DOUTEUR EST L'AMI DE MONSIEUR MARCEL DUCHAMP

DOUTEUR EST L'AMI DE MONSIEUR HENRY DICKSON ET DE MONSIEUR MARCEL DUCHAMP ET L'AMI DE DAME MUSE ET DES MUTANTS GÉLATINEUX LGBTQ OGM ET DE MADEMOISELLE TAYTWEET DE MICROSOFT - SECONDE TENTATIVE OFFICIELLE D'Ai - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE - ET DE MONSIEUR ADOLF HITLER, CÉLÈBRE ARTISTE CONCEPTUEL AUTRICHIEN ALLEMAND CITOYEN DU MONDE CÉLÈBRE MONDIALEMENT CONNU - IL EST DANS LE DICTIONNAIRE - SON OEUVRE A ÉTÉ QUELQUE PEU CRITIQUÉE MAIS ON NE PEUT PLAIRE À TOUT LE MONDE ET PERSONNE N'EST PARFAIT ! VOILÀ!

DOUTEUR EST L'AMI DU PROFESSEUR BULLE QUI EST L'AMI DE DOUTEUR

DOUTEUR EST L'AMI DU PROFESSEUR BULLE QUI EST L'AMI DE DOUTEUR
DOUTEUR - DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DU DOUTE EST AMI DU PROFESSEUR BULLE - DE L'INTERNATIONALE SITUATIONISTE CONSPIRATIONNISTE - DES THÉORICIENS DU COMPLOT ET DES CONSPIRATIONS ET DES COMPLOTISTES ET CONSIRATIONISTES - AMI DES THÉORICIENS DU NON COMPLOT ET DES THÉORICIENS DE L'EXPLICATION ET DE L'UNION DES JOVIALISTES ET INTELLECTUELS ORGANIQUES - AUTISTE ASPERGER GEEK RELATIVISTE CULTUREL PYRRHONIEN NÉGATIONNISTE RÉVISIONNISTE SCEPTIQUE IRONIQUE SARCASTIQUE - DÉCONSTRUCTEUR DERRIDADIEN - AMI DES COLLECTIONNEURS DE BOMBES ATOMIQUES - AMI DES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES ET FONDAMENTALES ET AMI DE L'ATOME CAR LA FUSION OU LA FISSION NUCLÉAIRE SONT VOS AMIS

UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT

UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT
LES MUTANTS EXTERMINERONT OU NON LES HUMAINS - ET NOUS TRAITERONS PROBABLEMENT AUSSI BIEN QU'ON SE TRAITE NOUS-MÊMES ENTRE NOUS - ET PROBABLEMENT AUSSI BIEN QUE L'ON TRAITE LA NATURE ET TOUT CE QUI VIT

mardi 26 janvier 2010

2016. QUÉBEC VILLE DU PATRIMOINE MONDIAL. OLLÉ!































http://outdoors.webshots.com/photo/2842248990065282461jCBGgs

Photo Érick Labbé
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/200912/22/01-933468-la-facade-de-leglise-st-vincent-de-paul-sera-demolie.php

Photo Jean-Marie Villeneuve
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/200912/07/01-928878-st-vincent-de-paul-pour-en-finir-avec-la-facade.php

2015. COMMENTAIRE DU PROFESSEUR BULLE SUR LE 2012

Le sacrifice d'Abraham (ou plutôt celui de son fils Isaac - après tout, c'est lui qui devait être couiqué) a permi (une fois de plus) à Dieu de signer un pacte avec son peuple. Les juifs. Ils sont bien contents et on est bien content pour eux. Mais les autres? Il est bon de le savoir.

Gentils, goy, goyim. Des animaux?

Si les relations ont été souvent cordiales avec les uns et les autres, malgré le statut de fils de Dieu des uns et d'animaux des autres, il a peut-être pu arriver que certaines personnes abusent de leur supériorité, en étant, par exemple, malhonnête avec les animaux. Puisqu'ils sont là pour ça.

Et il a pu arriver que certains des animaux se sentant mal aimés réagissent vilainement.

Il est très dangereux pour une minorité de se sentir supérieur à moins d'être très discrète.

lundi 25 janvier 2010

2014

BD. Giraud. Blueberry

Image http://kebawe.com/bullons/20050524.shtml

2013. UNE PETITE CHANSON

Moody Blues. Lost in a Lost World

2012. LE PROFESSEUR BULLE EST CURIEUX

LES RENDEZ-VOUS DE L’ANNÉE JUIVE. NORAIM

http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=625

LE SACRIFICE D’ISAAC, UN PETIT RIEN QUI FAIT TOUTE LA DIFFÉRENCE

Chaque année l'homme se retrouve à Roch Hachana avec les mêmes bonnes intentions et résolutions. Et chaque année il fait le constat que ces résolutions de l'année précédente n'ont point tenu. Où est l'erreur?

La 'akéda, le sacrifice d'Isaac, occupe une place toute particulière à Roch Hachana, le jour de la nouvelle année.

Selon la tradition cette offrande ultime de l'homme à D.ieu a eu lieu justement ce jour même.

Cette coïncidence n'est pas à attribuer au simple hasard et à un concours de circonstances.

Quelque chose qui est dans le caractère même de ce jour impose que ce sacrifice terrible, fait par un père au Créateur, a dû avoir lieu justement au Grand Jour du Jugement.

En effet, c'est la vertu de ce sacrifice qui est considérée comme le zé'houth, le mérite suprême, qui protégera dans la suite de l'histoire tous les enfants d'Abraham lorsque ceux-ci se trouveront éprouvés.

Dans les communautés séfarade, ce jour de Roch Hachana, la sonnerie du chofar est précédée par la récitation d'un splendide poème eth cha'aré ratson, de Rabbi Jehouda Samuel Abbas, qui exprime d'une façon pathétique toutes les émotions qui accompagnent cette offrande.

Le matin du deuxième jour de Roch Hachana la 'akéda est lue dans la Torah devant l'assistance.

Essayons de comprendre autant que ce nous soit donné ce que D.ieu a voulu d'Abraham et de ses enfants à travers cet acte énigmatique.

LE BELIER DE "REMPLACEMENT"

En se retournant Abraham apercevoit un bélier entremêlé dans un buisson. Il libère l'animal et le sacrifie à la place de son fils (dans le texte, ta'hat beno).

