jeudi 14 janvier 2010
1908. LES AVENTURES DE DIEU
PAGE 50,000,000. Agenda. Priorité du mois. Téléphoner. Écrire. Faire:
Détruire Haïti.
Ou, au moins, Port au Prince.
Prouver l’existence du Mal!. Ne pas oublier le gros M. Discussion philosophique, devoir de mi-session pour les étudiants de Cégep. Que dirait Héraclite, Voltaire, Bernanos, Pascal, Sartre, Camus, Cioran? Ça va saigner! Compte pour la moitié de notes.
Un tas de nègres de moins.
Preuve de l’existence de Dieu. Babylone, Noée, Sodome. Parler du sacrifice d’Abraham. Cours complémentaire de religion. Abraham a prouvé sa foi en accomplissant la volonté de Dieu. Qu’auriez-vous fait à sa place?
Première catastrophe de l’année 2010 (12 jours). Comme si on pouvait pas attendre.
JOURNAL DE DIEU. 13 JANVIER. TEMPS LIBRE. TREMBLEMENT DE TERRE.
Voyons… échelle de 7, ça suffira.
Endroit judicieusement choisi après multiples inondations, tsunami, glissements de terrain, ouragans, dictature anthropophages. Esclavages, guerres civiles, coups d’État (dont un avec la participation du Canada) (et quelques-uns avec les USA). Extermination de la population locale par les Espagnols, Anglais, Français. Importation d’esclaves qui sont devenus la population actuelle.
Le 1/3 de l’île, pauvre comme des rats. Les 2/3 suivants appelés République Dominicaine où vont les Québécoises pour se faire baiser au chaud et les Québécois, par amour de l’enfance. Et pour se faire assassiner après avoir trop fait briller sa Rolex.
C’est où? Il suffit de regarder une photo par satellite. Un endroit rasé comme après l’invasion des lapins en Australie. Et l’autre, remplis d’arbres et de feuilles et de verdure. C’est pas là.
À quel endroit la vengeance de Dieu a frappé pour prouver son existence?
Haïti semble servir de laboratoire social pour le divin et les politiciens.
Il y a des tas de gens dont le seul rôle est d’être nombreux et don le seul avenir est d’être soustrait.
On en parle, on veut aider. Une si belle disposition durera 1 semaine. La bonté, ça essoufle vite. Tandis que faire souffrir…
Pour la tv, du nanan. De belles images émouvantes gratis. Mieux qu’Occupation Double (ou clones) où le gens ne sont pas plus payés mais espèrent devenir des vedettes et logent gratis dans la maison de Péladeau-Père. Alors qu’il faut payer un auteur 1000$ par épisode pour faire moins bien. Car on n’a pas de budget pour les décors. Et les trucages. Et les explosions coûtent chers. Aussi, tout le monde et les comédiens parlent tout le temps au même endroit. En attendant la vraie vedette de l’émission –le savon. Ou le champoing revitalisant aux fruits mûrs.
Dans une semaine, une autre catastrophe fournira de plus belles images. Ou les mêmes mais nouvelles parce qu’ailleurs, plus loin. Des émotions neuves ou les mêmes mais ailleurs , ce qui est toujours bien car on se tanne vite.
La solidarité, c'est bien mais être obligé de regarder le malheur du monde en face à la tv lors des repas, ça fatigue. Surtout, si c'est le même malheur qui dure, qui ne finit pas et qui finit par sentir le réchauffé. Comme si au bout de 15 jours, ces incapables étaient encore incapable de se reprendre en main et de rebâtir leur pays. Sentant une baisse d'audience, les médias changeront de sujet.
Mais on aura rasé Port-au-Prince pour en faire un site de villas protégés (comme celle où a été poignardé le Québécois par son gardien) (il y a probablement une morale là-dedans et La Fontaine en aurait fait un conte) pour les gens biens comme on a fait pour les ports de pêches et les villages côtiers qui encombraient les plages lors du tsunami Indonésien. La Nature avait aidé aussi. Que de belles images émouvantes, des grandes vagues qui emportaient en direct des vacanciers surpris. Même des blancs, comme quoi il n’y a pas de justice.
Cette fois, on reboisera pour de bon, comme en République Dominicaine sans tous ces pauvres qui viennent la nuit déraciner les pousses pour se chauffer ou se faire à manger. Cette fois, il y aura des gardiens (d’autres pauvres, mieux payés que les pauvres ordinaires et avec un pistolet chinois) pour les empêcher de revenir.
C’aurait été un bel endroit, s’il n’y avait eu tous ces gens. Logiquement, ce sera un très bel endroit avec moins de monde. On viendra de partout pour tourister. On pourra même faire des visites guidées des nouveaux taudis, comme on fait en Amérique du Sud ou en Inde. On en fait même à Auschwitz.
En Haïti, on n’a malheureusement pas eu le temps de filmer les édifices lors de leur écroulement.
On aura les choix de reconstruire en neuf pour donner ces maisons aux pauvres. On voit déjà les caméras filmer les émotions des pauvres (une famille émotionnée, c’est mieux – il y a même une téléréalité de même genre où des noirs nombreux étatusiens – probablement une famille monoparentale mais on sa pas vraiment avec eux- se voient rénover par les Anges de la Rénovation. On voit même les adolescents crier de joie et sauter en l’air en découvrant leur nouvelle armoire.) Quel spectacle ce serait à Haïti!
Ou ce sera l’occasion de belles occasions d’affaire pour les parasites sociaux blancs, noirs, bruns. Partir sur du neuf – on rasera tout et la population sera »relocalisée» (retenir ce mot) dans des camps de réfugiés comme en Palestine. Dans des endroits inhabitables et impossible à rénover et tourister. Mais c’est surprenant comment on peut loger de gens dans des endroits inhabitables. Suffit de les conduire en camion. Il y aura des barrières avec du fil de fer barbelé et des lames de rasoirs. Même s’ils en ont envie, ils ne partent plus. On peut y vivre une vie durant – c’est prouvé!
Il y aura là où ils étaient une belle ville touristique, cette fois bien construite – les touristes ont parfois les moyens d’avoir des assureurs et des avocats- Site charmant et touristique, idéal pour les touristes blancs voyageurs.
Moins de monde et chacun pouvait vraiment apprécier le paysage. On refera le paysage.
Ou on fera plus simple. La police locale (d’autres pauvres préférant que ce soit eux qui tiennent le fusil) formée par la SQ ou la GRC escortera les mendiants ambulants itinérants non localisés sans domicile fixe vers les déserts où ils pourront reconstruire leurs taudis .
Il y a probablement une morale dans cette histoire et on va y penser. Devoir de session : Trouver la morale de cette histoire et la preuve de l’intervention de Dieu.
Il se peut que ça se passe mieux.
On joue à pile ou face?
Quoi pensez-vous va arriver?
1907.

Image
http://pictographe.blogspot.com/2009/11/bd-je-suis-cathare-t3-makyo-et-calore.html
mercredi 13 janvier 2010
1906. UNE PETITE CHANSON
1905. COMMENTAIRE DU PROFESSEUR BULLE
Ce qui ne nous touche pas directement, qui n'est qu'un information journalistique par exemple, sera moins facilement accessible.
Et on découvre qu'on a «oublié» une des crise majeures de la décennie. Qui a rendu fou la moitié du monde (ceux qui avaient quelque chose à perdre).
Hallucination collective, survenue comme à propos juste après le 11 Septembre et alors que l'on bombardait l'Afghanistan (le 7 octobre) (et probablement bien avant.) Peut-être un sentiment de culpabilité collective ? Malgré que beaucoup était bien content de botter le cul aux barbus. S'il y avait quelques victimes frites en prime, comme on a vu en Irak (des tas de victimes frites, bouillies ou hachées là-bas) tant pis. Ou tant mieux. Ça leur apprendrait.
Voilà qu'arrive quelque chose d'aussi bizarre que les attentats par avion mais cette fois par courrier. Sournoisement, comme une forme de représaille de l'homme damnée qu'on cherchait partout.
Et tout le monde est devenu fou pendant un an.
Folie amplifiée par les médias qui ont toujours des annonces à publier. La répétition rendant les gens encore plus fous.
Et, chaque année depuis, avec les alertes colorées et les menaces diverses, la population et tenue sur les nerfs.
En plus, il y a toutes ces grippes et ces microbes. Ces étranges pandémies qui n'en sont finalement pas.
On vient de subir la dernière. Avec ces foules d'égarés attendant avec leurs enfants ou leurs bébés, dehors, au frais, des heures, pour être vaccinés.
La grippe du poulet, celle du cochon et la prochaine?
Sans compter des imbéciles désignés comme «terroristes» et qui déshonorent la profession. Des représentant de l'Axe du Mal, âmes damnées de monsieur Ben Laden, qui essaient de mettre le feu à leur chaussure - ce qui a entraîné des bains de pieds préventifs pour les passagers- ou de sortir de son pantalon des ingrédients pour fabriquer un explosif. Ce qui a entraîné l'achat d'appareils radioactifs - peu importe comment on l'appelle, c'est de ça qu'il s'agit- dans lequel les monsieurs et madames voyageurs d'aéroplanes se feront frire et scruter. Pour le cas où ils auront une bombe dans leur tube digestif, vagin ou anus. Puisque c'est de ça qu'il s'agit.
Le nouvel ennemi de l'Empire, l'État le plus puissant du monde, n'a pour militant que des incompétents et de parfaits abrutis. La sincérité n'étant pas une excuse.
Des centaines de milliards de $, des centaines de milliers de morts bronzés pour une contre-attaque aussi piteuse?
Mais il en faut bien une, au moin de temps en temps, sinon les gens vont commencer à se poser des question sur l'existence réelle d'un tel ennemi. Ou, au moins, sur l'efficacité de tous ces joujoux qu'ils vont inévitablement payer.
