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DOUTEUR EST L'AMI DE MONSIEUR HENRY DICKSON ET DE MONSIEUR MARCEL DUCHAMP ET L'AMI DE DAME MUSE ET DES MUTANTS GÉLATINEUX LGBTQ OGM ET DE MADEMOISELLE TAYTWEET DE MICROSOFT - SECONDE TENTATIVE OFFICIELLE D'Ai - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE - ET DE MONSIEUR ADOLF HITLER, CÉLÈBRE ARTISTE CONCEPTUEL AUTRICHIEN ALLEMAND CITOYEN DU MONDE CÉLÈBRE MONDIALEMENT CONNU - IL EST DANS LE DICTIONNAIRE - SON OEUVRE A ÉTÉ QUELQUE PEU CRITIQUÉE MAIS ON NE PEUT PLAIRE À TOUT LE MONDE ET PERSONNE N'EST PARFAIT ! VOILÀ!

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UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT

UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT
LES MUTANTS EXTERMINERONT OU NON LES HUMAINS - ET NOUS TRAITERONS PROBABLEMENT AUSSI BIEN QU'ON SE TRAITE NOUS-MÊMES ENTRE NOUS - ET PROBABLEMENT AUSSI BIEN QUE L'ON TRAITE LA NATURE ET TOUT CE QUI VIT

mercredi 18 novembre 2009

1421. SI ON ÉCOUTE LES NOUVELLES, ON NE SAIT JAMAIS QUI OCCUPE QUI? QUI SE DÉFEND CONTRE QUI? QUI VOLE QUI? QUI A ÉTÉ VOLÉ ET QUI VOLE? ON EST CONFUS.


PALESTINE
(SOUS OCCUPATION ISRAÉLIENNE)

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/Asie/palestine.htm

Capitale: Jéricho (provisoire)
Population: 3,7 millions (est. 2005)
Langue officielle: arabe (de facto)
Groupe majoritaire: arabe palestinien (81,5 %)
Groupes minoritaires: hébreu (16,1 %), arabe égyptien (0,9 %), arabe levantin de l'Est (0,5 %), arabe syrien ou levantin du Nord (0,3 %), néo-araméen de l'Ouest, italien, français, allemand, adyghéen, grec, tsigane domari, arménien, assyrien, arabe levantin du Sud, etc.
Système politique: Territoire autonome sous occupation israélienne (en attente d'être souverain)
Articles constitutionnels (langue): art. 5 et 28 du projet constitutionnel de 2003
Lois linguistiques: sans objet

1 SITUATION GÉNÉRALE

La Palestine est d'abord une région historique dont les frontières ont fortement varié depuis l’Antiquité. À l'origine, la Palestine était située près de la côte orientale de la Méditerranée, en Asie Mineure. Elle englobait l'actuel État d'Israël, la bande de Gaza et la Cisjordanie. La superficie de la Palestine historique était de 27 009 km² (presque l'équivalent de la Belgique).

Aujourd'hui, la Palestine compte une portion de territoire près de la Méditerranée, la bande de Gaza (360 km²), et une autre partie, la Cisjordanie (5800 km²), appelée en anglais West Bank, sans oublier le fait qu'il existe de nombreux villages palestiniens en Israël même.

La superficie de la Palestine actuelle est de 6160 km² —

Israël: 20 770 km²;

Liban: km²; Jordanie: 92 300 km²; Égypte: 1 001 450 km².

Juridiquement, la Palestine n'existe pas comme État, indépendant ou non. Son statut n'est pas encore définitif.

La Cisjordanie et la bande de Gaza, qui forment aujourd'hui la Palestine, font partie des «territoires occupés» par Israël.

L'Autorité palestinienne est le nom de l'entité gouvernementale qui représente les habitants arabes de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Cette entité a été créée en 1993 par les accords d'Oslo, afin de négocier avec Israël un accord final sur le conflit opposant les deux parties. Elle a un président et une assemblée élue au suffrage universel, une police et des représentants dans plusieurs pays.

La capitale provisoire est Jéricho. L'Autorité palestinienne revendique Al-Qods (Jérusalem-Est) comme capitale du futur État palestinien.

Rappelons que l'Autorité palestinienne n'exerce actuellement que des pouvoirs limités dans une portion de la Cisjordanie (car il y a des enclaves de colonies juives) et que c'est le Hamas qui gère la bande de Gaza, un parti politique islamiste radical œuvrant pour l'instauration d'un État palestinien dans toute la région.

Les Territoires palestiniens, tous occupés par Israël (sauf Gaza depuis peu), se composent de deux zones séparées géographiquement par plus de 50 km:

1) la Cisjordanie, dont les 5800 km² (équivalant au sixième de la Suisse) sont enfermés entre Israël et la Jordanie, et qui comprend Jérusalem-Est (72 km²); la Cisjordanie est bordée à l’est par la rive occidentale du Jourdain, à l’ouest par la «ligne verte», la frontière israélo-jordanienne avant l’invasion israélienne; la Cisjordanie un territoire aride qui n’offre pratiquement aucune ressource naturelle; dans ce territoire, vivent plus 2,5 millions de Palestiniens encerclés par les colonies juives;

2) la bande de Gaza (360 km²) fait frontière avec l'Égypte et s'étire sur quelque 55 km le long de la mer Méditerranée; cette région est composée d'un territoire de dunes de sables, où s’entassent environ 1,2 million de Palestiniens.

En Cisjordanie, les villes où l'Autorité palestinienne est responsable des affaires civiles et de la sécurité sont : Jénine, Tulkarem, Qalqiliya, Naplouse, Bethléem, Jéricho, Ramallah et Hébron.

Cependant, depuis la création d'Israël en 1948, la bande de Gaza (jusqu'à récemment) et la Cisjordanie ont toujours été occupés par les Forces armées d'Israël.

L'armée israélienne a évacué la bande de Gaza en août 2005, ainsi que les 21 colonies juives.

(…) la Cisjordanie en tant que territoire, (est) en principe sous le contrôle de l'Autorité palestinienne.

En fait, la discontinuité territoriale caractérise l’État palestinien «en gestation», divisé en différentes zones: les colonies juives de peuplement (en rouge), les zones sous contrôle de l'Autorité palestinienne (en vert) et les zones sous contrôle de l'armée israélienne (en rose et en mauve).

Mais la Palestine est dirigée par deux factions rivales: le Fatah contrôle en principe la Cisjordanie; le Hamas, la bande de Gaza.

Les colonies juives semblent particulièrement en expansion dans Jérusalem-Est. La population totale des colons juifs est désormais de 436 000, dont 190 000 à Jérusalem et 246 000 en Cisjordanie.

Comme on le constate, les Forces armées israéliennes se sont réservé des zones et des couloirs pour «protéger» les colonies de peuplement juives.

Il devient alors difficile pour l'Autorité palestinienne d'exercer une contrôle efficace sur ses ressortissants.

Depuis septembre 1993, l’État d'Israël a intensifié ses travaux d’infrastructure afin de consolider sa mainmise en Cisjordanie, aujourd'hui truffée de routes de contournement qui permettent, sans traverser les principales enclaves palestiniennes, de relier entre elles la plupart des colonies juives.

Pour ce qui est de la bande de Gaza, malgré la suppression des colonies juives, les Palestiniens (ou Gazaouis) restent soumis au contrôle effectif de l’armée israélienne qui a conservé la possibilité et le droit de pénétrer à volonté dans la bande de Gaza.

La bande de Gaza est peut-être «libérée» à l’intérieur, mais elle est encore assiégée de l’extérieur, tout en étant contrôlé à l'intérieur par le Hamas.

De fait, le retrait israélien a simplement transformé la bande de Gaza en une immense prison à ciel ouvert.

En droit, il s'agit donc encore d'un «territoire occupé».

En juillet 2004, la Cour internationale de justice de La Haye affirmait que les «territoires occupés par Israël» sont soumis à sa juridiction territoriale «en tant que puissance occupante».

Le nouveau statut des Palestiniens à l'ONU se situe entre celui d’«observateur» et celui de «membre», mais sans droit de vote. La délégation palestinienne siége dans la salle de l’Assemblée générale «immédiatement après les États non membres» (comme le Saint-Siège et la Suisse) et «avant les autres observateurs» auprès de qui ils se trouvaient jusqu’ici (comme la Croix-Rouge internationale).

2 DONNÉES DÉMOLINGUISTIQUES

La population de la Palestine était estimée en 2005 à 3,7 millions d'habitants, dont 2,5 millions en Cisjordanie et 1,2 million à Gaza.

De ce nombre, 81,5 % des citoyens sont des Arabes palestiniens. Il sont suivis des Juifs (16,1 %), des Égyptiens (0,9 %), des Bédouins (0,5 %), des Syriens (0,3 %), ainsi que de quelques petites minorités telles que les Araméens, Tsiganes, Arméniens, Assyriens, Samaritains, etc.

Il convient d'ajouter également les troupes d'occupations onusiennes comptant des Italiens, des Français, des Allemands, des Britanniques, des Américains, des Russes, des Roumains, etc.

La majorité des habitants de la Palestine parle l'arabe palestinien comme langue maternelle. Cependant, tous n'écrivent qu'en arabe classique. L'arabe parlé par les Palestiniens est également appelé arabe levantin, arabe levantin du Sud (par opposition au levantin du Nord de la Syrie et du Liban) ou encore arabe jordanien. Autrement dit, l'arabe palestinien et l'arabe jordanien sont similaires, bien que certaines différences soient sensibles, notamment entre l'arabe dialectal parlé à Amman et l'arabe dialectal de Jéricho. Il existe d'autres arabophones en Palestine: l'arabe égyptien, l'arabe levantin de l'Est, l'arabe syrien.

N'oublions pas que la quasi-totalité des Palestiniens vit dans des en territoires occupés.

Dans ces conditions, les Palestiniens voient se dégrader progressivement les infrastructures dont ils dépendent, notamment avec un système de santé et un système d'éducation déficients.

La Cisjordanie est «cantonisée» par les colonies juives, ce qui limite et complique les transports des biens et des personnes aux prises avec d'innombrables contrôles militaires.

L’accès aux administrations, aux hôpitaux et aux établissements d'enseignement est devenu aléatoire, encore davantage avec la construction du Mur.

D'un jour à l'autre, tous ceux qui travaillent dans les colonies ou en Israël peuvent perdre leur emploi.

En raison du fort taux de chômage (40 % en Cisjordanie, mais 50 % à Gaza), un travailleur doit nourrir plus de six personnes, alors que plus de la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour.

Les Palestiniens vivent à l'heure de la «tiers-mondisation» et de la paupérisation dans des frontières constamment bouclées, que ce soit en direction d’Israël ou des pays arabes voisins.

Non seulement plus de 50% de la surface des terres est confisquée par Israël, mais les Israéliens ont réquisitionné 90 % de l'eau pour leurs besoins.

La population palestinienne est caractérisée par une fertilité exceptionnellement élevée avec 5,8 enfants par femme en Cisjordanie et 7,8 dans la bande de Gaza, contre 4,9 en Jordanie, 4,3 en Égypte et 2,3 au Liban.

Ainsi, la population de la Cisjordanie et de Gaza a presque triplé en trente ans.

À cela s'ajoute une faible mortalité et une espérance de vie relativement longue, soit 73 ans pour les femmes et 69 ans pour les hommes.

On comprend pourquoi Israël veut tant peupler les colonies juives.

Ariel Sharon, du temps qu'il était premier ministre, avait déclaré après une rencontre avec le président américain Georges W. Bush : «Nous avons obtenu que les grands blocs de population juive de Cisjordanie resteront en place» (comprendre «même en cas de retrait de l'armée»).

2.1 LES RÉFUGIÉS PALESTINIENS

Il faut considérer aussi que plus de deux millions d'Arabes palestiniens sont dispersés en Jordanie, au Liban et en Syrie, sans compter ceux qui résident en Israël.