Les données de l'histoire se résument de la façon suivante: D.ieu, ayant éprouvé son serviteur Abraham- premier à reconnaître l'Eternel comme D.ieu unique- déjà neuf fois, décide de le tester encore une dernière fois.

Il lui demande de lui offrir "son fils unique qu'il aime." Abraham n'hésite pas un seul instant et il répond par hinéni, "Me voici, prêt à tout ce que Tu me demandes."

Aussitôt il se met en route pour se rendre au lieu du sacrifice que D.ieu lui indique. C'est au bout de 3 longs jours qu'il reconnaît la montagne de Moriah, qu'il monte avec son fils Isaac. Arrivé en haut il arrange un bûcher et l'y attache.

Lorsque le couteau se trouve déjà sur la gorge de l'enfant un ange intervient et lui interdit l'acte.

Finalement D.ieu Lui même lui ordonne de ne pas toucher le jeune homme et d'en rester là.

D.ieu lui assure que par le mérite de son obéissance inconditionnelle Il ne l'éprouvera plus et qu'Il respectera à tout jamais Son alliance avec les descendants d'Abraham.

En se retournant Abraham apercevoit un bélier entremêlé dans un buisson. Il libère l'animal et le sacrifie à la place de son fils (dans le texte, ta'hat beno).

Si d'une part la finalité de cet acte était de procurer par la suite un trésor de mérite inépuisable pour le Peuple Juif de tous temps, par ailleurs la volonté de D.ieu reste totalement hermétique.

Qu'est-ce que D.ieu a donc voulu éprouver un père de cette façon terrible?

Pourquoi le tester si durement pour accorder à la dernière minute la clémence, de sorte que le tout se termine par un non-lieu?

L'événement terrifiant nous parait incompréhensible; autant en ce qui concerne Abraham même, autant quant à nous qui ne voyons pas très bien quel enseignement concret tirer de l'histoire.

Nous pensons qu'il se trouve une clef importante dans la fin anodine et banale de ce non lieu. Abraham qui apercevoit ce bélier et décide de l'apporter à la place de son fils.

En nous enseignant que l'existence même de ce bélier résultait d'un miracle et que l'animal avait été créé spécialement pour cette occasion juste avant l'entrée du Chabbat de la création, nos maîtres nous font comprendre que la bête n'est pas juste accessoire mais qu'au contraire, elle joue un rôle majeur dans cette histoire.

Il est certain que la tournure des événements est fort étonnante : au lieu d'amener l'offrande grandiose et d'apporter le fils unique, Abraham apporte comme remplaçant, un simple -disons un piètre- bélier qu'il a de surcroît trouvé sans aucune dépense.

En effet, le texte cherche justement à attirer notre attention sur cette contradiction et sur ce dénouement apparemment insatisfaisant, par l'utilisation du terme ta'hat (en échange de).

Le verset nous dit que le bélier est apporté ta'hat beno, en échange de son fils.

Littéralement la traduction est: en dessous de son fils.

Un autre terme comme temourat beno, ou `halifat beno, signifiant vraiment "à la place de" aurait semblé plus approprié.

Le fait que la Torah a néanmoins préféré ce mot ta'hat, est révélateur de la place qu'occupent les petits actes dans toute la Torah.

DU PERFECTIONNISME A L'ABANDON

La plupart des idées et résolutions splendides finissent généralement éthérées dans le vide.

Une des spécificités de la tradition juive est la place de l'acte dans la vie quotidienne.

L'acte religieux est omniprésent. Un juif engagé dans la Torah agit toute la journée à travers différentes mitsvoth (commandements).

Le judaïsme est une religion concrète qui attend des interventions concrètes de l'homme.

Or, combien l'homme est réellement capable?

Un des paradoxes de la vie est le contraste qui existe entre la volonté d'agir d'une part et la capacité de réaliser cette volonté d'autre part.

L'espèce humaine est à la quête permanente d'un perfectionnisme. Elle n'aime pas les demi-actes. Tout doit être entier et parfait. On veut agir, pourvu que le résultat soit magnifique et imposant. L'effet de notre acte doit être important et tangible; de préférence grandiose et spectaculaire.

Or, la réalité veut justement que l'homme ne parvient à produire que des petits résultats, des concrétisations n'ayant rien de spectaculaires et qui sont souvent plutôt insignifiantes et minables.

Ce fait déplaît et contrarie; ceci peut même être décourageant et démoralisant, au point que souvent cela ôte l'envie même d'agir.

Et, en fin de compte, des grandes intentions du départ, il n'en reste plus rien. La plupart des idées et résolutions splendides finissent généralement éthérées dans le vide.

Quelle était l'intention initiale dans l'histoire de la 'akéda? Que l'homme puisse avec amour donner à D.ieu ce qu'il a de plus précieux.

Certes, le projet signifierait l'expression de l'amour ultime possible entre D.ieu et l'homme.

Néanmoins, la réalisation telle qu'elle ne faisait pas partie du dessein divin et D.ieu obligea Abraham à renoncer au projet. Que fit-il ensuite?

Contrairement à toute attente, il agit tout de même et il fait autre chose; il accomplit un tout petit acte.

Il amène ce bélier insignifiant et sans valeur.

C'est peut-être souvent tout ce dont l'homme est capable dans ce monde.

Mais Abraham a agi! Et c'est par cela qu'il est devenu le premier ancêtre caractéristiquement juif!

Abraham a laissé par cela à tout jamais des traces tangibles de ses intentions et de ce fait tout lui est compté comme s'il avait réellement sacrifié son propre fils! L'amour entre lui et D.ieu se trouve désormais définitivement scellé.

Et, c'est cela la signification du terme utilisé: ta'hat, en dessous. Le bélier n'est point "à la place"du fils; rien ne peut venir à sa place et certainement pas le piètre animal, il n'est que ta'hat, en dessous. Un petit reflet, une ombre ou un souvenir.

Toutefois, c'est le fait d'aller néanmoins accomplir un acte concret et tangible qui confère à l'être humain sa véritable grandeur.

SAVOIR ACCEPTER LA REALITE

Un attrait certain existe dans les grandes idées.

Cependant, lorsque ces grandes idées ne s'avèrent pas réalisables, on doit savoir admettre que l'intérêt final de ces très grandes idées est justement de générer au moins des tout petits actes!

