabrement inouï,ce sont ces généraux "faiseurs de rois corrompus ,vils et prédateurs" qui ont permis à ce clan, malsain,algérianophobe, vil et voyou, mise en place par bouteflika et son frére, de détruire l'Algérie, son économie, son humanité, ses sociÉtés ethniques ancestrales, en hypothéquant son avenir et celui de ses peuples ; car plusieurs générations de ces peuples, à venir,subiront les effets néfastes de ce rÈgne d'un clan sans foi ni loi, encore plus misérablement que ces générations qui ont subi cet état de déliquescence des 15 années du clan de adelaziz et de said les effrontés lâches algérienophobes.

Abdelaziz, said, saadani, ghoul, benyounes, khelil.... ont sévi grâce au DRS, oui , c'est ce service de répression des peuples d'Algérie, dont le but et le rôle devraient pourtant protéger ces peuples et protéger leur pays l'Algérie de ces éventuels prédateurs qui a permis à ce clan des fréres Bouteflika, leurs larbins, amis, familles, copains et coquins de voler, corrompre et humilier les peuples et leur pays l'Algérie.

Il n' y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, alors n'est il pas temps de PROTEGER L'Algérie et ses peuples de ses prédateurs conformément à la lettre et à l'esprit du DRS?
Elvez Elbaz. 
3
Le fait que Bouteflika, soit a ce point détrônable, il y a " anguille sous roche " il doit détenir des secrets sur l' armée et sur la classe politique, pour s'adonner a un vil chantage, il n'y a pas d'autres explications, si non , pourquoi un président malade, absent depuis plus de dix mois, maintenue en vie, grâce a des soins intensifs, n'est pas déclaré, en application de l'article 88 , dans un état d’empêchement.
Comment? et par quel miracle, on ne parle plus de l’enquête sur l'affaire Sonatrach ,
la corruption et les détournements qui gangrène le sommet de l'Etat.
Ali Chemlal Il Y A 12 Heures 6 Minutes
4
Sans mettre en cause le portrait diabolique cependant très réel de ces ... crapules ! Je me demande vraiment, s'il est juste, dans le sens correct, de faire référence à la chose, au sujet ou même terme "politique" quand on parle de ces bidules, sur lesquels se retient l'imposture. 
Ils occupent des rêles, supposés être des postes politiques certes, mais ne sont payé's pour des tâches basses et mafieuses - 
Il est temps a mon avis de leur interdire, tout un vocabulaire et leur en réserver un autre, plus approprie'.
Massinissa Opine 

5



Personnellement, ce que trouve à la fois incroyable, intriguant, relevant de la maladie mentale dont les symptômes ne sont pas tous recensés, 

c'est sans doute cette capacité à incriminer le petit caporal Saidani, et faire les louanges presque divin, de celui qui à permet à la smala Bouteflika de régner, 

à fortiori de permettre au petit Drabeki de devenir monarque de zone. 

Votre oublié (Vous avez ) de mentionner (son) (cette) intronisation honteuse, 

si la guerre est perdu ne dit-on pas que les plans du général sont mauvais, que ses choix stratégiques ne sont pas à la hauteur des attentes dus à son grade, 

ou est l'expert de guerre qui peut juger le petit soldat dans la tranchée d'avoir perdu la guerre, quand le général siroté ses Whisky et ses cigares Cubain dans son bunker, faisant les affaires avec les clans ? 

Comment peut-on laver de (tout, tous) ceux qui ont mangé à tous les râteliers? 

Ces jours-ci, certains veulent nous faire croire que le DRS et son chef sont les seuls garants, 

grâce à eux que nous vivons dans la misère, mais bon Dieu ! 

C'est grâce à qui Bouteflika est devenu président ? 

Grâce à qui Saidani à détourné les milliards, 

si Mister T est réellement un homme de valeurs, si le DRS est un organisme républicain, dont la mission est de protéger les intérêts du pays, alors comment Khellil a pu faire tout ce qu'il a entrepris ? 

Comment un petit voyou comme le jeune Farid B a pu rafler les milliards en $ ? 