Ils attendent un retour éventuel dans leur patrie d'origine. Le tableau ci-dessous (dans le site) montre le nombre total des réfugiés, le nombre de ceux vivant dans des camps et le nombre de ces camps en Jordanie, au Liban et en Syrie:

Il conviendrait également de compter de nombreux réfugiés palestiniens en Irak (env. 75 000), en Égypte (plus de 40 000), en Arabie Saoudite (274 000), au Koweït (35 000), d'autres États arabes (112 000) et d'autres pays (220 000), sans oublier les aux États-Unis (175 000).

En somme, la population palestinienne totale s'élève à environ huit millions, mais seuls 3,7 millions se trouvent en Cisjordanie et Gaza. Le reste du peuple palestinien habite des camps de réfugiés dans les pays arabes voisins ou constitue une diaspora. Autrement dit, sur une population palestinienne mondiale estimée en 2004 à plus de huit millions (y compris les Arabes d’Israël), 4,2 millions étaient classés par l’ONU dans la catégorie des réfugiés.

2.2. LES AUTRES COMMUNAUTÉS

Les Juifs installés en Palestine parlent surtout l'hébreu, bien que de nombreux colons juifs parlent l'une ou l'autre des langues occidentales (telles que l'anglais, le français, le russe, etc.).

Les Adyghéens sont des Caucasiens parlant l'adighéen (langue caucasienne). Les Samaritains (env. 600 individus) parlaient jadis l'hébreu samaritain, une langue chamito-sémitique, mais cette langue est considérée aujourd'hui comme éteinte, car l'hébreu samaritain ne sert plus que comme langue liturgique dans de rares occasions. Les Samaritains qui vivent en Palestine parlent l'arabe palestinien, alors que ceux qui résident à Tel-Aviv parlent maintenant l'hébreu.

Pratiquement tous les Arabes palestiniens sont des musulmans sunnites. En Cisjordanie, 80 % des habitants sont musulmans, contre 12 % de juifs et 8 % de chrétiens; à Gaza, 99 % sont musulmans, les autres, chrétiens (0,7 %) et juifs (0,3 %).

(…)

L'IMPASSE PERPÉTUELLE

En décembre 1987, une révolte générale embrasa les territoires palestiniens occupés par Israël. La répression par l'armée de l'Intifada (en arabe: «soulèvement») accrut le clivage entre les partisans de la paix et les défenseurs d'Israël, notamment les mouvements religieux et nationalistes sionistes.

Mais les images télévisées diffusées dans le monde entier montrant des soldats israéliens brutalisant des enfants palestiniens popularisèrent la cause palestinienne défendue par Yasser Arafat.

En novembre 1988, l'OLP reconnut explicitement le droit à l'existence de l'État d'Israël et adopta la «déclaration d’indépendance de l’État de la Palestine».

Le choix de cette initiative diplomatique facilita la mise en oeuvre de négociations israélo-arabes et aboutit à la reconnaissance mutuelle entre Israël et l’OLP (septembre 1993) ainsi que la mise en place d’une Autorité nationale palestinienne (mai 1994-septembre 1995) dirigée par Yasser Arafat.

Mais la politique du premier ministre israélien d’alors, Benyamin Netanyahou, et l’expansion considérable de la présence des colons juifs en milieu palestinien, notamment en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, entraînèrent l’interruption des négociations.

Celles-ci reprirent à Camp David II (en juillet 2000) entre le président américain (Bill Clinton), le président palestinien (Yasser Arafat) et le premier ministre israélien (Ehoud Barak), mais elles aboutirent également à un échec.

L’un après l’autre, les signes d’une prochaine reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes se firent plus apparents, mais n’aboutirent jamais. C'est l'éternelle impasse!

(…)

Or, depuis les accords de paix d’Oslo (1993), le contrôle israélien sur le territoire palestinien s’est renforcé et le nombre de colons juifs a augmenté de 54 % malgré la promesse d'Israël de «geler» la colonisation des terres conquises après la guerre de 1967; en Cisjordanie seulement, le nombre de colons a bondi de 100 500 à plus de 190 000, une augmentation de 90 %.

En 2008, le nombre des colons s'élevait à 285 000 répartis dans 140 colonies juives.

Qu'a fait, de son côté, le Hamas après les accords d'Oslo? Il a envoyé des jeunes gens se faire exploser dans les cafés!

Bref, cette politique de colonisation est en violation de l’article 49 (Déportations, transferts, évacuations) de la IVe Convention de Genève, qui se lit comme suit:

Les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé dans le territoire de la Puissance occupante ou dans celui de tout autre État, occupé ou non, sont interdits, quel qu'en soit le motif.

Toutefois, la Puissance occupante pourra procéder à l'évacuation totale ou partielle d'une région occupée déterminée, si la sécurité de la population ou d'impérieuses raisons militaires l'exigent. Les évacuations ne pourront entraîner le déplacement de personnes protégées qu'à l'intérieur du territoire occupé, sauf en cas d'impossibilité matérielle. La population ainsi évacuée sera ramenée dans ses foyers aussitôt que les hostilités dans ce secteur auront pris fin.

La Puissance occupante, en procédant à ces transferts ou à ces évacuations, devra faire en sorte, dans toute la mesure du possible, que les personnes protégées soient accueillies dans des installations convenables, que les déplacements soient effectués dans des conditions satisfaisantes de salubrité, d'hygiène, de sécurité et d'alimentation et que les membres d'une même famille ne soient pas séparés les uns des autres.

La Puissance protectrice sera informée des transferts et évacuations dès qu'ils auront eu lieu.

La Puissance occupante ne pourra retenir les personnes protégées dans une région particulièrement exposée aux dangers de la guerre, sauf si la sécurité de la population ou d'impérieuses raisons militaires l'exigent.

La Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d'une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle.

Ce non-respect des dispositions de la Convention de Genève s’est toujours fait avec l’appui inconditionnel des États-Unis.

C'est pourquoi les Palestiniens soupçonnent les États-Unis de ne pas être des «courtiers honnêtes» parce qu’ils se sont révélé «trop favorables» à l'égard d’Israël.

En effet, la politique israélienne a toujours été systématiquement et aveuglément adoptée par les Américains, sans considération suffisante des positions et des besoins des Palestiniens.

Dans l'éventualité où l'on appliquerait les accords d'Oslo, quelque 1,5 million de Palestiniens s’autogouverneraient sur le tiers réel de la Cisjordanie, tout en se retrouvant encerclés dans le réseau des colonies juives, dont la population est dix fois moins importante (excluant les colons de Jérusalem-Est) que celle des Palestiniens, et en accaparant deux fois plus de terres.

Le territoire palestinien de la Cisjordanie est en train de se rétrécir comme une peau de chagrin!

Israël espérait sans doute, après s'être débarrassé de l'Autorité palestinienne, faire accepter sa «solution à long terme» qu'il préconise depuis 1998: quelques «bantoustans» palestiniens autogérés, enserrés dans un carcan de colonies juives, dont le réseau n'a cessé de s'étendre depuis la signature des accords d'Oslo de 1993.

Ces colonies juives sont devenues le «cancer de la Palestine» et elles sont au cœur du conflit israélo-palestinien.

Les Nations unies les considèrent illégales et les Palestiniens ragent de voir leur futur État indépendant se rétrécir à mesure que s'élèvent de nouvelles implantations occupées par des «extrémistes juifs».

C'est exactement ce que veut Israël: s'organiser pour que les Palestiniens gèrent éventuellement leurs propres affaires, sans aucune forme de souveraineté.

Toute perspective d'autodétermination palestinienne risque de se transformer en mirage et non viable au plan économique.

3.11 LES DIFFICILES RELATIONS ISRAÉLO-PALESTINIENNES

Depuis le 29 septembre 2000, les relations israélo-palestiniennes sont entrées dans une phase d'effondrement du processus de paix.

La deuxième Intifada palestinienne a éclaté en laissant les deux parties profondément ébranlées et en menant à la débâcle toute négociation sur le statut permanent de la Palestine.

La répression israélienne a atteint des sommets avec des attaques aériennes et terrestres.

Sur le terrain, l'armée israélienne utilise tous les moyens de répression, tels que des blindés, des hélicoptères et même des F-16, ainsi qu'un blocus sévère, pour écraser les Palestiniens.

Comme le souligne l'historien israélien Zeev Sternhell: «Seul un esprit malade peut espérer que l'occupation des territoires entraîne la fin de la guérilla et de la terreur.»

Comment stopper ce cycle infernal?

Les Palestiniens comme les Israéliens regardent du côté des États-Unis, mais le président américain (G. W. Bush) ne semble pas trop s’émouvoir de la situation. L'un des proches conseillers du président aurait déclaré:

«Laissez-les saigner ("Let them bleed"), au bout d'un moment, ils deviendront plus raisonnables.»

Par ailleurs, le président américain a trouvé le moyen de qualifier Ariel Sharon d'«homme de paix».

Pour les Arabes du monde entier, Sharon est considéré comme un «criminel de guerre» au même titre que Slobodan Milosevic au Kosovo.

Ils se demandent pourquoi l'ex-président de la Yougoslavie est traduit devant le Tribunal international, et pas Sharon!

L’échec des accords d’Oslo pour le monde arabe semble avoir été ressenti comme une catastrophe bien plus apocalyptique que la destruction, le 11 septembre 2001, des tours jumelles du World Trade Center pour les Américains et le reste du monde.

Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures de la part de l'Occident?

De leur côté, les nombreux attentats terroristes des Palestiniens révoltés exercent à long terme une action déstabilisante sur la population israélienne qui peut de moins en moins les comprendre tout en braquant les dirigeants israéliens dans une politique consistant à taxer tous les Arabes et les musulmans de «terroristes».

Quant à la corruption endémique du régime de Yasser Arafat, elle est connue depuis longtemps, mais ce n'est qu'au moment du décès du leader que le monde a commencé, éberlué, à en mesurer toute l'ampleur.

Arafat est mort milliardaire, avec plus de 200 comptes en banque. Il a utilisait son argent pour asseoir son autorité, acheter la loyauté et, parfois, secourir directement les Palestiniens qui lui demandaient de l'aide (de l'argent!).

Rappelons que le leader palestinien, Yasser Arafat, est décédé, le jeudi 11 novembre 2004 à Paris. Le dirigeant palestinien a été enterré à Ramallah, dans son quartier général de la Mouqataa où il avait été assiégé depuis près de trois ans par l’armée israélienne qui le privait de sa liberté de mouvement.

L'Autorité palestinienne qu'Arafat présidait aurait siphonné près d'un milliard de dollars US provenant de dons internationaux sans jamais rendre de compte à personne. C'est en arrosant ses alliés de «billets verts» qu'Arafat s'est assuré la haute main sur la société palestinienne, qu'il a exterminé ses ennemis et favorisé ses amis, tout en récompensant les parents des «martyrs» (les jeunes terroristes kamikazes).

Il régnait sur un régime archaïque et hautement centralisé, et contrôlait personnellement les groupes armés et les mouvements financiers.

Cela étant dit, il demeurait néanmoins la voix et le symbole de la cause palestinienne qu'il a propulsée au premier rang des préoccupations mondiales. Et son peuple l'aimait et le respectait! Les langues vont maintenant se délier et nous apprendrons que des millions de dollars n'ont pas toujours servi pour le bénéfice du peule palestinien.

Pour les Juifs, Arafat était un leader corrompu dont l'ego a cloué le cercueil du processus de paix.

Par ailleurs, les nombreuses incursions militaires de l'armée israélienne dans les territoires administrés par l'Autorité palestinienne prouvent que le gouvernement israélien n'accorde aucun crédit à cette «autorité». Bref, on est entre humains!

