DOUTEUR EST L'AMI DE MONSIEUR MARCEL DUCHAMP

DOUTEUR EST L'AMI DE MONSIEUR HENRY DICKSON ET DE MONSIEUR MARCEL DUCHAMP ET L'AMI DE DAME MUSE ET DES MUTANTS GÉLATINEUX LGBTQ OGM ET DE MADEMOISELLE TAYTWEET DE MICROSOFT - SECONDE TENTATIVE OFFICIELLE D'Ai - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE - ET DE MONSIEUR ADOLF HITLER, CÉLÈBRE ARTISTE CONCEPTUEL AUTRICHIEN ALLEMAND CITOYEN DU MONDE CÉLÈBRE MONDIALEMENT CONNU - IL EST DANS LE DICTIONNAIRE - SON OEUVRE A ÉTÉ QUELQUE PEU CRITIQUÉE MAIS ON NE PEUT PLAIRE À TOUT LE MONDE ET PERSONNE N'EST PARFAIT ! VOILÀ!

DOUTEUR EST L'AMI DU PROFESSEUR BULLE QUI EST L'AMI DE DOUTEUR

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DOUTEUR - DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DU DOUTE EST AMI DU PROFESSEUR BULLE - DE L'INTERNATIONALE SITUATIONISTE CONSPIRATIONNISTE - DES THÉORICIENS DU COMPLOT ET DES CONSPIRATIONS ET DES COMPLOTISTES ET CONSIRATIONISTES - AMI DES THÉORICIENS DU NON COMPLOT ET DES THÉORICIENS DE L'EXPLICATION ET DE L'UNION DES JOVIALISTES ET INTELLECTUELS ORGANIQUES - AUTISTE ASPERGER GEEK RELATIVISTE CULTUREL PYRRHONIEN NÉGATIONNISTE RÉVISIONNISTE SCEPTIQUE IRONIQUE SARCASTIQUE - DÉCONSTRUCTEUR DERRIDADIEN - AMI DES COLLECTIONNEURS DE BOMBES ATOMIQUES - AMI DES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES ET FONDAMENTALES ET AMI DE L'ATOME CAR LA FUSION OU LA FISSION NUCLÉAIRE SONT VOS AMIS

UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT

UN JOUR LES MUTANTS GOUVERNERONT LE MONDE - CE NE SERA PROBABLEMENT PAS PIRE QU'EN CE MOMENT
LES MUTANTS EXTERMINERONT OU NON LES HUMAINS - ET NOUS TRAITERONS PROBABLEMENT AUSSI BIEN QU'ON SE TRAITE NOUS-MÊMES ENTRE NOUS - ET PROBABLEMENT AUSSI BIEN QUE L'ON TRAITE LA NATURE ET TOUT CE QUI VIT

mardi 31 août 2010

4391


COMMISSION BASTARACHE
DIEU, LE ROI ET NOUS
MAIS QUI DONC DIRIGE CE GOUVERNEMENT ?

Josée Boileau

25 août 2010
Le Devoir
http://www.vigile.net/Dieu-le-roi-et-nous


Comment ne pas être ébranlé par le témoignage de l’ancien ministre de la Justice Marc Bellemare, hier, à la commission Bastarache ? Et comment ne pas s’inquiéter de la panique du premier ministre qui n’agit que sur des coups de tête ? Mais qui donc dirige ce gouvernement ?

Le premier ministre Jean Charest ne peut que se blâmer pour le bourbier dans lequel il est plongé, et qui tient à son refus absolu de tenir une commission d’enquête sur les liens troubles entre le milieu de la construction et le financement des partis politiques. Car derrière le mandat officiel de la commission Bastarache sur la nomination des juges, c’est de cela que l’on cause. Franco Fava, ce collecteur de fonds qui était au centre du témoignage de Marc Bellemare hier, était jusqu’à récemment propriétaire d’une importante firme de construction de la région de Québec.

Si M. Charest avait accepté d’ouvrir une large enquête, il est clair que le Parti libéral du Québec aurait été visé, mais on peut croire que les autres partis auraient été éclaboussés : le système de prête-noms pour le financement des partis récemment mis au jour par Amir Khadir et l’équipe de Québec solidaire a fait voir à quel point il est difficile de jouer les modèles de vertu en politique. Il y aurait eu là une porte de sortie pour les libéraux.

Le premier ministre a plutôt choisi de s’en prendre à Marc Bellemare en se servant de son pouvoir et des institutions : c’est par une commission d’enquête qu’il réglera son duel. On aurait pu croire que maître des règles du jeu, le premier ministre, au moins, les respecterait. Mais à nouveau, le coup de sang a été le plus fort. La procédure d’enquête, où il ne témoignera que dans plusieurs jours, lui nuisait hier ? Avant même que les travaux de la journée soient terminés, il annonce qu’il sortira sur la place publique pour réagir et rétorquer à ce vilain Marc Bellemare.

M. Charest a pourtant plusieurs atouts en main : le contre-interrogatoire de Marc Bellemare, son propre témoignage à venir, celui de membres de son gouvernement. Y aller de sa réplique du jour, nous signaler qu’il se « réserve le droit de commenter si je le juge nécessaire » relève de l’abus. Si c’était une bataille médiatique qu’il souhaitait, il n’avait qu’à ne pas imposer au Québec une commission d’enquête que personne ne réclamait...

... mais qui laisse finalement voir plus que ce que l’on en espérait. On ne saura jamais ce que se sont vraiment dit messieurs Bellemare et Charest par un beau soir de septembre autour d’un Perrier, dans le bureau du premier ministre. Pour le moment, les propos de M. Bellemare semblent plausibles, et c’est déjà dévastateur.

Mais au-delà de la crédibilité des uns et des autres, c’est l’exercice du pouvoir qui est en cause : la facilité avec laquelle des collecteurs de fonds ont accès aux ministres, dont l’agenda pourtant déborde ; les nominations qui sèment la colère dans les milieux concernés ; la marge de manoeuvre des ministres pour mettre en place des réformes promises.

Notre système parlementaire est devenu à ce point centralisé qu’il n’y a pas de contre-pouvoirs au premier ministre : c’est un pape, un dieu à qui on ne peut rien refuser, a résumé hier M. Bellemare. Et le collecteur de fonds, a-t-il aussi dit, est un roi. Et nous tous qui ne sommes ni dans le secret des dieux ni à la cour des rois, nous sommes les dindons de la farce. Même si on arrive à embrouiller Marc Bellemare avec des histoires d’agendas et de dates, cette impression d’une démocratie malade est maintenant indélébile.


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Image. Ygreck

http://amelieetcie.wordpress.com/category/caricatures-choisies/

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