Comment Ghoul a pu racler les caisses de l'état ? 

Ou se trouvait le DRS, Mister T et sa troisième secrétaire quand la mafia Bouteflika a vidée le sol de l'Algérie ? 

Vous avez le droit de prendre T pour un Dieu sur terre, vous avez le droit de vous prosternez devant son ombre, son portrait, vous pouvez avoir la chair de poule quand vous entendez son nom, pour nous autres, le petit peuple, nous savons que 

c'est grâce au DRS que Bouteflika est devenu président, 

c'est grâce au DRS que Saidani fait des affaires, 

c'est grâce au DRS, arme de répression, instrument de torture et de manipulation, de traque de républicains, de traque d’honnête personnes, que les Hommes sont isolés, écartés, assassinés, forcés à l’exil, que les minables ont pris les allures d'astres scintillant, 

vous avez le droit de défendre soit votre chef ou ancien chef, mais vous ne pouvez pas nous faire avaler une telle couleuvre, 

si demain le peuple décide de se réveiller de sa léthargie, décide de se sortir de la misère dû à la compétence du système, 

si le peuple décide de sortir un jour d’un régime criminel et mafieux, 

à défaut d’être jugé et la potence, vous serez tous jugez au moins par l’histoire, vos noms resteront dans les manuels des histoire, on vous réservera les pires chapitres de notre histoire, vos noms seront associés aux pires crimes de notre nation, vous serez comme les nazis, bannis, quand on évoquera vos noms, c’est seulement quand on décide de dire du mal, 

je n’aime Saidani, toutefois, la probité intellectuelle, exige d’un homme intègre et honnête de reconnaître la raison, même quand cela sort de la bouche de son pire ennemi, 

oui il a raison quand il dit que le rôle de l’armée c’est la caserne, 

que les services secrets ont pour mission la protection de l’état et non son utilisation pour sa propre pérennité au détriment de l’avenir du pays, 

oui je trouve juste son propos sur le DRS raison gardé de son histoire, et de ses casseroles, 

toutefois, si DRS et les généraux de l’ANP prennent la place naturelle qui est la leur, le rôle républicain défini par la constitution, des Saidani, des Ghoul,…, des Said, des Fakhamatouhou, n’auront aucune chance de briller, 

car à ce moment-là, les magouilles prendront fin, place à la compétence la seule variable de désignation.


Ss 33

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lundi 11 novembre 2013

6254. LE MONDE COMME SI VOUS Y ÉTIEZ ! COMME SI VOUS EN FAISIEZ PARTI

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SYRIE

100 000 MARTYRS POUR GENÈVE 2

Thierry Meyssan

lundi 11 novembre


Alors que la Conférence de Genève, en juin 2012, avait fixé les bases de la paix en Syrie, la guerre a repris durant un an et demi.

100 000 morts plus tard, LES PUISSANCES ÉTRANGÈRES QUI ONT PLANIFIÉ ET ALIMENTÉ LE CONFLIT ont fini par admettre leur défaite.

[Une autre forme de colonisation par les mêmes. Il suffit de la présenter autrement dans les médias et tout le monde ou presque pense qu’on est devant une entreprise de bienfaisance. Qui est le plus à blâmer ? Les instigateurs de ces crimes et de ces complots ? Les employés des médias et leur propagande publicitaire ? Ou les innombrables idiots qui votent pour eux ? ]

Moscou et Washington envisagent donc de réunir une nouvelle conférence à Genève pour leur faire acter la victoire de la République arabe syrienne.

La Conférence de Genève, en juin 2012, devait jeter les bases de la paix en Syrie.

À l’époque, L’OTAN AVAIT RENONCÉ À BOMBARDER LE PAYS COMME ELLE L’AVAIT FAIT EN LIBYE, POUR NE PAS ENTRER EN CONFLIT AVEC LA RUSSIE ET LA CHINE.