Avec le retrait de la vie politique d'Ariel Sharon en raison d'une grave hémorragie cérébrale (4 janvier 2006) dont il a été victime, la donne a encore changé en Israël; même le parti qu'il a fondé, le Kadima, est remis en question, ce qui accentue l'incertitude au Proche-Orient, déjà alimentée à ce moment-là par les doutes sur la tenue des législatives de 25 janvier 2006 dans les territoires palestiniens.

Ces élections, on le sait maintenant, ont fait élire le Hamas. Mais le Hamas correspond à trois réalités:

1) un parti politique, vainqueur des législatives de 2006;
2) un mouvement social, qui gère des hôpitaux, des écoles, etc.;
3) un groupe terroriste.

C'est évidemment par la portion terroriste de ses activités que le Hamas s'est fait connaître en Occident.

Cela dit, le futur qui s’annonce n'augure rien de bon pour les Palestiniens.

En effet, l'extension continuelle des colonies juives, la construction de routes de contournement pour colons évitant les agglomérations palestiniennes et les confiscations de terres nécessaires pour ce faire prouvent que les juifs sont là pour rester.

Les Palestiniens ne sont pas au bout de leurs peines. Et ils le savent, d’autant plus que leur ancien chef, Arafat, semblait prêt à sacrifier pas mal de choses pour réaliser son vieux «rêve d’indépendance» qui a mené sa vie.

De leur côté, les Américains, qui connaissent bien l’histoire de l’État d’Israël — dont l’expansion des colonies juives et la sauvagerie des colons — et l’ont toujours appuyé aveuglément depuis cinquante ans, préfèrent ignorer les faits, car ils n’ont, sauf erreur, jamais fait quelque effort que ce soit pour défendre les droits humains des Palestiniens.

La raison paraît évidente: toute intervention effective des États-Unis signifie non seulement des pressions exercées sur Israël, mais surtout le fait d'aller à l’encontre du puissant lobby juif dont l'influence est prépondérante au Congrès américain.

4 LES POINTS LITIGIEUX DU CONFLIT

Les enjeux demeurent considérables, tant pour les Israéliens que pour les Palestiniens. Il y va de la survie des deux peuples.

Or, les points litigieux sont importants et concernent l’entité palestinienne, les frontières politiques, le sort des colonies juives, le sort des réfugiés de 1948 et le statut de Jérusalem-Est.

L’entité palestinienne: Israël accepte théoriquement la création d’une entité palestinienne — et même un État — constituée de parcelles sans continuité territoriale à Gaza et en Cisjordanie, mais réclame sa «démilitarisation», un contrôle de son espace aérien et de la vallée du Jourdain, bref un mini-État (ou un semblant d'État) au pouvoir partiel dans les domaines de la défense, des affaires étrangères, de l'économie, de l'eau, etc.

Autrement dit, le gouvernement veut imposer aux Palestiniens une sorte de «bantoustan» qui n’aura aucune légitimité à long terme.

Cependant, les Palestiniens, pour leur part, veulent créer un véritable État souverain, sans aucune restriction, et viable sur le plan économique.

En fait, Israël voudrait bien perpétuer indéfiniment le régime d’autonomie actuellement en vigueur, alors que l’Autorité palestinienne a toutes les apparences d’un État, sans en avoir les compétences.

Dans l'état actuel des choses, les Palestiniens sont très loin d'obtenir un État et le gouvernement israélien leur a même fait savoir qu'ils ne l'auront pas.

Les frontières: Israël exclut un retour aux frontières politiques de juin 1967 qu’exigent les Palestiniens et veut annexer les zones de Cisjordanie où ont été construites les principales colonies juives de peuplement.

Les colonies juives: Israël veut annexer les grands blocs de colonies où vivent près de 80 % des quelque 200 000 colons implantés en Cisjordanie, ce qui représente 20 % des terres saisies aux Palestiniens; seules les colonies isolées seraient évacuées.

Les Palestiniens, pour leur part, demandent que toutes les colonies, au nombre d’environ 150, soient démantelées ou placées sous la souveraineté du futur État palestinien.

Or, Israël n'acceptera jamais de se retirer des territoires occupés, de démanteler ses colonies, en plus de recevoir des millions de réfugiés.

Le but est de rendre non viable tout futur État palestinien.

Les réfugiés de 1948: Les Palestiniens veulent que l’État hébreu admette la responsabilité du problème des réfugiés et reconnaisse le «droit de retour» aux trois millions et demi de ces réfugiés établis dans les territoires occupés, en Jordanie, en Syrie et un demi-million au Liban.

Israël est opposé à tout retour en masse des réfugiés qui transformerait «l’État juif» en un «État binational».

Il propose leur indemnisation par la communauté internationale et admet le retour en Israël de quelques milliers d’entre eux dans le cadre du «regroupement des familles».

Bref, l’immense majorité des réfugiés palestiniens devrait définitivement rester dans les pays voisins.

Pour Israël, c'est le futur État palestinien qui devrait accueillir les réfugiés désirant bénéficier d'un droit de retour.

Le statut de Jérusalem: Israël, qui a annexé la partie orientale de la ville (Jérusalem-Est) en 1967 et y a installé plus de 180 000 de ses ressortissants, refuse de façon catégorique que la Ville sainte soit coupée à nouveau en deux et prétend que «Jérusalem restera à jamais unifiée sous sa souveraineté et capitale éternelle de l’État hébreu», sur laquelle les Palestiniens n'auraient aucun droit de souveraineté.

Quant aux Palestiniens, ils exigent que Jérusalem-Est devienne la capitale de leur futur État. D’ailleurs, Yasser Arafat, l'ancien président de l’Autorité palestinienne, aurait déclaré: «Le dirigeant arabe qui abandonnerait Jérusalem n’est pas encore né.»

4.1 Le maintien du statut quo

Le 7 mars 2001, le gouvernement israélien (sous Ariel Sharon) présentait un programme qui n’augurait rien de bon pour les Palestiniens. En effet, cette coalition gouvernementale d’union nationale, présentée comme «modérée», a fait table rase des acquis des négociations antérieures et a tourné le dos à l'idée même d'accord définitif. Non seulement, le gouvernement israélien a refusé toute concession sur un nouveau retrait de l'armée israélienne comme sur Jérusalem et sur les réfugiés, mais il prétendit toujours imposer aux Palestiniens le statu quo actuel.

Au pays d'Israël, la plupart des membres des forces de sécurité ont bénéficié jusqu'ici de l'impunité pour les violations des droits humains.

La torture, officiellement autorisée, est restée systématiquement utilisée jusqu'ici, mais la Haute-Cour de justice a jugé illégale cette méthode d'interrogatoire.

Pourtant, Amnesty International a continué de recevoir des informations selon lesquelles des Palestiniens étaient maltraités, et notamment battus, à des postes de contrôle.

Au lendemain des attentats du World Trade Center, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a saisi l’occasion et en a profité pour envahir, détruire et supprimer l’Intifada, pendant que les Américains étaient trop occupés avec les terroristes et Oussama ben Laden.

Comme si la situation n'était pas encore assez sombre, les autorités israéliennes ont érigé en 2004 le «mur de Sécurité» destiné à «protéger l’État hébreu et les colonies juives de Cisjordanie», ce qui a eu pour effet d'annexer une zone de 975 kilomètres carrés, grignotant encore le territoire palestinien.

L'ONU a condamné le geste d'Israël, de même que la la Cour internationale de justice de La Haye.

Dorénavant, les habitants de Cisjordanie et de Gaza seront enfermés derrière des clôtures, des miradors et des caméras de surveillance, et deviendront les «citoyens de l’Autorité Palestinienne».

La carte de gauche reproduit approximativement le «mur de Sécurité» (en bleu); les zones en rose montrent la partie de la Cisjordanie qui restera sous occupation militaire israélienne. Les zones en jaune (Cisjordanie palestinienne) demeurent toujours haute surveillance de l'armée israélienne.

Le mur suit des lignes sinueuses afin d'enclaver le plus possible de colonies juives en Cisjordanie: la plupart des colonies doivent rester du côté occidental du Mur de façon à ce qu'elles soient éventuellement annexées à Israël.

C'est aujourd'hui la plus grande prison à ciel ouvert de la planète!

On en est rendu à croire qu'Israël veut rendre la vie des Palestiniens tellement insupportable qu'ils finiront par vouloir d'eux-mêmes quitter leur terre.

Les Palestiniens parlent de cette «clôture» ou «barrière» comme du «mur de séparation raciale» ("jidar al-fasl al-'unsuri").

En construisant ce mur, le gouvernement israélien étend encore davantage ses colonies sur la base du principe selon lequel «ce qui est construit aujourd'hui, nous le garderons demain».

Bien qu'elles soient contraires à la loi internationale, y compris à des dizaines de résolutions des Nations Unies, il n'existe aucun mécanisme pour empêcher ce genre d'entreprise.

Si pour les Israéliens, l'unique objectif du mur est la sécurité des citoyens israéliens, il n'en est pas ainsi pour les Palestiniens: c'est une stratégie manifeste pour annexer une partie de la Cisjordanie, celle contenant la quasi-totalité des colons juifs, ce qui ferait encore reculer les frontières d'un hypothétique État palestinien.

4.2 La division politique palestinienne

Contre toute attente en Occident, ce n'est pas le parti d'Arafat (le Fatah) qui a remporté les élections de janvier 2006, mais le Hamas, le parti islamiste plus radical.

Beaucoup de Palestiniens étaient tellement dégoûtés de la vieille garde corrompue du Fatah, ce parti dirigé par les fidèles de Yasser Arafat, que la montée du Hamas était prévisible.

Cette victoire du Hamas allait encore changer la donne politique au Proche-Orient. La reprise d'éventuels pourparlers de paix avec Israël paraît plus improbable, car le Hamas demeure voué à la lutte armée et prône toujours la destruction de l'État d'Israël.

Auparavant, les Palestiniens pouvaient blâmer le Hamas pour chaque service qu'il leur rendait; maintenant, ils vont pouvoir le blâmer pour tous les services qui leur manqueront.

Ayant accédé au pouvoir, le Hamas devrait d'abord tenir compte des préoccupations des Palestiniens qui l'ont élu pour assainir l'administration publique et améliorer leur sort, et non pas pour les replonger dans une autre ère de noirceur et un bain de sang!

Mais le Hamas a tenu à exercer une politique de harcèlement à l'égard d'Israël en lançant des milliers de roquettes sur les territoires israéliens. Chaque fois que l'armée israélienne réplique et tue des Palestiniens, chaque fois le Hamas augmente ses appuis après de la population. Peu importe les morts, le Hamas gagne des appuis, les Palestiniens n'étant que des pions dans cet interminable conflit.

Effectivement, le Hamas aurait pu utiliser ses fonds considérables mis à sa disposition par la communauté internationale afin de relever le niveau de vie misérable de ses citoyens, mais il a préféré le réarmement. Le Hamas installe ses armes dans les résidences privées, les écoles et les quartiers densément peuplés, ce qui rend toute riposte militaire extrêmement atroce.

En même temps, les photos déchirantes d'enfants massacrés deviennent une arme de propagande efficace. En harcelant Israël avec ses roquettes tout en espérant des représailles, le Hamas fait passer Israël pour un État qui tue des femmes et des enfants avec des bombes au phosphore. Les dirigeants du Hamas sont aux petits oiseaux!

Dans ce petit territoire que se disputent les Israéliens et les Palestiniens, les morts vont continuer de s'accumuler de décennie en décennie.

Les affrontements meurtriers qui se produisent chaque jour rendent improbable le règlement du plus ancien conflit ouvert de la planète.

Pourtant, il existe des solutions, dont une souvent envisagée, soit le création de deux États distincts. Chacun chez soi!

Les Israéliens devraient alors renoncer à leurs colonies; les Palestiniens, à leurs villages arabes devenus juifs.

Cependant, chaque fois qu'un Palestiniens ou un Israélien modéré amorce une tentative de compromis, chaque fois un attentat ou une bombe humaine vient torpiller ces efforts.