Pour ceux qui ont la mémoire longue et qui se souviennent de notre crise à nous: Octobre, la Loi des Mesure de Guerre. On se rappellera des 6 (?) terroriste qui ont enlevé 2 personnes et tué (par accident?) un ministre relié à la Mafia, pour finir par relacher la personne la plus importante. Ce qui a entraîné l'arrestation de centaines de «suspects». Et un voyage à Cuba pour certains terroristes payés par l'État. On parlait même en haut lieu de «gouvernement secret» qui n'attendait que le moment de prendre le pouvoir et de décider l'Indépendance du Québec. On se rappellera aussi que la police a placé des bombes aussi. Et même recruté d'autres militants idéalistes et limités intellectuelles pour pouvoir les arrêter en flagrant délit, comme ils disent.
Que des incapables surviennent régulièrement comme par hasard pour exiger des mesures autoritaires de plus, une soustraction supplémentaire des libertés qui nous restent. Et, bien sûr, une augmentation des effectifs et du budget. Et l'achat d'appareils et d'armes coûteuses à des compagnes faiseuses d'appareils qui font bzzz! et boum qui contribuent aux caisses électorales des partis.
Question.
Si l'armées de l'ombre de monsieur Ben Laden est aussi importante, puissante qu'on le dit. Exigeant des milliards de $ et des milliers d'hommes pour lui faire face comment se fait-il qu'elle ne puisse enrôler que ce genre de militant? Peut-être sympathiques à certaines personnes - chacun son goût et tous les goûts étant dans les Nature et le professeur Bulle n'étant pas difficile- mais tout à fait incapable de remplir leur mission qu'on explique - après coup.
Alors qu'il y a des tas de façon bien plus efficace de faire des tas de dégâts si c'est la chose que l'on veut.
Non que le professeur Bulle tienne tant que ça à faire du carnage malgré qu'il soit plus la fin de l'espèce humaine.
Tout créateur se reconnaissant à sa créature et à son oeuvre, comment désigner un tel ennemi?
Au jugé, on n'a pas besoin d'armée, une simple police ou Interpol suffira. Ou les services sociaux et un bon psychologue.
Par contre, si des gens (le professeur Bulle suppose l'honnêté et la bonne de tout le monde) veulent augmenter le budget de l'armée, de la police, des services secrets, les commandes de machin qui font bzzzt et d'armes modernes qui font boum, il faut bien exciter le public de temps en temps et le faire se sentir menacé ce qui va déclencher chez lui une demande d'aide et de support comme une femme dépressive monoparentale assistée sociale.
C'est si bon qu'on en redemande.
Irrésistible.
1904

Richard Hétu
http://www.cyberpresse.ca/international/200809/08/01-650950-anthrax-le-suspect-se-suicide-avant-detre-accuse.php
Les attaques bioterroristes avaient été déclenchées à partir du 18 septembre 2001.
Des lettres anonymes avaient été expédiées à des journalistes du New York Times, du St. Petersburg Times et de la chaîne NBC, entre autres. Une autre vague d'attaques avait ciblé des membres du Congrès.
Cinq personnes, dont deux employés de la poste, avaient perdu la vie après avoir été empoisonnées. Dix-sept autres étaient tombées malades.
Certaines lettres contaminées comportaient des messages laissant croire que leurs auteurs étaient des islamistes radicaux. L'une d'elle disait: «Mort à l'Amérique. Mort à Israël. Allah est grand.»
Dans la foulée des attentats terroristes, des journalistes, s'appuyant sur des sources gouvernementales anonymes, avaient établi un lien entre les attaques au bacille du charbon et l'Irak, où Saddam Hussein avait déjà produit ce poison.
Des faucons avaient invoqué ce lien présumé pour exhorter George W. Bush à renverser l'homme fort de Bagdad.
1903
http://www.cyberpresse.ca/international/200809/08/01-650950-anthrax-le-suspect-se-suicide-avant-detre-accuse.php
18 septembre 2001
Des lettres contaminées sont expédiées de Trenton, au New Jersey, à des journaux et chaînes de télévision à New York et en Floride. L'une d'elle est adressée à Tom Brokaw, chef d'antenne de NBC.
5 octobre 2001
Le photographe Bob Stevens, de Boca Raton, en Floride, devient la première personne à mourir du bacille du charbon aux États-Unis depuis 1976.
15 octobre 2001
Une lettre contaminée arrive au bureau du chef de la majorité démocrate au Sénat, Tom Daschle.
17 octobre 2001
La Chambre des représentants suspend ses travaux après la découverte de cas de contamination au bacille du charbon.
21 octobre 2001
Décès d'une deuxième victime, Thomas Morris, employé de la poste à Washington.
2 novembre 2001
Après la mort de trois autres personnes et la contamination de plusieurs autres, le directeur du FBI admet que le gouvernement n'a aucune idée de l'origine des attaques.
1902
Richard Hétu
02 août 2008
http://www.cyberpresse.ca/international/200809/08/01-650950-anthrax-le-suspect-se-suicide-avant-detre-accuse.php
Tout en provoquant une psychose nationale, ces lettres avaient causé la mort d'au moins cinq personnes peu après les attentats terroristes du 11 septembre 2001.
En absorbant une dose massive de médicaments et de codéine, Bruce Ivins a échappé aux soupçons qui pesaient sur lui.
Son avocat a néanmoins clamé l'innocence de son client hier, tout en précisant qu'il s'était bel et bien suicidé.
«Nous sommes attristés par sa mort et déçus qu'il n'ait pas l'occasion de défendre sa réputation devant la justice», a déclaré Paul Kemp dans un communiqué.
Âgé de 62 ans, Bruce Ivins travaillait depuis plus de 30 ans dans un laboratoire gouvernemental de biodéfense à Fort Detrick, au Maryland.
Les enquêteurs avaient fait appel à lui en 2001 pour analyser des échantillons d'une enveloppe envoyée au bureau d'un sénateur à Washington.
Le Dr Ivins était sur le point d'être formellement accusé d'avoir envoyé à des médias et à des responsables politiques une série d'enveloppes et de colis contaminés au bacille du charbon. Il avait été informé de l'imminence de son inculpation.
Selon les médias américains, les enquêteurs du FBI le soupçonnaient d'avoir expédié le courrier contaminé dans le cadre d'une expérience bizarre dont le but était de trouver un vaccin contre le bacille du charbon.
(…)
ANCIEN SUSPECT DÉDOMMAGÉ
Les enquêteurs du FBI avaient (…) porté leurs soupçons sur un collègue de Bruce Ivins. Steven Hatfill, chercheur, expert en armes biologiques et employé du laboratoire de Fort Detrick, avait été désigné comme suspect au début de 2002 par l'ancien ministre de la Justice, John Ashcroft. Il avait par la suite poursuivi le gouvernement américain pour diffamation.
Il a obtenu gain de cause en juin dernier. L'administration Bush a accepté de lui verser 5,825 millions de dollars en dédommagements (trois millions en argent liquide et 150 000$ par an pendant 20 ans).
dimanche 10 janvier 2010
1901. UNE PETITE CHANSON
1900. LES AMIS DU PROFESSEUR BULLE

NCIS
Naval Criminal Investigative Service
http://www.fanpop.com/spots/ncis/videos/2521204/title/ncis-kate-loved
David Mac Callum. (personnage du docteur Donald Mallard ou Ducky - médecin légiste qui parle aux morts.)
Et pour les anciens qui se souviennent
The Man From U.N.C.L.E
Des agents très spéciaux
Illya Kuryakin
1899. LES AMIS DU PROFESSEUR BULLE
1898. LES AMIES DU PROFESSEUR BULLE
NCIShttp://clara9navyncis.skyrock.com/
1897. LES AMIES DU PROFESSEUR BULLE

Christina Ricci. Wednesday - Mercredi - Adams. Adams Family
(elle vient d'électrocuter son frère)
Photo. http://cineclap.free.fr/?film=la-famille-addams&page=personnages
samedi 9 janvier 2010
1896
15 avril 2003, 17 h 38 .
http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/nouvelles/200304/15/005-poudre.shtml
Une nouvelle alerte à l'anthrax mardi matin au palais de justice de Québec. On a déclenché le processus de décontamination à cause d'une enveloppe contenant de la poudre blanche.
Deux employés du local de réception des marchandises et du courrier ont été en contact avec la substance suspecte.
Après avoir été décontaminés sur place, les deux hommes ont été transférés à l'hôpital où ils seront gardés en observation. Ils se portent bien et ne présentent aucun signe de contamination.
La substance suspecte est en cours d'analyse. Il faudra attendre quelques jours avant de connaître les résultats.
1895
16 octobre 2001
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200110/16/002-ALERTEANTHRAX.asp
Les fausses alertes à la bactérie du charbon dans les différentes régions du pays se multiplient à tel point qu'on ne peut pratiquement plus les dénombrer. Mardi martin, les locaux du magazine Voir ont été évacués. Une enveloppe suspecte, provenant de San Francisco a été découverte, ce qui a semé l'inquiétude chez les employés du magazine parce qu'ils n'attendaient pas de courrier de cette ville. Ils n'ont pris aucun risque et ont communiqué avec les services d'urgence qui ont recueilli l'enveloppe. L'enveloppe n'a pas été ouverte, ce qui a considérablement réduit les risques de contamination.
Sur la Rive-Sud, un employé de l'usine de filtration de Candiac a alerté la police dans la nuit de lundi à mardi après avoir découvert un colis contenant de la poudre blanche. Les tests effectués ont toutefois démontré que la qualité de l'eau n'a pas été affectée. L'usine dessert les citoyens de Candiac, de Delson, de Sainte-Catherine et de Saint-Constant.
Par ailleurs, Postes Canada a dû interrompre la livraison du courrier dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Lundi, des employés ont avisé les autorités après avoir trouvé de la poudre blanche sur une liasse de lettres. Les 70 employés ont été évacués et trois d'entre eux ont été décontaminés par mesure de précaution. Le service postal pourrait être perturbé dans ce secteur.
Même situation à Baie-Comeau, où la sécurité publique a dû mettre en place son plan d'urgence et évacuer un édifice de Postes Canada après la découverte d'une enveloppe suspecte lundi soir. Cinq employés ont été décontaminés par mesure de prudence.