[Est-ce que nos médias parlent encore de la Libye ? Pourtant, tous les jours, on se lamentait sur le triste sort de la population aux prises avec un tyran © (marque déposée) ? Et les lecteurs en larmes, comme devant un téléroman imploraient qu’on «fasse quelque chose», qu’on «intervienne». Privés de stimuli, ces mêmes lecteurs n’implorent plus. Il n’est plus nécessaire qu’on excite le neurone de base. Et les Philippines sont victimes d'un ouragan de quoi satisfaire la soif de détresse des téléspectateurs.]

La France de Nicolas Sarkozy avait négocié le retrait de ses conseillers militaires de l’Émirat islamique de Baba Amr et obtenu la restitution de ses officiers qui avaient été faits prisonniers.

Logiquement, on pouvait estimer que l’État syrien avait gagné la partie et que le retour à la normale était proche.

Pourtant, le soir du 30 juin, la France, qui venait d’élire François Hollande à sa présidence, émettait une réserve sur l’interprétation du communiqué final. Selon elle, le gouvernement de transition devant être accepté par toutes les parties, l’accord impliquait le départ définitif du président el-Assad. 

Une semaine plus tard, le président Hollande recevait à Paris la 3ème réunion des « Amis du peuple syrien » avec en guest star, Abou Saleh, le jeune journaliste de France 24 et d’Al-Jazeera qui avait fait régner la terreur à Homs.

Finies les promesses de Sarkozy : puisque la guerre de 4ème génération (celle des mensonges médiatiques) avait échouée,

ON ALLAIT PASSER À LA GUERRE DE TYPE NICARAGUAYEN 
AVEC DES DIZAINES DE MILLIERS DE COMBATTANTS ÉTRANGERS.

Ce revirement de la France s’explique à la fois par l’appétit de quelques personnalités de la classe possédante et par la corruption de la nouvelle équipe dirigeante.

Pour certains capitalistes, la crise économique de 2008 marque l’impossibilité de gagner beaucoup d’argent en France compte tenu de l’appauvrissement des classes populaires.

Ils avaient donc poussé le président Sarkozy à préparer la guerre en Syrie et ont poursuivi ce projet lorsque celui-ci négociait le retrait français. Leurs intérêts ont été représentés à l’Élysée par le chef d’état-major particulier du président de la République, le général Benoît Puga, maintenu en fonctions par François Hollande.

LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DE FRANÇOIS HOLLANDE A ÉTÉ PRINCIPALEMENT ET ILLÉGALEMENT FINANCÉE PAR LE QATAR.

[D'autres ont financé celle de monsieur Sarko, dont notre milliardaire maison, monsieur Desmarais, décédé depuis. ]

Ce minuscule émirat, jadis lié à la France, était gouverné depuis le coup d’État de 1995 par l’ambitieux cheik Hamad. Il autorise en 1999 Exxon-Mobil à exploiter sans limites le gaz du pays. En quelques années, le Qatar devient un géant mondial du gaz et de facto la propriété des Rockefeller.

Le président Hollande choisit Laurent Fabius comme ministre des Affaires étrangères car il avait servi d’intermédiaire entre lui et l’émirat.

OR, LE MINISTRE EST CE QU’IL EST CONVENU D’APPELER « UN AMI D’ISRAËL ».
À CE TITRE, 

IL VA POUSSER LA FRANCE À « SAIGNER » LA SYRIE.

L’attaque fut lancée le 18 juillet 2012 par un attentat qui coûta la vie aux membres du Conseil de sécurité nationale.

Il s’en suivit une guerre d’un an et demi qui fit plus de 100 000 morts.

Il est convenu de dire aujourd’hui que cette guerre n’aura pas de solution militaire, 

LES CONTRAS ÉTANT REMPLACÉS AU FUR ET À MESURE DE LEUR ÉLIMINATION.

[Il y a tant de gens inutiles sur cette planète. Il est compréhensible que certaines nations débordant de chômeurs les envoie se faire tuer ailleurs. Comme on a fait depuis toujours pour toutes les guerres. Si on gagne, on a des territoires nouveaux à piller. Si on perd, ce ne seront toujours que des chômeurs de moins. Autant de bouches inutiles à nourrir. Et jeunes en plus, donc remuant.]