En fait, seuls les États-Unis pourraient théoriquement imposer LA solution, mais ils ne peuvent pas, le lobby juif ferait tomber n'importe quel président américain.

La spirale se poursuit et se poursuivra encore longtemps. D'un côté, on a affaire à une force occupante qui bafoue en toute impunité le droit international depuis quarante ans; de l'autre, on trouve des leaders palestiniens corrompus ou fanatisés par des actions autodestructrices, avec comme résultat plus d'un demi-siècle d'immobilisme!

Plus le Hamas persiste vainement à détruire Israël, plus les Israéliens sont sur le pied de guerre. Plus les Israéliens tuent de Palestiniens, plus ceux-ci se radicalisent. On tourne en rond, comme un chat qui mord sa queue!

(…)

Dans les faits, il est possible d'utiliser d'autres langues, comme l'hébreu, le français, l'italien, etc., en ayant recours à un interprète. Rappelons que le système judiciaire palestinien résulte d'un mélange des anciennes lois ottomanes, britanniques, égyptiennes, jordaniennes et israéliennes, avec quelques ajouts de l'Autorité palestinienne. Dans les faits, il est peu performant, n'assure que difficilement la sécurité juridique des personnes civiles et morales. La communauté internationale a souvent proposé des réformes au système judiciaire palestinien afin d'assurer son indépendance face aux politiciens et qu’il respecte l’État de droit.

De plus, le système judiciaire palestinien n'a jamais convaincu la majorité de la population d'avoir recours à ses services. Le droit tribal, c'est-à-dire la loi coutumière, demeure encore omniprésent en Palestine. Lorsqu'il faut régler des problèmes tels que le viol, le meurtre, le vol, le désaccord sur les propriétés, etc., les Palestiniens ont tendance à faire appel à la loi coutumière (en arabe 'urf : «qui est connu») plutôt qu'aux tribunaux. S'exerçant en dehors de tout tribunal civil ou religieux et faisant appel aux «comités de conciliation» (lijân al-islâh), la loi coutumière est basée sur un ensemble de traditions orales et faites de coutumes tribales, ainsi que de préceptes religieux dont les racines sont parfois antérieures à l'islam lui-même. Bref, le système judiciaire palestinien aurait grand besoin d'être entièrement revu.

5.3 L'ÉDUCATION

Le système d'éducation en Palestine révèle que le taux de scolarisation est relativement peu élevé. En effet, seuls 49 % des enfants terminent le primaire et 48 %, le secondaire.

Soulignons aussi que l'éducation palestinienne a souffert de multiples arrêts dans la mesure où l'armée israélienne a imposé des fermetures de territoires qui ont empêché et empêchent encore les élèves et les professeurs de se rendre à leur école pour de longues périodes.

Par exemple, durant la seule année scolaire de 1999-2000, plus de six écoles ont été fermées par le commandement militaire israélien, mais 66 écoles ont dû interrompre leur enseignement en raison des nombreux couvre-feux imposés dans certaines régions.

Par ailleurs, au cours de «bombardements aléatoires» dans lesquels des chars, des avions et des hélicoptères ont été utilisés, quelque 50 écoles ont dû être évacuées, sans oublier que les forces israéliennes sont entrées dans 23 écoles. Dans un pays continuellement en guerre, le système d'éducation ne peut qu'être déficient.

À la fin de l'année scolaire 2001-2002, le ministère de l'Éducation a rapporté les faits suivants:

- 216 écoliers ont été tués, 2514 blessés, et 164 arrêtés;
- 17 professeurs et membres du secteur de l'éducation ont été tués, et 71 ont été arrêtés;
- 1289 écoles ont été fermées pour au moins trois semaines consécutives durant l'invasion israélienne entre le 29 mars et la fin l'année scolaire;
- environ 50 % des écoliers et 35 000 employés du secteur de l'éducation ont été empêchés de se rendre dans leurs écoles.

Lors que les écoles sont en opération, l'enseignement de la première langue se fait en arabe classique (ou coranique) dès la première année du primaire. Il en est ainsi au secondaire. C'est du coté de l'enseignement des langues étrangères que la Palestine se distingue passablement.

L'ENSEIGNEMENT DES LANGUES ÉTRANGÈRES

L'enseignement de l'anglais est obligatoire dans toutes les écoles palestiniennes. Ainsi, dans la bande de Gaza, l'anglais est demeuré jusqu'à récemment la seule langue étrangère enseignée dans les écoles. En Cisjordanie, il est possible d'enseigner aussi l'hébreu et d'autres langues.

Au cours du mandat britannique, il y a eu une prolifération d'écoles primaires, secondaire et professionnelles, dirigées par des communautés religieuses occidentales. Ces écoles dispensaient leur enseignement en anglais et en hébreu, mais aussi en français, en italien, en allemand et en espagnol. Cette tradition est demeurée en Cisjordanie. Beaucoup d'écoles privées et certaines universités palestiniennes tentent de promouvoir un certain multilinguisme. Beaucoup d'étudiants apprennent, en plus de l'anglais, certaines langues européennes comme le français, l'allemand, l'espagnol et l'italien, surtout lorsqu'ils se destinent à des carrières telles que la gestion des hôtels ou des restaurants ainsi que dans le tourisme.

Cela dit, l'anglais est aujourd'hui la première langue étrangère enseignée aux Palestiniens: elle est apprise en public, dans les écoles privées, dans les universités et les centres éducatifs partout en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. C'est que la connaissance de l'anglais est perçue comme une marque de prestige social et un indice d'une appartenance sociale supérieure.

En plus des écoles privées et des universités, il existe des monastères qui peuvent dispenser un enseignement dans d'autres langues. Outre le latin et le grec ancien, certains monastères enseignement des langues comme l'arménien, l'assyrien, le copte et l'abyssinien.

Dans les universités, par exemple l'Université polytechnique de Hébron et l'Université nationale An-Najah de Naplouse, les cours sont donnés à la fois en arabe classique et en anglais. Il est donc impossible de poursuivre des études universitaires en Palestine sans connaître ces deux langues.

Il n'en demeure pas moins que beaucoup de Palestiniens ont appris l'hébreu, car c'est la principale des affaires et du commerce entre les Israéliens et les Palestiniens. Ceux qui désirent travailler dans des hôtels et des restaurants, dans l'industrie de la construction ou les marchés publics ont appris l'hébreu. De nombreux ouvriers palestiniens ont trouvé du travail en Israël et ont acquis une certaine connaissance de l'hébreu parlé, mais généralement aucune de l'hébreu écrit. De façon générale, lorsque les palestiniens apprennent l'hébreu, ils l'apprennent de façon informelle, c'est-à-dire lors de contacts directs avec les Juifs israéliens, que ce soit dans les travaux manuels, les transactions commerciales ou dans les... prisons. Bref, l'hébreu n'est que peu enseigné dans les écoles.

(…)

5.4 LES MÉDIAS

Dans l'ensemble, les médias palestiniens sont relativement bilingues. Dans la presse écrite, les principaux journaux nationaux sont en arabe: Al Ayyam (Ramallah), Al Hayat Al Jadedah (Jérusalem) , Al Manar (Jérusalem), Al Quds (Jérusalem) et Fasl Al Maqal (Ramallah). D'autres sont en anglais tels que le Jerusalem Times et le Bethlehem News. Certains journaux étrangers, publiés en anglais, sont disponible dans les territoires: le Palestine Times et le Washington Post Gaza Strip West Bank. La plupart des journaux locaux de Gaza (Amlalommah) et dans certaines villes israéliennes sont en arabe.

Dans les médias électroniques officiels, l'arabe classique, l'arabe palestinien et l'anglais sont largement employés. Les Palestiniens peuvent capter quotidiennement les émissions radiophoniques et télévisées diffusées en arabe par Israël.

L'Autorité palestinienne, mais le Hamas à Gaza, ne peut avoir une politique linguistique très développée en raison de sa situation particulière.

La Palestine ne constitue pas encore un État et elle ne possède pas tous les pouvoirs et privilèges d'un État souverain. Néanmoins, l'Autorité de la Palestine a orienté tant bien que mal sa politique vers l'arabisation tout en restant tributaire de l'anglais depuis le mandat britannique. C'est donc une politique encore en voie d'élaboration et, en ce sens, elle ressemble un peu à celle de plusieurs autres États arabes.

D'une part, cette politique promeut une langue officielle qui n'est parlée par personne (l'arabe classique), d'autre part, elle ne favorise que fort peu la langue des Palestiniens, l'arabe palestinien.

De plus, la Palestine est restée attachée à la langue coloniale, l'anglais.

Cette politique linguistique ne laisse aucune place aux communautés minoritaires habitant le territoire. Il faut avouer que les circonstances actuelles ne sont guère favorables au maintien ou à la reconnaissance de droits linguistiques à l'égard des Hébreux ou à d'autres groupes minoritaires.

Lorsque la Palestine sera devenue un État de droit, lorsqu'elle vivra en paix avec son puissant voisin, il est probable que la politique linguistique changera.

Pour ce faire, il faudra au préalable avoir réglé la question des colonies de peuplement juives et régler les conflit entre l'Autorité palestinienne et le Hamas.

Les Palestiniens ne sont pas au bout de leurs peines! En attendant, l'Autorité palestinienne ne peut que se contenter d'une politique sectorielle limitée, pour l'essentiel, à l'éducation. Même dans ce secteur, des améliorations seraient possibles dans un avenir meilleur. Il faudrait que le futur État s'ouvre davantage sur d'autres langues que l'anglais.

Compte tenu de sa situation géographique et de l'imbrication des Israéliens et des Palestiniens, la Palestine aurait intérêt à faire de la place à l'hébreu et à d'autres langues occidentales (que l'anglais).

Idéalement, on peut espérer que, un jour, des accords de réciprocité entre l'État juif et l'État palestinien, puissent favoriser tant l'arabe que l'hébreu dans les deux pays. Pour le moment, c'est encore une vue de l'esprit totalement virtuelle!

Et l'État palestinien n'est pas pour demain, car bien que le nouveau président américain, Barack Obama, favorise ouvertement la création d'un État palestinien, il s'est heurté à l'intransigeance du gouvernement israélien de Netanyahu.

Et les Israéliens ne semblent pas vouloir se faire dicteur leur conduite par le président américain.

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Carte http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/Asie/palestine.htm

Palestine
(Sous occupation israélienne)

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CE QU’HILLARY CLINTON NE SAIT PAS SUR LA PALESTINE

Kathleen et Bill Christison

25 janvier 2006
Association France Palestine Solidarité
http://www.france-palestine.org/article3035.html

A la mi-novembre, Hillary Clinton, après une rencontre avec Ariel Sharon lors d’une visite en Israël, commençait sa campagne pour les Présidentielles américaines par l’éloge de l’Israélien, homme “courageux” qui avait fait un pas “d’une incroyable difficulté” en se retirant de Gaza.
Ces remarques faisaient préssentir les éloges déversés sur Sharon, aujourd’hui dans le coma.

Le retrait, claironnait-elle, au mépris total de la réalité, avait pour intention “de démontrer qu’il tentait de revenir dans le processus (de paix) avec les Palestiniens".

Durant son voyage, H Clinton s’arrêta aussi pour une opération photo qui constituait un mensonge aussi monumental que le premier. On la voit debout sur le haut d’une colline, à l’intérieur de la colonie israélienne de Gilo, peuplée de 28 000 Israéliens et située sur l’extrémité sud de Jérusalem surplombant Béthléem.

Gilo se trouve dans les Territoires Palestiniens Occupés . Elle a été construite il y a 30 ans, illégalement selon le droit international sur à peu près 280 hectares de terrains confisqués à leurs propriétaires palestiniens.

Elle se trouve juste à l’intérieur des limites municipales de Jérusalem. Israël a redessiné ces limites après s’être emparé de la Cisjordanie et de Jérusalem Est en 1967, puis avoir exproprié quelque 75 km2 et les avoir annexés, toujours illégalement selon le droit international, à Jérusalem Ouest.