L'utilisation du terme ta'hat dans ce sens dans la Torah n'est nullement limité à la 'akéda, au sacrifice d'Isaac. Une fois conscient de l'orientation de ce mot, nous le retrouvons dans de nombreux autres endroits de la Torah.

Ainsi nous voyons Adam, le premier homme, remercier pour le fils que D.ieu lui a accordé après le mort de Abel:... `et il appela son nom Chet, car D.ieu m'a accordé (= chet) une autre descendance à la place de Abel que Caïn a tué.'

[C’est pas dans la Bible.]

Le grand drame au début de l'histoire de l'humanité: Adam et Eve ont deux enfants, Caïn et Abel.

Le premier, dans un coup de colère, se rend coupable de l'acte atroce de fratricide et les parents sont ravis de leur plus jeune enfant.

Peut-on avoir un autre enfant "à la place"? Est- ce que vraiment, jamais un autre enfant pourra occuper la place du garçon défunt?

En effet, ici aussi la Torah emploie le terme ta'hat, en-dessous.

Adam et Eve ont certainement rêvé de voir revivre leur fils Abel qui leur fut si cruellement arraché. Cependant ils ne se sont pas obstinés, ils se sont laissés consoler et ils ont accepté la charge et la bénédiction d'un autre enfant. Ta'hat ! Pas vraiment à la place. De loin pas! Toutefois ils ont accepté la réalité de la vie et que cette vie doit continuer avec d'autres enfants.

L'enseignement de la 'akéda est que pour le ta'hat il n'existe pas d'excuse et qu'il nous incombe d'agir un minimum.

Nous retrouvons ce motif dans la vie quotidienne des façons les plus différentes. Par exemple, lorsqu'une de nos connaissance est cruellement éprouvée. On réagit souvent en disant spontanément: Il faut que j'aille l'aider, le prendre en charge, le consoler. On a là de ces grandes et bonnes intentions. Toutefois, souvent - pour des raisons tout à fait valables - on ne parvient pas à aller aider l'ami. Et que fait-on alors? Rien. Même pas la lettre ou un petit mot, même pas le coup de fil - parce qu'il parait dérisoire...

L'enseignement de la 'akéda est que pour le ta'hat il n'existe pas d'excuse et qu'il nous incombe d'agir un minimum.

Une autre fois nous sommes remplis de bonheur par les bonnes nouvelles pour un de nos proches. On souhaiterait vraiment lui envoyer milles fleurs pour l'occasion. Bien sûr on ne le fera point.

Mais, au moins qu'on lui en envoie ne serait-ce qu'une seule, une carte ou un geste tangible quelconque...

Des fois on est bien conscient combien l'homme doit remercier son D.ieu le Créateur.

Aussi, souhaiterait on faire une une prière exceptionnelle chargée de ferveur et de concentration. Pourtant, de tant de concentration on sait qu'on n'est pas capable. Que fait-on donc? Rien. Même pas une petite prière, même pas une sans ferveur. On ignorera tout ce qui est ta'hat...

Nous voyons la souffrance qui règne dans ce monde. Nous sommes confrontés à tous ces gens en misère. Nous aurions peut-être désiré les aider tous mais, bien sur, cela nous est impossible. Alors nous ne faisons rien.

Or, pour l'un ou deux parmi eux nous aurions quand même pu contribuer à participer à les soulager de leur souffrances...

LA LOI DU TALION, LE PRINCIPE DE "L'EN-DESSOUS"

Encore un autre ta'hat appartient à la fameuse Loi du Talion : "oeil pour oeil, dent pour dent".

Avec ce principe aussi il s'agit peut-être d'une des plus grandes idées de la justice parfaite et entière du monde.

Quel est le concept contenu dans cette règle?

La notion est simple: un homme a involontairement blessé son prochain et celui-ci est désormais privé de l'organe vital de la vie.

Existe-t-il vraiment un remboursement quelconque possible?

Est-il juste que l'agresseur continue de jouir de sa pleine vue voyant la victime infirme à vie?

L'agresseur, en homme de parfaite foi, se sent peut-être capable de posséder encore son propre oeil et il ne comprend pas comment il pourra continuer à vivre normalement avec celui-ci.

Ce que la Torah nous dit réellement à ce sujet est ayin ta'hat ayin, oeil ta'hat oeil.

Ici aussi la Torah nous confronte au principe de l'en-dessous.

La Torah prescrit un dédommagement matériel: mamon, tout simplement de l'argent. Mais cet argent n'est que ta'hat, un lointain souvenir de la justice parfaite.

D'une part, plus que ça ne nous est pas possible mais d'autre part ce tout petit peu -si peu soit il- est impératif : à l'agresseur d'accepter de dédommager de la sorte malgré le ridicule de ce geste "miniature" et à la victime d'accepter que ce n'est pas l'idéal ou rien.

Nous ne pouvons admettre que cette Loi du Talion est représentative pour toute la justice d'un monde d'une façon générale. Cette justice est très loin d'être parfaite.

Des gros truands qui restent le plus souvent impunis et des grand voleurs avec leur fortunes à l'abri.

A quoi bon, dans des conditions pareilles, tenter même faire un semblant de justice sur terre?

Toutefois, le ta'hat nous enseigne que nous ne devons pas remettre en question le principe de la justice.

Ceci doir rester l'ambition et la cible, et le tout petit peu de justice dont l'homme est capable doit être réalisé à tout prix!

ENTRE SUBLIMATION ET ACTES CONCRETS

L'homme doit apprendre que ce sont justement les petits engagements, simples et concrets, réalistes et réalisables qui font la différence.

Ces idées peuvent être relues dans une autre information de la Torah: Veha'arets mita'hat lachamayim.

Et la terre qui est en-dessous (ta'hat) du ciel.

Ce ta'hat, ce en-dessous, n'est pas un renseignement géographique. Chacun connaît la localisation de la terre par rapport au ciel.

Ce ta'hat est une notion; un concept dans la création. La terre est en-dessous du ciel. C'est le ciel qui génère et contient les grandes idées. Lorsque celles-ci doivent être appliquées sur terre il n'en reste que "un dessous", un ta'hat.

Le monde physique n'est point capable de matérialiser la sublimation du monde des idées, provenant du ciel.

La terre ne possède pas ce potentiel de faire pleinement cristalliser les plus belles de nos pensées.

Par sa nature, elle est ta'hat, plusieurs niveaux en-dessous de l'idéal.