Une alerte a aussi été donnée dans un centre de tri postal de Winnipeg lundi soir. Les bureaux ont été fermés et le troisième étage de l'édifice a été évacué vers 19 heures.
De la poudre blanche avait été trouvée par un employé dans les vestiaires. [Du talc?] [De la coke?]
Une unité spéciale de décontamination s'est rendue sur place. Le produit a été recueilli et sera analysé. De nombreuses alertes à la bactérie du charbon sont aussi survenues dans plusieurs régions de l'Ontario.
Deux sections du parlement fédéral ont été évacuées lundi après-midi à la suite de deux alertes différentes. Une employée a souffert d'irritations cutanées après avoir ouvert une enveloppe. Elle a dû être hospitalisée, mais on ignore l'origine de son mal.
Une demi-douzaine de collègues de la victime subissent aussi des examens médicaux. Une autre section du parlement a été fermée après la découverte d'un colis suspect. On a procédé à l'évacuation par mesure de précaution, le temps de s'assurer que le colis suspect ne présente pas de danger.
Il y a eu une autre alerte dans la ville d'Ottawa, cette fois-ci au siège social de la Société Radio-Canada. Les policiers ont été appelés à la suite de la découverte d'enveloppes suspectes dans la salle du courrier. Deux lettres adressées aux hauts dirigeants de Radio-Canada n'ont finalement présenté aucun danger.
À Toronto, deux bureaux de poste ont été fermés par mesure de précaution. Une alerte est aussi survenue au Casino de Niagara lorsqu'une personne a noté la présence de poudre blanche sur un rouleau de monnaie. La police a aussi été appelée à intervenir lundi à Belleville, à Bowmanville, à Cambridge et à Stratford dans des cas similaires.
Appels à la bombe
L'auteur d'un appel à la bombe qui aurait menaçé, lundi, de faire sauter le quartier général de la SQ à Montréal aurait été pris sur le fait par les policiers de la Communauté urbaine de Montréal. Daniel Gervais, un homme de 41 ans qui possède un lourd casier judiciaire, a été arrêté grâce à l'écoute électronique, dans son appartement, alors qu'il tenait toujours son combiné téléphonique à la main. Il risque une peine de quatre ans de prison. 160 appels de menaces ont été reçus, à Montréal seulement, depuis le 11 septembre.
1894
14 octobre 2001
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200110/14/009-ANTHRAX-CANADA.asp
Un avion d'Air Canada a été cloué au sol à l'aéroport Pearson de Toronto, après que les autorités aient découvert de la poudre blanche répandue sur le sol, dans la soute à bagages. Des tests devront être menés pour définir la nature de cette poudre.
Ce n'est pas la première alerte à la bactérie du charbon au Canada, depuis la multiplication des cas de contamination aux États-Unis. Samedi, de la poudre d'un extincteur d'incendie a déclenché une fausse alerte dans un hôpital de Toronto. À Calgary, la police examine toujours la poudre reçue par une femme dans un paquet suite à une convention de l'industrie pétrolière aux États-Unis.
À Montréal, deux enveloppes suspectes à l'origine de l'évacuation cette semaine du quartier général de la Sûreté du Québec et des bureaux d'une entreprise ne contenaient aucune matière toxique.
Mais il n'y a pas qu'au Canada que les craintes, et les fausses alertes, qui se multiplient. Aux bureaux du Los Angeles Times, la découverte d'une poudre blanche près d'un clavier d'ordinateur a entraîné l'intervention d'une quarantaine de pompiers. La poudre n'avait finalement rien à voir avec la bactérie charbonneuse.
L'inquiétude a aussi gagné l'Europe. Cinq personnes, dont trois carabiniers (gendarmes italiens), ont été hospitalisées à Gênes, en Italie, après avoir manipulé une lettre qui contenait de la poudre et des menaces de bioterrorisme. Aucune d'entre elles n'a toutefois ressenti de malaise et l'hospitalisation a été décidée à titre de précaution. Les quatre hommes et la femme ont été placés en isolement et, jusqu'ici, tous les examens effectués se sont révélés négatifs.
1893
CDC
Centers for Disease Control and Prevention
http://www.cdc.gov/nczved/dfbmd/disease_listing/anthrax_gi.html
What is anthrax?
Anthrax is an acute infectious disease caused by the spore-forming bacterium Bacillus anthracis.
Anthrax most commonly occurs in wild and domestic lower vertebrates (cattle, sheep, goats, camels, antelopes, and other herbivores), but it can also occur in humans when they are exposed to infected animals or tissue from infected animals.
How common is anthrax and who can get it?
Anthrax is most common in agricultural regions where it occurs in animals. These include South and Central America, Southern and Eastern Europe, Asia, Africa, the Caribbean, and the Middle East.
When anthrax affects humans, it is usually due to an occupational exposure to infected animals or their products.
Workers who are exposed to dead animals and animal products from other countries where anthrax is more common may become infected with B. anthracis (industrial anthrax).
Anthrax outbreaks occur in the United States on an annual basis in livestock and wild game animals such as deer.
How is anthrax transmitted?
Anthrax infection can occur in three forms: cutaneous (skin), inhalation, and gastrointestinal.
B. anthracis spores can live in the soil for many years, and humans can become infected with anthrax by handling products from infected animals or by inhaling anthrax spores from contaminated animal products.
Anthrax can also be spread by eating undercooked meat from infected animals.
It is rare to find infected animals in the United States.
What are the symptoms of anthrax?
Symptoms of disease vary depending on how the disease was contracted, but symptoms usually occur within 7 days.
CUTANEOUS
Most (about 95%) anthrax infections occur when the bacterial spore enters a cut or abrasion on the skin, such as when handling contaminated wool, hides, leather or hair products (especially goat hair) of infected animals.
Skin infection begins as a raised itchy bump that resembles an insect bite but within 1-2 days develops into a vesicle and then a painless ulcer, usually 1-3 cm in diameter, with a characteristic black necrotic (dying) area in the center.
Edema or swelling of the surrounding tissues may develop and lymph glands in the adjacent area may swell.
About 20% of untreated cases of cutaneous anthrax will result in death.
Deaths are rare with appropriate antimicrobial therapy.
INHALATION
Initial symptoms may resemble a common cold.
After several days, the symptoms may progress to severe breathing problems and shock. Inhalation anthrax is usually fatal, and even with aggressive antibiotic and supportive therapy
45% of inhalation anthrax cases were fatal in the bioterrorist attack in the fall of 2001.
INTESTINAL
The intestinal disease form of anthrax may follow the consumption of contaminated meat and is characterized by an acute inflammation of the intestinal tract.
Initial signs include nausea, loss of appetite, vomiting, fever are followed by abdominal pain, vomiting of blood, and severe diarrhea.
Symptoms may also include lesions and soreness in the throat, difficulty swallowing, marked swelling of the neck and regional lymph glands.
Intestinal anthrax results in death in 25% to 60% of cases.
WHERE IS ANTHRAX USUALLY FOUND?
Anthrax can be found globally.
It is more common in developing countries or countries without veterinary public health programs.
Certain regions of the world (South and Central America, Southern and Eastern Europe, Asia, Africa, the Caribbean, and the Middle East) report more anthrax in animals than others.
CAN ANTHRAX BE SPREAD FROM PERSON-TO-PERSON?
Person-to-person transmission is extremely unlikely and has only reported with cutaneous anthrax, where discharges from skin lesions are potentially infectious.
Communicability is not a concern in managing or visiting with patients with inhalation anthrax.
IS THERE A WAY TO PREVENT INFECTION?
In countries where anthrax is common and vaccination levels of animal herds are low, humans should avoid contact with livestock and animal products and avoid eating meat that has not been properly slaughtered and cooked.
Also, an anthrax vaccine has been licensed for use in humans. The vaccine is reported to be 93% effective in protecting against anthrax.
WHAT IS THE ANTHRAX VACCINE?
The anthrax vaccine is manufactured and distributed by BioPort, Corporation, Lansing, Michigan.
The vaccine is a cell-free filtrate vaccine, which means it contains no dead or live bacteria in the preparation.
The final product contains no more than 2.4 mg of aluminum hydroxide as adjuvant.
Anthrax vaccines intended for animals should not be used in humans.
WHO SHOULD GET VACCINATED AGAINST ANTHRAX?
The Advisory Committee on Immunization Practices has recommended anthrax vaccination for the following groups:
Persons who work directly with the organism in the laboratory
Persons who work with imported animal hides or furs in areas where standards are insufficient to prevent exposure to anthrax spores.
Persons who handle potentially infected animal products in high-incidence areas.
(Incidence is low in the United States, but veterinarians who travel to work in other countries where incidence is higher should consider being vaccinated.)
Military personnel deployed to areas with high risk for exposure to the organism
(as when it is used as a biological warfare weapon).
The anthrax Vaccine Immunization Program in the U.S. Army Surgeon General's Office can be reached at 1-877-GETVACC (1-877-438-8222). http://www.anthrax.osd.mil
Pregnant women should be vaccinated only if absolutely necessary.
WHAT IS THE PROTOCOL FOR ANTHRAX VACCINATION?
The immunization consists of three subcutaneous injections given 2 weeks apart followed by three additional subcutaneous injections given at 6, 12, and 18 months. Annual booster injections of the vaccine are recommended thereafter.
ARE THERE ADVERSE REACTIONS TO THE ANTHRAX VACCINE?
Mild local reactions occur in 30% of recipients and consist of slight tenderness and redness at the injection site.
Severe local reactions are infrequent and consist of extensive swelling of the forearm in addition to the local reaction.
Systemic reactions occur in fewer than 0.2% of recipients.
HOW IS ANTHRAX DIAGNOSED?
Anthrax is diagnosed by culture and isolation of the causative bacterium, B. anthracis; by detecting the bacterial DNA or antigens; or by measuring specific antibodies in the blood of persons with suspected cases. The bacteria can be cultured from the blood, skin lesions, fluid from the lungs or respiratory secretions, spinal fluid, or other affected tissues prior to the start of antibiotic treatment.