Moscou et Washington parlent aujourd’hui d’une Conférence de Genève 2.

En effet, le Royaume-Uni a opportunément été contraint de se retirer par un vote de sa chambre des Communes ;

l’émir de Qatar a été contraint par les États-Unis à abdiquer ;

la France n’a pas pu maintenir sa pression militaire depuis son opération au Mali ;

la Turquie est trop divisée pour mener des opérations de grande envergure.

Il ne reste à vrai dire qu’UN SEUL JOUEUR : L’ARABIE SAOUDITE.

Riyadh a établi son ministre-adjoint de la Défense à Amman pour y constituer une force de 50 000 mercenaires.

Il avait été prévu que le bombardement chimique de la Ghoutta par les Contras avec du matériel turc donnerait le signal d’un retournement de situation.

Les commandants alliés se réunirent à Amman pour mettre au point le changement de régime. Puis : rien.

En réalité, de même que Washington a contraint l’émir du Qatar à quitter la scène, de même cette excitation n’avait d’autre but que de contraindre l’Arabie saoudite au retrait.

Après avoir hurlé de douleur et annoncé vouloir se venger des États-Unis, les Séoud sont apparemment rentrés dans le rang lorsque John Kerry est venu leur rappeler qu’ils ne sont installés sur leur trône que par la volonté de l’Occident.

Dès lors, la Conférence de Genève 2 devrait se tenir soit début décembre, soit fin janvier.

LES ALLIÉS DES ÉTATS-UNIS DEVRAIENT ENFIN Y ENTÉRINER L’ACCORD SECRET CONCLU ENTRE MOSCOU ET WASHINGTON, IL Y A UN AN ET DEMI.

*

COMMENTAIRES DU PEUPLE

1

Et d’ici là, combien de morts encore en Syrie ?

J’encourage les Syriens à faire le même business que les sionards sur leurs malheurs : financer des musées/mémorial, encourager les gens à faire un devoir de mémoire, faire documentaire sur documentaire sur documentaire qui montrent sans pudeur les souffrances du peuple Syrien pendant ces années noires que le pays a connu, exiger des réparations ad vitam aeternam aux USA, à l’arabie saoudite, à israël & à la France (en fait, surtout à M. Fabius), faire de Poutine un citoyen d’honneur de la Syrie & un sauveur du peuple Syrien (faudrait créer un rang comparable aux "justes" pour les sauveurs du peuple Syrien). Exiger repentance & devoir de mémoire sur les souffrances du peuple Syrien, punir par la prison ou l’amende quiconque contestera les souffrances & les morts de cette abominable guerre. À ce moment-là, je pense que la Syrie aura vraiment & définitivement remporté la guerre.

Le 11 novembre à 12:34 par matrix le gaulois

2

100 000 Morts en Syrie ??? 

C’est pour quand un Tribunal type "Nuremberg à Nuremberg" pour juger tout ces criminels de guerres et les instigateurs de ces chaos à commencer par les dirigeants français, britanniques, américains, saoudiens, qataris ou encore Erdogan le Turc..

sous les ordres de leurs gourous sataniques que sont les Rocquefeler, Soros ou encore les Rotshild..

Ces vampires ne leur ont pas suffit les Milliers de morts en Libye, en Palestine..etc...

tout ces crimes ont pù se perpétuer dans la mesure où les instigateurs, Bush, Rumsfeld, Pearle, Cheney et Wolwofitz.. ( et leurs gourous satanistes que j’ai cité un peu plus haut) du chaos irakien qui lui à fait des Millions de morts irakiens n’ont pas été jugés jusqu’à ce jour !

Il serait peut être temps de les juger, il en va de la survie de l’humanité, c’est à dire de nous tous, personne n’est à l’abri face à ces vampires !

A bon entendeur

Le 11 novembre à 20:35 par anti-propagande


lundi 4 novembre 2013

6252. TOUS LES JOURS, MÊME SI MONSIEUR GOEBBELS EST MORT DEPUIS 70 ANS - ET QUE NOUS VIVONS DANS UN PAYS LIBRE - SI. SI - NOUS RECEVONS NOTRE DOSE D'INFORMATION PAR LES MÉDIAS D'INFORMATION. INFORMATION PUBLICITAIRE ET DE PROPAGANDE DANS LAQUELLE ON NOUS DIT QUOI ET COMMENT PENSER. NOUS LES REMERCIONS.