Toutefois c'est ce petit peu qui impérativement doit être réalisé par nous, faute de quoi notre vie sur terre ne présente plus aucun intérêt!

Le principe de ce ta'hat recouvre toutes les domaines de la vie, intellectuels comme affectifs, sociaux comme comportementaux.

Chaque année l'homme se retrouve à Roch Hachana avec les mêmes bonnes intentions et résolutions. Et chaque année il fait le constat que ces résolutions de l'année précédente n'ont point tenu. Où est l'erreur?

Une des leçons de la 'akéda est que les grandes intentions doivent donner au moins des petites résolutions.

Si la pureté de notre âme à Roch Hachana nous fait prendre des engagements forts et idéaux, il est fort probable que les actes ne suivront pas.

L'homme doit apprendre que ce sont justement les petits engagements, simples et concrets, réalistes et réalisables qui font la différence.

2011

BD. Giraud. Blueberry

Image http://g.courtial.free.fr/fondsdecran1.htm

dimanche 24 janvier 2010

2010. UNE PETITE CHANSON


Chanson Dancing With Myself - Billy Idol

2009. ON EST CONTENT POUR EUX

LE SACRIFICE D’ISAAC, DIEU RENOUVELLE SON ALLIANCE

Ma génération pour Israël
http://generation-pour-israel.over-blog.fr/categorie-10054701.html

Dieu renouvelle son alliance avec Abraham et vous verrez comment on voit clairement aujourd’hui l’accomplissement de ce que Dieu lui a promis.

Abraham et Sarah ont eu un fils, Isaac, leur unique héritier et donc celui qui doit permettre l’accomplissement de la promesse de Dieu faite à Abraham, d’être le père d’une multitude de nations.

Dieu teste alors la fidélité d’Abraham et son amour pour Lui.

« Dieu mit Abraham à l'épreuve, et lui dit: Abraham! Et il répondit: Me voici! »

«Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. » (Ge 22.1-2) »

Et Abraham fait quelque chose que nous devrions tous être capable de faire nous-même, mais ce n’est malheureusement pas souvent le cas. Il a fait confiance à Dieu à 100% et Lui a obéit, malgré tout ce que cela devait impliquer sentimentalement.

Il ne comprenait sûrement pas la raison de cette demande, mais il n’a pas désobéi à Dieu.

Imaginez un peu la réaction et le sentiment qu’il a dû avoir. Je ne pense pas qu’on puisse s’en rendre pleinement compte sans être parent, mais je me doute de la peine qu’on doit ressentir.

Son unique, « celui qu’[il] aime », le seul héritier, et Dieu lui demande de l’offrir en holocauste, c'est-à-dire le placer sur un autel, l’attacher, le tuer avec un couteau et le brûler.

Et sa fidélité pour Dieu a été plus grande que son amour-propre [?] [terme mal choisi, faire une effort!], il est allé au bout de sa mission.

« Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils. Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux, et dit: Abraham! Abraham! Et il répondit: Me voici! L'ange dit: N'avance pas ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique. »

Dieu a honoré la fidélité et la crainte d’Abraham, et a renouvelé son alliance avec lui.

« L'ange de l'Éternel appela une seconde fois Abraham des cieux, et dit: Je le jure par moi-même, parole de l'Éternel! parce que tu as fais cela, et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. »

J’aime beaucoup cette partie qui dit que « toutes les nations de la terre seront bénies en [sa] postérité », parce que si on observe un peu le monde dans lequel on est aujourd’hui, une grande partie des avocats, médecins, acteurs et autres artistes et scientifiques sont juifs.

Une belle partie aussi de inventions jusqu’à aujourd’hui et un grand nombre de théories scientifiques nous viennent de personnes juives.

Récemment, au niveau informatique, on remarque que le nouveau microprocesseur d’Intel est israélien. En effet il a été développé et mis au point à Haïfa par des scientifiques israéliens.

Je parle là de la puce Core 2 Duo, qui d’après le PDG d’Intel « ne représente pas seulement une amélioration mais une véritable révolution ».

Il n’y a qu’à voir le nombre de prix Nobel qui leur reviennent, 32% ont été décernés à des juifs,

or ils représentent moins de 0,2% de la population mondiale !

Quand Dieu parle, Ses paroles ne restent jamais sans effet.

Alors je vous encourage, vous qui lisez, à faire entièrement confiance au Seigneur, et même si vous ne comprenez pas pourquoi Il vous demande telle ou telle chose, Lui le sait et c’est ça qui importe, parce qu’Il ne veut que le meilleur pour chacun de nous,

« en effet, toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Ro 8.28),

et Il saura pourvoir en tout ce dont vous aurez besoin en chemin, comme Il a pourvu le bélier pour le sacrifice d’Abraham.

« Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l'offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom d’Adonaï Yiré (l’Eternel pourvoira). »

«C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui: A la montagne de l'Éternel il sera pourvu. » (Ge 22.13-14)

2008

Image Antonio Filocamo

2007

Image. Andrea Del Sarto

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Abraham/103827

http://imagesbible.com/FICHES/F_A_sacrifice.htm#autresImages

Interdiction du sacrifice humain

Cette scène est l’une des plus célèbres de la Bible car elle est à l’origine d’un des interdits les plus importants de notre civilisation, celui des sacrifices humains.

Dans certaines civilisations antiques, et notamment dans la région du Proche orient où vivait Abraham, il était de tradition d’offrir le premier né en sacrifice aux dieux. C'est-à-dire de l’égorger sur un autel, puis de brûler son corps, comme on le faisait avec les autres animaux.

Ainsi on comprend mieux qu’Abraham puisse accepter de sacrifier Isaac, sans manifester sa surprise. Mais le Dieu d’Abraham n’est pas comme ceux de ses voisins, il arrête son bras et lui demande d’offrir un mouton.

Le récit, appuyé par l’image, est le fondement de l’interdiction de tout sacrifice humain pour « les enfants d’Abraham » c'est-à-dire les trois religions : juive, chrétienne et musulmane. Cette interdiction n’a pas toujours été respectée mais elle a permis de dénoncer ceux qui passaient outre.

Le sacrifice d'Abraham est aussi reconnu par les Musulmans qui fêtent toujours cet évènement en sacrifiant un mouton, c’est l’Aïd-el-kébir ou Grande Fête des sacrifices.