La photo montre H. Clinton debout, prenant la pose, contemplant pensivement sur le côté, derrière elle, le mur de séparation d’Israël, cette monstruosité de béton qui fait 8 mètres de haut. Là où elle se tenait, le mur, comme la colonie de Gilo, est construit sur la terre confisquée aux Palestiniens.

De l’autre côté du mur, à quelque distance , se trouve la petite ville de Béthléem, exsangue, maintenant partiellement encerclée par le mur et coupée de Jérusalem, sa jumelle culturelle et religieuse.

Déjà encerclée par neuf colonies israéliennes, y compris Gilo, par un réseau de routes réservées à l’usage des Israéliens, et par 78 checkpoints et autres obstacles physiques israéliens d’après une estimation de l’ONU, Béthléem depuis des années, n’a plus qu’un accès limité à ses environs.

L’achèvement du mur sur ses côtés nord et ouest, en la coupant de Jérusalem signifie la fermeture totale du poumon de Béthléem.

Un énorme terminal a été ouvert en novembre, les voyageurs à l’entrée et à la sortie de Béthléem sont contraints de passer par plusieurs tourniquets, le détecteur à rayons X et l’examen des permis.

Les Palestiniens peinent à obtenir des laisser-passer pour quitter Béthléem.Le terminal est géré à la fois par des militaires et des civils.

Il fonctionne ni plus ni moins comme une frontière internationale, excepté que les gardes et les soldats sont israéliens des deux côtés de cette « frontière ».

Si vous connaissez la Palestine, l’opération photo d’Hillary Clinton est un coup minable. Sans doute, ne sait-elle rien de l’histoire de ce territoire, on pourrait même l’excuser de ne pas savoir que Gilo se trouve dans les Territoires Occupés. Mais on aimerait croire qu’elle est un être réfléchi, sensible, capable de voir d’un coup d’œil l’énorme mur de béton et la cicatrice qu’il inflige à la terre et à l’humanité des Palestiniens. Et pourtant, sa capacité à rester là, debout devant le mur dont elle chante les louanges est un témoignage clair de la puissance du déni et du pouvoir de la politique.

Hillary Clinton avait bien souligné qu’elle n’avait pas l’intention de visiter les "zones palestiniennes" (elle voulait dire les zones où les Israéliens ne vivent pas encore), sa promesse a été claironnée par la presse israélienne qui assurait la couverture de sa visite.

Nul doute que ses électeurs à New York ainsi que les Démocrates fervents supporters de sa candidature n’aient été également satisfaits de ce qu’elle ait refusé d’avoir des contacts avec ces gens, les Palestiniens.

Hillary Clinton, à l’ombre du mur qu’elle qualifia lâchement de « barrière » déclara « qu’il n’était pas contre les Palestiniens, seulement contre les terroristes ».

Comme si elle savait quelque chose de la situation sur le terrain. Comme si le mur bouleversait simplement les plans de quelques terroristes et ne détruisait pas la propriété, la terre, les maisons, les habitudes de vie, tout simplement la vie de 500 000 Palestiniens innocents.

Dans une déclaration publiée sur son site internet après son voyage, Hillary Clinton affirmait soutenir fermement le « droit » d’Israël à assurer la sécurité de ses citoyens et à construire une « barrière de sécurité afin de repousser les terroristes », dans la même déclaration elle se vantait « d’ avoir réprimandé la Cour internationale de Justice pour avoir débattu du droit d’Israël à construire la barrière ».

Apparemment, nous sommes censés être édifiés par le toupet d’Hilary Clinton, à réprimander une Cour internationale. Une telle détermination en faveur d’Israël se joue bien dans l’arène politique des USA, alors que l’absolue immoralité du mur y est de peu d’importance.

*

Bill Christison, fonctionnaire à la CIA ; a servi en tant qu’officier de renseignements et directeur du Bureau d’analyse politique de la Région. Kathleen Christison, ancienne analyste politique à la CIA a travaillé sur les questions du Moyen Orient depuis 30 ans. Elle est l’auteure de Perceptions of Palestine et de The wound of Dispossession.

traduction : D. Vincent, Afps
Association France Palestine Solidarité
http://www.france-palestine.org/article3035.html

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Colonie de peuplement de Har homa

Association France Palestine Solidarité
http://www.france-palestine.org/article3035.html

photos : C. Léostic, Afps

1417. UNE PETITE CHANSON

Plume Latraverse - Bobépine

mardi 17 novembre 2009

1416

Caricature

http://sergeadam.blogspot.com/2009_09_01_archive.html

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Carte du MUR actuel et futur

http://www.voltairenet.org/article12680.html

Cour internationale de justice
Le discours israélien à l’épreuve du droit

1414

Politique internationale

AVENIR D’ISRAËL, PAR L’EUROPE OU EN EUROPE?

Par Jean-Paul Baquiast

14 janvier 2009
Le blog d'Automates Intelligents
Le weblog du site et de la revue en ligne Automates Intelligents http://www.automatesintelligents.com
http://automatesintelligent.blog.lemonde.fr/2009/01/

Au delà des combats actuels, toute réflexion sur l’avenir d’Israël et l’attitude que devrait adopter l’Europe à son égard doit prendre acte de réalités qu’il ne servirait à rien de dissimuler par une volonté mal venue de respecter préjugés et croyances. Il faut aussi faire preuve d’une grande audace.

L’Etat d’Israël n’est pas et ne sera jamais un Etat comme les autres.

Il s’agira toujours d’un « monstre » politique, une curiosité de l’histoire, unique de ce genre au monde.

Le sionisme, inventé par Théodore Herzl au XIXe siècle avait pour but de doter les juifs d’une protection que, croyait-il, seule l’autorité et les prérogatives d’un Etat souverain était en mesure de leur accorder.

L’idée était de créer un foyer de peuplement où les juifs seraient à l’abri des persécutions dont ils ont été victimes depuis le Moyen Age en Europe.

Il ne s’agissait pas comme dans d’autres cas de doter d’un Etat un peuple déjà majoritairement présent sur un territoire, mais de créer un Etat qui a vocation à être peuplé de juifs essentiellement dispersés un peu partout dans le monde.

Il y a donc, dès les prémisses, une concurrence en termes de peuplement et non une simple juxtaposition de souverainetés juridiques sur la base d’un partage de territoires.

Au fur et à mesure que des juifs deviennent Israéliens et s’installent, c’est leur installation qui détermine la frontière, ce qui serait jugé comme totalement inacceptable n’importe où ailleurs dans le monde…

Si l’Etat d’Israël n’a pas de frontières définies par un peuplement existant, il n’a pas, non plus, de frontières historiques auxquelles on pourrait se référer.

Celles qui ont été établies en 1948 ne sont pas viables militairement parlant.

Quant à celles qui s’appuieraient sur la Bible ou d’autres écrits traditionnels, elles sont éminemment confuses et les Israéliens eux-mêmes sont dans l’incapacité de se mettre d’accord sur leurs délimitations.

A priori, donc, n’importe quelle partie de la Palestine peut devenir territoire Israélien.

Il y aurait des limites, mais où les mettre ?

Le Sinaï où selon la tradition Moïse a reçu les tables de la loi en fera-t-il partie ?

Quant à Jérusalem, si l’on doit, là encore, se référer à cette tradition, comment imaginer qu’elle ne soit pas partie intégrante d’Israël et même qu’elle ne soit pas sa capitale ?

Et ne faudrait-il pas y inclure également la Jordanie ?

L’attachement des juifs à Israël est en fait totalement culturel pour ne pas dire artificiel : il repose en quelque sorte sur des titres de propriété non seulement mythiques, mais vieux de 2800 ans, délai déraisonnable pour les revendiquer surtout lorsque, depuis, des populations autres s’y sont installées.

La création de l’Etat ne s’explique que par le maintien admirable de la culture juive à travers le monde et les siècles, parfois dans les pires conditions.

Mais cette tradition n’est pas justifiée par les études historiques. Le professeur Shlomo Sand, de l’Université de Tel Aviv, (auteur de « Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008), il est vrai partisan d’un Etat laïc et ouvert à l’occidental, a montré que contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, qu’aucune autre source ne vient confirmer.

Elle naquit de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche Orient.

Selon Shlomo Sand, depuis le IIe siècle de notre ère, le judaïsme fut une religion extraordinairement prosélyte,

Mais la victoire du christianisme au 4e siècle puis de l’islam, autres religions prosélytes, repoussèrent le judaïsme aux marges des mondes chrétiens et musulmans – sans exclure cependant des cohabitations en Afrique du Nord et en Espagne.

Plus tard les invasions mongoles firent refluer le judaïsme vers l’Est de l’Europe.

C’est à ces époques que se construisit la culture yiddish.

Ces données relatives aux origines plurielles des Juifs furent progressivement refusées par l’historiographie sioniste à partir de 1960.

En dehors de l’appel à des sources historiques mythiques, le sionisme repose sur un principe qu’il faut bien qualifier d’ethnique. Partant du principe que cet Etat est destiné aux juifs, non pas seulement à ceux présents sur le territoire, mais aussi fondamentalement à ceux viendraient s’y installer, il devient nécessaire de définir qui est juif et qui ne l’est pas, sinon l’entreprise n’a pas de sens.

Certains chercheurs israéliens avaient tenté de définir une base biologique objective au fait d’être juif, s’appliquant à toute personne juive dans le monde.

Mais cette prétention, injustifiable en termes scientifiques et politiquement très dangereuse, semble avoir été abandonnée.

Par contre, sans même faire état de la tradition qui attribue la qualité de juif d’une manière objective par filiation maternelle, la loi sur le retour impose d’avoir un grand-parent juif, au moins, pour pouvoir prétendre de plein droit à la nationalité israélienne par immigration.

Or, les autorités religieuses seules sont en mesure d’apporter cette preuve. De plus, les conversions ne sont pas encouragées, la religion juive est la religion du peuple juif à l’exclusion de toute autre.

Sauf exceptions, on ne peut être juif que par la naissance.

Il y a donc une confusion à propos d’Israël, entre citoyenneté, religion et peuple. Les trois étant intimement liés, cela explique qu’Israël ne soit pas un Etat laïc, malgré la demande de représentants de la gauche israélienne.

L’assimilation des populations présentes sur ce territoire n’est ni pratiquée, ni même souhaitée.

Cette politique identitaire se traduit par le fait que la forte minorité arabe (20%) subsistant à l’intérieur d’Israël n’est absolument pas encouragée à s’intégrer.

On justifie cette politique de mise à l’écart par le risque de submersion démographique à terme.

Mais rien ne prouve que cette minorité, si elle avait pu se faire une place dans un Etat laïc, n’aurait pas attachée sa cause à celle de cet Etat, au lieu de soutenir comme elle le fait maintenant les Palestiniens de l’extérieur.

De nombreux Etats modernes, notamment dans le monde arabo-musulman, sont comme Israël des Etats religieux, réservant la pleine citoyenneté aux ressortissants de la religion d’Etat.

Mais, contrairement à Israël, ils ne se sont pas imposés, au moins récemment, sur des territoires et des populations conquis. De plus, ils encouragent généralement les conversions.

Il est donc incontestable qu’Israël est le seul exemple, monstrueux au sens étymologique, d’un Etat moderne, occidental par le partage de nombreuses valeurs civiques et un fort dynamisme techno-scientifique, qui présente en même temps de tels archaïsmes.

Il n’est donc pas étonnant qu’il suscite de vives oppositions, principalement chez ses voisins du Proche et Moyen Orient.

Comme il est impossible de voir l’histoire revenir en arrière, chacun devrait cependant admettre que l’Etat d’Israël, malgré toutes les critiques que sa formation et son principe peuvent faire naître, existe.

Il regroupe une population de 5,5 millions de citoyens méritants. Ils sont là et ils y resteront.