*

LA SYRIE A CHANGÉ

DAMAS, LA PLUS VIEILLE VILLE HABITÉE DU MONDE

Thierry Meyssan
Translation Roger Lagassé

Réseau Voltaire
Damas (Syrie)
4 novembre 2013


*

SYRIA HAS CHANGED

Thierry Meyssan
4 november 2013

The media coverage of the war in Syria examines only military, diplomatic and humanitarian action. It ignores profound transformation. However, one does not survive a sea of ​​violence without changing profoundly. From Damascus, where he has lived for two years, Thierry Meyssan describes this evolution.

*

De passage à Damas, l’envoyé spécial des secrétaires généraux de la Ligue arabe et de l’Onu, Lakhdar Brahimi, a présenté « son » projet de conférence de paix, Genève 2.

Une conférence dont l’objectif serait de mettre fin à la « GUERRE CIVILE ».

CETTE TERMINOLOGIE REPREND L’ANALYSE D’UN CAMP CONTRE UN AUTRE,
 DE CEUX QUI AFFIRMENT QUE CE CONFLIT EST UNE SUITE LOGIQUE DU « PRINTEMPS ARABE », 
CONTRE CEUX QUI SOUTIENNENT QU’IL A ÉTÉ FABRIQUÉ, ALIMENTÉ ET MANIPULÉ 
DE L’EXTÉRIEUR.

LA GUERRE SELON L’OPPOSITION ARMÉE

Pour les Occidentaux et la majorité de la Coalition nationale, la Syrie vit une révolution.

Son peuple s’est soulevé contre une dictature et aspire à vivre dans une démocratie comme aux États-Unis.

Cependant cette vision des choses est démentie par le Conseil de coopération du Golfe, le Conseil national syrien et l’Armée syrienne libre.

Pour eux, le problème n’est pas celui de la liberté, mais de la personnalité de Bachar el-Assad. Ils se contenteraient de conserver les mêmes institutions si le président acceptait de laisser sa place à un de ses vice-présidents.

Toutefois, cette version est à son tour démentie par les combattants sur le terrain, pour qui le problème n’est pas la personnalité du président, mais la tolérance qu’il incarne.

LEUR BUT EST D’INSTAURER UN RÉGIME DE TYPE WAHHABITE 
OÙ LES MINORITÉS RELIGIEUSES SERAIENT SOIT SOUMISES, SOIT DÉTRUITES, 
ET OÙ LA CONSTITUTION SERAIT REMPLACÉE PAR LA CHARIA.

LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

Au début, lorsque des snipers tuaient des gens, on disait que c’était des tireurs du régime qui cherchaient à imposer la peur.

Lorsque des voitures explosaient, on disait que c’était une attaque perpétrée par les services secrets sous faux drapeau.

Lorsque un gigantesque attentat a tué les membres du Conseil de sécurité, on accusait Bachar el-Assad d’avoir éliminé ses rivaux.

Aujourd’hui, plus personne n’a de doute : ces crimes étaient l’œuvre des jihadistes et ils ne cessent d’en commettre.

Au début, il y avait la loi d’urgence.

Depuis 1963, les manifestations étaient interdites. Les journalistes étrangers ne pouvaient entrer qu’au compte-goutte et leurs activités étaient étroitement surveillées. Aujourd’hui, la loi d’urgence a été levée. Il n’y a toujours que peu de manifestations parce qu’on craint des attentats terroristes.

LES JOURNALISTES ÉTRANGERS SONT NOMBREUX À DAMAS. ILS ÉVOLUENT LIBREMENT SANS AUCUNE SURVEILLANCE. LA PLUPART CONTINUENT POURTANT À RACONTER QUE LE PAYS EST UNE HORRIBLE DICTATURE. ON LES LAISSE FAIRE EN ESPÉRANT QU’ILS SE LASSERONT DE MENTIR LORSQUE LEURS GOUVERNEMENTS CESSERONT DE PRÊCHER LE « RENVERSEMENT DU RÉGIME ».