Mais pour de nombreux Musulmans, Abraham ne sacrifie pas Isaac mais Ismaël, le fils qu'il avait eu, avant Isaac, de la servante Agar, car sa femme Sara était stérile. Selon la tradition Ismaël est l'ancêtre des Arabes.

Si pour les Juifs le sacrifice d’Abraham représente la soumission absolue à la volonté de Dieu, les Chrétiens y ont vu l’annonce ou la préfiguration du sacrifice de Jésus-Christ,la victime innocente, l’Agneau de Dieu qui accepte la mort dans la soumission et la confiance envers Dieu.

2006

Image. Rembrandt

http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000058781.html

2005

Image Rembrandt. 1659

http://www.1st-art-gallery.com/Rembrandt-Van-Rijn/Le-Sacrifice-D-Isaac,Hedingham-1659.html

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2004


Image Matthias Stomer

http://www.musee-fesch.com/index.php/musee_fesch/Collections/Peintures-XVIIe-et-XVIIIe/Sacrifice-d-Isaac

http://www.seek-blog.com/magazine/culture-arts/art/sacrificium-l-offrande-cecilia-bartoli-a-memoire-castrats.html

2003

Image Pays-Bas. Début XVI siècle. Musée du Louvres

http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000058859.html

(Note: On tue Isaac en haut à gauche. Il faut le préciser.)

2002

Image DOMENICHINO. Museo del Prado, Madrid

http://imagesbible.com/FICHES/College/coll_sacrifice_Abram.htm

Web Gallery of Art

http://www.wga.hu/

2001

Image Le Caravage

samedi 23 janvier 2010

2000. UNE PETITE CHANSON

Buffy Musical ~ Walk through the fire lyrics

1999


BD. Jacques Martin + Bob de Moor. Lefranc

Image http://www.tribulles.com/BD/BD-jacques+martin+-+bob+de+moor-lefranc+n%B0004+(fac-simile)+-+le+repaire+du+loup-9782203024939-v.html

1998. LE PROFESSEUR BULLE EST NOSTALGIQUE

Un grand auteur vient de décéder. Un maître. Mort aveugle, pire que tout pour un dessinateur. Quelques-uns de ses innombrables lecteurs se sentent désormais un peu orphelin.

25 septembre 1921 – 21 janvier 2010

1997

JACQUES MARTIN, AUTEUR DE BANDES DESSINÉES

Yves-Marie Labé

23 janvier 2010
LE MONDE
http://www.lemonde.fr/carnet/article/2010/01/23/jacques-martin-auteur-de-bandes-dessinees_1295678_3382.html

Il aurait aimé être architecte, acteur de théâtre, décorateur ou aviateur - comme son père -, confiait-il, en 2001, dans un long entretien accordé à deux journalistes belges intitulé A propos de Lefranc (éd. Casterman).

Devenu auteur de deux bandes dessinées parmi les plus connues de la galaxie classique franco-belge (Alix et Guy Lefranc), Jacques Martin a réalisé finalement une grande partie de ces rêves professionnels.

Il est mort jeudi 21 janvier, à l'âge de 88 ans, à son domicile de Suisse romande, des suites d'un oedème pulmonaire.

Né à Strasbourg, le 25 septembre 1921, Jacques Martin fait partie des derniers "monstres sacrés" de la BD classique d'après-guerre. Le nom de cet auteur français, qui rejoint la Belgique après la mort de son père, juste avant la seconde guerre mondiale, reste également lié à ceux d'Hergé, Edgar P. Jacobs ou Bob De Moor, fondateurs et piliers du journal Tintin né en 1946.

"ALIX L'INTRÉPIDE"

Mais avant Tintin, avant Hergé, l'adolescent Jacques Martin étanche ses passions pour l'art en admirant les tableaux du Titien et de Piranese, pour la BD de jeunesse en dévorant Bibi Fricotin et Zig et Puce, pour les grands textes et les grands personnages de l'Histoire, en esquissant deux spectacles sur François Villon et Gilles de Rais (Barbe-Bleue), restés à l'état de projets.

[On oublie le peintre David qui le marque définitivement. Jacques Martin est un maître du style réaliste classique (documentaire) mais ce n’est pas un échevelé comme Géricault ou Delacroix, il est plutôt du genre raide. Il y a eu peu d’allemand (Durër) ou de Romain (ancien) en lui. Ou des grecs (anciens). On ne s’amuse pas et on n’a pas trop d’émotions. Et certainement pas en déformant les lignes. On évite la démesure (sauf dans le nombre de projets réalisés ou en gestation même au moment de sa mort) et on vise la mesure. Il n’est pas un maître suprême du dessin réaliste comme l’était Ingres ou comme l’est Gillon. Chacun des maîtres du passé s’étant comme réincarné dans une nouvelle identité actuelle, remuante et agissante. Giraud poursuivant l’œuvre de Delacroix. Note du professeur Bulle.]

Il dessine beaucoup mais bien qu'il veuille en faire son métier, ses tuteurs décident de lui faire suivre des études d'ingénieur à l'Ecole des arts et métiers d'Erquelinnes, en Belgique. Il y gagne une précision et une rigueur de trait et un sens aigu des perspectives.

Pendant la guerre, affecté au titre du service du travail obligatoire (STO) aux usines Messerschmitt, à Augsbourg, il en ramène des carnets de croquis récemment publiés (Carnets de guerre, éd. Casterman).

A son retour, il collabore à l'hebdomadaire belge Bravo ! pour lequel il crée Monsieur Barbichou.

L'échec du lancement d'un nouveau magazine de jeunesse, qu'il avait conçu, Jaky, incite Jacques Martin à se tourner vers le responsable de cet échec : le tout nouveau titre Tintin. (la revue)..

Il s'y porte candidat et, en 1948, fort de sa passion et de ses connaissances historiques, y fait naître Alix l'Intrépide, l'histoire du fils d'un chef gaulois adopté par un centurion romain.

[Assez maladroit au début et rien sauf l’idée générale ne permet de deviner ce que le tout deviendra. On comprend les réticences d’Hergé qui , en plus de son œuvre personnelle, officie à titre informel comme directeur artistique de la nouvelle revue et juge le tout en-decà de l’idéal à atteindre. Mais il y a des pages à remplir, chaque semaine, toutes les semaines, et bien peu de collaborateurs. On jette du lest. Et teste le nouvel apprenti enthousiaste.]