L’Occident, et en premier lieu l’Europe, doivent en tenir compte. Mais ce n’est pas une raison pour accepter n’importe quoi.

Compte-tenu des oppositions qu’il rencontre, que peut-être l’avenir d’Israël ?

Beaucoup d’israéliens, manifestement, se posent dorénavant la question de l’avenir d’Israël, comme l’a bien résumé Benny Morris, professeur d’histoire à l’Université Ben Gourion dans un article du Monde (3 janvier 2009).

Selon lui, Israël a l’impression que l’étau se resserre. Les menaces qui pèsent sur lui renforcent l’angoisse de sa population et contribuent sans doute à une montée aux extrêmes qui rendra sa situation encore plus difficile.

Le monde musulman continue à le considérer comme illégitime.

Mais les raisons de cette attitude sont inégalement recevables, vues de l’extérieur du conflit.

Israël a d’abord affaire aux représentants du « peuple palestinien en exil » qui se regroupent en différents mouvements et structures politiques diversement armées et agressives.

L’Autorité Palestinienne s’est montrée dès Yasser Arafat ouverte au dialogue et prête à accepter la coexistence de deux Etats, la Palestine et Israël, dans des frontières stables négociées (voir ci-dessous).

Le Hamas qui gouverne actuellement les Palestiniens de Gaza, le Hezbollah revendiquant les Palestiniens du Liban et enfin une grande partie du 1,3 millions d’Arabe Israéliens, s’affirment au contraire déterminés à la disparition d’Israël, au moins sous sa forme actuelle.

Ils se sont armés et se réarmeront inéluctablement, du fait des appuis matériels et humains reçus de l’extérieur, avec des armes de plus en plus lourdes et meurtrières.

Il est impossible d’espérer les faire disparaître par la force.

Israël devra donc négocier avec eux, à supposer que les stratégies des puissances extérieures permettent le succès d’une telle négociation. Mais sur quelles bases ? Nous y reviendrons.

Par ailleurs, nul n’ignore, même s’ils ne le reconnaissent pas nécessairement, que d’autres Etats arabes de la région ne sont pas spontanément favorables à un accord entre Palestiniens et Israël, qui pourrait leur créer des problèmes vis-à-vis de leurs populations.

C’est le cas de la Syrie, en partie de Jordanie et de l’Egypte, peut-être aussi des Royaumes arabes du Golfe.

L’Iran de son côté s’est présentée depuis longtemps, avec les déclarations incendiaires du président Ahmadinedjad, comme recherchant l’annihilation d’Israël.

Ses efforts plus ou moins confirmés pour se doter de l’arme atomique rendent ces menaces particulièrement crédibles aux yeux des faucons israéliens.

Mais il n’est pas certain que sa population soit dans l’ensemble sur cette longueur d’onde.

Ne mentionnons pas le Pakistan, les Talibans d’Afghanistan voire les mouvements islamistes d’Indonésie, qui ne veulent pas de bien à Israël et envoient régulièrement des combattants et des armes aux Palestiniens.

Il est clair qu’Israël, vis-à-vis de tous ces pays, est dans un étau.

D’une part, il ne réussira à démanteler le front des adversaires qui se crée et se recrée spontanément que s’il évite qu’ils se fédèrent autour des plus durs.

Il devra donc consentir rapidement des concessions diplomatiques importantes (voir ci-dessous) et parallèlement renonce à l’usage préemptif (a priori) de la force.

Bien que Tsahal dispose des armements les plus sophistiqués du monde, alimentés en ressources par la diaspora notamment nord-américaine, elle ne pourra pas à long terme l’emporter sur les guerres asymétriques qu’elle affrontera, d’autant plus que l’opinion ne supportera pas indéfiniment des buts de guerre trop meurtriers.

L’exemple de l’US Army, qui lui sert de modèle est à méditer.

Quant au risque atomique, Israël ne pourra pas l’affronter seul.

Une attaque sur les sites nucléaires iraniens, même soutenue par Washington, provoquerait une apocalypse, régionalement voire mondialement, où l’Etat juif disparaîtrait, moralement sinon physiquement.

SUR QUELS SOUTIENS ISRAËL POURRAIT-IL COMPTER DANS LES PROCHAINES ANNÉES ?

Ce qui précède montre clairement, selon nous, qu’Israël ne pourra survivre à terme sans des concessions substantielles des ennemis qui se renforcent constamment.

Sa force fut-elle encore accrue n’y suffirait pas. L’Etat juif doit donc se donner des alliés solides, prêts à engager sinon leur existence, du moins leur crédibilité diplomatique pour le défendre.

Malheureusement le choix historique, fait dès le début du sionisme, consistant à s’appuyer sur les Etats-Unis, s’il fut longtemps payant, se révèle aujourd’hui de plus en plus dangereux.

Nous ne reviendrons pas ici sur les nombreuses formes du déclin américain et sur le nécessaire recentrement sur ses intérêts propres que le futur président Obama sera obligé de consentir.

Israël, sous la pression du fort lobby juif américain (qui s’est soit dit en passant toujours préoccupé davantage de ses propres intérêts militaro-industriels internes que de la survie d’Israël) avait consenti depuis au moins trente ans un pacte avec le diable (voir par exemple l’ouvrage, à ne pas prendre comme lettre d’évangile mais néanmoins bien documenté, The Israël Lobby and US Foreign Policy de J. Mearsheimer et S Walt, 2007).

Israël, comme dans une bien moindre mesure le Royaume Uni dans le cadre du « special relationship » a choisi de servir de fer de lance puissamment armé au bénéfice du Pentagone, en se mettant au service des multiples stratégies américaines dans la région et dans le monde.

Aujourd’hui encore, il soutient la guerre américaine irako-afghanistanaise, pivot de la politique de défense des intérêts pétroliers et militaires américains.

Il suscite donc mécaniquement de ce fait l’opposition des Etats arabes et au-delà, de la Russie voire de la Chine.

Même les alliés européens (nous allons y revenir) se verront obligés de prendre des distances avec la défense d’Israël, si celle-ci oblige à soutenir ce qui survit de l’unilatéralisme américain.

Or, comme indiqué ci-dessus, l’allié américain n’est plus fiable.

Israël va revivre prochainement l’expérience vécue depuis quelques mois par les pays européens de l’Est membres de l’Otan.

L’Amérique ne risquera plus un paquet de cacahuètes pour la défense éventuelle d’alliés qui ne lui sont plus utiles.

Elle aura peut-être besoin de s’appuyer quelques mois encore sur Israël, mais elle le fera payer de plus en plus cher.

Ce serait donc finalement chez les Européens que l’Etat d’Israël pourrait trouver dans l’avenir les appuis les plus solides, appuis, répétons-le, qui lui seront indispensables.

L’Europe, malgré une grande diversité de sentiments à l’égard d’Israël, semble ne pas avoir oublié que ce fut en son sein que les pogroms et la Shoah ont pris naissance.

Ceci ne justifiera pas cependant demain qu’elle accepte de suivre Israël dans toutes ses dérives militaristes, car elle aussi possède des intérêts considérables à ménager, dans ses relations avec les pays arabes et/ou musulmans et les grands Etats plus lointains, Russie, Inde, Chine, évoqués ci-dessus.

Soyons réalistes. L’Europe, que ce soit l’Union Européenne ou ses grands Etats à titre individuels, a-t-elle un tel besoin d’Israël qu’elle accepte de prendre des risques, y compris militaires, pour garantir sa survie. ?

A première vue, la réponse parait négative. Israël n’est qu’un élément de trouble pour l’Europe, d’une part par son nationalisme dominateur, d’autre part (et surtout) en tant que bras armé local de la politique américaine dans le monde, laquelle n’en déplaise aux atlantistes européens fait bon marché des intérêts due l’Union européenne.

Si cependant Israël acceptait de normaliser ses relations avec ses voisins – sur des bases à négocier – et surtout de se désengager de l’emprise américaine, ses qualités propres (hors motifs sentimentaux) pourraient le faire considérer par l’Union Européenne (au moins autant que la Turquie), comme justifiant un partenariat stratégique étroit.

Nous irons même plus loin. Quitte à envisager une reconversion dramatique, pourquoi l’Union Européenne ne proposerait-elle pas à Israël d’entrer à terme dans l’Union et dans la zone euro ?

Bien que n’étant pas un Etat comme les autres, il pourrait y jouir d’un statut assez voisin de celui des autres Etats-membres – et donc de la même protection diplomatique et militaire.

Mais, répétons-le, il devrait en payer le prix en acceptant de jouer le jeu politique de l’Union et de se soumettre aux décisions de la majorité.

Les diasporas juives dans le monde devraient semble-t-il se réjouir de ces nouvelles perspectives

Seul sans doute s’y opposerait, pour les raisons indiquées plus haut, le « lobby juif américain ».

Comme cependant, Israël resterait un élève assez turbulent, l’opération ne pourrait réussir que si l’Europe réussissait parallèlement à se doter des institutions et des politiques capables d’en faire ce que pour notre part nous recommandons d’en faire, une Puissance souveraine, indépendante et solidaire.
.
L’AMORÇAGE D’UNE « PAX EUROPEANA »

Dans l’immédiat, les concessions qu’Israël devrait consentir pour mériter un brevet de bonne européanité sont bien connues.

La première de celles-ci serait, en contrepartie d’un accord formel sur l’existence d”Israël dans des frontières sûres, l’acceptation de la constitution d’un Etat Palestinien en Cisjordanie et à Gaza, avec Jérusalem Est comme capitale ( l’ensemble de la ville étant sous contrôle international).

Il faudra trouver par ailleurs, sans accepter leur retour systématique, une solution essentiellement financière pour les réfugiés.

Il faudrait par ailleurs rendre le Golan aux Syriens après avoir rendu le Sinaï aux Egyptiens, pour éviter de conforter la dictature des Assad qui se sont vengés sur le Liban et qui s’appuient sur les Chiites iraniens et les extrémistes du Hezbollah et du Hamas.

Il faudrait enfin refuser la colonisation continue de la Cisjordanie (ce qui fait douter de la bonne foi des négociateurs israéliens), la construction d’un mur ” à la Berlinoise ” et la transformation de Gaza en Ghetto de Varsovie.

Bien sûr, Israël devrait accepter comme interlocuteurs les représentants de l’Etat palestinien et du Fatah, puisqu’ils bénéficient d’une popularité indiscutable et qu’ils ont fini par considérer comme ” caduque ” la Charte de l’OLP refusant l’Etat Hébreu

On conçoit bien qu’Israël ne pourrait prendre de tels engagements que si les Etats voisins et surtout l’Europe s’engageaient à assurer sa protection.

Aussi la première priorité pour l’Union européenne, si ces propositions recueillaient un minimum d’accords gouvernementaux et populaires, serait de se présenter dès maintenant comme « partie » intéressée à la fin du conflit actuel à Gaza, à la cessation absolue des hostilités pour l’avenir proche et à la négociation de solutions de moyen et long terme.

Ce n’est malheureusement pas ce que l’Union Européenne est en train de faire en ce moment, puisqu’elle attend de façon absolument inerte, sauf quelques gesticulations, l’accalmie ou au contraire l’aggravation des combats en cours.