[Les employés des médias smarties. Choisis dès l’embauche pour leur conformisme et leur docilité. Pas besoin de leur donner des ordres, spontanément, ils copient les communiqués du ministère ses Affaires Étrangères, succursale du Département d’État des USA. Et tout ce qui n'est pas conforme à la version des institutions sera appelé «théorie du complot». Avec des frissons dans les épaules. Comme lorsqu'on parlait du Démon dans le passé. ]

Au début, les Syriens ne regardaient pas les chaînes de télévision nationales. Ils les considéraient comme de la propagande et leur préféraient Al-Jazeera. Ils suivaient ainsi en direct les exploits des « révolutionnaires » et les crimes de la « dictature ».

Mais avec le temps, ils se sont trouvés confrontés directement aux événements. Ils ont vu par eux-mêmes les atrocités des peudos-révolutionnaires et, souvent, ils n’ont dû leur salut qu’à l’armée nationale.
Aujourd’hui, les gens regardent beaucoup plus les télévisions nationales, qui sont plus nombreuses, et surtout une chaîne libano-irakienne, Al-Mayadeen, qui a récupéré l’auditoire d’Al-Jazeera dans l’ensemble du monde arabe et qui développe un point de vue nationaliste ouvert.

LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE

Au début, l’opposition armée se disait pluri-confessionnelle. Des personnes issues de minorités religieuses la soutenaient.

PUIS, IL Y EUT LES TRIBUNAUX ISLAMIQUES QUI CONDAMNÈRENT À MORT ET ÉGORGÈRENT LES « MAUVAIS » SUNNITES, « TRAÎTRES » À LEUR COMMUNAUTÉ ; LES ALAOUITES ET LES CHIITES, TORTURÉS EN PUBLIC ; ET LES CHRÉTIENS EXPULSÉS DE LEURS MAISONS.

AUJOURD’HUI, CHACUN À COMPRIS QUE L’ON EST TOUJOURS HÉRÉTIQUE LORSQUE L’ON EST JUGÉ PAR DES « PURS », DES TAKFIRISTES.

Alors que des intellectuels affirment que la Syrie a été détruite et qu’il faut la redéfinir, les gens savent ce qu’elle est et sont souvent prêts à mourir pour elle.

Il y a dix ans, chaque famille avait un adolescent qu’elle tentait de faire échapper au service militaire. Seuls les pauvres envisageaient de faire carrière sous les drapeaux. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes s’engagent dans l’armée et leurs aînés dans les milices populaires.

Tous défendent la Syrie éternelle où se côtoient différentes communautés religieuses, ils vénèrent ensemble le même Dieu lorsqu’ils en ont un.

Au cours du conflit, beaucoup de Syriens ont eux-mêmes évolué. Au début, ils observaient majoritairement les événements en se tenant à l’écart, la plupart affirmant ne se reconnaître dans aucun camp.

APRÈS DEUX ANS ET DEMI DE TERRIBLES SOUFFRANCES, CHACUN DE CEUX QUI SONT RESTÉS DANS LE PAYS A DÛ CHOISIR POUR SURVIVRE.

LA GUERRE N’EST PLUS QU’UNE TENTATIVE DES PUISSANCES COLONIALES DE SOUFFLER SUR LES BRAISES DE L’OBSCURANTISME POUR BRÛLER LA CIVILISATION.