Le succès est tel que Martin invente la suite : Le Sphinx d'or (où apparaît le jeune Enak) et L'Ile maudite.

Il devient, avec Hergé et Jacobs, l'un des trois "grands prêtres" de l'école de Bruxelles, berceau de la future ligne claire (trait souligné, minutie du décor, couleurs franches, réalisme).

Puis vient Lefranc. Jacques Martin y pense au cours d'un voyage dans les Vosges. Il découvre une ancienne rampe de V1 (missiles allemands) laissée en l'état, préparée pour attaquer Paris, et mijote un scénario politico-catastrophique, La Grande Menace, dans lequel se démène un reporter un peu chevalier sans peur et sans reproches, blond comme Alix et baptisé Lefranc en écho aux Francs...

Nous sommes en 1952 : le premier album de Guy Lefranc, inscrit dans la proche histoire contemporaine (les traces de l'Occupation, les débuts de la guerre froide), est un immense succès : "Elle s'est même vendue en Amérique du Sud", s'extasie Jacques Martin.

Pour lui, toutefois, pas question de série. Mais son éditeur, les lecteurs, les représentants du Lombard réclament d'autres Lefranc...

[Les mêmes qui ne voulaient pas d’Alix sous prétexte que personne ne s’intéressait aux Romains! Si Goscinny et Uderzo les avait écouté? Ils voulaient l’empêcher de créer cette histoire (avant la série) contemporaine qui le distrairait trop d’Alix, série qui marchait bien assez. Pourquoi s’éparpiller?

[Ils l’obligeront aussi à munir Lefranc d’un clone d’Énak, jeune ado (compagnons du héros principal – ce qui évite que le héros soliloque sans cesse. Comme un autiste. Dialoguer, c’est mieux. Surtout avec quelqu’un.

[Et comme il est impossible dans une revue de garçons comme Tintin que le héros adulte soit accompagné d’une amie féminine non infirme et en bon état de marche, il ne reste que la compagnie masculine. Ado. Parce que la série était publiée dans un journal pour la jeunesse et qu’une théorie du moment voulait que les lecteurs s’identifiraient plus facilement avec un personnage de leur âge. Idée qui en vaut une autre.

[Si le fait qu’un jeune garçon accompagne un jeune homme (qui n’est ni son frère ni son cousin sans jamais l’ombre d’un père soupçonneux ou d’une mère inquiète) sans jamais non plus aller à l’école semblait plus normal dans les mœurs Romaines (et on évitera de penser à ce qu’étaient réellement ces mœurs), il en était tout autrement dans un univers contemporain. Et Jacques Martin devait trouver toutes sorties d’astuces servant de prétexte à leur voyage commun.

[Lafranc, nom du héros principal indique bien l’époque de sa création. Et le fait qu’on ne pouvait certainement pas mettre en doute les motifs et les pensées d’un tel modèle pour la jeunesse. Lefranc était honnête et bon, chassait les méchants. Accompagné d’un jeune élève dans la bonté et la chasse aux méchants. Tout restait éducatif.

[Et le fait que les bons pères des collèges privés et pensionnats de garçons s’abonnent en masse à la revue Tintin (plus culturelle que Spirou, un peu légère. Toutes deux bienpensantes. Et Vaillant était communiste. Le reste va sans dire.

[Alix et Rome signifiait en plus «sérieux» et latin – parfois grec ancien et certainement pas pédophilie et homosexualité –sport national des romains et des grecs. Il ne faut pas oublier que le modèle idéal de corps humain était celui de l’homme – jeune et athlétique –de préférence nu. Et certainement pas celui de la femme jugée trop informe et gras. Modèle amaigri qui est devenu l’idéal fantasmé de notre époque. Et visible dans toutes ses formes. Sauf pour les homo de stricte observance.)

[Il fit ensuite bien des efforts pour perdre en cours de route le compagnon encombrant de Lefranc qui, à un certain moment, les mœurs de dégelant commençait à rencontrer des femmes (et à converser avec elle – on est au bord de la perversion – il faudra encore une génération pour que d’autres auteurs franchissent les pas. Et se retrouve, par exemple, ailleurs que dans un lieu public avec une femme. Par exemple, seul. Avec un s. Dans une chambre. ).

[L’ado devenait encombrant. Du moins, le contemporain. Par contre, l’antique ne sembla pas gêner l’auteur qui adorait jouer avec les apparences et les sous-entendus. Les faisant dormir ou se baigner ensemble. Honni soit celui qui mal y pense.

[S’il se défendait bien de voir des doubles sens, il ne manquera pas d’hommes de tout âge qui fantasmeront sur l’univers trouble qui s’offrait à eux. Chacun ses rêves.

[Ce fut le succès qui surprend toujours les éditeurs car ils font de grands efforts pour miser toutes leurs billes sur ce qui va immanquablement marcher. Et qui se pette la gueule la plupart du temps. Ce qui ne les empêchera nullement de recommencer avec un si bel aveuglement.

[Et les mêmes ou leurs clones, 50 ans plus tard, reprocheront encore à Jacques Martin son succès. Jalousie : ce n’était pas leur bonne idée qui avait marché. On lui délégua même un éditeur personnel pour gérer ses nombreuses collections. Quelqu’un osa même lu dire qu’on ne pourrait plus de nos jours permettre à un individu (comme lui) (n’importe qui – mais c’est lui qui était visé) d’avoir un succès personnel (on se croirait devant le comité d’entreprise de l’usine de moissonneuse batteuse numéro 5 obligeant un employé à faire son autocritique) de monopoliser tant l’attention. On préférait les anonymes. Comme si les dessins et les idées naissaient de machines. Les crétins, sans doute, oui. Comme on disait tantôt :chacun ses fantasmes. Commentaire du professeur Bulle]

Au point que Martin ("piégé par Lefranc", dit-il) doit appeler à la rescousse des collègues de Tintin, Bob De Moor, puis Gilles Chaillet (futur auteur de Vasco) et Christophe Simon, pour dessiner les aventures du reporter.

Parallèlement, Hergé demande à Jacques Martin d'intégrer le Studio Hergé et de le seconder sur certains albums de Tintin. Il y reste dix-neuf ans, pendant lesquels il enrichit scénario et décors de L'Affaire Tournesol, Coke en stock, Tintin au Tibet, Les Bijoux de la Castafiore ou encore Jo, Zette et Jocko.