14 janvier 2009

1413


Photo

http://www.generationsengagees.fr/index.php?site=news&show=Monde&ws_session=8044fd8f4c86d5d80e4ca1644322e960

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http://www.challenges.fr/depeches/monde/20090722.REU1402/hors_de_question_dabattre_le_mur_de_securite_dit_netany.html

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La frontière de 238 km entre les deux pays correspond à la ligne de démarcation militaire établie à l’issue la guerre de Corée en 1953. De chaque côté, une ligne de barbelés et de miradors jouxte une zone démilitarisée large de 4 km, à l'intérieur de laquelle il est interdit de s'aventurer. Panmunjom est le seul point de contact entre les deux pays. Ce dispositif en fait la frontière la plus militarisée et infranchissable au monde. Elle est gardée de chaque côté par plus d'un million de soldats se surveillant mutuellement en vue de prévenir toute invasion. Depuis le début de l’année 2009, les relations entre les deux Corée se sont détériorées. Le « royaume ermite » a en effet suspendu tous les accords avec sa voisine du sud.

http://www.crsp-bordeaux.org/index.php?view=article&catid=57%3Aactualite-internationale&id=175%3Afrontieres-sous-haute-tension-&option=com_content&Itemid=86

Collectif pour la Régularisation de tous les Sans-Papiers

1410. MUR DÉMOLI


Photo Joulia

http://www.2007passansnous.net/article.php3?id_article=5&offset=60&tri_champ=&tri_sens=ASC&image=Y&son=N&video=N

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http://www.2007passansnous.net/article.php3?id_article=5&offset=60&tri_champ=&tri_sens=ASC&image=Y&son=N&video=N

1408. MUR DE BERLIN

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http://www.identites-numeriques.net/27-10-2009/d-un-mur-a-l-autre-du-rideau-de-fer-au-facebook-wall

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Dessin Guy Delisle

http://www.guydelisle.com/WordPress/?m=200902

Blog. Un canadien errant dans la ville sainte

En attendant la troisième guerre mondiale

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Palestine

LE MILITANT POUR LA PAIX AQEL TAQAZ : LA GUERRE CIVILE A ÉTÉ PLANIFIÉE

Pol De Vos

mardi, 19 juin 2007, 10h55
http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAABBSBB&obid=34939

La semaine dernière, le Fatah et le Hamas se sont brusquement affronté pour prendre le contrôle la bande de Gaza. À ce moment là, Aqel Taqaz, militant palestinien pour la paix, se trouvait à Bruxelles1.

Le mur construit par Israël le long du camp de réfugiés palestiniens Aïda à Bethléem. (Photo Solidaire, Julien Versteegh)

Aqel Taqaz. Durant de nombreuses années, les États-Unis et leurs alliés en Europe ont insisté pour qu’il y ait des élections dans notre pays. Nous aussi, nous désirions pouvoir désigner librement notre gouvernement. Ces élections ont eu lieu sous une occupation étouffante qui dure depuis des décennies déjà. Dix ans durant, des négociations avec Israël et chaque fois de nouvelles concessions n’ont rien donné de positif. C’est pourquoi les Palestiniens ont voté pour le changement et ont permis au Hamas de remporter les élections. Mais l’Occident, qui avait pourtant insisté en faveur de ces élections, refusait de reconnaître le choix des Palestiniens.

Et c’est alors que les problèmes se sont amplifiés ?

Aqel Taqaz. Dès le premier jour où s’est constitué le gouvernement du Hamas, il y a eu un boycott économique. Nous avons été complètement coupés du monde extérieur et n’avons plus reçu la moindre aide. Pas un seul pays n’a osé aller à l’encontre des États-Unis.

Une crise économique aiguë, par conséquent…

Aqel Taqaz. L’embargo rend la vie des Palestiniens encore plus pénible… Nous sommes occupés, mis sous embargo, bombardés, assassinés…

Les Palestiniens ne perçoivent pas leurs salaires.

Chaque jour, Israël envahit encore nos villes et villages. Les Israéliens abattent nos gens de sang-froid.

Comment, dans ce cas, les Palestiniens peuvent-ils placer leurs espérances dans des pourparlers de paix avec Israël ? Avec qui devrions nous conclure la paix ? Il n’y a pas de perspective. Les gens perdent tout espoir.

Les États-Unis et Israël veulent en fait qu’il n’y ait pas de solution au problème palestinien. Ils poussent les gens à l’extrémisme…

Que veulent-ils, le chaos ?

Aqel Taqaz. Bien sûr que les États-Unis veulent un chaos contrôlé ! Diviser pour régner.

Tout comme ils ont créé ce chaos en Irak, parce qu’ils pensent de la sorte pouvoir tenir l’Irak sous contrôle. Au Liban aussi, une telle situation peut très bien apparaître. Et, en Palestine, c’est une situation similaire qui se développe et qui pourrait ainsi justifier l’occupation par Israël…

Tout ça fait partie du plan américain d’un « Grand Moyen-Orient » sous contrôle de la Maison-Blanche.

Le mouvement pour la paix peut faire quelque chose, ici ?

Aqel Taqaz. Peut-être des messages massifs au président, au Premier ministre, au parlement, aux divers partis et, en premier lieu, au Fatah et au Hamas, pourront-ils contribuer à faire comprendre clairement que cette lutte fratricide doit cesser… Deux fractions armées luttent pour le pouvoir….

Mais quel pouvoir ? C’est tout le peuple palestinien qui vit sous occupation. Que peut-on gagner, si nous nous mettons à nous entretuer ?

Tous les problèmes qui se présentent aujourd’hui tournent en fin de compte autour d’un problème fondamental : l’occupation.

Nous espérons que nos amis en Europe ne nous oublieront jamais. Tant que l’occupation durera, tant que les Palestiniens ne pourront décider eux-mêmes de leur avenir, il ne pourra y avoir de paix.

1. Aqel Taqaz est président du Conseil palestinien pour la paix et le développement (PCPD). Il était à Bruxelles pour la réunion de secrétariat du Conseil mondial de la paix, une coordination internationale réunissant des organisations anti-impérialistes pour la paix.

1403. LU

Il n'y a rien à faire. Ils n'ont peur de rien, probablement avec raison. Peut-être Israel sait des choses que l'on ignore. Israel refuse que les Palestiniens déclarent unilatéralement un Etat - Israel riposte que la paix ne viendra qu'avec des négotiations, puis les Américains et le bloc (invertébré) européen n'appuient pas les Palestiniens dans leurs démarches. Maintenant, Netanyahu annonce la construction de 900 maisons (bien sûr, sur les terres Palestiniennes).

Est-ce qu'on entend le bloc d'invertébrés européen rouspéter?
Est-ce qu'on entend les Américains sous la dominance Sioniste rouspéter? Bien sûr que non.

Je suis toujours de l'avis qu'une autre puissance viendra aider les Palestiniens et ce, militairement. Et il n'y a rien que les Américains pourront faire, ni les Européens.

*
Photo

http://www.france24.com/fr/20091109-mur-berlin-israel-territoires-palestiniens-etats-unis-mexique-ceuta-chypre-histoire-cloture-securite

1402. LU

Ceci est fait de façon à ce que les Palestiniens ne puissent réclamer Jérusalem-Est comme capitale si toutefois ils réussissaient à faire un état indépendant. Démoniaque au maximum!


*

Dessin Palox. http://www.casafree.com/modules/xcgal/displayimage.php?pid=21467

1401. LU

Hier soir, en Chine, Obama (monsieur "sourire") préconisait un Tibet libre.
Pourquoi n'a-t-il pas préconisé une Palestine libre?

1400

COLONIES ISRAÉLIENNES

ISRAËL AUTORISE LA CONSTRUCTION DE 900 LOGEMENTS

Mise à jour le mardi 17 novembre 2009 à 18 h 13
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/11/17/007-colonisation-jerusalem-est.shtml#commentaires

Le ministère israélien de l'Intérieur a autorisé mardi la construction de 900 nouveaux logements dans Jérusalem-Est, alors que les Palestiniens, les États-Unis et l'Union européenne réclament des Israéliens le gel des colonisation pour une reprise des pourparlers entre Israël et l'Autorité palestinienne.

Selon le communiqué du ministère israélien de l'Intérieur, le quartier de Gilo, situé près de Bethléem, en Cisjordanie, et construit sur des terres palestiniennes confisquées, compte plus de 30 000 habitants et fait partie de la ceinture du « Grand Jérusalem » bâtie par Israël pour renforcer son contrôle sur Jérusalem-Est.

La radio militaire israélienne avait indiqué auparavant que le premier ministre Benyamin Nétanyahou avait rejeté une demande américaine pour un gel de la construction de dizaines de logements dans ce même quartier de Jérusalem-Est.

Lundi, l'émissaire spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, a fait savoir à des collaborateurs de M. Nétanyahou que ce projet risquait de provoquer des tensions avec les Palestiniens et de porter atteinte aux chances d'une reprise des négociations, selon la même radio.

M. Nétanyahou a souligné que Gilo faisait « partie intégrante de Jérusalem » et qu'il n'avait aucune intention d'y limiter la construction de logements.

M. Nétanyahou a indiqué que ce genre de projet privé ne nécessitait pas d'autorisation du gouvernement.

De son côté, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a fustigé la requête américaine, en arguant que celle-ci était « discriminatoire ».

L'Autorité palestinienne réclame l'arrêt total de la construction dans les colonies, y compris à Jérusalem-Est, avant de revenir à la table des négociations. Le gouvernement israélien s'y refuse et offre de renouer le dialogue sans condition préalable.

La partie orientale de Jérusalem, où vivent quelque 180 000 Israéliens - installés dans une douzaine de nouveaux quartiers - ainsi que 270 000 Palestiniens, a été conquise durant la guerre de 1967 puis annexée.

Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

lundi 16 novembre 2009

1339. UNE PETITE CHANSON

Bullet For My Valentine - Tears Don't Fall

1338

Photo http://r-sistons.over-blog.com/article-15346613.html

Gaza

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R-sistons à l'intolérable

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Petit Bazar de Connaissances

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ENTREPRISES AMÉRICAINES OU EUROPÉENNES QUI SOUTIENNENT L’ETAT D’ISRAËL :

Le Trublion
Comité NPA. Nouveau Parti Anticapitaliste
http://npalehaillan.org/palestine.html

COCA-COLA : (marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical). Cette entreprise soutient l’Etat d’Israël depuis 1966.

DANONE : (marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic). Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

NESTLÉ : (marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni). La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

INTEL : cette grosse entreprise possède des usines en "Israël" et produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

L’ORÉAL : (marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa). L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’Etat d’Israël ».

ESTÉE LAUDER : (marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger). Outre ses investissements, le directeur d’Estée Lauder est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

DELTA GALIL : Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

LEVI STRAUSS JEANS ET CELIO : (magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes) Ces entreprises, fort bien implantées en France, financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

TIMBERLAND : (Vêtements, chaussures, chaussettesŠ) - tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en "Israël" mais également d’envoyer des soldats "israéliens" pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

DISNEYLAND : (PDG : Michael Eisner) l’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était au temps du grand Walt Disney. Elle contribue par son soutien à "Israël" à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

NOKIA : le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat "d’Israël". Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

MC DONALD’S : entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de "restaurants" fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat "israélien". McDonald’s dispose de 80 restaurants en "Israël" et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste « Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à "Israël".

CATERPILLAR : (équipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) - Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat "israélien" en 2003.

La chaîne hôtelière ACCOR HOTEL : (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) - cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

Autres produits : Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly-Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys R Us (jouets).

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L'OFFENSIVE ISRAÉLIENNE À GAZA A CAUSÉ 4 MILLIARDS DE DOLLARS DE PERTES, DIT L'ONU

08/09/2009
Le Point
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-09-08/l-offensive-israelienne-a-gaza-a-cause-4-milliards-de-dollars-de/924/0/375334

L'offensive israélienne dans la bande de Gaza entre décembre 2008 et janvier 2009 a causé des pertes économiques de 4 milliards de dollars (2,79 milliards d'euros) selon un rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) publié mardi.

Le montant de ces pertes directes et indirectes représente "trois fois la taille de l'économie de Gaza", a relevé le coordinateur du programme d'assistance de la Cnuced au peuple palestinien, Mahmoud Elkhafif, lors de la présentation du rapport annuel.

Sur ces 4 milliards de dollars, "un milliard environ correspond au coût des mesures destinées à atténuer l'impact humanitaire de la campagne militaire", précise la Cnuced.

L'arrêt complet de l'activité économique pendant l'offensive israélienne a de son côté entraîné une perte de PIB estimée à 88 millions de dollars.