[Et tant pis pour les «dommages collatéraux». Personne ne s’intéressent à eux. Ce terme désignant des enfants, des femmes, des hommes blessés, rendus infirmes ou tués. Dans ce cas, le mieux est de mourir.] Aucun journaliste droitdelhommiste en visite en Irak, Afghanistan, Lybie, tous ces pays «libérés» de la tyrannie et sortis de l’obscurantisme par les lumières occidentales qui continuent à les éclairer périodiquement au moyen de drones. Ce qui s,y passe est le résultat de nos apprentis sorciers. Comme le spectacle est désolant et affligeant, on n'en parlera pas. Parce que les lecteurs pourraient s'interroger sur la qualité de nos devins, eux qui prédisaient que tant de belles choses arriveraient sitôt le changement de régime effectué. Eux qui ne cessait de critiquer le comportement de ces régimes envers leur population - d'où la nécessité d'un changement de régime - Comme rien n'a changé, sauf que ça a généralement empiré, mais avec aux commandes d'autres acteurs, qui sont «nos hommes«, il est maintenant délicat de critiquer encore. »]

LA LIBERTÉ POLITIQUE

Pour moi, qui connait la Syrie depuis une dizaine d’années et vit à Damas depuis deux ans, je mesure à quel point le pays a changé.

Il y a dix ans, chacun racontait à voix basse les problèmes qu’il avait rencontré avec les mukhabarats, qui se mêlaient de tout et de n’importe quoi. Dans ce pays, dont le Golan est occupé par Israël, les services secrets avaient en effet acquis un pouvoir extravagant. Pourtant, ils n’ont rien vu et rien su de la préparation de la guerre, des tunnels que l’on creusait et des armes que l’on importait.

Aujourd’hui, un grand nombre d’officiers corrompus s’est enfui à l’étranger, les mukhabarats se sont recentrés sur leur mission de défense de la patrie et seuls les jihadistes ont à s’en plaindre.

Il y a dix ans, le parti Baas était constitutionnellement le leader de la nation. Il était seul autorisé à présenter des candidats aux élections, mais il n’était déjà plus un parti de masse. Les institutions s’éloignaient progressivement des citoyens. Aujourd’hui, on a du mal à suivre la naissance des partis politiques tant ils sont nombreux. Chacun peut se présenter aux élections et les gagner. Seule l’opposition « démocratique » a, depuis Paris et Istanbul, décidé de les boycotter plutôt que de les perdre.

Il y a dix ans, on ne parlait pas de politique dans les cafés, seulement à la maison avec les gens que l’on connaissait. Aujourd’hui, tout le monde parle politique, partout, dans les zones contrôlées par le gouvernement et jamais dans celles contrôlées par l’opposition armée.

OÙ EST LA DICTATURE ? OÙ EST LA DÉMOCRATIE ?

RÉACTIONS DE CLASSE

La guerre, c’est aussi un conflit de classe. Les riches, qui disposent d’avoirs à l’étranger, sont partis lorsque Damas a été attaquée. Ils aimaient leur pays, mais surtout protégeaient leurs vies et leurs biens.
Les bourgeois étaient terrorisés. Ils payaient l’impôt « révolutionnaire » lorsqu’on les insurgés l’exigeaient, et affirmaient soutenir l’État lorsque l’armée les questionnait.

Inquiets, ils attendaient le départ du président El-Assad qu’Al-Jazeera annonçait comme imminent. Ils ne sont sortis de leur angoisse que lorsque les États-Unis ont renoncé à bombarder le pays. Aujourd’hui, ils ne songent qu’à se racheter en finançant les associations des familles de martyrs.

Le petit peuple savait lui, depuis le départ, ce qu’il en était. Il y avait ceux qui voyaient dans la guerre un moyen de se venger de leurs conditions économiques, et ceux qui voulaient défendre la liberté de conscience et la gratuité des services publics.

LES ÉTATS-UNIS ET ISRAËL, LA FRANCE ET LE ROYAUME-UNI, LA TURQUIE, LE QATAR ET L’ARABIE SAOUDITE, QUI ONT LIVRÉ CETTE GUERRE SECRÈTE ET QUI L’ONT PERDUE,

n’anticipaient pas ce résultat : pour survivre, la Syrie a libéré ses énergies et a retrouvé sa liberté.

Si la conférence de Genève 2 se tient, les grandes puissances ne pourront rien y décider. Le prochain gouvernement ne sera pas le fruit d’un arrangement diplomatique. Le seul pouvoir de la conférence sera de proposer une solution qui ne pourra être appliquée qu’après avoir été ratifiée par un référendum populaire.