[Petit mystères joyeux que personne n’ose clarifier, Jacques Martin est «probablement» l’auteur du Tintin définitif, parvenu à sa plus grande perfection. On pense ici à beaucoup d’albums jusqu’à Tintin et les bijoux de la Castafiore et Vol 714 pour Sydney.

[Après son départ du studio, Bob de Moor orientera la série dans une autre direction. Qui aurait pu durer puisque Hergé pour retenir ce dessinateur très productif (donc indispensable) lui avait promis qu’il pourrait continuer la série après sa mort. Ce que Bob de Moor crut jusqu’à sa propre fin bien longtemps après avoir été expulsé du studio Hergé désert (et ce qu’il comprit bien évidemment comme une trahison). Et ce que lui refusèrent aussi sa veuve (épouse no.2) et son mari no. 2 qui gère d’une main de fer dans un gant du même métal la destinée très rentable du produit. Comme il n’y a plus d’œuvre, dans le vrai sens du terme, il faut bien utiliser les mots qui conviennent. Car on ne cesse de produire des livres. L’idéal de l’éditeur – un livre sans auteurs pour réclamer des redevances et prétendre à des «droits».

[Les variations de styles entre le dernier album Tintin et les Picaros (de la main de Bob de Moor) et l’album d’avant (chef-d’œuvre de Jacques Martin) (avec Hergé?) et les précédents montrent bien le peu de présence d’Hergé ou son effacement graduel, sauf comme idéateur.

[Ou comme marque de commerce (comme l’est devenu Disney), sceau de qualité, philosophe d’un style graphique : la ligne claire.

[Petite histoire, parfois minuscule. Comme bien des artistes de BD (et de peintres dans le passé) Hergé s’entoura de nombreux assistants pour le décharger de besognes qu’il trouvait ennuyeuses. Ou pour se multiplier tout en trouvant le temps de dormir. Il fut un temps où on trouvait du Tintin partout, il était évident qu’un seul homme ne pouvait suffire à la tâche.

[Certains auteurs devenus célèbres se contentent de dessiner les têtes ou les mains. Ou rien du tout, préférant gérer l’entreprise et surveiller la ressemblance avec le modèle établi que les assistants imiteront très bien. On fait ça tout le temps en dessins animés et en jeux vidéo.

[Mais ses assistants étant aussi talentueux que lui complexifièrent la série (décor, costume, recherche documentaire, remise à jour : objectif de leur embauche) alors qu’Hergé avait toujours été du genre brouillon suivant l’inspiration là où elle le menait. Les lecteurs de l’époque ne demandant pas mieux. Et c’est cette vitalité qui lui assura son succès.

[Ou, si on préfère, le naturel d’Hergé était de tout simplifier à la limite de la caricature – Tintin est à l’origine une histoire amusante. Et son style qui donnera une fois idéalisé, la ligne claire, était au début le résultat d’un dessin rapide sans trop d’application de quelqu’un qui faisait un hobby dans ses temps libre en attendant mieux. Par exemple, le journalisme. Ou la prêtrise?.On était dans l’ambiance curé puisque comme bien des publications pour la jeunesse d’époque – on en sait quelque chose ici- chacune avait son directeur spirituel, mieux, son rédacteur en chef en soutane.

[Mais les collaborateurs qu’il se trouva lorsqu’il lui prend l’idée bizarre de refaire les albums passé pour le rendre plus «réaliste» sont tous des maniaques mineutieux de la précision, dans le genre Hollandais du terme.

[On ne le dit jamais aussi clairement, si Hergé demeura la force inspiratrice et le chef d’atelier (avec Jacques Martin et, plus tard, Bob de Moor quand Martin s’en alla), guidant et corrigeant ici, parfois, prenant plaisir à emmerder, l’équipe faisaient tout le travail. Jusqu’à faire aussi bien que lui et, bientôt, dépasser le maître. Jusqu’à ce que lui-même ne puisse plus travailler sans eux. Parce que le niveau technique atteint dépassait tout simplement ses capacités personnelles. Raison qui explique pourquoi il refusa (tout en prétendant le contraire à son dernier chef d’atelier) que son œuvre lui survive. Comme la qualité n’aurait pas varié, on aurait réalisé qu’il n’était plus le créateur de la série. Et probablement depuis longtemps.

[Qu’un dessinateur collectif, que nous appelleront «atelier» (et qu’en Art, avec des OM (Old Master) on appelle et dénomme : tableau de Rembrandt (de sa seule main), de l’atelier de Rembrandt (on remarque ici et là quelques touches du maître), de l’école de Rambrandt (imitateurs l’ayant connu peut-être), à la manière de Rembrandt (imitateurs tardifs) ) dirigé par Jacques Martin faisait tout le boulot.

[Quel mal y a-t-il si la qualité y est? Qui connaît le nom de tous les artisans des cathédrales? Ou des assistants de Michel-Ange?

[Hergé étant de plus en plus malade à la fin (le cancer qui le tuera) mais, avant, victime d’une dépression très longue. Et de problèmes conjugaux. Qui peuvent aiguillonner l’œuvre d’un jeune artiste : ma blonde m’a fait souffrir. Je déteste les femmes. Je vais leur faire payer en écrivant un roman. Ou miner la santé d’un vieillard. Ou d’un homme mûr malade.

[On reste ici dans le flou artistique.

[Pour mettre les points sur le i, Jacques Martin profita de l’absence du maître pour (faire) réaliser une planche d’un album qui se révéla aussi bien que toutes les pages ayant «bénéficiées» (théoriquement) de la patte du maître. Puisqu’il était là.

[Paraît que recevant la planche en cadeau, Hergé changea de couleur ,se retira dans son bureau pour faire une crise de rage. Jacques Martin garda la planche et interdit à Hergé de la détruire. Ce qui montre l’importance qu’il avait. Importance reconnue par le maître en personne. Qui ne se gênait pas pour imposer son autorité dans la bonne ambiance fachiste d’après guerre : À un collaborateur qui était parti en vacances et qui lui disait qu’il avait bien le droit de se reposer, Hergé rappela au téléphone qu’on n’a pas de droit mais rien que des devoirs. Et qu’il ferait mieux de rappliquer pour dessiner. Et on faisait des petits bonhommes. Imaginons dans une entreprise de moissonneuse batteuse!