Detection of the DNA or antigens of the bacteria, and detection of antibodies in the blood of suspected cases, are important tools for diagnosis because positive culture is unlikely after antibiotic treatment has been started.
IS THERE A TREATMENT FOR ANTHRAX?
Doctors can prescribe effective antibiotics. To be effective, treatment should be initiated early.
If left untreated, the disease can be fatal.
1892
Julie Abud
16 octobre 2001
http://www.radio-canada.ca/regions/cote-nord/nouvelles/2002/archives/index.asp?val=27306
Hier soir, à Baie-Comeau, cinq employés du bureau de Postes Canada, du secteur Mingan, ont dû être mis en quarantaine et décontaminés. Ces derniers ont d'ailleurs reçu un traitement préventif d'antibiotiques.
Ce plan d'urgence a été mis en branle à la suite de la découverte d'une enveloppe suspecte qui laissait échapper de la poudre blanche, dont la composition sera analysée par les laboratoires de Santé Canada. Les résultats seront disponibles d'ici 48 heures.
La provenance et la destination de l'enveloppe suspecte sont encore inconnues.
Une vingtaine de personnes ont participé à ces mesures d'urgence.
Signalons que ce type d'alerte se multiplie au pays. Lundi, par exemple, il y a eu quatre évacuations d'urgence des bureaux de Postes Canada, dont deux au Québec, incluant celui de Baie-Comeau.
SRC-Sept-Îles.
vendredi 8 janvier 2010
1891
1890. UNE PETITE CHANSON
1889
LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE
B I L A N D U P R E M I E R M O I S D E F R A P P E S
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/actualite/attentat/riposte/index.html
Le monde aura retenu son souffle pendant près de quatre semaines avant que les États-Unis et leurs alliés ne ripostent aux attentats qui ont fait des milliers de morts en sol américain.
Le 7 octobre, à 21 h, heure de Kaboul, l'armée américaine, aidée des forces britanniques, a effectué ses premières frappes aériennes contre l'Afghanistan et le régime taliban, qui abrite Oussama ben Laden.
Chasse au terrorisme, lutte entre deux religions, choc des civilisations, division entre pauvres et riches, séparation, enfin, entre les peuples qui ont des enjeux dans cette guerre et les exclus qui se sentent peu concernés par les récents événements;
peu importe les opinions sur la nature du conflit en cours, l'humanité est divisée.
Un mois après le début des bombardements, quel bilan peut-on tracer ?
LES FRAPPES SE POURSUIVENT
Chaque jour, les positions des talibans ont été la cible de frappes. Et la suite des choses ne s'annonce pas différente, puisque l'opération « Liberté immuable » se poursuit — et se poursuivra, a annoncé Washington.
Pour le moment, les résultats apparents obtenus semblent plutôt ténus. Oussama ben Laden demeure introuvable, les talibans s'accrochent au pouvoir et la population afghane continue de souffrir.
Certains analystes ont affirmé que les États-Unis se retrouvaient dans une impasse, propos démentis par le Pentagone et la Maison-Blanche.
Même si aucun des grands objectifs n'est atteint, Washington continue de défendre sa stratégie, affirmant avoir détruit les défenses antiaériennes des talibans, perturbé leurs communications et amputé leur arsenal.
Et, malgré des appels en ce sens des pays musulmans, le Pentagone n'entend pas interrompre la campagne militaire durant le mois du ramadan.
Au cours du premier mois de l'opération militaire, l'armée américaine a commis certaines bévues, comme le bombardement de locaux de la Croix-Rouge ou d'un village aux mains de leurs alliés de l'Alliance du Nord, raid au cours duquel une jeune femme est morte.
L'ONU a également confirmé que les bombes à dispersion larguées par l'aviation américaine avaient tué ou blessé grièvement des civils, parmi lesquels se trouvaient des enfants.
La liste des victimes civiles, appelées « dommages collatéraux » dans le langage militaire, s'allonge, même si on ne peut pas clairement préciser le nombre des victimes.
[Ça ne vaut pas la peine de les compter - contrairement aux pertes «alliées» que l'on décompte un à un. Et on ne montre pas non plus les collatéraux.]
Si l'opinion publique occidentale semble plus frileuse au fur et à mesure que les civils subissent les effets des frappes, leurs dirigeants politiques accordent aux États-Unis un soutien indéfectible.
L'ALLIANCE DU NORD DIT AVOIR AVANCÉ
L'aviation et des conseillers militaires américains soutiennent maintenant l'Alliance du Nord.
Après plusieurs semaines d'efforts infructueux, celle-ci affirme qu'elle progresse en direction de la ville stratégique de Mazâr-e Charif, dans le nord de l'Afghanistan.
Si les opposants afghans du régime de Kaboul arrivaient à conquérir cette ville, elle servirait de base avancée aux forces américaines.
Ils affirment qu'un millier de talibans ont été capturés et près d'une centaine ont été tués.
Les talibans continuent toutefois à opposer une résistance farouche à Mazar-i-Sharif.
L'Alliance continue de réclamer des armes et des munitions et se dit confiante d'attaquer Kaboul sous peu si les Américains accèdent à sa demande.
Selon certaines estimations, l'Alliance du Nord ne pourrait opposer que 4000 hommes aux 6000 talibans disposés le long de la ligne de front, au nord de la capitale.
[Rappelons que l'Afghanistan a une population de 30 millions.]
GUERRE DE MOTS
Les deux camps ont continué de se livrer bataille sur un autre front : celui des mots et de l'opinion publique.
Le président américain, George W. Bush, parle de justice et de guerre au terrorisme.
L'ennemi juré des Américains, Oussama ben Laden, rétorque en présentant les musulmans comme les victimes du « Grand Satan » américain et en les appelant à la guerre sainte.
Mais il s'agit d'une guerre des nerfs, aussi. Et elle ne fait que commencer, semble-t-il.
Le secrétaire à la Défense américain, Donald Rumsfeld, a déclaré que les frappes se poursuivraient.
Parlant de progrès mesurables et de lutte globale contre le terrorisme, où qu'il soit, il dit ne pas croire que la campagne actuelle durera des années.
[Belle prévision, on y est encore après 8 ans.]
En attendant, le premier mois de bombardements n'est pas venu à bout du régime taliban, et ses porte-parole continuent de narguer les États-Unis. Un ministre du régime de Kaboul a affirmé que les talibans étaient prêts pour une longue guerre et qu'ils espéraient défaire ce que le reste du monde considérait comme une superpuissance. Un de ses collègues a mis les Américains au défi de venir combattre au sol, face à face.
Leur cause est noble, allèguent les talibans, car ils se défendent contre le « génocide » perpétré par les États-Unis.
Mais les Américains aussi disent défendre une cause juste :
George W. Bush a décrit le réseau Al-Qaïda d'Oussama ben Laden comme une menace pour la civilisation.
1888. VIEILLES NOUVELLES
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La crainte concernant le bacille du charbon, « l'anthrax », s'est emparée des États-Unis. La maladie du charbon a touché la Floride, New York, le New Jersey et surtout la capitale, Washington, où une vingtaine de sites d'infections ont été trouvés.
Quatre personnes ont succombé à la forme pulmonaire de la maladie du charbon : un rédacteur de circulaires de Floride, deux postiers de Washington et une employée d'un hôpital de New York. Sur l'ensemble du territoire américain, 18 personnes ont contracté la maladie, soit sous sa forme respiratoire (la forme plus grave), soit sous sa forme cutanée.
Les autorités ignorent toutefois comment la dernière victime, la femme new-yorkaise, a été contaminée.
Jusqu'à maintenant, quelques institutions fédérales ont été contaminées par des spores du bacille du charbon, obligeant les autorités à fermer certaines d'entre elles.
Des traces de la bactérie ont aussi été trouvées dans le courrier de missions diplomatiques ou de consulats américains à l'étranger : à Ekaterinbourg (Russie), à Lahore (Pakistan), à Lima (Pérou) et à Vilnius (Lituanie). Les courriers ont été envoyés de Washington.
À en croire le président américain, son pays n'est pas au bout de ses peines, car, affirme-t-il, ben Laden est à la recherche d'armes chimiques, biologiques et nucléaires.
1887, VIEILLES NOUVELLES
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Aux États-Unis, la crainte reliée au bacille du charbon, crainte qui vire à l'angoisse chez certains, continue de se répandre. Mais il faut dire que les cas de contamination continuent de s'ajouter. Treize personnes sont présentement infectées par le bacille et, depuis le 15 octobre, trois personnes en sont mortes.
Dans l'ensemble du pays, quelques dizaines d'autres personnes ont été contaminées sans pour autant contracter la maladie. La Maison-Blanche a indiqué que tous les foyers américains recevraient une carte postale expliquant comment reconnaître des lettres ou des paquets suspects.
Les autorités ont en effet confirmé le diagnostic de la maladie du charbon chez deux employés des services postaux, qui sont décédés. Les employés travaillaient dans un centre de tri postal qui traite le courrier à destination du Congrès américain, où des traces de la bactérie ont été trouvées.
Une enveloppe contenant une forme très puissante du bacille du charbon a été trouvée dans le courrier adressé au leader de la majorité démocrate au Sénat, Tom Dashle, à Washington. Près d'une trentaine de ses employés ont eux aussi été exposés à la bactérie charbonneuse. Les autorités ont décidé de fermer le Capitole du 17 au 23 octobre. La Chambre des représentants, de même que le Sénat, feront l'objet d'inspections, et toutes les lettres reçues seront vérifiées. Le président de la Chambre des représentants, Dennis Hastert, a pour sa part déclaré que des spores du bacille du charbon ont été découvertes dans le système de ventilation du Sénat.
Le gouverneur de New York, George Pataki, a annoncé que des spores du bacille du charbon avaient été trouvées dans ses bureaux de Manhattan. Personne n'aurait cependant été contaminé. Trois des réseaux américains, soit NBC, ABC et CBS, ont été touchés par la présence de la bactérie. Les derniers cas recensés sont ceux d'une employée du quotidien New York Post et d'un postier du New Jersey.