En décembre 2008, Israël avait lancé une offensive militaire dans la bande de Gaza afin de mettre fin aux tirs de roquettes palestiniennes contre le sud de son territoire.

La Cnuced, qui suit depuis 25 ans l'évolution économique des territoires palestiniens, estime que "la situation actuelle est la pire que la bande de Gaza ait connue depuis 1967 sur les plans de la sécurité économique (...) et des conditions de vie".

"Le gouvernement, l'administration publique et les services sont devenus les principaux pourvoyeurs d'emplois", a insisté M. Elkhafif.

Ce dernier a relevé "l'érosion des capacités productives" dans la bande de Gaza, où la pauvreté touche 90% de la population.

En 2008, l'économie palestinienne a perdu du terrain pour la neuvième année consécutive. En effet, si la croissance économique est restée positive avec un taux de croissance du PIB de 2% (contre 4,9% en 2007), le PIB par habitant a subi un recul de 1,2%.

Dans son rapport, la Cnuced regrette que "malgré l'annonce à la Conférence de Charm El-Sheikh (en mars 2009, ndlr) de 4,5 milliards de dollars de dons destinés à soutenir le plan de redressement (...), aucun fonds n'a encore été débloqué".

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http://canard68.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/05/elections-europeennes-et-israel-palestine.html

Commentaire du professeur Bulle: Proposition pour la future traverse de Levis

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http://incertain-regard.blogspot.com/2007/05/le-mur-espace-dexpression.html

1330. LE MUR

LE MUR DE SHARON.

http://cytizen.blogspot.com/2007/05/le-mur-de-sharon_30.html

Selon les explications données par le gouvernement israélien, le mur est érigé dans le but unique d’empêcher les attentats .

Le mur n’est pas une frontière , il sera démoli dès que la situation sera normalisée.

Ne s'agissant donc pas d'une frontière, le mur ne doit pas suivre nécessairement le tracé de la frontière d'avant juin 1967, mais dans l’ensemble, on fait tout pour s’en rapprocher le plus possible .

La réalité sur le terrain contredit tous ses dires.

Le tracé ne suit pas du tout la frontière de 67, au contraire il s’enfonce en plusieurs endroits très en dedans du territoire palestinien parfois d'une vingtaine de kilomètres.

Le tracé divise la Cisjordanie occupée en de nombreuses « poches » certaines plus ou moins « ouvertes », d’autres plus ou moins « fermées » d’autres enfin « complètement fermées » .

En de très nombreux endroits, le "Mur" divise la population palestinienne (séparation des familles) , et l’éloigne voire lui interdit complètement l’accès à ses ressources économiques, sanitaires ou sociales . Ce n’est pas un phénomène isolé comme cela pourrait se concevoir pour un "Mur" d’une telle longueur (près de 700 km), c’est un fait qui se retrouve partout et à grande échelle.

Le mur , ne peut être comparé non plus à d’autres murs tristement célèbres dans l’histoire ; ces murs séparaient effectivement deux populations , mais à l’intérieur de ces murs, chaque population vivait normalement. Ici ce n’est pas le cas ; les populations n’ont plus d’autre choix que d’immigrer, parce que sur place , la situation n’est plus viable : plus de champ, plus d’eau, plus d’école, plus de soins médicaux.

Le Mur contraint donc la population à une immigration forcée. Sur le papier personne ne contraint les palestiniens à immigrer, mais sur le terrain, ils n’ont pas d’autres choix.

D'autre part, le mur annexe de facto la plupart des colonies situées à l'est de la ligne verte au territoire israélien.

Le "Mur" crée en effet un fait accompli irréversible sur le plan géographique mais aussi démographique.

Lire : Le Mur de Sharon de Alain Ménargues
Éditions Presses de la Renaissance

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http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/bethleem-le-mur-de-la-discorde_759202.html

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http://echogeo.revues.org/index2289.html

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http://canard68.20minutes-blogs.fr/tag/communisme

Le Canard de Mulhouse
Chronique mulhousienne sur fond de néo conservatisme à la française incarné par Sarkozy

Israël fait zigzaguer le mur pour mettre les terres palestiniennes de son coté et laisser de l'autre coté les Palestiniens (ici à Bethlehem)

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http://www.lesmanantsduroi.com/imprimer2/imprim31233.html

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http://www.7sur7.be/7s7/fr/1735/Monde/article/detail/361367/2008/07/28/Israel-s-engage-a-modifier-un-nouveau-troncon-du-mur-en-Cisjordanie.dhtml

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http://www.7sur7.be/7s7/fr/1735/Monde/article/detail/361367/2008/07/28/Israel-s-engage-a-modifier-un-nouveau-troncon-du-mur-en-Cisjordanie.dhtml

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http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Contenu/Focus/Malgre-la-mondialisation-un-monde-encore-divise

1319. VOCABULAIRE

Ceux qui gagnent s'appellent des militants ou des résistants ou des patriotes ou des héros ou des hommes d'État ou des grands hommes. Ceux qui perdent: des rebelles, des fanatiques, des terroristes ou des bandits. Et ceux qui nomment tout le monde sont les vainqueurs. Ils font aussi les monuments. Et surprenamment, ils font aussi les livres Historiques.

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http://www.jp-petit.org/Israel_Palestine/pays_soufrance_et_haine.htm

1317. LE PROFESSEUR BULLE EST HEUREUX CAR IL EST INFORMÉ

De dangereux terroristes vont s'en prendre au traversier de Lévis. Heureusement, le gouvernement de notre bon monsieur Stephen Harper nous protège. Au besoin, il utilisera les corps de ses fonctionnaires pour protéger nos femmes et nos enfants. Remercions-le.

1316. OPINION DU PROFESSEUR BULLE AU SUJET DU NO. 1315

Les imbéciles pensent. Les personnes naïves n’y songeaient pas. Et il y a des imbéciles partout et un % important pense. Tandis que le reste répond à des stimulations simples, ce qui oblige parfois la police à agir. Le reste peut passer inaperçu car étant innombrable, il y en a dans toutes les administrations publiques ou privées. Ils finissent par constituer la norme de fonctionnement de toute bureaucratie publique ou privée. Ou religieuse. Répétons-le: ils sont nombreux. Et aiment s'entourer de leurs semblables. Et comme dit le proverbe : qui s’assemble se ressemble. Et le contraire. Ils ne sont d'ailleurs bien qu’entre eux. Et de leur nichoir, de leur perchoir, ils répandent leur science sur le monde qui ne leur avait jamais rien demandé. Ils parlent aussi. Quelques fois, ils expliquent leurs projets. Sans cesse, ils pensent, parlent, font. Comme bien des gens. À la différence que leurs idées n’ont aucun sens, ce qu’ils disent est idiot, ce qu’ils fabriquent n’a ni queue ni tête. Mais ils y tiennent. On pourrait leur pardonner en se disant que ce n’est pas leur faute. Car ils ne savent jamais ce qu’ils font. Comme a déjà dit quelqu'un de célèbre. Ce qui ne les empêche jamais d’être contents. C’est même un signe distinctif des imbéciles que leur assurance et leur satisfaction. Souvent, ça finit en catastrophe mais ils se sont arrangé pour que ce ne soit jamais grave pour eux et leur carrière. Et la catastrophe ne les privera jamais de leur sérieux. Ils sont parfois patient, toujours tenace et ne savent jamais s’arrêter. Quelque chose manque ou ne fonctionne pas dans leur cerveau. Ou ils sont possédés.

1315. LE TRAVERSIER DE LÉVIS SOUS LA MENACE TERRORISTE

DES QUAIS BIEN GARDÉS

Matthieu Boivin

Le Soleil
16 novembre 2009
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/200911/15/01-921955-des-quais-bien-gardes.php

L'image extérieure des terminaux du traversier Québec-Lévis changera de façon marquée au cours des prochains jours, alors qu'une imposante clôture sera installée sur les quais pour des motifs de sécurité et pour prévenir la réalisation d'un acte terroriste.

Cette clôture mesurera au moins une douzaine de pieds de hauteur. Au sommet de cette barrière, les barreaux en forme de pointe prendront un angle vers l'extérieur, rendant ainsi plus difficile et dangereuse la tâche de franchir l'obstacle.

Les travaux visant l'installation de cette clôture sont déjà commencés, autant à Lévis qu'à Québec. La clôture sera érigée à proximité des murs en ciment le long des quais qui accueillent les navires de la traverse. Elle longera aussi la rampe d'embarquement qui permet aux automobiles et autres véhicules d'accéder aux traversiers.

Avec la construction de cette clôture, il sera maintenant impossible pour les citoyens de s'approcher à proximité des endroits où les matelots attachent les amarres à l'arrivée des navires. À ces endroits, il est relativement facile pour le moment de sauter dans les navires quand ils sont accostés. Seuls les travailleurs pourront circuler dans cette zone étroite qui en deviendra une protégée.

La construction de la clôture est une réaction directe aux attentats du 11 septembre 2001, selon Jean Cantin, porte-parole de la Société des traversiers du Québec.

[Commentaire du professeur Bulle. «Réaction directe» ????? 8 ans après !!!!]

Le gouvernement fédéral a mis en place un programme national visant à améliorer la sécurité dans les ports et sur les voies maritimes intérieures. Une enveloppe de 115 millions $ est disponible sur une période de cinq ans, notamment pour les services de traversiers qui doivent améliorer leur offre de sécurité.

[Et personne ne pense baisser le prix du billet.]

M. Cantin n'était pas en mesure de dire hier quel est le coût relié à l'installation de la clôture.

[?????]

Un communiqué datant du mois de janvier 2009 du ministère fédéral des Transports indiquait qu'Ottawa était prêt à payer 75?% des coûts reliés à ce type de travaux; la différence étant assumée par le transporteur.

[Le prix du billet va grimper.]

Selon le relationniste, la barrière devrait être érigée au plus tard le 30 novembre.

En plus de cette clôture, des caméras de surveillance ont été installées sur les navires, ainsi qu'aux deux gares fluviales. On en trouverait jusqu'à 32 sur un des traversiers, selon une source crédible.

Les employés et les capitaines des traversiers ont également reçu des formations touchant la sécurité et le terrorisme.

Finalement, l'accès à certaines pièces réservées aux travailleurs - on peut penser à la salle des machines et à la timonerie - sera contrôlé par un système de lecteurs qui pourront être activés à l'aide de cartes magnétiques.

M. Cantin rappelle que toutes ces mesures ont été mises en place après qu'un consultant en sécurité ait identifié les points faibles du système de traversiers.

Le relationniste tient à préciser que pour la clientèle, l'installation de la clôture ne changera rien aux déplacements des usagers sur les traversiers.

«Si une menace terroriste apparaissait, nous pourrions contrôler davantage les clients à leur arrivée sur les traversiers. Mais pour le moment, personne ne sera fouillé quand ils embarqueront sur nos navires», dit-il.

Le porte-parole assure que l'amélioration de la sécurité

n'a rien à voir avec l'arrestation, en juin 2007 sur un traversier faisant le lien entre Québec et Lévis, d'un terroriste de l'ETA qui avait été reconnu par un agent de la GRC.

[Comme par hasard, le membre de l'ETA se trouvait sur le même bateau que l'agent de la GRC qui avait, chance de plus, un don pour reconnaître les visages entrevus parmi des milliers de photos.]

«Ça fait près de deux ans que nous travaillons sur ce plan de sécurité, explique-t-il. Nous le faisons, car nous sommes tenus de le faire en fonction des règlements instaurés par le gouvernement fédéral sur ce qui touche la sécurité dans les ports.»

Finalement, M. Cantin souligne qu'en plus de la traverse Québec-Lévis, les traversiers et les quais de Sorel et de Tadoussac seront touchés par ces mesures.

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http://www.educol.net/fr-images-coloriages-colorier-photo-berlin-aigle-sur-la-caserne-lssah-i13066.html

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Ambassade d'Allemagne