[On imagine aussi que leurs relations se refroidirent par la suite. Ceci marqua sans doute la fin de l’atelier et de l’univers d’Hergé avec le départ régulier de tous les assistants formés par Jacques Martin (aussi par Hergé) qui poursuivirent ailleurs leurs œuvres personnelles.

[Hergé fit le brouillon d’un futur projet d’album mais n’alla pas bien loin, l’énergie n’étant plus là. La maladie le rongeant peu à peu. Et, Jacques Martin, encore, n’était plus là aussi pour lui donner des idées ou compléter les siennes.

[Bob de Moor, le dernier des fidèles aurait pu poursuivre l’œuvre en la ramenant à une époque plus caricaturale. Et il avait encore des années d’une énorme production personnelle à faire, en plus de dessiner pour Jacques Martin.

[Tintin était devenu aussi une partie de lui. De gré ou de force, comme il en fut pour Hergé. Sans oublier le côté $$$. Aucune de ses séries n’ayant jamais eu le succès de la série à laquelle il consacra le plus de temps et d’énergie.

[Hergé refusa toujours que les noms de ses assistants figurent sur les albums sous prétexte que «le public ne comprendrait pas.» Mais très peu restèrent anonymes et leurs histoires toujours vivantes et en train de se faire eurent un succès qui sans dépasser celui d’Hergé avait l’avantage sur lui d’exister encore. Et chacun qui n’a plus rien à perdre raconte ses souvenirs. Il suffit de les réunir pour avoir un portrait un peu plus complet que les hagiographies habituelles.

[Alors que peu à peu, Tintin devient un personnage historique daté. Quoique les enfants apprécient encore de recevoir ces beaux albums en cadeau (les derniers en cahier cousu. Avec ceux de Jacques Martin – luxe des luxe.)

[Et Moulinsart, l’organisation qui gère l’héritage se trouve obligé de multiplier les produits dérivés d’un fantôme destinées aux collectionneurs vieillissants pour maintenir le train de vie du ménage. Les commentaires n'engagent qu le professeur Bulle qui est d'un natuele engageant.]

Ce qui ne l'empêche pas d'alterner la parution d'une aventure de Lefranc et d'une d'Alix, quasiment chaque année, au risque de décevoir, à ce rythme, les lecteurs nostalgiques des premiers albums, que déçoit la nouvelle production au scénario parfois hâtif.

Le succès est toutefois la norme, pimenté par de mini-scandales. La proximité de la fin de la guerre d'Algérie fait que La Griffe noire et Les Légions perdues, deux aventures d'Alix, sont interdites d'exposition pour incitation à la haine et à la violence. C'est René Goscinny, ami de Jacques Martin, qui règle la question.

[ Les comités de censures gouvernementaux ont alors tout pouvoir. Tout ce qui se publie à l’époque est fait «avec eux» et porte leur marque en creux. L’autocensure en prime. Il faut s'en souvenir lorsqu'on lit de nos jours ce qui a été publié alors. Il faut faire la part entre les intentions de l'auteur, celle de l'éditeur (auteur supplémentaire qui «corrige les outrances de l'auteur primordial») et celles du comité de censure dont les objectifs sont la rectitude morale, le respect de l'ordre, des bonnes moeurs, de l'armée, du clergé de de l'$. C’est ainsi que pendant des générations on n’aura pour modèle féminin que La Castafiore. Et on imagine dans le rétroviseur une possible misogynie de l'artiste. C'est lui prêter des intentions qu'il n'a pas. Ou avait. Mais souvent on ne le saura jamais. Et la censure qui fouine partout se gêne encore moins pour la littérature populaire dont le principal défaut est de rejoindre tout le monde. Alors que l'élite intellectuelle qui est également surveillée - au besoin, un autre service que la censure mais tout aussi sourcilleux, décachète les lettres et écoute les téléphone- mais puisqu'on est entre gens bien (et pas nombreux) la marge de manoeuvre est plus grande. Pour tous les autres, si on va contre leur consigne, les livres sont retirés du marché, interdits, pilonnés. La faillite est au bout. Et ceci jusque dans les années 70. On ne parle pas du siècle de Napoléon. Ni de l'URSS ou de l'Allemagne Nazie. Commentaire du professeur B.]

Plus tard, les seins nus d'une héroïne, l'amour d'une femme de 40 ans pour Alix ou encore le fait que JeanJean, jeune compagnon de Lefranc, n'aille jamais à l'école, irritent les bonnes consciences... L'homosexualité supposée du couple Alix-Enak et Lefranc-JeanJean aussi.

"Il n'y a dans mes albums aucune vignette provocatrice, expliquait-il. Mais je ne peux empêcher certains lecteurs d'imaginer, d'affabuler et même de fantasmer."

QUINZE MILLIONS D'EXEMPLAIRES

Désireux de couvrir tous les champs de la BD historique, Jacques Martin crée de nouveaux personnages : Jhen, qui vit pendant la guerre de Cent Ans ; Arno, pendant la période napoléonienne ; Keos, au temps de l'ancienne Egypte ; Orion, en pleine antiquité grecque et, enfin, Loïs, à l'époque de Louis XIII...

En outre, fort de ses études, le "père" d'Alix, qui rêvait de le voir adapté au grand écran, accumule les monographies de villes (Lutèce, Athènes...) notamment en marchant sur les traces de ses héros, créés pour en tisser les fils d'Ariane.

Il publie aussi des croquis de voyages (voyages d'Alix, de Jhen, de Loïs, etc.) que ce soit pour son label, Orix, ou chez ses éditeurs (Casterman d'abord, Dargaud, Bagheera...).

Ce travail de titan - en plus du "tronc" Alix et Lefranc, il a cosigné plus d'une centaine d'albums, vendus à 15 millions d'exemplaires, traduits en plus de dix langues, dont le latin -, Jacques Martin ne pouvait l'accomplir seul, d'autant qu'une maladie oculaire, la macula dégénérative, le frappe en 1991.

Fidèle au travail d'équipe qu'il avait mis au point dès Lefranc, l'auteur de BD au visage d'empereur romain a donc formé une cohorte de jeunes dessinateurs et scénaristes - de Rafael Moralès à Olivier Pâques, en passant par Pierre de Broche ou Christophe Simon - susceptibles de poursuivre son oeuvre, en accord avec ses ayants droit.

Récemment, il avait, pour la première fois, mis une jeune femme scénariste à contribution. Ainsi, le récit d'un des prochains Alix pourrait être... au féminin.