Les analyses d'échantillons du bacille du charbon trouvé à New York, à Washington et en Floride indiquent que les souches sont identiques.
Le secrétaire américain à la Santé, Tommy Thompson, a parlé de bioterrorisme. Le procureur général des États-Unis, John Ashcroft, a pour sa part affirmé qu'il était possible que le réseau terroriste d'Oussama ben Laden soit relié aux cas de contamination.
Washington offre une récompense d'un million de dollars pour toute information qui mènera à l'arrestation des responsables des enveloppes piégées au bacille du charbon. Pendant ce temps, les alertes au bacille du charbon se multiplient.
1886
L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE
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Les États-Unis bombardent l'Afghanistan depuis le 7 octobre, parce que le régime taliban refuse de leur livrer Oussama ben Laden. Aux dires du président Bush, l'opération militaire menée en Afghanistan est un succès. Il a averti les Américains que la guerre contre le terrorisme prendrait le temps nécessaire, tout en promettant qu'elle serait gagnée.
Une large majorité de la population appuie son dirigeant : selon un sondage effectué peu après le début des frappes, plus de 90 % des Américains approuvent les bombardements en Afghanistan.
Lors d'une conférence de presse, le 11 octobre, George W. Bush a déclaré qu'il donnait une nouvelle chance aux maîtres de Kaboul, disant qu'ils pouvaient encore obtenir la fin des bombardements s'ils décidaient finalement de livrer Oussama ben Laden. Il a par ailleurs rejeté l'offre des talibans qui se disaient prêts à livrer ben Laden à un pays neutre, à condition que sa culpabilité dans les attentats du 11 septembre soit prouvée et que les États-Unis cessent ses raids aériens.
Plus de 30 000 réservistes et soldats de la Garde nationale ont été mobilisés depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis.
1885
1884
En plus des bombardements, la famine menace également les Afghans, puisque l'aide humanitaire n'arrive qu'au compte-gouttes.
Le problème des réfugiés afghans devient de plus en plus aigu. Les dirigeants du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) en parlent comme l'un des pires casse-têtes auxquels ils aient été confrontés. Le HCR précise que, dans les dernières semaines, 80 000 Afghans sont entrés au Pakistan, un pays qui accueillait déjà deux millions de réfugiés afghans avant que les Américains ne déclarent la guerre au terrorisme. Mais les Afghans qui cherchent refuge dans les pays voisins, l'Iran et le Pakistan, sont la plupart du temps refoulés aux frontières. Et l'agence de l'ONU soutient ne pas être en mesure de les protéger s'ils demeurent en Afghanistan.
Selon des journalistes dépêchés au Pakistan, la population fait de plus en plus les frais de ces frappes. Le président pakistanais, Pervez Musharraf, refuse pourtant de céder aux demandes incessantes du HCR, qui lui demande d'ouvrir ses frontières aux Afghans. Islamabad estime que le conflit en Afghanistan coûtera entre deux et trois milliards de dollars à son pays.
Le HCR, qui n'a reçu que douze millions de dollars pour faire face à l'afflux de réfugiés, craint que la communauté internationale ne se désintéresse du sort des réfugiés afghans. Le HCR réclame cinquante millions de dollars.
1883
L'ONU a confirmé que des civils afghans, dont des enfants, ont été tués ou grièvement blessés en touchant des bombes à dispersion. L'ONU ne dispose pas encore d'informations précises sur le nombre de civils tués par ces bombes, mais les premiers rapports officiels commencent à arriver. Au cours des derniers jours, quatre villageois sont ou morts ou dans un état critique, après avoir été en contact avec ces bombes.
Ces bombes, aussi appelées bombes-grappes, s'ouvrent au-dessus du sol en dispersant sur un secteur étendu — et ce, sans précision — des mini-munitions qui explosent au contact des cibles, se multipliant ainsi sur de longues distances. Ces munitions controversées sont dénoncées par les organisations non gouvernementales en raison de leurs effets meurtriers sur des populations civiles. Leur menace est assimilée à celle des mines, puisqu'une proportion importante de ces munitions n'explosent pas automatiquement, mais le feront lorsqu'elles seront touchées, des mois, voire des années plus tard. Certains experts estiment que c'est le cas de 10 % d'entre elles, d'autres n'hésitent pas à parler d'un seuil minimal de 30 %. Les équipes de déminage des Nations unies encore en place n'ont aucun moyen pour désamorcer ces centaines de bombes éparpillées un peu partout sur le sol afghan.
Les talibans parlent carrément de génocide pour qualifier l'opération militaire américaine. Les maîtres de Kaboul accusent l'ONU de rester indifférente à ce qui se passe en Afghanistan. Ils ont investi un bureau du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Les bombardements américains sont-ils responsables des blessés dont les images sont diffusées par la chaîne du Qata, Al-Jazira ? Certains en sont convaincus, d'autres émettent dres doutes.
1882. UNE PETITE CHANSON
1881
1880. UNE PETITE CHANSON
jeudi 7 janvier 2010
1879.
Le monde selon Michal Moore de Ken Lawrence. p. 28
1878
Jacques Chirac
http://anarcho-monarchiste.over-blog.org/130-index.html
1877
Napoléon Bonaparte
http://napoleonbonaparte.wordpress.com/
mercredi 6 janvier 2010
1876
BD. Druillet (Adaptation de Salambo de Flaubert)http://lambiek.net/artists/d/druillet.htm
http://www.druillet.com/
1875. UNE PETITE CHANSON
1874

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2009/12/16/023-RDI-15-guerre-Afghanistan.shtml
Le 7 octobre 2001, à 21 h, heure de Kaboul, l'armée américaine, aidée des forces britanniques, lance ses premières frappes aériennes contre l'Afghanistan et le régime taliban, accusé d'héberger et de protéger Oussama ben Laden.
Les États-Unis ripostent ainsi aux attentats du 11 septembre, qui ont fait près de 3000 victimes en sol américain, il y a environ quatre semaines.
« La naissance de RDI nous a permis de couvrir en direct une guerre », se rappelle Pierre Maisonneuve, animateur de Maisonneuve à l'écoute jusqu'en 2003.
Pour vous remémorer ces premières semaines de frappes, visitez notre dossier web La riposte.
Les troupes américaines mettront quelques semaines à renverser les talibans et à occuper le pays en entier.
Oussama ben Laden demeurera toutefois introuvable.
1873
(prononcé le 7 octobre 2001)
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/actualite/attentat/riposte/chretien.html
« Il s'agissait d'un meurtre prémédité d'une ampleur sans précédent pour lequel il n'existe aucune justification ou explication.
Cette attaque n'était pas seulement contre notre partenaire et ami le plus proche, les États-Unis, mais aussi contre les valeurs et une façon de vivre si chères à tous les êtres libres et civilisés de la Terre.
À l'instant même des attaques, j'ai été en communication constante avec le président Bush, qui a été un symbole de courage, de détermination et de sagesse pour l'ensemble du monde.
Je lui ai dit que le Canada serait côte à côte avec lui et le peuple américain (sic).
[Pourquoi SIC ? Le SIC est une note de Radio-Canada.]
Nous faisons partie d'une coalition sans précédent qui a été formée afin de combattre la menace du terrorisme.
Une coalition qui va agir sur plusieurs fronts. Cela comprend les aspects militaires, diplomatiques, financiers, humanitaires et législatifs. Tout comme des initiatives pour la sécurité intérieure.
J'ai clairement indiqué depuis le début que le Canada ferait partie de cette coalition. À chaque étape. Vendredi soir dernier, les États-Unis ont demandé au Canada de considérer sa participation à une coalition militaire multinationale contre le terrorisme international.
J'ai immédiatement donné des instructions à notre ministre de la Défense nationale pour qu'il donne son accord.
Hier, j'ai rencontré le chef de l'état-major afin de confirmer la forme que prendrait la participation canadienne dans cette coalition.
Lors d'une conversation téléphonique juste avant midi aujourd'hui, j'ai confirmé au président Bush que nous allions fournir le support militaire qui a été demandé.
Juste après midi, j'ai demandé au chef de l'état-major qu'il donne ordre à certaines unités d'être prêtes.
Tous les Canadiens comprennent ce qui est demandé aux hommes et aux femmes des Forces canadiennes, ainsi qu'à leurs familles. Comme toujours, ils sont prêts à servir. Et comme toujours, ils feront honneur au Canada.
J'ai aussi parlé aux leaders des partis de l'opposition, qui m'ont assuré de leur collaboration. Et je les en remercie. Bien que, pour des raisons évidentes, je ne pourrai fournir aux Canadiens et aux Canadiennes des précisions opérationnelles qui pourraient mettre des vies en danger, j'ai l'intention d'offrir des mises à jour régulières sur nos objectifs et notre appui.
Je rencontrerai mon cabinet cette semaine et un débat spécial aura lieu aux Communes lundi de la semaine prochaine.
Nous allons aussi présenter une série de mesures, tant sur le plan des programmes que sur le plan législatif, afin de faire face à la menace du terrorisme.
Je voudrais remercier tous les Canadiens et Canadiennes qui ont travaillé sans arrêt afin d'aider nos amis américains dans ces moments difficiles.
Comme je l'ai mentionné clairement depuis les événements du 11 septembre, la lutte contre le terrorisme sera longue.
Nous devons demeurer forts et vigilants. Nous devons continuer à vivre selon nos conditions. Selon nos propres valeurs. Et non pas selon les conditions dictées à partir de l'ombre.
Je ne peux pas promettre que la campagne contre le terrorisme sera facile. Mais je peux vous promettre qu'elle sera gagnée ! »
1872
(prononcé le 7 octobre 2001)
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/actualite/attentat/riposte/bush.html
« Ces actions soigneusement ciblées visent à arrêter l'utilisation de l'Afghanistan comme base d'opérations terroristes et à attaquer les capacités militaires du régime des talibans.