CETTE GUERRE A SAIGNÉ LA SYRIE, 

DONT LA MOITIÉ DES VILLES ET DES INFRASTRUCTURES ONT ÉTÉ DÉTRUITES 

POUR SATISFAIRE LES APPÉTITS ET LES FANTASMES DES PUISSANCES OCCIDENTALES ET DU GOLFE.


Si quelque chose de positif devait surgir de Genève 2, ce serait le financement de la reconstruction par ceux qui ont fait souffrir le pays.

6251. A PREMONITION FOR THE 1%.

*

THERE WILL BE BLOWBACK

A PREMONITION FOR THE 1%.

YOU’VE EARNDER YOUR MONEY, BUT ARE YOU OWNING IT ?

THERE WILL BE BLOUD.

Adbusters
November/Dicember 2013. No 110. P. 60
10 October 2013


Even in the seconds before their heads were about to roll away form their bodies underneath the blade of the guillotine, it still puzzled the opulent Paris elite how this could be happening.

Just months before the storming of the Bastille in 1789, everything was peachy. The social order ran smooth.

THE POOR PAID THEIR DUES. THE MIDDLE CLASS KEPT THEIR MOUTH SHUT. THE ARISTOCRACY PARTIES LIKE IT WAS 1999.

ONE DAY THEY WERE HANDING OUT ORDERS AND ADVICE TO ADORING INSIDERS LIKE A MALL SANTA DISPENSES CANDY CANES, 

AND THE NEXT DAY THEY WERE BEING DRAGGED THROUGH THE STREETS BY THEIR FRILLY COLLARS LIKE COMMON THIEVES.

Surely they wept like babies, but by then it was too late to apologize.

IT ALWAYS FOLLOW THE SAME PATTERN.

THE RICH AND PRIVILEGED OVERSTEP THEIR MARK AND TRIGGER AN ALMIGHTY BACKLASH OF FEEDING-FRENZY-LIKE-VIOLENCE AND CRUELTY.

(…)

TODAY WE ARE LIVING THROUGH ANOTHER ONE OF THOSE MOMENTS, 

THOUGH THIS TIME IT’S NOT THE ROYALTY, NOT THE LAND OWNERS NOR THE INTELLECTUAL ELITE ... 

BUT THE FINANCIAL 1% 

RUNNING AROUND MAKING MONEY OFF MONEY OFF MONEY 

OFF THE BACKS OF THE 99% 

AND BEING VERY ARROGANT AND REMORSELESS ABOUT IT.

For the masses, when honest work no longer pays, the more sinister side of survival begins to take hold.

So here’s some advice to the Lloyd Blankfeins, Rex Tillersons, Jamie Dimons, Donald Trumps and Hugh Grants …

Watch out! …


YOU MIGHT BE TRIGGERING SOMETHING THAT WILL ENGULF YOU.

6250. SPECULATIVE FINANCIAL TRANSACTION ADD UP TO $ 1.3 TRILLION A DAY, FIFTY TIMES MORE THAN THE SUM OF ALL COMMERCIAL EXCHANGES

Speculative financial transaction add up to $ 1.3 trillion a day, fifty times more than the sum of all commercial exchanges.

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Adbusters
November/Dicember 2013. No 110. P. 58

10 October 2013

6249. LES MUTANTS GÉLATINEUX SONT AUSSI DES INTELLECTUELS À LA RECHERCHE D'UNE INFORMATION DE QUALITÉ POUR MIEUX COMPRENDRE CE MONDE DANS LEQUEL ILS VIENNENT DE NAÎTRE (?). ICI - DOCUMENT D'ÉPOQUE - NOUS VOYONS UN MUTANT EN TRAIN DE LIRE LE JOURNAL LA PRAVDA BIEN CONNU POUR SES PRISES DE POSITION MESURÉE


6248. SHERYA GHOSHAL - SUN RAHA HAI NAA TU

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Une petite chanson 


Sherya Ghoshal - Sun Raha Hai Naa Tu


http://www.youtube.com/watch?v=F-c338yYDiM

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