Nous sommes rejoints dans cette opération par notre allié loyal, la Grande-Bretagne.
D'autres alliés, y compris le Canada, l'Australie, l'Allemagne et la France, ont promis des forces au fur et à mesure que l'opération se déroulera.
Plus de 40 pays du Proche-Orient, d'Afrique, d'Europe et d'Asie ont accordé le droit de survoler leur territoire. D'autres ont partagé les informations glanées par leurs services de renseignement.
Nous sommes soutenus par la volonté collective du monde.
Il y a plus de deux semaines, j'ai adressé aux dirigeants talibans une série de demandes claires et spécifiques : fermer les camps d'entraînement terroristes, livrer les dirigeants du réseau Al-Qaïda et laisser partir les étrangers, dont des citoyens américains, détenus injustement dans leur pays.
Aucune de ces demandes n'a été satisfaite.
Et aujourd'hui, les talibans vont en payer le prix.
En détruisant les camps et en interrompant les communications, nous rendrons plus difficiles pour le réseau terroriste l'entraînement de nouvelles recrues et la coordination de leurs plans diaboliques.
Au début, les terroristes ont pu se terrer encore plus profondément dans des cavernes ou d'autres lieux reculés. Notre action militaire est destinée à ouvrir la voie à des opérations militaires soutenues, globales et implacables pour les faire sortir et les traduire devant la justice.
En même temps, le peuple opprimé d'Afghanistan va connaître la générosité de l'Amérique et de nos alliés.
Pendant que nous frapperons des cibles militaires, nous larguerons des vivres, des médicaments et des provisions pour les hommes, femmes et enfants affamés d'Afghanistan.
Les États-Unis d'Amérique sont un pays ami du peuple afghan et nous sommes les amis de près d'un milliard de personnes dans le monde qui sont adeptes de la foi musulmane.
Les États-Unis d'Amérique sont un ennemi de ceux qui aident les terroristes et les criminels barbares qui commettent un sacrilège contre une grande religion en perpétrant des meurtres en son nom.
Cette action militaire fait partie de notre campagne contre le terrorisme, un autre front de la guerre qui a déjà été menée à travers la diplomatie, le renseignement, le gel des avoirs financiers et l'arrestation de terroristes connus des forces de l'ordre dans 38 pays.
Vu la nature de nos ennemis, nous allons gagner ce conflit en accumulant patiemment les réussites, en relevant une série de défis avec détermination, volonté et finalité. [?]
Aujourd'hui, nous nous concentrons sur l'Afghanistan, mais la bataille est plus vaste.
Chaque nation a un choix à faire.
Dans ce conflit, il n'y a pas de neutralité.
Tout gouvernement qui parraine des hors-la-loi et des meurtriers d'innocents, devient lui-même hors-la-loi et meurtrier.
Et il suivra cette voie solitaire à ses risques et périls.
Nous sommes une nation pacifique.
Cependant, comme nous venons de l'apprendre si soudainement et si tragiquement, il ne peut y avoir de paix dans un monde de terreur.
[Que les USA ont généreusement contribué à perpétuer.]
Face à la nouvelle menace d'aujourd'hui, le seul moyen de rechercher la paix, c'est de poursuivre ceux qui la menacent.
Nous n'avons pas demandé à effectuer cette mission mais nous allons la remplir.
Le nom de l'opération militaire d'aujourd'hui est Liberté immuable.
Nous défendons non seulement nos libertés précieuses mais également la liberté des gens partout afin de vivre et d'élever les enfants loin de la peur.
Je sais que beaucoup d'Américains ressentent de la peur aujourd'hui. Et notre gouvernement est en train de prendre de grandes précautions. Tous les services de renseignement et forces de l'ordre travaillent avec acharnement partout en Amérique et dans le monde.
À ma demande, plusieurs gouverneurs ont activé la garde nationale pour renforcer la sécurité dans les aéroports. Nous avons appelé les réservistes pour renforcer nos capacités militaires et la sécurité de notre territoire.
Dans les mois à venir, notre patience sera l'une de nos forces : la patience face aux longues attentes liées à une sécurité accrue, la patience de savoir qu'il faudra du temps pour réaliser nos objectifs et la patience face à tous les sacrifices à venir.
Aujourd'hui, ces sacrifices sont le fait de membres de nos forces armées qui sont en train de nous défendre loin de chez eux et de leurs familles fières et inquiètes.
Un commandant en chef n'envoie les fils et les filles de l'Amérique au combat dans une terre étrangère qu'après avoir fait preuve du plus grand soin et de beaucoup de prières.
Nous demandons beaucoup à ceux qui portent l'uniforme. Nous leurs demandons de quitter ceux qu'ils aiment, de parcourir de grandes distances, de risquer d'être blessés, et même d'être prêts à faire l'ultime sacrifice de leurs vies.
Ils sont dévoués. Ils sont des gens d'honneur. Ils représentent ce qu'il y a de mieux dans notre pays et nous leur en sommes reconnaissants.
À tous les militaires, hommes et femmes, marins et soldats, pilotes, garde-côtes et Marines, je vous dis : votre mission est bien définie. Les objectifs sont clairs. Votre cause est noble. Vous avez toute ma confiance et vous aurez tous les outils dont vous allez avoir besoin pour remplir votre devoir.
J'ai récemment reçu une lettre émouvante qui en raconte long sur l'état d'esprit de l'Amérique dans ces temps difficiles. Cette lettre a été écrite par une élève en classe de huitième et dont le père est militaire.
“Même si ne je veux pas que mon père aille combattre, écrit-elle, je suis prête à vous le donner.”
C'est un cadeau précieux. Le plus grand qu'elle puisse offrir. Cette jeune fille sait ce que veut dire l'Amérique.
Depuis le 11 septembre, une génération entière de jeunes Américains a une meilleure compréhension de la valeur de la liberté, ainsi que de son prix et des sacrifices.
La bataille s'engage maintenant sur de nombreux fronts. Nous ne faiblirons pas, nous ne fatiguerons pas, nous ne trébucherons pas et nous n'échouerons pas.
La paix et la liberté vaincront.
Merci. Que Dieu puisse continuer à bénir l'Amérique. »
1871
(essentiel de l'allocution prononcée le 7 octobre 2001)
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/actualite/attentat/riposte/blair.html
« Comme vous le savez tous après l'annonce du président Bush, une opération militaire a été déclenchée contre des cibles en Afghanistan. Je peux confirmer que des forces britanniques participent à cette opération. (…)
Aucun pays n'engage avec légèreté ses forces dans une opération militaire avec les risques que celle-ci implique.
Nous avons dit clairement, après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, que nous agirions une fois les responsables identifiés.
Il n'y a pas de doute dans mon esprit, pas plus que dans l'esprit de tous ceux qui ont étudié toutes les preuves disponibles, y compris des éléments confidentiels, que ces attaques ont été menées par le réseau Al-Qaïda dirigé par Oussama ben Laden.
Il est tout aussi clair qu'ils sont protégés et soutenus par le régime taliban à l'intérieur de l'Afghanistan.
Cela fait près d'un mois maintenant que les atrocités ont eu lieu.
Cela fait plus de deux semaines qu'un ultimatum a été adressé aux talibans pour qu'ils livrent les terroristes ou qu'ils en subissent les conséquences.
Il est parfaitement clair que les talibans ne le feront pas. Ils ont eu le choix entre la justice et la terreur et ils ont choisi la terreur.
L'opération dans laquelle nous sommes engagés compte trois éléments, tout aussi importants :
militaire, diplomatique et humanitaire.
L'opération militaire que nous lançons aura pour cible des endroits liés au réseau terroriste Al-Qaïda ainsi que l'appareil militaire des talibans.
Elle a été planifiée en tenant compte de notre détermination à faire tout notre possible pour éviter des pertes civiles.
Je ne peux pas révéler quelle sera la durée de cette opération. Mais nous ferons preuve de discernement et détermination.
Nous avons pour objectif de poursuivre les responsables des attentats, d'éradiquer le réseau terroriste de ben Laden et d'agir contre le régime taliban qui le soutient.
En ce qui concerne la participation britannique, je peux confirmer que le gouvernement des États-Unis a présenté, mercredi dernier, une requête spécifique pour l'utilisation d'un certain nombre d'éléments des forces armées britanniques dans l'opération qui a maintenant commencé et j'ai autorisé le déploiement de ces éléments.
Ils comprennent la base de Diego Garcia, des appareils, notamment de reconnaissance, ainsi que des sous-marins lance-missiles. Les sous-marins lance-missiles sont en action cette nuit. L'appui aérien sera prêt à être utilisé dans les prochains jours.
Les États-Unis fourniront bien entendu le gros des forces requises et ils mèneront l'opération. Mais celle-ci est un effort international.
Tout comme le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Australie et le Canada se sont engagés à y participer.
Sur les fronts diplomatique et politique, depuis que je suis premier ministre, je ne peux me souvenir d'une situation pour laquelle une coalition ait obtenu aussi vite un aussi puissant soutien. Non seulement en provenance des pays directement engagés dans l'opération militaire mais de bien d'autres partout dans le monde.
La coalition s'est vue renforcée, et non pas affaiblie, au cours des vingt-six jours qui se sont écoulés depuis que les atrocités ont eu lieu.
La stature d'homme d'État du président Bush n'y est pas pour rien.
Le monde comprend que, bien qu'il y ait des risques à agir comme nous le faisons, les risques de l'inaction sont beaucoup, beaucoup plus grands :
la menace de davantage d'atrocités, les menaces pour nos économies, la menace pour la stabilité du monde.
Sur le front humanitaire, nous assemblons une coalition pour venir en aide aux réfugiés à l'intérieur et en dehors de l'Afghanistan, qui est tout aussi vitale que la coalition militaire. […]
Nous avons déjà contribué à hauteur de 36 millions de livres (57,6 millions d'euros) à l'effort humanitaire et nous sommes prêts à faire davantage. […]
Je souhaite dire, enfin, comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, que ce n'est pas une guerre contre l'islam.
Cela me met en colère, comme cela met en colère la grande majorité des musulmans, d'entendre ben Laden et ses complices être appelés des terroristes islamistes.
Ce sont des terroristes purs et simples.
L'islam est une religion pacifique et tolérante et les actions de ces gens sont contraires aux enseignements du Coran. […]
Ces temps sont difficiles et éprouvants pour nous tous. Les gens vont s'inquiéter de ce que les terroristes pourraient chercher à faire en réponse. […]
C'est un moment extrêmement grave pour le monde. Aucun des dirigeants engagés dans cette opération ne veut la guerre. Aucun des nos pays ne la veut. Nous sommes pacifiques.
Mais nous savons que, parfois, pour défendre la paix, nous devons nous battre.
La Grande-Bretagne a appris cette leçon plusieurs fois au cours de son Histoire.
Nous ne le faisons que si nous croyons que la cause est juste.
Cette cause est juste. »
1870
(prononcé le 7 octobre 2001)
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/actualite/attentat/riposte/chirac.html
« Mes chers compatriotes,
Le 11 septembre dernier, les États-Unis ont été frappés. Six mille innocents ont perdu la vie. [?] C'est monstrueux.
Nous devons savoir que ces attaques terroristes nous concernent tous.
Toutes les démocraties sont menacées.
La France a fait immédiatement part de sa solidarité. Elle a indiqué qu'elle mènerait avec les États-Unis ce combat dans lequel tous les hommes épris de liberté doivent s'engager avec détermination.
Le refus du régime taliban de livrer ben Laden et les auteurs des attentats conduit aujourd'hui les États-Unis et leurs alliés à engager des opérations en Afghanistan.
Le Conseil de sécurité des Nations unies reconnaît la légitimité de cette action.
Le peuple afghan, qui a tant souffert depuis 20 ans, qui est aujourd'hui victime d'un régime barbare, n'est pas en cause, bien sûr. Et tout doit être fait pour répondre au drame humanitaire qu'il connaît.
Tout sera fait pour l'aider et pour favoriser à l'avenir le développement de l'Afghanistan. [????]
Les opérations militaires se feront sur une longue période. Elles viseront à punir les coupables et à détruire en Afghanistan les infrastructures des réseaux terroristes et leurs soutiens.
Nos forces y participeront. Àce stade, des navires français sont associés à cette opération.
[L'Afghanistan est un pays de montagne !!!!]
Ces derniers jours, les États-Unis nous ont présenté de nouvelles demandes de participation militaire. Nous assumerons notre part dans un esprit de solidarité et de responsabilité.
C'est ce que j'ai dit au président Bush, qui m'a appelé cet après-midi avant le début des opérations.
J'ajoute que la lutte contre le terrorisme est un combat complexe et sans merci qui se joue sur de nombreux fronts.
Au-delà de l'action militaire destinée à détruire ses bases en Afghanistan, il faut s'attaquer à ses réseaux par une coopération internationale renforcée dans les domaines du renseignement, de la justice, de la police, des finances. Cette lutte est engagée.
Dans ces circonstances, les Français sont unis, vous êtes unis, je le sais. Dans l'action que je mène avec le gouvernement, je sais pouvoir compter sur votre soutien.
Nous avons éprouvé dans notre chair, il n'y a pas si longtemps, l'horreur du terrorisme.
[Et les Algériens et Vietnamiens ont ressenti des sensations aussi intéressantes quand ils ont voulu se débarrasser des français.]
Nous savons qu'il ne faut jamais céder au chantage ou à la peur. La liberté et la dignité sont à ce prix. »
1869. MONSIEUR BEN LADEN EST TRÈS CONTENT DES EXPLOITS DES JEUNES GUERRIERS DE L'ISLAM, IL LES FÉLICITE MAIS NE DIT PAS QU'IL LES A COMMANDÉ! ! ! ! !
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/actualite/attentat/riposte/laden.html
(message enregistré avant les frappes et diffusé le 7 octobre 2001 par la chaîne de télévision du Qatar)
« Voilà l'Amérique frappée par Allah tout-puissant à son point le plus vulnérable, détruisant ses édifices les plus prestigieux.
Grâce et gratitude à Allah.
Voilà l'Amérique remplie de terreur, du nord au sud et d'est en ouest.
Qu'Allah en soit remercié.
Ce que l'Amérique expérimente maintenant n'est qu'une copie de ce que nous avons vécu.
Notre nation islamique vit humiliation et honte depuis plus de 80 ans. Ses fils ont été tués et leur sang a été versé, ses lieux saints ont été profanés.
Allah a dirigé les pas d'un groupe de musulmans, un groupe d'avant-garde, fer de lance de l'islam, pour détruire l'Amérique.
Nous implorons Allah d'élever leur rang et de les recevoir au paradis, car Lui seul a la capacité et l'autorité pour le faire.
Lorsque ceux-là ont riposté au nom de leurs frères et sœurs opprimés de Palestine et des autres pays musulmans, le monde entier a rugi, les infidèles suivis par les hypocrites.
Au moment où nous parlons, un million d'enfants innocents sont injustement tués en Irak, sans que cela ne soit dénoncé et sans que les dirigeants et sultans arabes ne réagissent.
Ces jours-ci, les chars israéliens pénètrent dans les villes palestiniennes — Ramallah, Rafah, Beit Jala — et dans bien d'autres terres musulmanes pour y semer la destruction, et personne n'élève la voix et ne bouge le doigt.
Mais lorsque, après 80 ans, l'épée s'est abattue sur l'Amérique, l'hypocrisie, tête haute, a plaint ces tueurs qui ont joué avec le sang, l'honneur et les lieux saints de l'islam.
Le moins que l'on puisse dire au sujet de ces hypocrites est que ce sont des renégats égarés sur le mauvais chemin. Ils ont soutenu le boucher aux dépens de la victime, l'oppresseur plutôt que l'enfant innocent.
Je trouve refuge en Allah contre eux et Lui demande de nous les montrer dans ce qu'ils méritent.
Je dis que l'affaire est très claire.
Après cet événement, chaque musulman doit combattre, pour sa religion, contre les responsables des États-Unis d'Amérique, en commençant par le chef des infidèles internationaux et son état-major, qui ont étalé leur vanité avec leurs hommes et leurs chevaux, contre ceux qui ont retourné contre nous même les pays qui croient en l'islam, nous, ce groupe qui a recours à Allah, le Tout-puissant, ce groupe qui refuse d'être contraint au silence dans sa religion.
Les Américains n'ont cessé de dire au monde des mensonges en affirmant qu'ils combattent le terrorisme.
Dans un pays situé à l'autre bout du monde, le Japon, des centaines de milliers de gens, jeunes et vieux, ont été tués, et ils affirment que ce n'est pas un crime mondial.
Pour eux, ce n'est pas une affaire claire.
Un million d'enfants ont été tués en Irak, et pour eux ce n'est pas une affaire claire.
Mais, quand un peu plus d'une dizaine de personnes ont été tuées à Nairobi et à Dar es-Salaam, l'Afghanistan et l'Irak ont été bombardés, et l'hypocrisie trônait derrière la tête des infidèles internationaux, derrière le symbole du paganisme du monde moderne, l'Amérique, et ses alliés.
Je leur dis que ces événements ont divisé le monde en deux camps, le camp des fidèles et celui des infidèles.
Qu'Allah nous protège, et vous aussi, d'eux.
Chaque musulman doit se lever pour défendre sa religion. Le vent de la foi est en train de souffler, le vent du changement est en train de souffler pour chasser le mal de la péninsule de Mahomet.
Que la paix soit avec lui.
Pour ce qui est de l'Amérique, je lui dis, ainsi qu'à son peuple, ces quelques mots : je jure devant Allah que l'Amérique ne connaîtra plus jamais la sécurité avant que la Palestine ne la connaisse et avant que toutes les armées occidentales athées ne quittent les terres saintes.
Allah est le plus grand.
Gloire soit à l'islam. »
1868
1867. UNE PETITE CHANSON
1866. L'HISTOIRE SE RÉPÈTE ?
Ilia Kramnik,
28/12/2009
RIA Novosti
http://fr.rian.ru/discussion/20091228/185751235.html
http://nawaaye-afghanistan.net/spip.php?article10277
Le 25 décembre 1979 commença l’entrée des troupes soviétiques en Afghanistan.
Jusque-là, des décennies durant, avaient existé entre l'URSS et l'Afghanistan des relations de bon voisinage. La politique de Mohammed Zaher Chah était équilibrée et arrangeait l'URSS qui réalisait en Afghanistan bon nombre de projets économiques, lui livrait des armes et formait des spécialistes afghans dans ses écoles supérieures.
Cependant, sans faire de mouvements brusques, Zaher Chah maintenait la situation dans le pays, ce qui provoquait le mécontentement de diverses forces politiques des islamistes aux progressistes.
Finalement, lors d’une visite à l'étranger, il fut destitué par son cousin Mohammed Daoud.
Ce coup d’Etat fut le premier maillon d’une chaîne d’événements politiques ultérieurs et n'eut pas d’effet significatif sur les relations entre l'Afghanistan et l'URSS. Néanmoins, la situation à l'intérieur du pays commença à devenir tendue petit à petit.
Un certain nombre de personnalités islamistes, comme Rabbani, Hekmatyar et autres, se réfugièrent alors au Pakistan voisin d’où ils dirigèrent ensuite l'opposition armée et composèrent le groupe dit alliance des Sept ou Groupe de Peshawar.
Parallèlement, les États-Unis commencèrent à nouer des liens avec les futurs leaders des moudjahidines.
En 1977, les relations entre l'URSS et l'Afghanistan commencèrent à se dégrader : Mohammed Daoud se mit à sonder le terrain en vue d’établir des liens avec l’Iran et les monarchies du Golfe Persique.
En 1978, des persécutions furent déclenchées en Afghanistan contre les membres du Parti populaire et démocratique d'Afghanistan (PPDA), de tendance marxiste.
Cependant, cette répression se solda par un échec, et un nouveau coup d’État eut lieu dans le pays. Les officiers de l'armée, tous issus d’écoles militaires soviétiques, soutenaient les leaders du PPDA.
Le 28 avril restera dans l'histoire comme le jour de la Révolution d'avril. Mohammed Daoud fut tué.
La Révolution d'avril fut, comme le coup d’État de Daoud, une surprise pour l'URSS qui aspirait justement à préserver la stabilité à ses frontières sud.
Le nouveau pouvoir afghan engagea des réformes radicales dans le pays, alors que l'URSS cherchait à juguler le caractère révolutionnaire de ces réformes, qui, vu le niveau de développement extrêmement bas de la société en Afghanistan, avaient très peu de chances de réussir et d’être bien accueillies par la population.
Entre-temps, en Afghanistan une scission se produisit entre les deux ailes principales du PPDA : d’un côté le groupe Khalq «populaire» et plus radicale, et de l’autre le groupe modéré Partcham dont la base était constituée d’aristocrates intellectuels de formation européenne.
Khalq avait pour leaders Hafizullah Amin et Nour Mohammed Taraki, et Partcham était conduit par Babrak Karmal qui, après la révolution, fut envoyé comme ambassadeur en Tchécoslovaquie en vue de l’écarter de la vie politique de l’Afghanistan.
Plusieurs partisans de Karmal furent également démis de leurs postes, et nombre d'entre eux exécutés.
Les sympathies de l'URSS dans cette opposition allaient plutôt aux membres modérés de Partcham.
Les réformes du PPDA ont entraîné une déstabilisation dans le pays.
On vit se former les premiers détachements de moudjahidines qui commencent à recevoir bientôt une aide toujours plus importante en provenance des États-Unis, du Pakistan, de l'Arabie Saoudite, de la Chine.
L'URSS ne pouvait pas se permettre de perdre le contrôle de l'Afghanistan, mais la guerre civile prenant de plus en plus d’ampleur constituait une menace de réelle.
A partir du printemps 1979, les leaders afghans demandèrent avec de plus en plus d’instance un soutien militaire direct de la part de l'URSS. Mais tout en acceptant d'augmenter ses livraisons en armements et en denrées alimentaires, ainsi qu’une aide financière et le renforcement de la formation de spécialistes, les dirigeants soviétiques ne voulaient pas envoyer de troupes en Afghanistan.
Le problème s'aggravait en raison du caractère intraitable des dirigeants afghans persuadés d’être « sur la bonne voie », surtout Amin.
Entre lui et Taraki, il y avait aussi des désaccords qui avec le temps dégénérèrent en conflit ouvert. Taraki fut accusé d'opportunisme et assassiné le 14 septembre 1979.
Concrètement, en demandant une intervention militaire directe, Amin exerça là un chantage direct à l’égard du gouvernement soviétique. Il prédisait une prise du pouvoir par des forces proaméricaines et l'apparition, aux frontières de l'URSS, d’un foyer de tension qui, déjà, menacerait de déstabilisation l'Asie centrale soviétique.
En outre, Amin lui-même s’adressa aux États-Unis (par l’intermédiaire des Pakistanais) en leur proposant d'améliorer les relations entre les deux pays et, ce qui était probablement le pire de tout à ce moment-là, se mit à sonder le terrain en vue d’établir des relations avec la Chine qui recherchait des alliés dans son opposition avec l’URSS.
Amin fut-il abattu par des commandos soviétiques par hasard ou fut-ce une action planifiée ?
[Poser la question, c'est y répondre.]
Cela n'a pas tant d’importance aujourd'hui.
Quoi qu’il en soit, à la fin de l'automne 1979, la position des dirigeants soviétiques commença à changer. Iouri Andropov, le chef du KGB, qui jusque là s’était fermement opposé à l’envoi de troupes, commença à se rallier à l'idée que cela devenait nécessaire afin de stabiliser la situation.
De plus, c’était aussi, dès le début, l'opinion du ministre de la Défense Dmitri Oustinov, bien que nombre d'autres éminents représentants de l'élite militaire soviétique fussent contre.
Toujours est-il que les faits ont contredit tous ces calculs : prévue initialement comme un soutien envers le gouvernement ami de l'Afghanistan, l’opération finit par se muer en une longue guerre contre-guérilla.
Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur.
lundi 4 janvier 2010
1865. EXAMEN DE CONSCIENCE GRATUIT PROPOSÉ PAR LE PAR LE PROFESSEUR BULLE
Question 2: Avez-vous déjà pensé tuer quelqu'un?
Vous ne savez donc pas si tuer peut être amusant.
Tueriez-vous quelqu'un si on vous l'ordonnait?
Il va se soi - qu'actuellement- tuer est mal vu.
Mais c'est le cas, parce que vous n'avez pas un uniforme particulier. Et que personne ne vous donne d'ordre.
Le meurtre n'est donc pas légal.
Vous remarquerez qu'il y un glissement de sens entre enlever la vie, tuer, assassiner.
Et ce glissement peut même être amusant et instructif.
Mais si vous portiez une uniforme bizarre et que quelqu'un d'excité avec des étiquettes de prix sur lui vous criait de tirer sur une femme?
Ou de la pendre par les pieds.
Question intéressante non?
Le professeur Bulle est toujours là pour vous instruire.
1864. LE PROFESSEUR BULLE ÉTUDIE LA MÉCANIQUE D'UN SOLDAT ET SA PROGRAMMATION
Ils ne se posent jamais de question. On ne les a pas choisi (on prend n'importe qui mais on fait un certain tri) pour ça et encore moins entraîné pour ça.
Ils vont donc ici ou là mourir pour leur patrie. Ou tuer.
Ils sont aussi prêts à défendre les frontières de leur pays contre une invasion.
Ils seront des héros. Ils peuvent même avoir une médaille ou une statue.
Ils y a même quelques dates où des politiciens vivants font des discours pour honorer les soldats morts.
Parce qu'ils ont été ici et là défendre leur pays.
Ils auraient pu défendre aussi les frontières de leur pays si celui-ci avait été attaqué. Mais ça n'a pas été le cas. Ils ont donc été ailleurs. Mais ça revient au même. Et comme ça risquerait d'être compliqué, on fera ça simple. Il y a une formule toute prête à l'usage:
Grâce à leur bravoure et leur sacrifice, leur pays a été sauvé.
Et ils ont défendu la Civilisation.
Cas numéro 1.
Cas numéro 2.
Leur pays n'a pas été sauvé.
Mais, en fait, ils étaient ailleurs et loin.
Malgré leur bravoure et leur sacrifice, parce que l'ennemi était beaucoup plus nombreux, ils ont perdu.
Personne ne fêtera leur défaite.
Ils sont donc revenu ici - les survivants- et on s'est dépêché de les oublier.
À part ça, rien n'a changé.
Cas numéro 3
Les ennemis de la Civilisation, les Barbares menacent nos frontières.
Pire, l'ennemi a non seulement vaincu mais à envahi leur pays et ils n'ont rien pu faire pour les en empêcher.
Le gouvernement capitule. Un autre prend sa place.
Quelques héros résistent à l'occupant. Ils sont prêts à mourir pour leur patrie.
Il y a revirement de situation et l'occupant s'en va.
On fusille les collabos. Ou on les pends. On rase la tête des femmes qui ont couchés avec les soldats ennemis.
Les résistants sont des héros. Tout le monde, d'ailleurs, a été résistant. La résistance fait parti de la fibre nationale. On fêtera un jour et une date nationale pour cette nouvelle fête Nationale.
Cas numéro 4
Comme le numéro 3 mais l'ennemi occupant reste. Les résistants devenus encombrants sont vus comme des traîtres et pourchassés par la police et l'armée. Arrêtés et condamnés. Hués par la populace qui en a assez de tous ces troubles.
Les envahisseurs sont devenus le nouveau pouvoir.
Plus personne ne résiste.
Tout le monde collabore de son mieux.
Et l'armée renouvelée - les mêmes que dans les cas 1 et 2 ont prêtés serment au nouveau gouvernement- plus des nouveaux qui se fichent de l'histoire ancienne. Ils sont aussu prêts que les autres à mourir pour défendre leur pays (l'ancien, ils n'en ont pas entendu parler). Et défendre le gouvernement légitime (les envahisseurs qui se sont adaptés.)
Les historiens seront prudents en étudiant cette période dramatique.
On parlera de la Conquête. Sans préciser qui a conquis qui?
Et les élèves studieux des écoles devront en être fiers.
Cas numéro 5
Comme les cas 1 et 2. Mais avec une variation. Les intérêts du gouvernement étant variés, il se peut qu'il s'intéresse aux richesses d'un pays voison ou lointain. Il y a des mines, du pétrole. Et il pourait les acheter mais il ne veut pas. Ou le gouvernement local a été grossier avec un diplomate d'ici. Quelqu'un là-bas a été impoli. Ou il soutient un adversaire du gouvernement d'ici. On envoie l'armée envahir ce pays. Pour protéger les intérêts du pays d'ici. L'intérêt National.
Il ne s'agit plus de protéger le pays ou le défendre contre un envahisseur. Mais d'envahir soi-même. Et de tuer autant de gens qu'il le faut pour arriver à ses fins.
Pour défendre la Civilisation.
Cas numéro 6.
Comme le cas, numéro 5. On réussit et on tue tous les membres du gouvernement local pour les remplacer par des fidèles. Et on pille le pays. Les industries locales vont piller le pays. Les produits de là-bas arrivent ici à bas prix (transportés par nos bateaux) ce qui fait l'affaire de nos entreprises.
Les soldats ont une statue pour le féliciter de leur bravoure.
Cas numéro 6.
Comme le cas numéro 4.
Après des combats féroces, l'armée ennemie vainct les envahisseurs (nous) et les renvoie chez eux (ici). Cruelle défaite.
On n'en parlera pas.
Nos braves sont-ils morts pour rien?
Personne ne se posera la question.
On continuera à recruter des tueurs.
Rayer les mots inutiles et embarrassants.



